L'airsoft est une activité ludique qui oppose généralement deux équipes dont les joueurs sont équipés d'une protection oculaire obligatoire et d’une ou plusieurs répliques. Les répliques airsoft étaient à l'origine conçues pour le tir sur cible ou la collection, mais des passionnés ont eu l'idée de les utiliser dans un cadre ludique.
Les débuts : À la fin des années 1960, la firme Maruzen fut pionnière en créant des répliques d'armes coulées en plastique totalement inertes, destinées à la collection. Parfois, ces répliques étaient faites en résine et métal avec des parties fonctionnelles à l'instar des vraies.
Transformation et Fonctionnalité : Vers le milieu des années 1970, des techniciens et ingénieurs ont transformé ces répliques inertes en répliques d'armes pouvant tirer des projectiles non dangereux en utilisant de l'air comprimé. La première réplique fonctionnelle commercialisée a été le fusil d'assaut de la Manufacture d'Armes de Saint Étienne (FAMAS).
Développement du jeu : Au vu de l'engouement pour ces « lanceurs répliques d'armes », reproduisant de façon identique l'aspect et les mécanismes des armes réelles, des jeux opposants deux ou plusieurs équipes voient progressivement le jour sous le nom de Survival Games ou Wargame.
Il existe plusieurs types de répliques d'airsoft, chacune ayant son propre mécanisme de fonctionnement :
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GBB (Gas Blow-Back) : Le principe de fonctionnement repose sur le semi-automatique, chaque pression sur la détente provoquant la percussion d'une valve qui va libérer une partie du gaz. Celui-ci va propulser la bille et actionner un bloc pompe qui va avoir pour effet de ramener la culasse en arrière puis en avant au moyen d'un ressort de rappel. Ceci permet l'introduction d'une nouvelle bille dans la chambre de tir. Les mécanismes GBB ont l'intérêt du réalisme en simulant le recul de la culasse de la réplique. Mais contrairement aux armes réelles, le canon a plutôt tendance à plonger lors du tir.
Étant donné leur principe actif (le gaz, souvent un réfrigérant ou un dérivé du propane à l'état liquide), ses performances (puissance notamment) sont fortement influencées par la température ambiante. En effet, en dessous de 0 °C ou par faible température, presque aucun GBB ne fonctionne correctement, le gaz n'ayant pas la possibilité de se dilater correctement.
NBB (Non Blow-Back) : Réplique dont la culasse n'effectue pas un mouvement d'aller retour lors du tir. Le système est simplifié a l'extrême : ici le gaz ne sert qu'à propulser les billes. La culasse n'étant plus mobile, il en résulte une économie en gaz non négligeable et une meilleure fiabilité.
CO2 : Les répliques utilisant du dioxyde de carbone, notamment certaines répliques automatiques, l'air étant contenu dans des bouteilles similaires à celles employées au paintball, des sparklets. Les répliques à CO2 peuvent avoir une culasse mobile (type GBB).
Les répliques manuelles (dites spring, littéralement "à ressort") : le réarmement est manuel (après chaque tir). Ce principe est utilisé principalement sur les répliques de fusils à pompes et pistolets.
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Les bolts ou répliques de précision : limités en billes mais ayant une plus grande portée/précision, ils fonctionnent sur le principe des spring et bénéficient généralement d'améliorations installées par les joueurs, comme un canon dit "de précision", un ressort de puissance et toutes autres pièces utiles.
Le lanceur automatique AEG (Automatic Electric Gun) ou AEP (Automatic Electric Pistol) pour les répliques d'arme de poing. Ces répliques éjectent les billes en rafales grâce à un système électrique contenu dans un composant appelé gearbox : un moteur électrique entraîne des engrenages, entraînant eux-mêmes un piston qui va comprimer un ressort.
Ces répliques permettent une utilisation soutenue et une autonomie assez élevée en fonction de la puissance et la capacité de la batterie utilisée.
Batteries : Les batteries de type NiCd, NiMH sont les plus utilisées, mais sont sources de problèmes divers. Un nouveau type de batterie, les LiPo tend à se répandre dans l'airsoft.
Certains AEG peuvent être équipés de lance-grenades, notamment les M16 et dérivés, les G36, les AK47 et dérivés et les tout nouveaux SCAR. Les grenades fonctionnent selon le principe de la chevrotine et sont alimentées par du gaz. Les billes sont placées dans des tubes situés à l'avant de la grenade (de 18 à 200 billes dans 12 tubes en général), et la grenade est insérée dans le lance grenade.
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Les billes d'airsoft ou bbs ont un diamètre de 6 mm (ou 8 mm sur certains modèles produits par Marushin). Généralement, les billes sont en plastique, parfois biodégradables.
Il existe différentes qualités de billes et différents grammages allant de 0,12 g à 0,45 g et même plus.
Choix du grammage : Le choix du grammage est choisi selon le type de réplique et des conditions. On choisira de préférence un grammage léger pour les répliques peu puissantes, un grammage moyen pour les répliques ayant un mode de tir à répétition, un grammage lourd pour les répliques puissantes manuelles.
La vitesse de sortie baisse proportionnellement à l'augmentation du poids de la bille, mais sa stabilité dans l'air s'en trouve accrue.
L'airsoft n'est pas une discipline dangereuse, à condition de respecter les quelques règles de sécurité élémentaires. Les associations disposent toutes d'un règlement dont voici les points les plus courants :
La personnalisation de réplique est de plus en plus à la mode depuis quelques années. Elle consiste à effectuer des modifications plus ou moins importantes à sa réplique, allant d'une modification de la puissance à un remaniement complet de l'aspect esthétique et technique, débouchant sur des répliques à caractère unique.
Une des personnalisations les plus courantes consiste à rajouter des accessoires ne nécessitant aucun démontage (ajout d'une lunette ou d'un collimateur de visée électronique (red dot), d'un silencieux…). Ensuite, vient l'ajout d'un rail (RIS, RAS) (Rail Integrating System), remplaçant généralement le garde main du lanceur.
Pour les plus bricoleurs, il est possible de modifier les caractéristiques d'une réplique (puissance, cadence, précision, fiabilité…) en changeant certaines pièces internes comme le ressort, les engrenages, le canon et tout autres pièces nécessaires au bon fonctionnement du lanceur.
L'airsoft se pratique habituellement sur des terrains naturels ou urbains. Les forêts et les constructions abandonnées sont les terrains de jeu privilégiés.
Le jeu est très tactique et est un sport d'équipe très riche en interactions. Le but est de réaliser les objectifs d'un scénario fixé en début de partie : prise d'otage, escorte, prise de drapeau ou de bâtiment, élimination d'un VIP, déminage, évacuation de blessé, élimination de l'équipe adverse...
Le contrôle de la puissance des répliques est réalisé à l'aide d'un chronographe. La vitesse maximale généralement autorisée d'une bille de 0,20 g est de 350 fps pour les lanceurs automatiques, 400 fps pour les semi-automatiques et 450 fps (137 m/s) pour les répliques de tir de précision.
Notons que cette réglementation peut varier d'une équipe ou d'une région à l'autre et qu'aucune fédération sportive ou association nationale ne réglemente officiellement les puissances maximales des catégories de répliques.
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