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Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les manifestations ont été marquées par un nombre important de blessés graves, souvent causés par l'utilisation de lanceurs de balles de défense (LBD) et de grenades lacrymogènes. Voici une exploration des incidents, des enquêtes et des témoignages liés à ces événements.

L'Utilisation du Flash-Ball et des LBD

Le lanceur de balles de défense (LBD), version moderne du Flash-Ball, est souvent mis en cause dans les blessures graves. Depuis l’acte I des gilets jaunes, de nombreuses victimes ont saisi la police des polices (IGPN). Le défenseur des droits a également été saisi de plusieurs cas de blessés par LBD.

Des CRS ont été autorisés à s’équiper de fusils d’assaut lors d’ « opérations de maintien de l’ordre ». Un tireur d’élite flanqué d’un guetteur avec jumelles, positionnés sur des « points hauts », c’est-à-dire des toits d’immeubles. Le même Philippe Klayman, en 2015, justifiait la création des BOT par la « possibilité d’une riposte au délai de mise en œuvre réduit », tout particulièrement dans le cadre de « nouvelles menaces », comprendre : les actes terroristes.

Par ailleurs, 20 Minutes que « dans le cadre de la manifestation du 12 janvier, plusieurs services de la préfecture de police et plusieurs compagnies républicaines de sécurité (des CRS) étaient porteurs » de cette arme, un fusil d’assaut HK G36. La raison de ce déploiement ? Le service d’information et de communication de la police nationale (SICOP) confirme également à 20 Minutes que des CRS « ont à disposition des moyens de protection, dont le HK G36 fait partie ».

Dans la police, les CRS, mais aussi la BRI (brigade de recherche et d’intervention), la BAC (brigade anticriminalité) et les CSI (compagnies de sécurisation et d’intervention) sont équipés de cette arme. D’après la Cour des comptes, 4.311 fusils d’assaut de ce type étaient détenus par ces diverses unités de la police et de la gendarmerie nationales au 1er janvier 2017. Cette dotation est « une des mesures prises par le gouvernement pour renforcer les moyens des forces face aux menaces terroristes », expliquait en février 2017 le ministère de l’Intérieur en réponse à une question d’un député.

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Liste Chronologique des Blessés Graves

Voici une liste non exhaustive des blessés graves recensés lors des manifestations des gilets jaunes :

  • 17 novembre 2018 à Quimper: Un jeune homme est victime d’un tir de LBD en plein visage.
  • 19 novembre 2018 à La Réunion: Ritchie A. perd son œil gauche après avoir reçu un projectile.
  • 24 novembre 2018 à Marseille: Un homme reçoit un tir dans la tête au niveau du péage de la Ciotat.
  • 1er décembre 2018 à Toulouse: Benoît est gravement touché à l’oreille et au nez par un tir de LBD et est hospitalisé en coma artificiel.
  • 1er décembre 2018 à Marseille: Zineb R, une octogénaire, meurt après avoir été blessée par une bombe lacrymogène.
  • 3 décembre 2018 à Grenoble: Doriana, lycéenne, est grièvement touchée au visage par un tir de LBD.
  • 8 décembre 2018 à Paris: Antoine est victime d’un tir de LBD en pleine tête.
  • 15 décembre 2018 à Bordeaux: Fabien R. est victime d’un tir de LBD dans les parties génitales.
  • 29 décembre 2018 à Montpellier: Laurent est atteint au front par un tir de LBD.
  • 5 janvier 2019 à Paris: Daniel est victime d’un tir de LBD dans la figure, subissant plusieurs fractures faciales.
  • 12 janvier 2019 à Strasbourg: Lilian, un adolescent, a la mâchoire fracturée par un tir de flash-ball.
  • 12 janvier 2019 à Bordeaux: Benjamin, 23 ans, perd l’usage de son œil droit après avoir été frappé par une arme non létale.

Le Cas d'Adrien à Nantes

Le 29 décembre 2018 à Nantes, de nombreuses photos d’Adrien ont circulé en ligne, laissant parfois croire qu’il s’agit de personnes différentes. Adrien, le jeune nazairien de 22 ans touché à la tête par un tir de flashball lors de la manifestation à Nantes, le 29 décembre 2018, est sorti de l'hôpital lundi. Mais son état n'est pas encore stabilisé.

Adrien, le jeune manifestant de 22 ans sérieusement blessé à la tête par un tir de flashball est sorti de l'hôpital lundi. Hier mardi, accompagné par sa famille, il s'est rendu au commissariat central. Il a été auditionné en fin de matinée par l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Sa blessure provient-elle d' un tir de flashball ou d'un autre engin lanceur de projectiles ? Selon Presse Ocean, le père du jeune homme a fait savoir qu'une plainte allait être déposée demain directement devant le TGI.

Adrien, 22 ans, est le plus touché des six. Ce Nazairien a été frappé en pleine tête par un projectile (un tir de flashball selon sa famille), cours des 50-Otages, pendant la manifestation des « gilets jaunes » du 29 décembre. Bilan : fracture crânienne, fracture de la mâchoire, fracture de l’orbite, hémorragie cérébrale. Opéré en urgence au CHU, il vient de sortir de l’hôpital mais ne peut envisager de retravailler « avant six mois ».

Adrien faisait face aux policiers mais aurait été visé « à un moment où il leur tournait le dos », selon ses soutiens. Il aurait ensuite été « frappé à terre alors qu’il gisait dans son sang », avance sa belle-mère, Stéphanie. « Il n’était pas là pour casser. Ça ne devrait pas être dangereux de manifester », s’indigne-t-elle.

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Le procureur de la République a saisi l’IGPN, la police des polices, pour faire la lumière sur l’origine des blessures d’Adrien. Il a été blessé lors de la manifestation du 29 décembre à Nantes.

Témoignages et Réactions

Les victimes et leurs proches dénoncent l'usage excessif de la force par les forces de l'ordre. Nombreux sont ceux qui affirment avoir été blessés sans justification, parfois même en tournant le dos aux policiers.

« Ce n’est pas la première fois qu’on dénonce ce type de violences, rappelle Pierre Douillard, l’un des porte-paroles du collectif “l’assemblée des blessés”. Même utilisées légalement, certaines armes, comme le LBD 40, peuvent très bien briser un organe ou tuer. »

Des voix s'élèvent également pour critiquer la couverture médiatique de ces événements. Certains journalistes dénoncent les violences policières à leur encontre et les tentatives de les empêcher de travailler.

Enquêtes et Suites Judiciaires

Face à la multiplication des blessures, des enquêtes sont en cours pour déterminer les circonstances exactes de ces incidents et établir les responsabilités. L'IGPN est souvent saisie pour faire la lumière sur les faits.

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À la suite de ces événements, plusieurs plaintes ont été déposées contre X pour des faits de « violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Autres Cas de Violences Policières

Outre le cas d'Adrien, d'autres incidents de violences policières ont été signalés lors de manifestations à Nantes. Par exemple, lors de la fête de la musique, la police a chargé la foule sur un quai non sécurisé, entraînant la chute de plusieurs personnes dans la Loire.

Tableau Récapitulatif des Blessures Graves

Date Lieu Description Arme présumée
17 novembre 2018 Quimper Jeune homme blessé au visage LBD
19 novembre 2018 La Réunion Ritchie A. perd un œil Projectile
1er décembre 2018 Marseille Zineb R. décède après avoir été blessée Grenade lacrymogène
29 décembre 2018 Nantes Adrien blessé à la tête Flashball
12 janvier 2019 Bordeaux Benjamin perd l'usage d'un œil Arme non létale

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