Cet article relate divers incidents impliquant des armes à feu survenus en Polynésie française, ainsi que d'autres régions françaises d'outre-mer, mettant en lumière les conséquences tragiques et les procédures judiciaires qui en découlent.
Ce dimanche 4 janvier 2026, vers 9 h 30, les pompiers étaient mobilisés au Morne-des-Esses, sur la commune de Sainte-Marie, après une agression par arme à feu survenue aux alentours de 8 h. Deux victimes ont été touchées, l’une au thorax et l’autre au visage. L'homme de 45 ans est décédé. La seconde victime, de 76 ans, est toujours en urgence absolue. Il s'agit d'un père et son fils, dans le quartier Spourtoune. Le tireur, qui est un voisin, a tenté de prendre la fuite, mais a été interpellé. Le différend serait lié à un avocatier que les deux victimes auraient coupé.
Cette attaque armée marque la première agression par arme à feu de l’année 2026 en Martinique. L'année 2025 comptabilise 34 décès par arme à feu.
Dans la soirée du mardi 30 décembre, un jeune homme d'une vingtaine d'années a perdu la vie. La victime a été touchée par une arme à feu au thorax et à la tête. Vers 21h00 ce mardi, les pompiers de Guyane et le SAMU sont intervenus pour un homme de 20 ans blessé au thorax et à la tête par balle. Il est décédé sur place malgré les tentatives de réanimation. Des gendarmes ont été dépêchés sur le lieu du crime, survenu à Macouria. Une enquête a été ouverte.
Un gendarme a été condamné mardi à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Papeete, en Polynésie française, pour avoir involontairement utilisé son arme de service au cours d’une opération. Il avait causé la mort d’un jardinier de 37 ans.
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Dans la nuit du 27 avril 2017, ce sous-officier intervenait avec l’un de ses collègues pour une rixe opposant un homme à l’amant de sa femme dans la commune de Paea à Tahiti. Le gendarme avait voulu saisir son pistolet à impulsion électrique pour maîtriser l’un des belligérants. Mais c’est son pistolet automatique qu’il avait dégainé pour faire feu, sans sommation.
Touchée au dos, la victime, un jardinier, père de famille de 37 ans, avait succombé à ses blessures peu après l’arrivée des secours. L’instruction a démontré que le militaire avait placé ses deux pistolets du même côté de son ceinturon, contrairement aux recommandations de la hiérarchie et au « bon sens ». Mais aussi que la situation ne présentait pas un danger particulier.
« J’ai agi rapidement, trop rapidement. J’ai eu un geste réflexe de prendre l’arme automatique », a expliqué à la barre le militaire qui a reconnu une « maladresse » mais réfuté toute « négligence ».
Pour le procureur de la République, Hervé Leroy, le gendarme a bien fait preuve « à plusieurs reprises de négligence, d’imprudence ». Ses réquisitions ont été suivies par le tribunal correctionnel, qui a prononcé une peine de 18 mois de prison avec sursis, assortie d’une interdiction du port d’arme pendant un an, mais sans inscription de la condamnation au casier judiciaire.
La famille du défunt a manifesté sa colère à l’issue de procès. « Ils ne comprennent pas comment, avec une erreur grave commise, on en arrive à une peine d’emprisonnement avec sursis, sans inscription au casier judiciaire », a déclaré l’avocat de plusieurs des proches, Me Christophe Rousseau-Wiart.
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Le procureur a requis la mise en examen pour "homicide involontaire" et le placement sous contrôle judiciaire du suspect. Le gendarme accusé d'avoir tiré sur un homme avec un pistolet n'aurait pas "délibérément fait feu". C'est ce qui ressort de l'enquête menée suite au décès d'un homme à Paea, dans la nuit du 26 au 27 avril.
Ce samedi, Hervé Leroi, procureur, a tenu une conférence de presse durant laquelle il est revenu sur les faits. Un juge d'instruction a d'ailleurs été saisi afin d'affiner les circonstances exactes des faits. En attendant, selon les élements de l'enquête, le gendarme mis en cause aurait accidentellement tiré avec son pistolet sur sa victime, confondant son arme avec un taser.
Dans la nuit de jeudi au vendredi, à Paea. Une femme alerte les gendarmes afin de mettre fin à une altercation entre son compagnon et son ex-mari. Deux gendarmes en patrouille arrivent sur les lieux vers minuit. Ils constatent que les deux hommes sont sous l'emprise de l'alcool.
Alors que les gendarmes tentent de les calmer, le compagnon de la femme se rue son son ex-mari, le projette au sol et le rue de coups. Les gendarmes tentent d'intervenir, mais contenu de la mise en danger de l'ex-mari, l'un des deux dégaine et actionne son arme. L'homme croit alors prendre son taser, en réalité, il s'agit de son pistolet automatique. La victime est touchée à bout portant par une balle. Malgré un massage cardiaque et l'arrivée des pompiers, la victime décède.
Placé en garde à vue, le gendarme a expliqué son geste : au vu de la situation, il était nécessaire de sortir son taser, placé du même côté que son pistolet automatique. En voulont sortir son taser, le militaire s'est trompé.
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Le chef de la gendarmerie a tenu à adresser ses sincère condoléances à la famille de Vetearii Rupea.
| Date | Lieu | Description | Conséquences |
|---|---|---|---|
| 4 janvier 2026 | Sainte-Marie, Martinique | Agression par arme à feu suite à un différend de voisinage | 1 décès, 1 blessé grave |
| 30 décembre 2025 | Macouria, Guyane | Homme d'une vingtaine d'années tué par balle | 1 décès |
| 27 avril 2017 | Paea, Tahiti | Gendarme confond son arme avec un taser | 1 décès |
Ces événements soulignent la nécessité d'une vigilance accrue et d'une formation rigoureuse concernant l'utilisation des armes à feu, tant pour les forces de l'ordre que pour les citoyens.
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