La chasse au petit gibier dans les champs est une tradition ancrée dans le patrimoine rural français. Cette pratique allie savoir-faire cynégétique, connaissance fine de la nature et respect de l’environnement. Que vous soyez un chasseur chevronné ou un novice passionné, la chasse en plaine offre des moments uniques de communion avec la nature et de défi sportif. Elle nécessite une préparation minutieuse, une compréhension approfondie des espèces chassées et une attention constante à la sécurité et à l’éthique.
La définition de l’acte de chasse est posée par l’article L. 420-3 du code de l’environnement et correspond à « tout acte volontaire lié à la recherche, à la poursuite ou à l’attente du gibier ayant pour but ou pour résultat la capture ou la mort de celui-ci ». La jurisprudence est venue compléter cette définition. Celle-ci ne se limite pas aux seules personnes titulaires du permis de chasser et aux seuls actes se déroulant en territoire de chasse.
De la même manière, tout acte de chasse suppose l’intention. L’existence de tout délit de chasse est donc subordonnée à un acte personnel et volontaire.
A contrario, le même article fixe les actes qui ne constituent pas des actes de chasse, parmi lesquels tout acte antérieur à la chasse. Le repérage est donc autorisé.
Achever un animal mortellement blessé ou aux abois ne constitue pas un acte de chasse.
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« Ne constitue pas non plus un acte de chasse le fait, pour un conducteur de chien de sang, de procéder à la recherche d'un animal blessé ou de contrôler le résultat d'un tir sur un animal ».
La chasse au petit gibier dans les champs concerne plusieurs espèces, chacune ayant ses particularités et sa réglementation spécifique. Le lièvre, le lapin de garenne et le faisan constituent le trio classique du petit gibier sédentaire de plaine. Le lièvre, connu pour sa rapidité et son agilité, offre une chasse sportive et exigeante. Le lapin de garenne, bien que moins présent qu’autrefois, reste apprécié pour sa chair délicate.
La caille des blés et la tourterelle des bois sont deux espèces migratrices particulièrement recherchées. La caille, petit oiseau discret, offre une chasse technique nécessitant souvent l’aide d’un chien d’arrêt. Ces espèces migratrices ont des périodes de chasse plus restreintes, correspondant à leurs périodes de passage.
Les pratiques de chasse sont régies par plusieurs règles en France. Conformément aux articles L.425-1, L.425-2 et R.428-17.1 du Code de l’environnement, les prescriptions relatives à la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs sont mentionnées dans les Schémas Départementaux de Gestion Cynégétique (SDGC).
Ces SDGC, qui peuvent comprendre des mesures de sécurité différentes d’un département à l’autre, sont élaborés par les fédérations départementales de chasseurs et approuvés par le Préfet de département. Ils sont valables pour une durée de six années, période à partir de laquelle ils devront être repris : ils sont opposables aux seuls chasseurs.
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Ces prescriptions de sécurité relevant du SDGC sont consultables sur le site de chaque préfecture ou sur celui de la fédération départementale des chasseurs. Le non-respect de ces prescription de sécurité est passible d’une contravention de 4e classe.
En France, les accidents et les incidents recensés sont, pour une grande majorité, le résultat de fautes humaines liées au non-respect des règles élémentaires de sécurité.
La sécurité de la chasse est définie selon 3 principes :
Conformément à l’article 3 de l’arrêté du 5 octobre 2020 sur les mesures de sécurité, les titulaires d’un permis de chasser disposent d’un délai de 10 ans pour satisfaire à cette obligation de remise à niveau.
L’échéance de la remise à niveau décennale, portant sur les règles élémentaires de sécurité pour les chasseurs et les non-chasseurs, est calculée à compter de la date de délivrance du permis de chasser.
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Ces dispositions s’appliquent pour l’ensemble des chasseurs, quel que soit le mode de chasse pratiqué.
Les mesures découlant de la circulaire de sécurité publique du 15 octobre 1982 :
L’arme, même déchargée, ne doit jamais être dirigée vers une zone dangereuse (route, habitation, promeneur, autre chasseur etc...)
La gestion cynégétique est au cœur de la chasse moderne, visant à concilier la pratique de la chasse avec la préservation des espèces et de leurs habitats. Les chasseurs jouent un rôle actif dans cette gestion, notamment à travers les comptages réguliers des populations. Ces opérations, souvent réalisées au printemps, permettent d’évaluer l’état des effectifs et d’ajuster les prélèvements en conséquence.
L’aménagement du territoire est un autre aspect crucial de la gestion cynégétique. La création et l’entretien de haies, de cultures à gibier ou de points d’eau contribuent à offrir des habitats favorables au petit gibier. La régulation des prédateurs, lorsqu’elle est nécessaire et autorisée, fait également partie des outils de gestion.
Pour une chasse au petit gibier réussie dans les champs, il est crucial de disposer d’un équipement adapté et performant. Le choix du fusil est primordial : un calibre 12 ou 20 convient parfaitement pour la chasse en plaine. Les vêtements jouent également un rôle clé dans votre confort et votre efficacité. Privilégiez des tenues aux couleurs neutres ou camouflées, adaptées aux conditions météorologiques. N’oubliez pas les chaussures : des bottes imperméables et confortables sont essentielles pour arpenter les champs pendant de longues heures. Un chasseur bien équipé est un chasseur efficace et responsable.
La réussite de votre chasse dépend en grande partie de votre capacité à repérer et approcher le gibier discrètement. L’utilisation d’optiques de qualité est indispensable pour une chasse efficace en plaine. Les jumelles vous permettront de scruter les champs à distance, repérant les mouvements et les silhouettes caractéristiques du petit gibier. Apprenez à balayer méthodiquement le terrain, en vous attardant sur les zones susceptibles d’abriter du gibier : lisières de champs, haies, bosquets ou zones de cultures favorables.
Avec des distances de tir beaucoup plus réduites qu’au moyen d’une arme à feu, une vitesse de flèche moindre en comparaison à une balle, le rapport de force avec l’animal s’égalise. Le tireur doit s’approcher au plus près de la proie, ne pas être décelé, prendre sa visée tout en anticipant les mouvements du gibier.
Outre la noblesse de la discipline, la difficulté pour atteindre sa cible comparée à une chasse au fusil, apporte une grande satisfaction au chasseur. Sur le plan de sécurité, la portée des flèches est grandement réduite en comparaison à une balle. Cette discipline se pratique en silence notamment lorsque la flèche se décoche, entrainant une plus forte cohésion avec la nature.
Deux choix s’offrent au tireur entre un arc traditionnel ou un arc à poulies. En France, afin de pratiquer la chasse à l’arc il est nécessaire de posséder un permis de chasse, et avoir suivi une « Journée de Formation Obligatoire » (JFO) dans le but d’obtenir une « Attestation de participation à une session de formation à la chasse à l’arc ».
Les associations dénommées fédérations départementales des chasseurs participent à la mise en valeur du patrimoine cynégétique départemental, à la protection et à la gestion de la faune sauvage ainsi que de ses habitats. Elles assurent la promotion et la défense de la chasse ainsi que des intérêts de leurs adhérents. Elles apportent leur concours à la prévention du braconnage. Elles conduisent des actions d’information, de formation, d’éducation et d’appui technique à l’intention des gestionnaires des territoires, du public et des chasseurs et, le cas échéant, des gardes-chasse particuliers. Elles exercent, pour la gestion des associations communales et intercommunales de chasse agréées, les missions qui leur sont confiées par la section 1 du chapitre II du présent titre et coordonnent l’action de ces associations. Elles mènent des actions d’information et d’éducation au développement durable en matière de connaissance et de préservation de la faune sauvage et de ses habitats ainsi qu’en matière de gestion de la biodiversité. Elles conduisent des actions de prévention des dégâts de gibier et assurent l’indemnisation des dégâts de grand gibier dans les conditions prévues par les articles L. 426-1 et L. 426-5.
Les associations dénommées fédérations régionales des chasseurs regroupent l'ensemble des fédérations départementales et interdépartementales d'une même région administrative du territoire métropolitain dont l'adhésion est constatée par le paiement d'une cotisation obligatoire. Elles assurent la représentation des fédérations départementales et interdépartementales des chasseurs au niveau régional. Elles conduisent et coordonnent des actions en faveur de la faune sauvage et de ses habitats. Elles mènent, en concertation avec les fédérations départementales, des actions d'information et d'éducation au développement durable en matière de connaissance et de préservation de la faune sauvage et de ses habitats ainsi qu'en matière de gestion de la biodiversité. Les associations de chasse spécialisée sont associées aux travaux de la fédération régionale. Les dispositions du premier alinéa de l'article L. 421-9, de l'article L. 421-10 et de l'article L. 421-11 sont applicables aux fédérations régionales des chasseurs.
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