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Une mitrailleuse (Machine Gun ou Chaingun) est une arme à feu automatique de forte puissance.

Caractéristiques Générales

  • Elle se distingue du canon automatique par le calibre de ses munitions inférieur à 20 mm.
  • Elle est habituellement montée sur un trépied ou un autre support et rotative sur approximativement 100 degrés.

Utilisation et Types de Mitrailleuses

Bien qu'elle soit le plus souvent utilisée pour fortifier une position défensive et fournir un tir de suppression, les munitions de 12,7 mm peuvent être utilisées offensivement contre l'infanterie et des véhicules si nécessaire.

Il existe différents modèles de mitrailleuses, chacun ayant ses propres spécificités et utilisations :

  • M247 GPMG (General Purpose Machine Gun): Tourelle affiliée à l'UNSC.
  • M247H HMG: Généralement montée sur un trépied mobile ou sur un véhicule pour fournir un soutien à l'infanterie.
  • M250 HMG: Modèle alimenté électriquement avec cinq canons rotatifs.
  • M655 HMG/AM: Montée sur le bras droit des Mantis et tire des munitions de 20 mm.
  • AIE-486H Heavy Machine Gun: Mitrailleuse lourde de type Gatling utilisée pour la défense.
  • CM 300 Frontier Rifle: Ancien modèle de mitrailleuse conçu comme une version peu onéreuse du MA3A pour les colons et les forces de sécurité.
  • HMG-38 Monitor Rifle: Mitrailleuse lourde modernisée dans une version plus compacte.
  • M202 XP MG: Tourelle stationnaire utilisée pour l'entraînement.

Évolution Historique et Utilisation Militaire

La mitrailleuse est une arme à feu dont la cadence de tir (en rafale) permet de faucher une charge de cavalerie ou un assaut d’infanterie à une portée pratique d’environ 600 m. Ces armes pesantes imposent, pour les déplacer, un attelage de chevaux.

Hiram Maxim (1840-1916), inventeur américain, brevette en 1884 la première mitrailleuse transportable par deux ou trois hommes et tirant, en mode automatique, la même munition que le fusil d’infanterie.

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En Allemagne, les mitrailleuses Maxim sont introduites dans les Dragons de la Garde du Kaiser dès 1888. L’armée russe, qui a employé la Vickers-Maxim britannique durant la guerre russo-japonaise, met au point sa propre version du système Maxim : la PM 1905 (Pulemet Maxima Obrazets) puis la PM 1910.

La France, contrairement aux autres puissances, ne choisit pas un système de refroidissement à eau, mais à air, avec le modèle 1905 de l’arsenal de Puteaux. Son défaut demeure l’échauffement de la bouche : d’où usure, évasement et perte de précision.

La manufacture d’armes de Saint-Étienne apporte des améliorations (mécanisme à emprunt de gaz) et la Saint-Étienne modèle 1907 est mise en service à partir de 1909.

Arme létale pour les fantassins, en particulier lorsqu’elle est couplée à des réseaux de barbelés, qu’on devine en arrière-plan, la mitrailleuse est un objectif à détruire lors des préparations d’artillerie.

Les « nids » de mitrailleuses, en formant un mur de feu, étaient particulièrement craints par les combattants lors des assauts. Son nombre n’a cessé de croître au sein de l’armée française, passant de 5000 pièces en 1914 à un peu plus du double en 1916 puis 32 000 en 1918. Les servants, au nombre de quatre à six, comprenaient le chef de pièce, un tireur, un chargeur et un aide chargeur.

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Mitrailleuses dans l'Aviation

Le combat aérien naît, au début de la Première Guerre mondiale, de la frustration des équipages d'avions de reconnaissance croisant l'ennemi dans les airs sans pouvoir le combattre.

Très rapidement des Allemands utilisent une puissante mitrailleuse qui fait des ravages au sol et le deuxième homme d'équipage, dit observateur, devient aussi mitrailleur après le montage d'une tourelle et d'une mitrailleuse.

Le Français Roland Garros conçoit le premier un système surmontant cette difficulté après avoir tiré au revolver à travers un ventilateur puis constaté que peu de projectiles touchèrent les pales. Il monte une mitrailleuse sur son capot moteur et place sur l'hélice de petites pièces métalliques déviant les rares balles qui risqueraient de l'endommager.

Mais les systèmes à synchronisation, bien que plus lourds et complexes, se révèlent supérieurs car, placés au plus près de l'axe de vol, facilitent la visée.

À l'orée de la Seconde Guerre mondiale, les armes utilisant les munitions de fusils deviennent insuffisantes car la construction métallique et les plaques de blindage protégeant le pilote et les organes essentiels des avions, les rendent beaucoup plus robustes que ceux du premier conflit.

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Les mitrailleuses lourdes commencent à supplanter les modèles plus légers et la plupart des pays se tournent peu à peu vers le canon-mitrailleur dont les effets sont plus dévastateurs.

Les systèmes pneumatiques seront toutefois rapidement abandonnés car ils induisent une latence préjudiciable lors des combats durant lesquels la durée d'une passe de tir ne dépasse guère une seconde.

La mitrailleuse était un bon moyen de défense pour les bombardiers et les avions et de reconnaissance face aux chasseurs, la légère tourelle installée à l'arrière cédant progressivement sa place à des tourelles de plus en plus sophistiquées.

Exemples Spécifiques de Mitrailleuses

Browning M2

La Browning M2 est une mitrailleuse lourde de calibre 12,7 mm, une munition également connue sous le nom de 50 BMG. La conception de la M2 remonte à la fin de la première guerre mondiale.

AAT-52

Elle remplace le Mac 24/29 et diverses mitrailleuses étrangères, alors en service dans l’armée de terre française à la fin des années 1950 dont le FM BAR. Le terme transformable indique qu’elle peut être employée comme mitrailleuse légère, ou lourde, par simple changement du canon.

L’AAT-52 fait exception parmi les mitrailleuses modernes par son fonctionnement interne basé sur le recul libre, la culasse n’étant pas verrouillée lors du tir.

Pour pouvoir se passer d’un système de verrouillage de la culasse, l’usine de Saint-Étienne va s’inspirer des travaux de Pál (Paul) Király en employant un système d’amplification d’inertie du recul.

GSh 6-23

La mitrailleuse en service la plus rapide au monde est le GSh 6-23 russe, un Gatling de 23mm conçu en 1972. En effet, sa cadence de tir s'élève à 10 000 coups par minute, soit 166 coups par seconde.

Il fonctionne grâce a un système de rechargement par emprunt de gaz, c'est a dire qu'une partie du gaz sous pression généré par le tir de la cartouche est utilisé pour éjecter l'étui et charger une nouvelle cartouche dans la chambre.

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