La législation française concernant les munitions à poudre noire utilisables dans les armes pré-1900 a subi des évolutions récentes qui impactent les tireurs, les collectionneurs et les armuriers.
Le Code de la Sécurité Intérieure définit les munitions de collection comme suit :
« Munitions et éléments de munition à poudre noire utilisables dans les armes historiques et de collection ainsi que les munitions des armes du h de la présente catégorie. »
Jusqu'à présent, une munition était considérée comme "de collection" si elle remplissait deux conditions :
Cependant, des munitions de fabrication moderne remplissent ces deux conditions, étant facilement disponibles sur Internet et dans les bourses aux armes. Ces munitions ne sont que très rarement homologuées par la CIP.
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Initialement, le ministère avait l'intention de supprimer de la catégorie des munitions de collection (D§j) les munitions à étui métallique et à percussion centrale. Ainsi, toutes les munitions d’armes d’épaule à étui métallique et à percussion centrale auraient été classées en catégorie C et les munitions d’armes de poing auraient été classées en B. Cette mesure aurait englobé aussi les munitions anciennes fabriquées avant 1900.
Après de longs débats, le Ministère a accepté que les munitions d’origine fabriquées avant 1900, resteraient en catégorie D. Mais les munitions à étui métallique fabriquées après 1900 seraient exclues du classement « collection ».
Pour les munitions d’armes d’épaule, la possession de la licence de tir ou d’un permis de chasse sera suffisante. Pour les munitions d’armes de poing, il faudra être titulaire d’une autorisation de catégorie B pour avoir accès à toutes les munitions pour armes pré/1900. Il ne sera pas nécessaire de justifier de posséder une arme dans ce calibre. Il n’y aura pas de quota, et il ne sera pas nécessaire d’avoir une autorisation pour une arme du calibre.
L’UFA a toujours défendu les « pyrothécophile », déjà en janvier 2012 avec une intervention à la Commission des lois de l’Assemblée Nationale que l’on retrouve sur YouTube. Aujourd’hui l’UFA a sauvé la collection de munition.
A noter que début 2023, les tireurs ne demanderont plus d’autorisation par arme détenue, mais disposeront d’un pack global de 15 autorisations. Et qu’ils n’auront pas de délai pour « consommer » leur autorisation, ils pourront même ne jamais acquérir d’armes, leur autorisation leur aura servi uniquement à l’acquisition de munitions nouvellement classées en catégorie B et utilisables dans les armes pré/1900.
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Le décret sera applicable au 1er janvier 2023, ou plus tard vu le décalage de sa date de publication.
Ainsi les collectionneurs/tireurs disposeront d’un délai pour utiliser les munitions d’armes de poing afin ne pas être accusés de détention illégale de munitions de catégorie B. A moins qu’entre-temps ils demandent une autorisation de catégorie B. Cette demande sera relativement facile pour ceux qui sont déjà licenciés. Mais beaucoup de tireurs refusent absolument de demander une autorisation de catégorie B. Pour ceux qui faisaient du tir de façon épisodique hors structure FFTir, ils auront du mal à trouver un stand de tir qui les accueille, la plupart sont saturés.
Pour les munitions de catégorie C, ce sera plus facile. Effectivement, s’ils sont tireurs ou chasseurs, ils auront le droit de les posséder. Sinon la règlementation les autorise à détenir jusqu’à 500 munitions de tous les paragraphes de la catégorie C, sans licence ni permis, mais sans posséder les armes.
A noter que la simple carte de collectionneur ne permet pas la détention de munitions actives.
Pour les munitions d’armes de poing, ce sera la même logique : il faudra une autorisation de catégorie B pour acquérir les éléments de munitions pour armes de poing pré/1900.
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Bien entendu, il y a de nombreuses possibilités de fabrication de munitions de calibres « obsolètes » à partir d’autres calibres, leur fourniture suivra la même règle. Notons que malgré l’utilisation d’étuis de catégorie C, les munitions destinées aux armes de poing seront classées en catégorie B une fois fabriquées.
Vu leur nouveau classement, il ne sera plus légalement nécessaire d’utiliser uniquement de la poudre noire pour le chargement de ces munitions. Rappelons que le rechargement n’est autorisé qu’uniquement dans un cadre privé, pas pour autrui.
Avec la nouvelle doctrine à venir, un certain nombre d’armes de poing à cartouches métalliques devraient rejoindre la catégorie D (vente libre).
Les représentants du ministère de l’intérieur ainsi que de la police/gendarmerie, se sont émus de voir prochainement commercialiser en vente libre, des armes de poing de la fin du XIXème à cartouches métalliques. Et de voir que les munitions correspondantes, fraîchement rechargées sont, elles aussi, disponibles sur le marché.
La directive européenne a introduit depuis 1991 la notion de « motif valable » [3] pour la détention des armes : un tireur ou un chasseur ont un motif valable pour posséder des armes d’armes dans l’exercice de leur sport.
Pour le Ministère, un collectionneur collectionne, s’il se met à tirer ou à chasser avec ses armes anciennes, il doit nécessairement prendre une licence ou un permis. A tel point que la règlementation interdit la possession de munitions au titulaire de la carte de collectionneur.
Ceux qui sont durement touchés, ce sont les collectionneurs non affiliés à une fédération sportive, qui tiraient dans leurs propres installations. Ils ne pourront plus acquérir de munition ni d’éléments de munitions.
Pendant plusieurs mois, nous avons déployé tous nos arguments pour tenter de sauver ce qui était possible. Nous avons réussi pour les munitions anciennes, parce qu’elles ne sont plus fonctionnelles, pour la grande majorité d’entre elles, et ne représentent pas de danger notable pour la sécurité publique.
Mais il a été impossible de faire bouger les lignes pour les munitions pour armes anciennes refabriquées après 1900.
Beaucoup de collectionneurs pratiquent le tir avec leur revolver 1873 en dehors de toute structure sportive, ou en tant que tireur licencié sans catégorie B.
Pour eux, le tir n’est pas une finalité, c’est seulement l’aboutissement d’un processus assez long qui comprend donc la fonte des balles, le tournage du jeu d’outils et des étuis, et le rechargement avec la recherche d’une charge précise qui ménage l’arme. Avant de tirer la moindre cartouche, il y a des heures de recherche, de conception et d’usinage, c’est l’ensemble de ces opérations qui procure la satisfaction d’avoir recréé une munition obsolète, et de pouvoir faire vivre une arme ancienne.
- Ceux qui sont simplement licenciés et qui viennent au stand avec leur antique revolver, devront choisir entre demander une autorisation de catégorie B ou laisser tomber le tir avec ces revolvers. S’ils arrêtent, ils vont se retrouver en infraction du fait de leur détention de munitions de catégorie B ! Il faudra qu’ils se dépêchent de les « brûler » avant le 1er janvier 2023, date d’application du changement. Cette date pourrait être décalée en fonction de la date de publication du décret.
Eux qui n’ont jamais posé de problème de sécurité publique, fulminent contre ce changement. S’ils demandent une autorisation de catégorie B, ils franchissent une étape qu’ils n’auraient jamais imaginé « avant ».
En Suisse, il se vend des barillets permettant de mettre des cartouches en métal, spécialement prévu pour les armes à poudres noire; Cela existe t'il en France? Est-ce légal que d'en installer uns sur un revolver poudre noire de chez nous?Cela est t'il dangereux? Si cela se vend il doit bien y avoir eu des test?
Les Suisses sont réputés, plus que tres serieux, donc cela ne doit pas etre, fait sans normes?Quelqu'un a t'il deja essayé? C'est bizarre en Suisse, il faut une autorisation pour acheter le revolver, alors que les barrillets sont en vente libre.
Mais a t'on le droit d'en acheter un, et de le ramener? en faisant les formalités avec la douane, évidement.
Si tu utilise une auto B5 pour ca je ne vois pas de soucis! plus les formalité pour l'importation évidemment!A mon avis c'est vraiment super puis ce que ca permet d'avoir un revolver tirant des cartouches métalliques hors quota!
Le site que tu met en lien est très bien, mais cher. Il a vu cela a Genève, pour son revolver a lui, le modèle était a 250 francs Suisse.Je dois aller en Suisse début septembre, je vais surement aller voir d'autres articles, je pourrais demander les prix.Sur le site que tu as mis, c'est du top, si tu fais toutes la conversions chez eux cela reviens a 1000euros, donc pas bien rentable effectivement.
Ben pas d'intérêt par ce que trop cher , surtout pour bloqué une auto !autan prendre un truc de ce genre !
J'ai jamais vue pour le roa !mais j'ai déjà tester un rem 1858 avec la conversion et ya aucun problème d'indexation ,le barillet a étais fait pour !j'ai étais déçu de la précision , mais cela venais peut être des cartouches ??
A voir si il y a un importateur en france, pour le modèle carabine, ça peut être vraiment sympa comme kitHéhé intéréssant, merci !Je vais sûrement aller faire un tour en suisse de là ou j'bosse maintenant c'est pas loin.
Les barillets Kirst sont faits pour tirer des munitions modernes dans des armes qui sont habituellement marquées "Black Powder Only" (poudre noire seulement). Il est évident que l'utilisation de recharges poussées est tout à fait déconseillée. Les munitions dites "Cowboy" sont plutôt conseillées, mais n'importe quelle cartouche standard peut être tirée sans crainte.
Dans le cas de l'ajout d'un éjecteur, il faut quand même faire une modif impliquant de la soudure, et un peu d'usinage de carcasse pour que la douille puisse passer, non ?Ne vaut-il pas mieux acheter d'office un 1873 ?
Les américains qui ont tout, sont friands de ce genre de modifications. On parle de génie du bricoleur yankee non sans raison. Je me souviens d'une pub dans Guns and Amo qui vendait des canons de P08 pour 3.75 $. Ca n'empéchait pas les amateurs de se fabriquer leurs canons perso avec banc à rayer et olive poussée par un vérin de camion.
Ici, l'interet de la chose, c'est posséder une arme comme celles que sortaient les armuriers US après la guerre de Secession. C'est l'inconvenient du ROA. Une arme c'est une part d'histoire, il n'y a qu'a lire Le maitre du Chateau. La poivrière Pietta ne correspond a aucun model répertorié, certes, mais tout comme les subnose 2.5", il a certainement existé des armes de ce type.
Honnêtement, entre une réplique avec ou sans conversion fabriquée aujourd'hui et un ROA qui n'a jamais existé historiquement, au niveau "pièce historique", je ne vois pas la différence. Aucune n'est réellement porteuse d'histoire puisque non authentique.
A ce moment là, il vaut mieux directement acheter une arme convertie d'origine, ce qui ne doit pas être donné.
Que reste il d'historique dans une cathedrale ? Les plans, car régulièrement les pierres sont changées. Si les cartouches metalliques sont apparues avant la guerre de secession, leur utilisation n'est pas allée plus loin que le .32 Smith et Wesson en arme de poing. Personne n'y croyait, refrain connu. Il faut attendre 1869 pour que le brevet Rollin White tombe dans le domaine public, et Colt et Remington sortent des 1961, et 1858 convertis qui voleront la vedette au 1873, que l'on ne doit pas voir dans un western.
Une replique recente de converti d'usine c'est 200 $ de plus qu'un cap and ball. Mais le réél se construit sur le symbole avec l'imagination, d'après Lacan. Dans Le bon la brute le truand, quand les armes sont au repos on voit les cheminées, ce sont des cap and ball.
Pour les besoins de l'action, et de la mise en scéne léonienne les héros tirent avec des conversions chargées avec des .44 Henry a percussion annulaire. Ces armes ont existé, oui, mais produites à l'unité par les armuriers. Leone est un connaisseur, c'est un clin d'oeuil au public.
Celui qui veut une arme de western leonien doit passer par un revolver cap and ball adapté par l'artisan. Les rares model d'époque existants se vendent des fortunes aux enchères. Aux US on construit de telles répliques, mais en plus du barillet, il y les frais d'usinage. Ceci dit il doit exister en France des gens qui font des conversions, puisque j'ai trouvé un chien de 1858 a percussion centrale. Par contre a part le fantasme de cinéphile et pouvoir frimer au stand, je vois pas l'intéret de la chose. Il y a déjà assez de boulot sur une arme d'origine.
Une arme à poudre noire est une reproduction fidèle d’un modèle ancien, utilisé entre les XVIe et XIXe siècles. Chaque modèle évoque une époque différente.
Les collectionneurs qui souhaitent posséder un objet historique et fonctionnel et les tireurs sportifs qui recherchent un défi technique.
La poudre noire est un mélange explosif utilisé comme propulseur dans les armes à feu anciennes. Lorsqu’elle est enflammée par une amorce, elle produit une détonation qui propulse la balle hors du canon.
En France, les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions. La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées). Dans certains pays européens, la législation est plus stricte.
Le chargement d'une arme à poudre noire est une opération manuelle, précise et rituelle. Lors du tir, l’amorce s’enflamme sous l’impact du chien.
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