Instaurée par l’arrêté du 22 octobre 1969, la norme NF C15-100 a su évoluer au cours de son histoire pour garantir aux Français toujours plus de sécurité dans leurs installations électriques. Le 1er septembre 2016, l’entrée en vigueur de deux arrêtés a continué de modifier la norme en imposant de nouveaux changements.
Depuis le 1er septembre 2016, deux arrêtés du 3 août 2016, publiés au Journal Officiel du 7 août 2016, sont applicables.
La norme prévoit un assouplissement des règles de raccordement terminal des points d’éclairage (introduction de cas dérogatoires).
La norme inclut l'ajout d’une fiche d’autocontrôle de l’installation électrique, pour aider l’installateur à préparer au mieux le contrôle de Consuel et à limiter le nombre de non-conformités à la norme.
Pour les locaux techniques des bâtiments collectifs d’habitation (ascenseurs, chaufferies, surpresseurs), la norme définit désormais des niveaux d’éclairement moyen et non plus d’éclairement minimal.
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Depuis le 1er septembre 2016, la distribution de tous les services « Téléphone », « Données numériques (Internet) » et « Services de communication audiovisuelle (télévision terrestre, satellite et réseaux câblés) » s’effectue par un câblage unique à paires torsadées.
Afin d’accueillir des équipements supplémentaires (Box, ONT, switch ou autres), un volume supplémentaire, attenant ou intégré au tableau de communication, de dimensions minimales 240 mm x 300 mm avec une profondeur de 200 mm doit être prévu. Au moins un socle de prise de courant (2P+T) doit être installé dans ce volume pour alimenter ces équipements.
En électricité, la norme NF C 15-100 rend obligatoire la séparation du courant fort et du courant faible. S’ils coexistent au sein d’un même système électrique, ces deux types de courants diffèrent du point de vue de leurs caractéristiques et de leurs fonctions.
Le courant fort sert à transporter l’énergie électrique, utilisé pour l’éclairage, les prises du courant, le chauffage électrique et l’ensemble des appareils électroménagers. Le courant faible sert à transporter de l’information, également appelée signal électrique.
La norme NF C 15-100 préconise un nombre minimum de prises électriques dans les logements, avec des règles différentes suivant les pièces (salon, cuisine, chambres, salle de bains…).
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La présence de prises RJ45 implique la mise en place d’un coffret de communication, installé à côté du tableau électrique.
La norme NF C 15-100 est appliquée aux constructions neuves ainsi qu’aux rénovations qui induisent une nouvelle installation électrique.
C’est au niveau de l’intensité que la différence entre courant fort et courant faible est la plus importante. Le premier a une intensité comprise entre plusieurs centaines de milliampères et plusieurs kiloampères, alors que le second varie entre quelques microampères et 10 milliampères au maximum. Au niveau du potentiel, la différence est importante mais les rapports n’ont rien à voir avec l’intensité. En France, le courant fort domestique est de 230 volts et le courant faible dépend du type de prise : 5 volts pour une prise USB et 48 volts pour une prise Ethernet RJ45.
Le courant fort et le courant faible coexistent au sein d’une même installation électrique et permettent de faire fonctionner beaucoup d’appareils différents. Ils sont regroupés au sein l’espace technique électrique du logement (ETEL). Le courant faible et le courant fort doivent absolument être isolés l’un par rapport à l’autre et posséder des gaines dédiées. En effet, les deux courants produisent chacun un champ électromagnétique : celui du courant fort, plus important, est susceptible de perturber le courant faible. Le risque est que les perturbations induites gênent ou empêchent la bonne transmission des informations.
D’ordinaire, on considère que les spécialistes en courant faible sont les domoticiens. Les électriciens sont les professionnels qui interviennent sur toutes les problématiques liées au courant fort.
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Le tableau électrique divisionnaire est protégé en amont, par un disjoncteur divisionnaire qui est situé sur le tableau de répartition principal. La liaison entre le tableau principal et le tableau électrique divisionnaire doit être réalisée avec des conducteurs électriques dont la section et la longueur dépendent de la protection choisie en amont.
La norme NF C 15-100 s’est donc adaptée à ces nouvelles réalités, toujours dans le but de garantir un maximum de confort pour les occupants du logement. En août 2016, deux arrêtés sont entrés en vigueur, dont un portant sur les règles relatives au réseau de communication dans chaque maison/appartement. Quand vous vous demandez quelle norme NF C 15-100 concerne les prises RJ 45, c’est donc la version comportant ces évolutions qu’il faut consulter.
La norme NF C 15-100 pour prises RJ 45 s’applique donc à fixer les exigences techniques minimales qui entrent en ligne de compte pour le déploiement du réseau de communication dans chaque foyer. Ces exigences sont :
Un nombre minimal de prises a été fixé en fonction de la taille du logement :
| Type de Logement | Total minimum de prises RJ45 | Dans le séjour | Dans les autres pièces | Remarque |
|---|---|---|---|---|
| T1 | 2 | 2 prises juxtaposées | - | Prise RJ 45 à positionner à proximité d'une prise de courant |
| T2 | 3 | 2 prises juxtaposées | 1 prise | Prise RJ 45 à positionner à proximité d'une prise de courant |
| T3 et + | 4 | 2 prises juxtaposées | 2 prises | Prise RJ 45 à positionner à proximité d'une prise de courant |
À cela, ajoutons que ces prises RJ 45 doivent toujours être placées à proximité immédiate d’une prise de courant. En outre, ces prises doivent être de type STP (blindées).
La norme NF C 15-100 donne également des indications concernant le câblage du réseau et la composition minimale du coffret de communication, placé au sein de la gaine technique du logement.
Les dispositions de la norme NF C 15-100 pour prises RJ 45 s’appliquent depuis le 1er septembre 2016 pour toute nouvelle construction.
Aussi appelé tableau de protection ou de fusibles, le tableau de répartition se compose d’un coffret à une ou plusieurs rangées servant à recevoir les différents dispositifs de protection et les systèmes de raccordement. Il peut être séparé ou juxtaposé avec le panneau de contrôle. Il est possible de lui associer des coffrets verticaux ou horizontaux.
Les tableaux se fixent directement sur la paroi, ou en intercalant un dosseret avec vis et chevilles. Il est également possible de les fixer sur des systèmes de goulotte GTL.
Les appareillages se clipsent sur un rail métallique. La platine des tableaux est pourvue de borniers servant à raccorder les conducteurs de phase, de neutre et de terre.
Définissez le nombre de modules par type d’appareillage et additionnez le tout. Ajoutez 20 % en guise de réservation pour de futures extensions, comme le prescrit la norme. En logement collectif, cette réserve doit être au minimum de 6 modules.
Le tableau de répartition accueille tous les dispositifs de protection des circuits de l’installation, ainsi que les dispositifs de gestion ou de contrôle de certains équipements.
Avec l'avancée des nouvelles technologies et l'utilisation quotidienne des appareils multimédia, la présence d'un réseau VDI au sein d'un logement est de plus en plus important pour grand nombre de foyers. Les prises de communication servent à la mise en réseau du téléphone, du matériel informatique, d’Internet et de la TV. Pour être conforme à la norme, chaque prise de communication doit être de type RJ45. Leur présence est obligatoire dans chaque pièce principale, au minimum 2 par logement.
Toute prise de communication ou TV, présente dans une pièce d’habitation, doit être placée à proximité d’une prise 2P+T pour répondre aux exigences de la norme. Pour le raccordement des prises de communication, la norme impose d’utiliser un câble 4 paires torsadées. Ce dernier doit être au minimum du câble grade 2TV ou grade 3TV. L’installation de prises mixtes doit comprendre une cloison de séparation des deux socles.
Les perturbations électromagnétiques sont présentes partout, jusqu’au cœur des tableaux de contrôle. Le respect des règles de conception est donc primordiale pour éviter ces problèmes.
Des perturbations de différentes fréquences se superposent au signal d’origine. Ce courant peut perturber les liaisons courant faible analogiques (lignes des capteurs 0-10 V…) si elle sont câblées sans précautions. On utilise des câbles blindés pour les acheminer.
Le rayonnement d’un câble blindé de liaison variateur/moteur sera encore réduit si il chemine dans une goulotte métallique fermée ou, mieux, dans un conduit métallique.
Les fils non reliés à un potentiel constituent des antennes captant et rayonnant les perturbations de haute fréquence.
L'un des enjeux majeur lors de la rénovation d'une maison ancienne est la réfection du volet électrique. Les lignes électriques anciennes sont faites dans un matériaux de construction datant d'un autre temps. La section des câbles est souvent inadaptée et ils finissent par se désagréger. Les installations électriques anciennes sont bien souvent la cause d'incendie numéro 1 dans les maisons anciennes.
Généralement on constate 3 problématiques majeures qui reviennent de façon récurrentes dans les maisons anciennes:
La première est l'état archaïque des anciens tableaux électriques, inadaptés aux installations électriques et aux appareillages modernes. C'est un problème qui se corrige très facilement par le remplacement du tableau électrique, par un tableau électrique avec des disjoncteurs modernes.
Pour le deuxième point, à savoir section des câbles inadaptés, et câbles qui se désagrègent, puis pour le troisième point, à savoir l'absence de lignes de terre, les options sont malheureusement limitées. On est amené bien souvent à refaire un réseau électrique complet.
La mise à la terre d'une maison implique le tirage de lignes de terre. Les prises de terre sont à privilégier aux liaisons équipotentielles. En effet, il est recommandé de réaliser une mise à la terre comprenant l'installation d'un piquet de terre. Les câbles de terre doivent avoir une dimension normalisée, fournie par la norme C15-100. Une section de câble de 16 mm² est nécessaire pour le branchement de la mise à la terre.
Dans le cadre d'une rénovation, bien souvent le souhait des propriétaires est que cette installation soit complètement encastrée dans les murs. Toutefois il est impossible d'encastrer complètement une installation électrique dans un mur, en effet faire une saignée sur un mur en béton et particulièrement sur un mur porteur n'est pas autorisé par les normes pour des raisons de fragilité de la structure des murs anciens.
La norme électrique interdit formellement la réalisation de saignées dans les murs à l'exception de quelques cas particuliers.
On peut imaginer que dans le cadre d'une très grande maison ancienne, outre les travaux de remises aux normes électriques, des travaux d'améliorations énergétiques soient également nécessaire. Ainsi, il est possible de tirer de nouvelles lignes électriques derrière un vide de construction. C'est le cas notamment si vous faites un doublage sur une ossature métallique. Dans ce cas précis, tous les câbles électriques seront cachés et les prises électriques et interrupteurs seront encastrés dans le BA13.
La deuxième possibilité en fonction du budget est d'utiliser des moulures ou des gaines électriques. Plus communément appelées baguettes électriques, ces baguettes sont faites pour réaliser une installation en saillie. Il existe également des caches avec une gaine extérieure permettant de dissimuler les fourreaux électriques en façade.
La troisième possibilité en tenant compte des travaux à réaliser est d'utiliser des plinthes électriques. Ces plinthes permettront de cacher les lignes de terre et d'autres câbles dans un espace spécialement prévu à l'intérieur de la plinthe. C'est l'idéal pour créer un réseau de terre.
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