Le tir de longue distance est un défi qui nécessite des armes de précision et une grande expertise. Cet article explore l'univers des fusils longue distance russes, en mettant en lumière leurs caractéristiques, leur histoire et les modèles emblématiques.
Tenter de battre le record de tir de longue distance n'est pas à la portée du premier venu. En octobre 2016, un sous-officier du 4e Régiment de Chasseurs [RCh] avait réussi à pulvériser le record de tir de longue distance en atteignant une cible située à 4.150 mètres de sa position, avec une arme fabriquée par l’armurier français Armeca, une lunette Razor HD GEN 2 et des munitions fabriquées par le militaire afin d’obtenir « les meilleurs performances », avait-il expliqué à l’époque.
Un armurier russe a annoncé la mise au point d’un nouveau fusil de précision, le DXL-5, qui, associé à de nouvelles cartouches [également en cours de développement], sera susceptible d’avoir une portée maximale de 7 km. « Nous travaillons maintenant sur un fusil et une cartouche avec une portée maximale de six à sept kilomètres et un tir sûr de trois kilomètres. Le nom initial du projet est DXL-5, nos produits tels que DXL-4 ‘Sebastopol’ et DXL-3 ‘Retribution’ appartiennent à cette famille. Il n’y avait pas encore de fusils avec une telle portée sur le marché mondial des armes de tireur d’élite », a en effet déclaré M. Lobaev.
« La nouvelle cartouche pour ce fusil est un produit révolutionnaire complètement nouveau, qui différera par une taille et une vitesse initiale plus grandes que les balles que nous avons utilisées auparavant. Pour cette raison, je ne voudrais pas divulguer tous les détails sur le calibre et d’autres détails », a assuré M. Lobaev, pour qui ce DXL-5 devrait être prêt d’ici le début de l’année prochaine. Actuellement, le fusil le plus performant figurant dans le catalogue de Lobaev Arms est le fusil « SVLK-14S », présenté comme pouvant toucher à coup sûr des cibles à 2,5 kilomètres de distance.
Pour espérer toucher une cible à une si grande distance, il sera certainement nécessaire de disposer un viseur électro-optique performant, à l’image, par exemple, du Sensight SSR400, qui est un viseur numérique de dernière génération conçu en Israël.
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Lorsque la Russie entre dans la guerre de Crimée, en 1853, c’est avec un armement totalement dépassé et le souvenir de 1812 dans tous les esprits. Il avait fallu attendre 1845 pour que la platine à percussion soit adoptée en Russie (avec un canon lisse) et…1854 pour avoir le 1er fusil à canon rayé… (des 1845 rayés en fait). En 1856, après la guerre, les russes adoptèrent leur première arme longue rayée de calibre réduit pour l’infanterie en dotation générale, le Modèle 1856 ou Fusil « Six Lignes ».
Le pays, n’ayant pas encore les infrastructures nécessaires pour produire en masse des armes bios et locales, dût se tourner vers l’Angleterre et la Belgique pour se fournir. Tous les fusils « 6 lignes », tous beaux tous neufs, seront donc modifiés à tabatière suivant le système Knrka à partir 1870. Comme toutes les autres conversions d’armes militaires des années 1860-70, la conversion Krnka de 1869 était une solution temporaire jusqu’à ce qu’un meilleur système soit adopté.
Les différents comités qui se disputaient les budgets décidèrent d’adopter non pas un mais… six modèles d’armes et de cartouches entièrement différents! Il ne faut pas rire d’une telle absurdité administrative à convertir à nouveau des fusils pas encore distribués.
En 1867, Gorlov, accompagné du lieutenant K.I. Gunius, fut envoyé en Amérique pour étudier les systèmes de chargement par la culasse en vue d’une éventuelle adoption dans l’armée russe. Très au fait de ce que représentait Colt, Gorlov décida de baser ses recherches à Hartford, dans le Connecticut, alors au cœur de l’industrie manufacturière et de l’industrie des armes aux États-Unis.
De 1867 à 1868, travaillant ensemble, Berdan, Gorlov et Gunius, développèrent, avec l’aide de la société Colt, un fusil entièrement nouveau pour l’armée russe. C'est notre arme de ce jour. Berdan avait déjà conçu (et déposé en 1863) un système de conversion proche par sa fermeture de celui de notre Berdan, système adopté par l’Espagne pour convertir ses fusils à percussion à culasse. Après des dizaines d’années de procédures, Berdan finira par gagner devant la Cour Suprême son procès contre Allin et Springfield.
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L’arme était aussi dotée d’un système de percussion également discret dans le prolongement de la dite culasse. Initialement en calibre .45 (11,43mm), la cartouche du Berdan fut réduite à la demande des russes de 0,6mm afin d’attendre le calibre .42 (10,75mm). En réduisant le calibre initial pour correspondre à celui de .42 souhaité par les Russes, la cartouche du Berdan devint en fait la meilleure cartouche militaire de son époque.
Le fusil fusil Berdan I fut présenté en 1868 à la Commission d’adoption russe qui l’adopta illico sous la dénomination officielle de «4,2-линейная стрелковая винтовка образца 1868 года » ou « Fusil d’infanterie de 4,2 ligne modèle 1868 ». Résultat ? A peine né notre modèle 1868 était donc abandonné aux oubliettes au profit du modèle 1870 et relégué à la seconde ligne avant même d’avoir été distribué!
Après l’apparition du fusil Mosin Nagant 1891, les Berdan II et probablement le solde des derniers rares Berdan I qui utilisaient la même cartouche, rejoignirent le front de 14-18 où la Russie, prise encore en défaut, manquait de tout. Les derniers fusils Berdan de l’histoire restèrent en service avec des unités de police dans les zones rurales jusqu’au moins décembre…1925.
Le canon est en très bel état extérieur, le bronzage éclairci façon « Colt 19ième » (les amateurs de 1851 d’époque me comprendront) mais sans piqûre. Seule une légère peau d’orange à signaler au niveau de la gueule. Ce très bon état de conservation externe répond à ses rayures internes, tranchantes comme un kindjal et brillantes comme la glace sur la Volga. Canon superbe !
Le peu de marquages qui parcourent l’ensemble de l’arme témoigne que, bien que produite par Colt pour la Russie, elle n’a jamais été distribuée dans l’Armée russe du fait de l’absence du numéro de série qui était frappés à la main après le marquage de fabricant en canon à la réception depuis les USA.
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Carabines pour tir longue distance, offrant précision, stabilité et performance sur de grandes portées. Ces carabines sont développées pour répondre à toutes vos attentes, avec un accent sur la légèreté, l'élégance et la précision. Ces atouts vous permettront de toucher des cibles à des distances incroyables et vous offriront une expérience de tir optimale.
Baikal est une marque russe réputée pour ses fusils de chasse et ses armes à feu de qualité. Elle allie savoir-faire artisanal et innovation technique. Les produits Baikal sont conçus pour offrir une grande durabilité et une performance fiable, ce qui les rend prisés par les chasseurs et les tireurs sportifs du monde entier. Chaque modèle est le résultat d'une ingénierie soignée, garantissant une précision et un confort d'utilisation optimaux.
Baikal est une marque Russe qui produit des armes de chasse et de tir, comme le célèbre Baikal MP 153 et MP 155. Mais également des armes Kipplauf comme les carabines IJ 18 et les fusils MP43 en versions superposées ou juxtaposées. La marque fabrique des armes fiables et robustes qui permettent une utilisation dans toutes les conditions climatiques.
Ce fusil est de catégorie C et soumise à déclaration à compter du 01/08/2018.
Les fusils Mosin-Nagant sont des armes destinées à plusieurs types d'usage. La plupart du temps, les amateurs d'armes à feu achètent un fusil Mosin-Nagant pour compléter leur collection. En effet, les fusils Mosin-Nagant font partie des premières armes utilisant des cartouches. Ils sont également célèbres pour avoir été utilisés par l'armée rouge durant de nombreuses années.
Les fusils Mosin-Nagant sont connus pour leur précision et leur polyvalence. Ils servaient principalement pour les tirs de longues distances. Les snipers les appréciaient pour leur précision et leur stabilité. De plus, ils étaient solides et résistants. Ni le sable, ni la boue, ni la neige ne pouvaient l'empêcher de fonctionner.
Vous pouvez utiliser un fusil Mosin-Nagant pour chasser du gibier. Ce fusil de chasse est assez puissant pour ce type d'exercice. En utilisant une version sniper, vous pouvez vous positionner sur une longue distance pour ne pas effrayer la cible. Cet aspect en fait aussi une arme idéale pour les compétitions sportives ou les exercices dans un stand de tir.
| Modèle | Longueur Totale | Longueur du Canon | Poids | Vitesse Initiale |
|---|---|---|---|---|
| Modèle 1891 | 1,23 m | 729 mm | 4 kg | 811 m/s |
| Modèle 1938 | 1,01 m | 508 mm | 3,47 kg | 766 m/s |
Le Mosin-Nagant est toujours fabriqué avec du bois et de l'acier. D'ailleurs, la crosse et le support en bois constituent sa marque de fabrique. Et de sa munition, qu’en est-il ? L'URSS a officiellement remplacé le fusil Mosin par le fusil semi-automatique SKS en 1945. Le SKS a été lui-même remplacé par l'AK 47 (7.62x39) en 1949. En 1963, le fusil PU a été remplacé par le Dragunov (SVD) fusil semi-automatique chambré en 7.62x54R.
Il est à noter que ce fusil conçu par Evgueni Dragunov pour les besoins de l’armée soviétique a été adopté non seulement comme un fusil de sniper mais aussi comme un fusil pour les tireurs chargés du soutien des escouades afin de doter les sections d’infanterie de fusils de précision. Semi-automatique, précis et d’un poids léger, répondant parfaitement aux exigences émises par les snipers dès 1958, il est extrêmement fiable et ce, dans toutes les conditions de terrain.
Le but à atteindre était d’offrir une arme de longue portée avec une capacité d'engagement supérieure à celle d’un AK-47 tant pour les tireurs des sections d’infanterie russes que pour les snipers. Le fusil est doté d’un magasin de 10 cartouches de 7.62x54R pour qu’il soit également capable de tirer des coups rapides en semi-auto lorsqu'il doit être utilisé à l'appui de la progression des fantassins. Par rapport aux autres armes, il a été conçu en pensant à améliorer son fonctionnement quand il est sale ou utilisé pour des tirs en conditions hivernales et il a été doté d’un régulateur de gaz à deux positions.
Son canon de 24,4 pouces est chromé pour limiter son usure avec des munitions 7.62x54R parfois corrosives. La crosse tactique est évidée pour alléger le fusil et pour pouvoir le rendre plus facile à attraper, et ses protège-mains en bois ventilés aident à dissiper la chaleur. Sa lunette de visée standard est la PSO-1 lorsqu’elle a été introduite dans les années 1960, elle était l'une des optiques militaires des plus avancés dans le monde. Sa tourelle avait un dispositif de compensation de la chute de la balle (BDC) en incréments de 50 m ou de 100 mètres.
Le Dragunov a été prévu pour tirer avec une précision de tir d’environ 2 MOA. En utilisant des munitions sniper match 7N1, il pouvait atteindre des groupements de 1 MOA (1 pouce ou 25,4mm à 100m) et des groupes tenant à l'intérieur d'un cercle de 15 pouces (38 cm) à 600 mètres. Un tireur d’élite pouvait atteindre une cible de taille humaine à 1000 mètres. Même un demi-siècle après sa mise en production, le PSO-1 reste encore tout à fait utilisable sur le terrain.
Il est également important de noter que ce fusil n’a pratiquement pas changé au fil des cinq dernières décennies. Bien qu'il ait été mis à niveau avec des crosses synthétiques plus modernes ou encore dans une version à crosse pliante. Le SVD a juste été mis à jour au niveau de sa chambre pour accepter la cartouche 7.62x54R avec une nouvelle charge dédiée aux snipers désignée : 7N14 développée expressément pour réduire la dispersion et augmenter la pénétration et qui a été mise à la production en 1999.
Le projet SVU (Snaiperskaya Vintovka Ukorochennaya - version raccourcie du fusil de sniper) remonte à 1970 et aux fins de développer un fusil de sniper compact pour les troupes aéroportées soviétiques (VDV). C’est donc en 1975 que l'usine Tula a été désignée pour effectuer la modernisation du fusil de sniper SVD. Désigné comme le SVU (Sniper Rifle court), cela a donné lieu au remplacement de la crosse, le mécanisme de déclenchement, et le canon a été raccourci de 100 mm résultant en une diminution de 15% de l'énergie initiale et la chambre à gaz a été déplacée en arrière.
Ensuite, ce projet n'est jamais passé au stade de développement mais vers 1991, il a été ressuscité pour les opérations urbaines et plus sporadiquement pour des utilisations limitées en Afghanistan et en Tchétchénie. En 1995, le ministère de l'Intérieur a demandé une version qui était capable de tirer en rafale et la modernisation de la SVU a continué. Ce nouveau fusil a été appelé l'OTS-03A ou SVU-A (Sniper Rifle Court - Automatique). La fonction automatique devait être utilisée seulement en cas d'urgence. Le canon a été raccourci.
D’autres désignations ont également été données à la carabine suivie de la lettre «A». Une autre version améliorée et encore en usage aujourd'hui possède une crosse synthétique, un bipied et une lunette à focale variable 3-9x42mm. Il y a aussi le SVD qui a été conçu pour être utilisée par les troupes aéroportées et qui possède un canon plus court et une crosse repliable. Les autorités russes estimant qu’il convient de le remplacer au bénéfice d’une arme plus compétitive ont estimé qu’il était grand temps de lui trouver un successeur.
Parallèlement à cela, le fusil Tiger, et sa variante commerciale a eu un beau succès populaire parmi les tireurs du monde entier. Les deux variantes se sont avérées aussi comme bons fusils de chasse. Tous ces fusils ex-militaires peuvent encore être trouvés pratiquement à l’état neuf et peuvent être achetés dans les magasins d'armes à feu à des prix très bas. Comme nous venons déjà de le voir auparavant, les fusils russes et la cartouche 7.62x54R ont une histoire commune très longue.
En effet, la 7,62 × 54 R est une cartouche qui est rentrée en service en 1891. Conçue à l'origine pour le fusil Mosin-Nagant, elle a été utilisée à la fin de l'époque tsariste, et de toute la période soviétique à aujourd'hui. L'American Winchester modèle 1895 avait également été chambrée pour cette cartouche par le biais d’un contrat avec le gouvernement russe. La munition a subi des modifications mineures et des variations dans la conception de sa balle et de son poids à travers son histoire.
La 7.62x54R est similaire à la .284 Winchester ainsi qu’aux cartouches magnum modernes semblables. Les balles de 150 grains peuvent être entraînées à 2800fps et jusqu'à 2950fps dans les carabines à canon long. Comme on pouvait s'y attendre, il y a eu une grande abondance de ces munitions disponibles dans les surplus militaires du Bloc de l'Est ainsi que de l'Afrique du Nord et de la Chine et ce, dans une variété allant de 148 à 185 grains. Attention, il y a encore beaucoup de munitions de surplus avec amorces corrosives en circulation.
En munitions civiles et de chasse, Sellier & Bellot (de la République tchèque) produit une charge sportive de 180gr avec une vitesse annoncée de 2620fps. Norma produit une 180gr donnant une vitesse de 2450fps dans un canon de 20 pouces et 2550fps dans un 24 pouces. Le pas des canons des fusils Mosin est généralement de 1: 9,5. Quant à celui du SVD, à l'origine, il avait un pas de 1: 12,6 mais a également été changé pour un pas de 1: 9,5. Ces pas sont incompatibles avec des balles de 123 à 125 grains.
En effet, le poids de balle optimal pour le pas de 1: 9,5 est d’environ 200 grains, alors que la charge nominale militaire était une balle de 148 grains. Le seul problème pour cette cartouche standard (148grains) qui était fournie d’origine aux troupes et qui était de faible qualité, à cause du fait que sa précision est qu’elle n’était pas appropriée pour les tirs à longues à distances. Avec un coefficient balistique relativement faible, d’environ 0,4 et sa vitesse modérée, ce projectile a difficile à lutter contre le vent. En effet, un projectile plus lourd tiendrait mieux la vitesse et occasionnerait moins de déviation passé les 500 mètres.
Il est un fait que la précision pour un fusil de match ou sniper nécessite des munitions de la plus haute qualité. Cela a permis de diminuer sa dispersion tout en augmentant en même temps sa létalité. Le résultat de leur travail est la charge 7.62x54R 7N1 Sniper. Extérieurement, la 7N1 semble identique à LPS à balle d'acier standard. Dans les années 1990 les Russes ont lancé un programme de modernisation de cartouches 7,62 mm et en 1999, une nouvelle charge de FMJBT désignée 7N14 qui a été placée en production pour fournir une balle anti-blindage qui utilise un noyau en acier trempé (notamment pour percer les gilets pare-balles) avec la précision d'une cartouche de Match pour « le plus grand bonheur » des snipers russes.
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