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L'artillerie est un élément crucial de toute armée, permettant de lancer des projectiles sur l'adversaire. Au début de la Première Guerre mondiale, bien que toutes les armées soient équipées d'artillerie, son rôle n'était pas encore aussi central qu'il le deviendrait par la suite. Par exemple, en 1914, la France disposait de 3900 canons de 75 mm, mais seulement 300 pièces d'artillerie lourde de tous calibres.

La consommation d'obus a augmenté de manière significative pendant la guerre. À Verdun, en août 1917, 3 millions d'obus de 75 mm ont été tirés sur les lignes allemandes. Il y avait une pièce de campagne (75 mm) tous les 20 mètres et une pièce lourde tous les 30 mètres, ce qui équivalait à environ 2 tonnes d'obus par mètre linéaire de front. Cette augmentation de puissance a eu des conséquences humaines terribles, avec environ deux tiers des pertes militaires attribuées à l'artillerie.

Dans le contexte de la Première Guerre mondiale, où les tranchées dominaient le paysage, les mortiers sont devenus des armes essentielles pour attaquer les positions ennemies fortifiées. Parmi ces armes, les mortiers allemands de calibre 48 mm, utilisés dès 1914, jouèrent un rôle notable.

Les Mortiers Allemands de 48 mm en 1914

Les Allemands employaient divers types de grenades et de mortiers durant la Première Guerre mondiale pour pallier le manque d'approvisionnement en grenades réglementaires. Parmi ces engins, on trouvait :

  • Des éléments de tuyauterie emboîtés ou vissés, montés sur manche ou lancés avec une ficelle.
  • Des pétards explosifs à manche de bois et enveloppe de tôle, utilisés pour détruire les barbelés.

Une autre munition utilisée était le projectile tchécoslovaque explosif de 47 mm. À partir de 1941, les Allemands utilisèrent beaucoup de munitions soviétiques récupérées, notamment des projectiles explosifs de 50 mm.

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En complément des mortiers rayés, les Allemands utilisaient également des matériels d’appoint, tirant des bombes lisses de 25 cm. La bombe de tranchée de 15 cm modèle 1917 pour mortier Fabry représentait une évolution technique.

Les Allemands se servaient de minenwerfer (lance-mines ou mortiers de tranchée) comme armes d'infanterie et non d'artillerie. Ces mortiers étaient démontables pour faciliter le transport et le montage dans les tranchées étroites. Leur faible portée obligeait à les placer près des lignes de front, rendant le réapprovisionnement en munitions parfois difficile.

Les batteries allemandes utilisaient divers types de projectiles pour mortiers, chacun ayant ses propres caractéristiques et usages :

  • Projectiles explosifs de 50 mm modèle 1936.

Ces projectiles étaient conçus pour être tirés par des mortiers légers, tels que le Minenwerfer léger allemand de 7,6 cm. Certains étaient explosifs avec des fusées fusantes ou percutantes, tandis que d'autres étaient chargés d'agents toxiques. Les parois minces de ces obus présentent aujourd'hui un risque sérieux.

Les gaz de la charge propulsive logée dans le culot de l’obus se diffusaient par six trous (initialement quatre et huit trous). Les fusées sont aujourd’hui très dangereuses et causent trop souvent des accidents mortels.

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Durant la Première Guerre mondiale, les Allemands ont développé des munitions chimiques, notamment des obus contenant des substances irritantes et lacrymogènes. Ces obus étaient conçus pour déloger les ennemis des tranchées et créer des conditions intenables. Parmi les substances utilisées, on trouvait le bromure de xylyle, un puissant irritant oculaire, et le bromure de benzyle, un lacrymogène également légèrement toxique.

En juin 1915, les Allemands ont intensifié leurs attaques chimiques en utilisant des projectiles pour répandre des toxiques en grande quantité. Lors d'une attaque dans le bois de la Grurie, ils ont tiré entre 20 000 et 25 000 obus de 150 mm, répandant entre 60 et 90 tonnes de toxiques sur un front de moins de 2 kilomètres.

La palite, un dérivé du phosgène, a également été utilisée comme substance suffocante et lacrymogène. Elle était considérée comme dix fois plus toxique que le chlore et pouvait causer des lésions pulmonaires graves. D'autres substances comme la bromacétone et la bromométhyléthylcetone ont également été utilisées pour augmenter l'efficacité des attaques chimiques.

Types de Grenades et Munitions Allemandes

Voici quelques types de grenades et munitions utilisées par les forces allemandes pendant la Première Guerre mondiale :

  • Grenades à main sphériques allemandes de 1913, avec ou sans support pour ceinturon.
  • Grenades à main allemandes modèle 1915, constituées d’une boîte à explosif et d’un manche. L’allumage se faisait en tirant sur une ficelle traversant le manche.
  • Grenade « oeuf » à corps de fonte lisse puis avec une ceinture assurant une meilleure préhension. Chargée en poudre noire renforcée, elle était allumée par un système à traction friction ou à traction-percussion.
  • Grenade à fusil tirée par un tromblon et traversée par la balle à l’instar de la grenade française Viven-Bessières de 1915.

Tableau des Munitions Allemandes (Première Guerre Mondiale)

Type de Munition Calibre Année d'Introduction Description
Grenade à main sphérique Variable 1913 Avec ou sans support pour ceinturon
Grenade à manche Variable 1915 Boîte à explosif et manche avec allumage par ficelle
Grenade "oeuf" Variable 1917 Corps en fonte avec système d'allumage à traction
Grenade à fusil Variable 1917 Tirée par tromblon, similaire à la grenade française Viven-Bessières

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