Les guerres constituent bien souvent le reflet des sociétés qui les conduisent. Chacune développe tout naturellement ce qu’elle possède de meilleur pour dominer son ennemi. Aujourd’hui, les sociétés occidentales espèrent sortir de ces anciens schémas en développant pour la guerre ce qui constitue leur supériorité, notamment dans le domaine de l’aéronautique ou du traitement des données.
Dans le cadre du développement technologique de l'après-guerre, le Royaume-Uni mit au point les lunettes de vision nocturne "Infra Red Binocular Mark I", destinées à améliorer les capacités d'observation dans l'obscurité. Cet appareil, introduit au début des années 1950, fonctionnait selon le principe de la vision infrarouge active, reposant sur un projecteur émettant un faisceau infrarouge invisible à l'œil nu, mais perceptible par les lunettes.
Voir jour et nuit, conduire tous feux éteints ou encore détecter un mouvement hors de portée de votre vision par tous les temps ? Ces capacités sont rendues possibles grâce aux optiques de « vision nocturne ». Par définition, l’achat d’une lunette de vision nocturne est un investissement.
Absolument essentielle au fonctionnement d'une lunette de vision nocturne (sans lumière résiduelle - et donc sans photons, pas de vision nocturne possible), la lumière résiduelle est émise par le soleil, la lune, les étoiles - et toutes les sources lumineuses qu’on retrouve en zone urbaine (éclairage publique, phares de véhicules, enseignes lumineuses) qui forment un halo lumineux sur une zone vaste. Elle représente l’ensemble des photons qui se déplacent dans l’espace (à la vitesse de la lumière), de jour comme de nuit.
Le principe de base (pour une lunette à fonctionnement passif) est d’amplifier un maximum la lumière résiduelle pour rendre une image avec la meilleure définition et la meilleure luminosité possible. Les électrons sont projetés vers une galette - polarisée par des électrodes - de micro-canaux, le MCP (que l’on considère comme une galette de photomultiplicateur), construit de façon à faciliter la collision et à réduire le « bruit ».
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Les électrons (à présent au nombre de plusieurs milliers) vont passer à travers un écran phosphorescent. Grâce à l’énergie cinétique acquise, les électrons (qui ont conservé la structure des photons initiaux - ce qui va permettre la restitution de l’image) vont exciter les atomes de phosphore, libérant ainsi des photons. Cette lumière restituée à travers une lentille va constituer l’image finale - que vous visualisez « en vert » de par les propriétés du phosphore.
Comme pour toute invention humaine, l’on va continuellement chercher à améliorer la capacité d’une technologie. Voici un aperçu des différentes générations de lunettes de vision nocturne :
En 1929, le physicien hongrois Kálmán Tihanyi pose le principe de la vision nocturne. Dès 1935, une firme allemande (AEG) développe la technologie de vision nocturne, en parallèle des USA. Durant la seconde guerre mondiale, ces deux pays vont utiliser au combat les capacités de la vision nocturne, sur véhicules blindés ainsi que sur armes légères. Les USA vont développer le concept et continuer son utilisation opérationnelle durant la guerre de Corée.
Une technologie identique à celle utilisée dans votre appareil photo, vos caméras de surveillance numériques, votre webcam ou votre caméra numérique : un CCD ou CMOS modifiés pour être sensibles non pas au spectre visible mais au spectre des infra-rouges et convertit en un signal numérique. Le signal numérique est amplifié puis transmis à l’écran LCD où vous visualisez l’image.
L'avantage le plus décisif de cette technologie est qu'évidemment les contraintes liées aux tubes disparaissent. Vous pouvez utiliser la lunette de jour sans aucun risque, ni pour vos yeux, ni pour l’appareil.
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Les radiations « invisibles » situé entre le visible et la radio, c'est-à-dire dans le spectre infrarouge, constituent une gamme de longueur d'onde, généralement mal connue et pourtant riche en possibilités. C’est dans le but de combler cette lacune que cet ouvrage a été conçu.
L'astronome démontra ainsi que la lumière du Soleil contient des rayons invisibles à l’œil nu, que l'on baptisa "infrarouges". Leur découverte précède celle de toutes les autres formes de radiations invisibles. Tous les corps, quel que soit leur état physique y compris l'être humain émettent de l'énergie sous forme d'ondes électromagnétiques.
En faisant abstraction des propriétés du corps et de l'état de sa surface, le physicien allemand Kirchhoff (vers 1860) a défini les corps capables d'absorber totalement les rayons électromagnétiques sous le nom de "corps noirs".
En France, les travaux sur les applications de l’infrarouge n’ont réellement débuté que vers 1947- 48, lorsqu’il fallut améliorer les télécommandes radio utilisées jusque là pour les engins.
Au ministère de l'Air, Michel Decker suggère d'orienter les recherches vers un autre système de télécommande qu'il serait impossible de brouiller, en faisant appel à l'infrarouge ou à l'ultraviolet. Le problème est posé aux Etablissements Jean Turck. Les études convergent rapidement vers l'infrarouge. Pendant huit ans, des études technologiques seront menées au sein des Etablissements J. Turck dans le domaine des détecteurs, des sources infrarouges modulées et les matériaux optiques.
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Au cours des trente dernières années, les technologies de l'infrarouge ont fait de tels progrès qu'il a été possible d'élargir de façon spectaculaire le domaine de leurs applications. Désormais le mot "optronique" figure dans le Petit Larousse. C'est un néologisme issu d' opto et d'électronique désignant toutes les techniques qui associent optique et électronique.
L'optronique englobe l'optronique passive et l'optronique active. La première est le domaine des senseurs. L'optronique active est, pour l'essentiel, le domaine des lasers, découverts au début des années soixante, puis celui des fibres optiques, dix ans plus tard.
Les camouflages aux infrarouges ont commencé à être développés pendant la Seconde Guerre mondiale. Les nazis sont les premiers à détecter une application militaire de la photographie infrarouge afin de détecter les troupes adverses. Les Américains utilisent à nouveau cette technique de camouflage lors de la Guerre du Vietnam en ajoutant des colorants réfléchissants aux vêtements de l’US Army.
Dans cette méthode de vision scientifique, le corps chaud (l’homme) apparaît de façon plus claire, différent du fond plus sombre. L’utilisation d’un poncho ou encore d’une tenue Ghillie Suit permet de diffuser une autre forme de chaleur, mais surtout de détruire la forme humaine de chaleur dans la vision thermographique.
Voici quelques termes techniques importants pour comprendre le fonctionnement des viseurs thermiques :
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