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S’il est admis que le port de lunettes est fortement recommandé lors de la pratique du vélo - sans parler de la nécessité d’une correction visuelle - utiliser un modèle embarquant de l’électronique peut sembler anecdotique voire carrément superflu. Mais la patience a payé puisque fin 2021, une autre marque a sorti un produit similaire.

Présentation des lunettes connectées pour le vélo

Après avoir testé les lunettes connectées pour la natation Form Swim Goggles, ça fait longtemps, depuis la sortie des Julbo EVAD-1, que j’ai envie de tester ce type de lunette à visualisation tête haute pour le vélo. En effet, les lunettes EyeWear ENGO 2 que je vous présente sont une version connectée, enrichie pour afficher des données complémentaires, façon affichage tête haute comme on trouve de plus en plus dans nos véhicules.

Lunettes connectées : comment ça marche ?

L’intérêt de ce type de lunettes connectées, c’est de profiter d’un affichage tête haute pendant ses activités sportives (vous allez voir que ça dépasse le vélo). Comme un pilote de chasse ! Selon les sites, vous pourrez rencontrer différents noms liés à ce type de lunettes connectées. Qui dit lunettes connectées dit forcément qu’elles ne sont pas autonomes.

Les Engo Eyewear se présentent comme des lunettes avec 2 verres bien couvrants et une monture en plastique. Pour ce qui est du design, je ne suis carrément pas fan (je trouve qu’elles sont moches quoi). Je dois dire que l’ensemble ne m’a pas donné une impression de solidité. Mais il faut être honnête, on ne peut pas avoir solidité et légèreté.

Caractéristiques techniques

Les Engo 2 se déclinent en deux tailles, standard et large, pour un masque plus ou moins haut et enveloppant, afin de s’adapter aux besoins des différentes pratiques sportives. L’électronique est embarquée au centre des lunettes, autour du pont de nez, et se retrouve entièrement masquée. Lorsque les lunettes sont portées, rien ne laisse transparaître qu’elles cachent les 6 g d’électronique nécessaires à leur fonctionnement.

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Ce module électronique est annoncé à 6 g ; les lunettes ont été pesées à 41 g (modèle large). A mettre en parallèle avec les 32 g d’un modèle Ekoï ou les 37 g des Sicon Aeroscope, deux modèles avec un masque de surface comparable. il s’agit donc d’un poids étonnamment raisonnable, au vu de l’électronique embarquée ; le modèle standard étant annoncé à 36 g.

Les Engo 2 restent particulièrement légères avec 36 g pour la version standard et 41 g pour le modèle large. Un poids très proche de celui des Engo 1 et des Julbo EVAD-1 (42 g), qui embarquent la même technologie.

Les verres sont percés de 2 trous sur le bas, pour l’aération. Il s’agit de verres photochromiques, c’est-à-dire que leur couleur s’adapte à la luminosité ambiante. Plus il y a de soleil et plus ils deviennent sombres. Si la luminosité ambiante baisse, alors ils deviennent quasi transparents.

Côté face, entre les 2 verres, au-dessus du pont de nez, il y a une zone noire assez large. Côté pile, c’est encore pire. Le projecteur sert à afficher un écran holographique dans votre champ de vision. Le module projection sur la droite est quant à lui légèrement visible. Le projecteur étant situé sur le verre droit, les inscriptions disparaissent si vous fermez l’œil droit.

Les Engo Eyewear n’ont pas de capteur embarqué mis à part un capteur de luminosité. Elles n’agissent donc que comme écran pour présenter des données. Mais en même temps, il ne s’agit pas d’une recopie de l’écran de votre montre GPS ou compteur Garmin.

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Il y a 2 niveaux d’intensité lumineuse pour l’affichage, qui s’adapte en fonction de la luminosité ambiante grâce à un capteur situé sur la gauche de la monture. Ca fonctionne très bien. En forêt, Activelook peut ainsi basculer rapidement du faible sur les parties à l’ombre au fort sur les parties au soleil.

Les Engo 2 perdent donc la capacité à s’adapter aux changements de conditions lumineuses, mais conservent une protection solaire de catégorie 3.

Autonomie et recharge

Mes relevés aboutissent à une autonomie comprise entre 11 et 15h. Ca dépend de la luminosité de l’affichage. La charge restante est indiquée sur l’écran de données projeté dans les lunettes. La recharge se fait en branchant le câble micro-USB sous le pont de nez. Là, je dois dire que ce n’est pas très pratique. Ceux qui ont des gros doigts auront du mal à bien enfoncer le connecteur.

L'une des principales préoccupations des utilisateurs de lunettes connectées est l'autonomie. Les Engo 2 Vive fournissent jusqu'à 12 heures de données sur l'affichage tête haute, ce qui est très bien par rapport à la concurrence.

Compatibilité et configuration

Pour le moment, les lunettes Eyewear Engo 2 sont compatibles avec les appareils Apple, Garmin et Android. Ce test s’est réalisé en conjonction avec le Garmin Solar 1040.

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L’utilisation via l’application Activelook nécessite simplement de coupler les lunettes au smartphone en Bluetooth. On peut en complément y coupler aussi des capteurs de vitesse, cadence ou puissance en Bluetooth (pas ANT+). Avec un appareil Garmin, c’est un peu plus compliqué.

Il faut quand même coupler les lunettes à l’appli Activelook sur smartphone (pour les réglages), puis télécharger le champ de donnée Activelook sur Connect IQ, installer ce champ de donnée sur les profils sportifs avec lesquels vous voulez utiliser les lunettes, coupler les lunettes à la montre ou au compteur. Actuellement, il n’y a donc pas de compatibilité avec les montres et compteurs Suunto, Polar, Coros, Wahoo, Hammerhead. Peut-être que ça viendra dans le futur.

Passons au paramétrage, plus que jamais, le smartphone est indispensable avec :

  • Une App ActiveLook pour des paramètres de base ;
  • Une App Garmin Connect pour gérer le GPS Garmin ;
  • Une App Garmin ConnectIQ qui va servir à configurer l’affichage à partir des données du compteur Garmin.

Cette dernière va permettre de gérer les 6 pages de 6 données chacune (au maximum), sur un Garmin Edge 1030, par exemple. Cette opération n’est pas des plus ergonomiques, il faut bien avouer, car le choix d’un champ de donnée se fait par le code numérique qui lui est attribué : par exemple, il faut saisir 2 pour la distance parcourue, 14 pour la vitesse moyenne, etc. Heureusement la configuration par défaut propose 4 pages de données déjà constituées et le tutoriel proposé sur le site est facile à suivre.

L’ajout d’un champ dédié sur le Garmin sera également nécessaire pour faire le pont avec les lunettes. Ce champ est une zone informative : état de charge, page de données affichée sur les lunettes et connexion établie.

Vous pouvez configurer votre zone de fréquence cardiaque automatiquement ou manuellement sur votre Apple Watch. L'utilisation des lunettes Engo 2 Vive avec une montre Garmin permet le plus grand nombre d'options. Cela vous permet d'utiliser les lunettes pour n'importe quel exercice, car la connexion ActiveLook apparaît comme un champ de données.

Avec une montre Garmin ou un compteur de vélo compatible, vous pouvez avoir jusqu'à six écrans (également appelés tableaux de bord) avec jusqu'à six mesures sur chaque écran. Le nombre disponible dépend de votre appareil, les ordinateurs de vélo les plus grands pouvant donc afficher jusqu'à six mesures sur un seul écran.

La prise en charge de Suunto est similaire à celle de Garmin, avec l'impossibilité de faire apparaître les fameux segments Strava Live sur l'affichage tête haute. Cependant, elle prend en charge presque tous les sports. Contrairement à Garmin, les champs de données qui apparaissent sur les lunettes lorsqu'elles sont connectées à une Suunto Race 2, Suunto Vertical 2 ou à une autre montre Suunto ne peuvent pas être personnalisés.

Gestion de l'affichage

Il existe cependant des paramètres dans l'application associée ActiveLook pour déplacer l'affichage tête haute dans une zone du verre droit. On peut faire défiler les écrans en passant sa main devant le côté gauche de la monture des lunettes. Le capteur de luminosité détecte le passage d’une ombre et passe à l’écran suivant. Ca fonctionne bien.

Certes, à vélo, ça impose de lâcher le guidon et masquer quelque peu son champ de vision pendant une fraction de seconde, mais c’est faisable. Aucune ombre naturelle n’entraine de changement d’écran. Le seul problème que j’y trouve, c’est qu’on ne peut faire défiler les écrans que dans 1 sens.

On peut configurer 3 profils sportifs dans l’application (vélo, course à pied, multisports), qui permettent de personnaliser des affichages différents pour chaque sport pratiqué. Mais ça n’est pris en compte que si vous utilisez les lunettes avec l’application Activelook.

Expérience utilisateur

Dès qu’on chausse les lunettes, on remarque visuellement la forme plus proéminente autour du nez. Mais de la même façon qu’on peut être perturbé par l’accroche des branches sur un masque, pour certains autres modèles. Et cette impression s’estompe au fil du temps, car notre cerveau l’a intégré dans son champ visuel. Le poids ne se ressent pas, rien de notable par rapport à d’autres modèles.

Avant même de chercher à les utiliser comme lunettes connectées, il faut déjà bien les régler à sa morphologie de visage. Les Engo Eyewear sont commercialisées comme lunettes de vélo mais en fait on peut les utiliser pour tous les sports.

Pour commencer, un point qui sera potentiellement bloquant : les lunettes Engo Eyewear ne sont pas compatibles avec des lunettes de vue. Il n’y a pas non plus de possibilité d’ajouter un insert correcteur. Je suis myope et j’ai dû me passer de mes lunettes de vues pour les tester. Cela dit, j’ai une forte myopie et j’étais tout à fait capable de lire les informations projetées sur l’écran virtuel.

Concernant les données, elles sont situées dans ce qu’on nomme la vision périphérique, moins détaillée que la vision centrale, et nécessitant un mouvement des yeux pour une image nette.

Vision centrale et périphérique
Vision centrale et périphérique - source vienne.gouv.fr

Si vous êtes concernés par une correction visuelle pour la vision de près, aucun souci car les données affichées sont situées à un équivalent de 4 m de distance.

Ainsi, lorsqu’on regarde devant soi, l’affichage se devine, mais ne gêne absolument pas la vision de la route. Si l’on veut consulter les données, il suffit de tourner les yeux vers la zone dédiée. Un geste devant l’écran à quelques centimètres permet de changer de page de données. La dernière page est vide, ce qui met en veille l’affichage ; un autre geste réveillera l’affichage.

Les lunettes tiennent bien en place, même en course à pied. Pourtant, il y a beaucoup de poids sur l’avant des lunettes mais le pont de nez est fait dans un genre de caoutchouc bien antidérapant.

Le module batterie sur la gauche n’entrave pas du tout le champ de vision. Le positionnement de l’écran fait qu’il n’obstrue pas vraiment votre champ de vision (je pense que c’était essentiel pour une question de sécurité). Donc on peut tout à fait regarder droit devant soi sans être gêné par cet affichage.

Et là, je dois rétablir une vérité : aucun visuel commercial d’Engo ne montre réellement l’écran tel qu’on le voit lorsqu’on utilise les lunettes Eyewear. Ce sont des images réalisées par ordinateur.

Finalement, l’affichage est petit par rapport à la surface totale du champ de vision. C’est peut-être pas encore faisable techniquement, mais j’aurais aimé en voir encore plus. Par exemple, ça aurait été top de pouvoir avoir une barre verticale alimentée par les radar RTL-515 pour voir les véhicules approcher.

Avantages et inconvénients

La plus-value de ce type de lunettes connectées pour le sport est de pouvoir consulter facilement et en permanence les données clés de performance. C’est surtout valable à VTT dans une montée technique ou une descente engagée, quand il devient risque de baisser la tête pour regarder son compteur ou encore pire lâcher le guidon pour regarder sa montre.

Ca permet aussi d’utiliser son compteur ou sa montre GPS pour afficher la carte et les Engo Eyewear pour les données chiffrées.

Les lunettes de sport connectées Engo 2 Vive vous permettent de vous concentrer sur le parcours à suivre tout en affichant des données clés sur votre verre droit. Les lunettes peuvent fonctionner ainsi pendant plusieurs heures. Elles sont légères et confortables, peuvent être utilisées avec une multitude d'applications et de montres, et sont proposées en vente avec la possibilité d'une période d'essai de 30 jours sans risque.

Je trouvais ça vraiment trop cool. Bon, après plusieurs mois de test, mon avis est que ce n’est pas ouf. Sur un vélo de route, je n’ai jamais eu de difficulté à consulter un compteur.

On regrettera cependant l’exclusivité avec Garmin, même si on peut espérer d’autres partenariats à venir avec les acteurs majeurs du secteur. Mais le plus gros manque est surement coté navigation : aucune donnée liée à ce domaine (annonce du changement de direction, distance de la prochaine intersection, etc.) n’est disponible, alors qu’Engo avait prévu cette fonctionnalité pour la fin 2022.

Moi qui adore rouler le nez au vent à profiter du lieu que je traverse - même si j’y passe chaque semaine - c’est le type de proposition rêvée : pouvoir bénéficier du guidage sans quitter le paysage des yeux.

Alternatives sur le marché

Julbo vient de sortir les Evad.2, seconde génération. Ces lunettes connectées utilisant, une nouvelle fois, la technologie MicroOled, elles fonctionnent via l’application ActiveLook. Légères (35 g) et ultra technologiques, elles sont dotées d’un écran monobloc, plus enveloppant que précédemment.

La seconde génération des lunettes Julbo Evad.2 s’inscrit dans la lignée de la première. Toujours basée (en termes de fonctionnement) sur la technologie MicroOled, elles s’appuient sur l’application ActiveLook. En outre, l’App permet de gérer la mise à jour en continu, mais aussi de personnaliser en quelques minutes les données que l’on souhaite suivre dans son champ de vision.

Les lunettes Julbo Evad.2 disposent désormais d’un écran monobloc, Spectron 3CF (polycarbonate cat 3), plus enveloppant que celui de la génération précédente, tandis que l’on retrouve un arc nasal réglable. Il s’agit, vous l’avez compris, d’optimiser la stabilité des lunettes durant l’effort, quelle que soit la forme de son visage.

C’est en haut du nez, entre les yeux, que se trouvent les commandes de l’affichage “tête haute”, à savoir, sur l’écran desdites lunettes. En effet, les données se positionnent dans un coin du champ de vision, comme si elles étaient projetées dans le paysage. On notera que le chargement de la micro-batterie s’effectue non plus par branchement micro-USB, mais par un port magnétique, a priori, plus simple lorsqu’il s’agit de recharger dans un milieu humide.

Varia Vision est le premier système Garmin, d’affichage tête haute destiné aux cyclistes. Fixé sur la lunette, il augmente votre vigilance en vous permettant de garder toutes les informations dont vous avez besoin là où vous en avez le plus besoin : dans votre champ de vision. Cet écran ultraléger se fixe sur une branche de vos lunettes et relaie des informations provenant directement de votre appareil compatible.

Varia Vision affiche en continu jusqu'à 4 champs de données essentielles, ainsi que des graphiques clairs et colorés. Varia Vision émet des vibrations lorsque vous approchez de segments, complétez un circuit, quittez une zone d'entraînement ou recevez un appel/SMS. Les Varia Vision ne pèse que 28 grammes. Il est donc loin d'être encombrant. Le capteur de luminosité ambiante du Varia Vision lui permet de garantir un affichage clair des données même en plein soleil. Une surface tactile compatible avec le port de gants vous permet de passer facilement d'un écran à un autre.

Conclusion

Bref, un objet séduisant, à la finition parfaite, au fonctionnement maitrisé, mais qui manque hélas de contenu. Vous êtes libre de cliquer ICI pour passer commande chez mon partenaire i-Run quel que soit ce que vous voulez commander.

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