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Le Vz.58 est tchèque, et bien qu'il ressemble à un AK, il n'a pas grand-chose en commun avec ce dernier. Le Vz.58 est régulièrement remis en scène dans de nombreuses configurations. Tombé sous le charme de son délit de sale gueule, quelle n'a pas été joie à l'annonce de sa sortie en réplique, au cours de l'été dernier. Mais la mi-molle est vite retombée en voyant que c'était Ares qui était derrière. Ares, spécialiste pour annoncer des répliques qui mettent 3 ans à sortir... Grosse surprise donc quand il arrive début mars chez Evike, et maintenant dans de plus nombreuses crèmeries. Reste que si Ares a le mérite de sortir des sentier battu, et de s’être sorti les doigts du cul pour produire rapidement, c'est aussi synonyme de designs bien propriétaires.

Déballage et contenu de la boîte

L'emballage est OK, la boite est bien calée dans du papier, le tout dans un carton qui porte zéro marque. Nickel. Dans les faits. En pratique, la coté de la boite est moitié éventré, heureusement RAS à l'intérieur. La boite se présente donc comme une petite valise en carton de 72x24x8cm, avec une photo en gros plan d'un Vz.58. Sobre, propre.

À l'intérieur, pas de mousse comme fréquemment chez Ares, mais un carton, genre boite à oeufs, moulé à la forme de la réplique, du chargeur, et la tige de chargement. Et non, il n'y a pas d'emplacement pour mettre les œufs. Dommage. C'est pas mal calé, la réplique n'a pas souffert du transport, c'est tout ce qu'on demande. Un plus (pour Ares ou Evike ?) : un bout de mousse est coincé entre la crosse et le corps. Le jeu est très faible crosse pliée, mais ça évite les coups, c'est bien vu. Moins joli qu'une mousse noire, mais pas moins efficace.

On trouve en plus dans la boite, une tige de débourrage, et un manuel succin (feuille a3 recto verso, couleur), présentant l'insertion de la batterie, et des éclatés des deux versions en vente, de la gearbox, et du chargeur. Accroché au pontet de la réplique une petite étiquette donne la vitesse à laquelle a été testée la réplique, et sa puissance : 127 m/s ou 1,61 J, soit près de 420 fps. J'aurais aimé une page en plus avec les accessoires qu'a prévu de sortir Ares pour habiller la bête. Certes on trouve l'info sur internet, mais c'est toujours sympa de voir les merdes dans lesquels on va dépenser ses prochains euros.

La réplique en détail

C'est noir. Un noir plutôt mat, loin de la peinture au four anthracite des vrais. Pas d'importance, ça a le mérite d'être propre, pas de manque. C'est du tout métal, à l’exception bien entendu des garniture en ABS noir : garde main et poignée pistolet style FAB Defense. J'aurais préféré des imitations bakélites de la version de base, mais probablement pas assez tacticool. Bref, ce métal de l'acier ? Non, pratiquement pas un pet de métal ferreux, acier, fonte ou autre. L'aimant adhère uniquement sur l'axe de la crosse, le pontet, diverses goupilles, et difficilement sur le levier d'armement, qui doit être tigé acier en son centre. On notera la présence de deux trous taraudés coté gauche, prévu pour le montage d'un rail style AK.

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Les plastiques présentent quelques traces de moulages, qu'un X-Acto fera rapidement fait disparaître. Pas de grincement, pas de jeu. La plaque moteur, elle aussi en plastique, et pour le moins ventilée.

La crosse s'actionne en appuyant sur un bouton sous l'axe autour duquel elle pivote. Ouverte, elle ne bouge pas d'un pet. Fermée, elle peut s'écarter de 7mm du corps environ, au niveau de la plaque de couche. A voir dans le temps avec l'usure du métal. La crosse est maintenue au corps par une grosse vis, à l'image du RS, il est donc probable qu'il soit possible d’adapter des crosse RS sans trop de travail. Malheureusement, cette vis ne donne pas accès au changement rapide de ressort, et il faudra démonter quelques vis de plus pour procéder à son remplacement. Crosse déployée, la réplique atteint 86 cm de long, contre 64,5 cm en position pliée. Le tout pour une masse avoisinant les, 3 kg, chargeur inclus.

Edit (12/05/15) : Le bouton de crosse est vissé et sans frein filet. Après quelques manipulation de la crosse, il se dévisse. Pensez à vérifier et à le bloquer, pour éviter de le perdre en partie .

Ares propose un bolt catch pour faciliter le réglage du hopup, qui s'actionne en poussant un bouton dans le corps, et se désenclenche en reculant légèrement la culasse. Cette manœuvre ne semble pas fonctionner lorsqu'un chargeur est engagé.

Possédant un accord avec Tolmar, Ares moule ses corps avec des marquages, standard à toutes les versions. Donc malgré mes chargeurs 7,62, le corps porte un joli 5,56x45mm, en prévision du kit de conversion à venir. Soit.

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Le sélecteur est situé à droite dans une position peu ergonomique pour un droitier. Il a une forme pointue qui ne sert à rien, puisque que ce semblant de flèche n'indique rien. C'est bien la position de la languette qui importe : vers l'arrière c'est du semi, vers le bas c'est la sécu, vers l'avant, c'est le full. Un gaucher ne verra que du bonheur dans la position du sélecteur.

Le mag catch est comme sur une AK ou un FAL. Mais encore une fois, l'ergonomie n'est pas excellente. Le pontet est un peu trop prêt, et malgré son renfoncement pour laisser passer le doigt, on accroche toujours dedans. Pour un gaucher, on peut aller chercher le mag catch avec l'index, et si vous avez des doigts assez longs (pas de mauvaise interprétation, svp), vous devriez pouvoir arriver au bout de sa course et désengager les chargeurs d'une simple poussée. J'ai l'impression d'avoir un FAL en mode miroir.

Le rear sight est comparable à celui d'une AK, et gradué de 0 à 800m. Rien de bien exceptionnel. Le réglage du hopup se fait par une grosse molette crantée, émettant des clics bien audibles à chaque incrément, et accessible en ouvrant la culasse. Je ne me prononcerai pas sur son efficacité pour le moment. On notera juste ses dimensions hors normes. Il est ouvert sur toute sa moité supérieure, laissant voir le nozzle, lui aussi immense. La raison de ce choix se trouve certainement dans le kit de conversion 5,56, et la compatibilité avec les chargeurs de m4 classique.

Edit : La culasse est une pièce en alu, dans le même style qu'une culasse de FAL. Elle recule sur sur 4,5cm pour donner accès au hopup. Le renvoi est assuré par deux petits ressort, solidaires de leur guide, et fixé sur le top cover. Bien vu, ça évitera de les chercher par terre à chaque démontage. La place pour une batterie n'est pas énorme, et je n'ai pas de stick pour tester. Les deux pièces présentent un léger jeu, qu'on qualifiera de "fonctionnel". Ça ne bringuebale pas dans tous les sens avec un bruit de cloche.

L'emplacement de batterie sur le modèle long est dans la partie inférieur du garde main. Pour y accéder, il faut enlever la partie supérieur en tirant sur une goupille, puis dévisser une molette, qui permet d'enlever tout l'avant du canon, et enfin retirer le garde main. La réplique est câblée avec un joli câble argent, et la fiche est une mini Tamiya. Ares annonce mettre une 11,1V. A voir, j'ai déjà du mal à y caser mes 7,4V qui sont pourtant de dimensions modestes (100x19x12 mm). Comme pour la crosse, la conception du garde main semble suffisamment proche du RS pour espérer pouvoir y adapter des garnitures bakélite ou autre garde main. A confirmer dans les prochains mois.

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Le chargeur a une coque acier, des lèvres en métal non ferreux, et un interne en plastique. Rien de révolutionnaire si ce n'est la présence de ces lèvres du meilleur effet. Le tout est maintenu par crasse petites 6 pans creux de 1mm, pas forcément très gracieuses. Elles méritent d’être resserré un poil, pour supprimer le seul jeu que j'ai relevé sur la réplique. Les chargeurs sont bien entendu propriétaires : leur format est complétement différent de ceux d'AK, le système de rétention n'est pas placé au même endroit, et le puits d'alimentation non plus. Ils sont vendu pour 160cps, je leur fais confiance, et trouvable pour 20$ l'unité, quand ils sont en stock...

Petite remarque : la réplique provenant de chez Evike (USA), elle est vendue avec un cache flamme rouge, en plastique, monté au frein filet. Le pas est en 14mm horaire, Ares oblige. Un RS est susceptible de s'y adapter, ça tombe bien, ça ne coute pas grand chose, et j'ai donc prévu de tester ça dans les mois à venir.

Edit (12/05/15): Je viens de recevoir un cache flamme en provenance de République Tchèque, et une fois le frein filet bien enlevé, ça se monte sans problème. La différence entre les deux est très flagrante, à voir si les versions sans le cache flamme plastique rouge sont plus fidèles. La pièce RS à une ouverture plus grande (c'est plus un écrou de protection du filetage qu'un cache flamme), et on voit donc beaucoup plus l'inner barrel qu'auparavant.

L'interne

J'ai la mauvaise habitude de démonter mes répliques à la réception, mais celle-ci déroge à la règle, puisque je ne lui ai pas prévu d'upgrade particulier. Je vous propose donc de regarder l'éclaté fourni par Ares, et les étapes pour changer son ressort.

D'après l'éclaté, on a une nouvelle gearbox Ares avec changement "rapide" de ressort et détente électronique (à l'instar de leurs Amoeba), réglable par l'achat d'un boitier à part. On trouve également un piston avec toutes les dents acier, un delayer sur la sector gear, des bearings 9mm sur la bevel gear, et des bushings metal sur les deux suivantes. Le spring guide est en plastique avec une base en métal, et ni lui ni la tête de piston n'ont de roulements. Le nozzle est immense et comme la tête de cylindre (plein au passage), sont spécifiques. Serrons les fesses pour que ça ne casse pas, ou qu'un accessoiriste daigne nous sortir du spare.

Pour changer le ressort, il faut démonter l'avant de la réplique, comme pour y placer une batterie. Déposer la crosse en dévissant la grosse vis à l'arrière. Retirer le top cover et éventuellement la culasse. Retirer la poignée pistolet, qui se trouve être d'un montage assez similaire à un Sig 55x ou FAL. Défaire les 4 vis qui maintiennent la premier partie de l'outer barrel, et l'enlever. A ce moment là, on doit pouvoir faire pivoter la gearbox légèrement (sans forcer, sinon le nozzle va prendre) de quelques degrés, pas plus. La gearbox est en effet maintenue au corps par la goupille servant d'axe au mag catch (comme sur un m4), mais aussi de butée à l’arrêtoir de culasse. Cette goupille est visible sur la sixième photo de la review.

La gearbox ainsi pivotée, on a alors accès à la vis retenant le spring guide. Mais il y a un hic : la goupille gêne, il faut donc l'enlever, ce qui n'est pas une mince affaire : on glisse une cale dans la gorge pour pouvoir la reculer sans que le pivot pin ne s'enclenche. Et là, victoire, on peut changer le ressort. Un rapide regard dans le trou au cul de la gearbox, qui ne sent pas le caca mais la graisse, confirme ce qui est visible sur l'éclaté : piston plastique blanc, dents métal, tête de piston et spring guide sans roulement.

On insert un ressort à la puissance moins abusive dans la gearbox, puis on remonte en suivant le chemin inverse. Le verdict plus tard, au chrony.

La trigger électronique a l'air sensible aux courts circuits : en changeant le mini Tamiya par du T-dean, j'ai eu la bonne idée de la monter à l'envers. A peine la batterie branchée, le moteur s'est mis a tourner, la trigger a sauté. Fumée, odeur de circuit cramée. Stress. La cosse remontée à l'endroit, la réplique repart. Ouf. Il y a donc un truc qui a pris un coup de chaud. Disjoncteur thermique, programmateur pour le burst, autre ? Comme je n'ai pas l'intention d'acheter le boitier, ça sera la surprise quand je démonterai la box.

Edit :Pour extraire la gearbox, une fois qu'on a réalisé tout ces étapes, il suffit d’ôter la goupille retenant le bolt catch et le mag catch. On avance un peu le hopup, et on peut alors extraire la gearbox en la levant par l'arrière.

Le moteur est noir, avec un cul en plastique rouge, type court, sans marquage. Les aimants ne sont pas bien fort, ce qui me f ait pencher pour de la ferrite. Il remonte sans difficulté le ressort d'origine avec une 7,4V, mais s'exprime beaucoup mieux avec un ressort plus souple.

Je ne vais revenir sur le hopup, évoqué dans la partie précédente, si ce n'est pour rajouter qu'il est en plastique noir. Pour démonter l'ensemble hopup-canon, il faudra extraire la gearbox, puis retirer le tout par l'arrière. Le canon est en laiton, d'une longueur de 401mm, et affleure la sortie de canon. Sans trop me mouiller, je dirais du 6 mm et des bananes. C'est un canon d'aeg classique, et pourra être remplacer sans problème.

Retours d'expérience et discussion sur les points rouges pour AK47

Une discussion sur un forum a porté sur le choix d'un point rouge pour AK47 de 11 pouces. Les participants ont partagé leurs expériences et leurs conseils sur différents aspects, tels que le type de montage, la taille du point rouge, le type de viseur (holographique ou tubulaire) et les marques recommandées.

  • Montage : Certains utilisateurs ont déconseillé le montage sur le capot en raison du jeu potentiel et de la perte de zérotage lors du démontage. Ils ont suggéré d'utiliser un rail latéral ou un montage déporté sur le garde-main. Cependant, d'autres ont affirmé que leur capot Fab Defense ne bougeait pas et conservait le réglage du point rouge même après démontage.
  • Taille du point rouge : Il a été mentionné que plus le point rouge est petit (1 MOA, 2 MOA, etc.), plus il est précis en cible. Il a été conseillé de choisir un point rouge de 1 MOA ou 2 MOA pour une utilisation jusqu'à 100 mètres.
  • Type de viseur : La discussion a également porté sur le choix entre un viseur holographique (par exemple, EOTech) et un viseur point rouge tubulaire (par exemple, Aimpoint). Les viseurs holographiques offrent une vision panoramique sans effet tunnel, mais certains utilisateurs perçoivent le point rouge comme "cristallisé" ou "déformé". Les viseurs tubulaires, quant à eux, présentent un léger effet tunnel mais offrent un point rouge net pour tous les utilisateurs.
  • Marques recommandées : Plusieurs marques ont été mentionnées, telles que Bushnell, EOTech, Aimpoint, Holosun et NPZ. Certains utilisateurs ont souligné qu'il n'était pas nécessaire d'investir dans un point rouge trop cher pour un AK47, car d'excellents résultats peuvent être obtenus avec des modèles moins coûteux.

Un utilisateur a partagé son expérience avec un capot Fab Defense et un point rouge Bushnell TRS 25, se disant très satisfait des résultats obtenus à 100 mètres avec des munitions surplus. Un autre utilisateur a mentionné l'utilisation d'un EOTech 512 jusqu'à 200 mètres avec un magnifier G33, sans rencontrer de problèmes.

Tableau comparatif des viseurs point rouge mentionnés

Marque Modèle Type de viseur Taille du point rouge (MOA) Avantages Inconvénients
Bushnell TRS 25 Tubulaire 3 Costaud, excellent rapport qualité/prix -
EOTech 512 Holographique 1 (point central) / 68 (cercle) Vision panoramique, réticule polyvalente Certains utilisateurs perçoivent le point rouge comme "cristallisé"
Aimpoint Micro H2 Tubulaire 2 Point rouge net Effet tunnel
Holosun - - - - -
NPZ PKU-2 - - Rapport qualité/prix imbattable, qualité militaire éprouvée Poids, esthétique, plage optique

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