Avec le numérique, la photographie est devenue un outil essentiel pour le diagnostic, la mise en place et le suivi des traitements dentaires. L’objectif de cet article est de transmettre aux praticiens les clés nécessaires à une prise en main sereine du matériel photographique à travers la description de l’équipement de base, ses paramètres et la bonne manière de s’en servir.
La photographie dentaire a un atout de taille : c’est un outil non invasif. Au même titre que les modèles d’études, les examens cliniques et radiologiques, les prises de vues du visage, du sourire de face et des vues occlusales maxillaire et mandibulaire font partie des outils de diagnostic. Toutes les disciplines de la dentisterie sont concernées. En ce qui concerne l’orthodontie, la photo est aujourd’hui quasiment incontournable, elle contribue au bilan initial avec des séries de vues faciales et intrabuccales protocolisées.
La photographie dentaire contribue également à établir des plans de traitement précis pour les reconstructions prothétiques, optimise la communication avec les prothésistes et participe à la bonne conduite du traitement. « Il m’arrive régulièrement d’étudier mes clichés à distance des soins. Par exemple, on peut relever un défaut de polissage du joint d’une prothèse collée et intervenir à la prochaine séance, poursuit Valentin Garyga. En cela, c’est un outil d’autoévaluation qui m’inscrit dans une dynamique permanente de progression.
La photographie est un moyen pédagogique efficace pour aider le patient à comprendre des notions d’anatomie, de physiologie et l’apparition de pathologies. Montrer une image de carie ou de plaque bactérienne est souvent bien plus explicite que de longs discours ! « La photographie constitue une base de discussion, confirme le chirurgien-dentiste. Récemment, cela m’a permis d’exposer simultanément à un patient et à mon prothésiste plusieurs plans de traitement. J’étais à mon bureau devant l’ordinateur, le patient regardait l’écran face au fauteuil et le prothésiste voyait les mêmes images à distance. Nous avons eu une discussion à trois qui a permis de préciser la conduite à tenir.
Un appareil photo est composé d’un boîtier et d’un objectif.
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La photographie dentaire a ceci de particulier qu’elle nécessite des prises de vues en gros plan et donc un équipement pour faire de la macrophotographie. En plus d’un boîtier et d’un objectif spécifiques, vous aurez besoin de différents accessoires.
Les flashs macro sont de deux types:
Force est de constater que vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser les smartphones, et à estimer leurs clichés satisfaisants. Toutefois les appareils numériques reflex restent la référence pour un usage professionnel en dentisterie. Ils permettent de contrôler tous les paramètres de prise de vue : ouverture du diaphragme, vitesse d’obturation et sensibilité ISO. Ils produisent des clichés de grande qualité mais demandent un apprentissage préalable. Leur inconvénient majeur est leur poids. Des appareils dits hybrides sont arrivés sur le marché. Beaucoup plus légers en raison de l’absence de miroir entre l’objectif et le capteur, ils donnent des résultats de qualité.
Le praticien désirant se mettre à la photographie à son cabinet se retrouve confronté à une vaste gamme de matériel. Le choix se fera entre deux types de boîtier, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients:
Les photographies font partie du dossier médical de vos patients et, à ce titre, constituent des éléments d’appréciation qui ont une valeur juridique et médico-légale en cas de litiges. Toutefois, la pratique de la photographie dentaire est encadrée. Selon l’article R.4127- 73 du Code de la santé publique, « Le médecin doit protéger contre toute indiscrétion les documents concernant les personnes qu’il a soignées ou examinées, quels que soient le contenu et le support de ces documents. »
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La CNIL (1) recommande des précautions pour sécuriser les don- nées informatiques stockées au cabinet (cryptage, usage de mot de passe individuel, usage d’antivirus et sauvegardes régulières). Enfin, le droit à l’image permet à toute personne de s’opposer à la capture, à la reproduction et à la diffusion de son image sans son autorisation. En outre, les patients doivent être informés qu’ils peuvent retirer leur consentement à tout moment sur simple demande. Le législateur ne plaisante pas ! Le non-respect de cette obligation expose à un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
Dans la mesure où ils ne s’y opposent pas, on peut considérer que le consentement est présumé. Pour autant, on ne pour- ra que vous encourager à demander formellement aux personnes que vous photographiez leur accord. Adaptez vos logiciels métier avec une question sur le consentement dans le questionnaire médical, par exemple : « Je suis d’accord à ce que ces photos soient utilisées à des fins de publications scientifiques ou d’enseignement, dans la mesure où elles sont anonymisées. » Car si la photographie numérique enrichit les dossiers de vos patients, elle est aussi une source d’informations utiles à des actions de formation, des conférences ou des publications.
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