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Les fusils anciens à poudre noire représentent bien plus que de simples armes à feu ; ils incarnent une époque révolue, témoignant de l'évolution technologique et des bouleversements sociaux qui ont façonné notre monde. Du champ de bataille aux mains des collectionneurs, ces objets historiques continuent de susciter la fascination et l'intérêt.

Premiers usages de la poudre noire

L’artillerie aborde un tournant capital : la poudre noire va remplacer, dans le combat, le bras de l’homme par la puissance incomparable d’une chimie de combustion maîtrisée par l’homme. L’invention de la curieuse poudre n’a pu être que naturelle et sur les lieux où l’on a découvert le salpêtre et ses propriétés du salpêtre. Ce qui ne pouvait être fait ni en France, ni dans aucun autre pays européen, mais plus probablement dans certaines contrées chaudes, dans des vallées depuis longtemps occupées dont le sol est saturé de déchets organiques. La saison des pluies provoque, sous terre, avec la chaleur, de fortes fermentations.

Lorsque la saison sèche arrive, les eaux chargées de produits en dissolution, provenant de cette fermentation, remontent par capillarité jusqu’à la surface du sol. A l’air sec, ces eaux s’évaporent et déposent les sels dissous, parmi lesquels le salpêtre. La surface du sol se couvre alors d’efflorescences salines qui forment une nappe blanche rappelant la neige, ou le givre. Puis le hasard faisant bien les choses, on peut imaginer qu’un jour quelqu’un ait eu l’idée d’en jeter au feu et ait la surprise de provoquer une étonnante incandescence. Il ne pouvait que recommencer... Des résidus de salpêtre ont du se mélanger , au bord de l’âtre, avec du charbon de bois réduit en poudre et ce mélange improvisé, remis au feu, a provoqué un premier feu d’artifice.

Dans une autre étape, le salpêtre a dû être associé à d’autres produits naturels comme la résine, l’huile de naphte ou le soufre. Les Chinois affirment pouvoir démontrer qu’ils connaissaient cette poudre plus de mille ans avant Jésus-Christ et qu’ils l’utilisaient pour la guerre. C’est très probable. Il semble bien que ce produit soit arrivé en Europe au VIIè siècle. On appelle ces nouvelles armes incendiaires les feux grégeois. Selon les idées de l’époque, ces moyens pouvaient être considérés comme déloyaux, du moins entre chrétiens. C’est peut-être pour cela qu’on ne trouve pas de traces de leur emploi, sauf en 1193, quand Philippe-Auguste fit incendier des vaisseaux anglais dans le port de Dieppe.

Les feux grégeois

Callinique, l’architecte (ingénieur) d’Héliopolis, aurait fait connaître à l’empereur Constantin Pogonate le secret de tels produits à base d’huile de naphte (donc sinon liquides du moins pâteux), dont le secret était dans le salpêtre. En fixant ce tube à l’extrémité d’un long bâton on réalise un véritable lance-flammes qui terrorise l’ennemi sur lequel on dirige le jet de feu. Très tôt, les Chinois ont connu cette « lance à feu » (huo çang). Au Moyen Age, en France, cette arme qui pouvait remplacer le bâton à fer (la pique), fut appelée bâton à feu. Vers la moitié du XVIème siècle on trouve encore de ces lances à feux, avec la manière de les confectionner et de s’en servir : « un tube de bois (1 mètre) lié de cordelette et mis au bout d’un bâton de 2 ou 3 mètres, chargé alternativement de poudre et de petits paquets de poudre riche en salpêtre et huile de pétrole, le tout couvert d’une toile garnie de poix à enlever au moment d’allumer ». Ensuite on précise son emploi.

Les fusées

Avec une lance à feu ou tout autre objet analogue, les Chinois avaient tout naturellement constaté l’action des gaz qui fusent d’un récipient mi-clos dans lequel de la poudre brûle. Un tel engin est soumis à une force de réaction qui le pousse dans le sens opposé à la direction dans laquelle les gaz s’échappent. Il en résulte que, posé (ou lâché) par terre, cet objet s’agite en voltes rapides tout en jetant du feu. La force de réaction des gaz peut même être suffisante pour entraîner cet engin dans les airs. Les Chinois ont, depuis très longtemps, utilisé les fusées pour leurs réjouissances, et aussi comme engins de guerre.

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En l’an 969, une recette chinoise pour les fusées de feu d’artifice recommandait, pour la confection du corps en papier de ces fusées, de mettre du sel marin dans la colle dont ce papier était enduit, de telle sorte que, si ce papier prenait feu pendant la combustion de la poudre, il s’éteignait dès que cette poudre avait fini de brûler. Avec cette précaution, ces fusées de feu d’artifice ne pouvaient pas provoquer des incendies. Au IXè siècle, on signalait les « feux volants » incendiaires composés de tubes en papier dans lesquels fusait une poudre composée de six parties de salpêtre pour deux de soufres et deux de charbon. Un jour vint, par exemple, où l’on constata que la réaction était plus forte, et aussi plus progressive, si l’on creusait, dans cette poudre tassée, un trou mince et profond, l’âme (tuyau) , dans l’axe du roseau.

Un tel engin pouvait aller de lui-même dans une ville assiégée (un tel objectif ne demandait aucune précision), menaçant par le choc et, plus encore, par la flamme qui fusait encore s’il n’était pas éteint au moment de la chute.

Les bouches à feu

Lorsqu’elles ne posaient pas des problèmes de transport, ce qui était le cas dans la Marine, les lances à feu que l’on vient de décrire pouvaient prendre de grandes dimensions. La « poudre » bien tassée dans un gros tube en bronze fermé à l’arrière, préparait l’abordage en lançant un puissant jet de flammes vers le bateau attaqué. Les écrivains byzantins décrivaient ces « tubes en bronze placés sur la proue de chaque navire », chargés en feu grégeois, qu’on dirigeait sur les bâtiments ennemis. On donnait à l’extrémité ouverte de ce tube une forme effrayante de tête de gargouille qui, par une bouche largement ouverte, crachait le feu. D’où le nom de « bouche à feu » qui fut donné à ces engins dont on a des exemples dès le XIème siècle.

La force d’explosion de la poudre noire était utilisée aussi pour l’exploitation des gisements miniers. Dans ce rôle, et dans les inévitables explosions imprévues qui s’étaient produites dans un de ces mortiers où on la préparait, la poudre noire avait révélé qu’elle pouvait projeter des objets avec une violence extraordinaire. Certains ont eu le courage de dompter cette violence pour lancer des projectiles. C’est au milieu du XIIIe siècle que, en France, on a commencé à le faire. Les Chinois, qui utilisaient depuis longtemps la poudre comme incendiaire, dans les lances à feu et dans les fusées, l’utilisaient aussi dans des engins explosifs qu’ils jetaient sur l’ennemi. Vers la fin de la dynastie des Songs (1279), ces Chinois, ayant observé que leurs lances à feu projetaient parfois avec violence un paquet de poudre enflammée, avaient eu l’idée d’y glisser quelque caillou.

Mais la résistance d’un bambou, même bien ficelé, ne permet pas de penser que le caillou ainsi lancé ait pu avoir une bien grande puissance. Un manuscrit arabe découvert à la Bibliothèque de Saint-Pétersbourg par deux Français a permis de penser que, dès le XIIIe siècle, les arabes avaient imaginé divers propulseurs (medfaa) de balles ou flèches. Un de ces « medfaa » utilisait la poudre, mais sa description permet de dire qu’il n’était pas autre chose qu’un objet d’expérience, une sorte de jouet, qu’à cette époque Roger Bacon qualifiait les engins à poudre de « jeux d’enfants ». D’ailleurs, leurs récits montrent que, pour faire leur poudre, les Arabes se contentaient de remuer, sans le piler, le mélange de salpêtre, soufre et charbon. Or la poudre qui n’a pas été fortement triturée ne détonne pas ; elle fuse. La poudre arabe était donc bonne pour une lance à feu, une fusée ou un jouet ; elle n’était pas suffisante pour lancer des projectiles dangereux. De la fin du XIVe siècle au début du XVIe, l’artillerie à feu se substituera peu à peu à la vieille artillerie, celle des catapultes, des trébuchets, des balistes et des arbalètes. Mais pendant longtemps les deux systèmes cohabiteront, notamment en France.

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L'histoire des armes à poudre noire est intrinsèquement liée à la découverte et à la diffusion de la poudre noire elle-même. Cette substance explosive, composée d'un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon de bois, a révolutionné l'art de la guerre et a marqué un tournant décisif dans l'histoire de l'humanité.

L'Invention Chinoise : Un Accident Alchimique

L'invention de la poudre noire remonte au IXe siècle en Chine, sous la dynastie Tang. Ironiquement, cette découverte est le fruit de recherches alchimiques visant à créer une potion d'immortalité. Au lieu de cela, les alchimistes chinois ont mis au point un mélange explosif capable de créer une déflagration ardente. Les trois ingrédients principaux de la poudre à canon étaient le salpêtre, le soufre et le charbon de bois. En mélangeant d'autres ingrédients mineurs, les inventeurs chinois ont créé une foule d'armes uniques, allant du terrifiant "nid d'abeilles" (une batterie d'artillerie qui lançait des dizaines de flèches à la fois) aux fusées propulsées par la poudre à canon et aux explosifs portatifs.

La Diffusion de la Poudre Noire : La Route de la Soie et les Invasions Mongoles

La technologie de la poudre noire s'est ensuite propagée vers l'ouest, le long de la Route de la Soie, influençant le développement des armées en Eurasie. Au XIIIe siècle, des recettes de poudre à canon ont été publiées en Europe. Les Chinois n'avaient pas l'intention de répandre le secret de la poudre à canon ; dès 1076 de notre ère, le commerce du salpêtre en dehors de la Chine a été interdit. Cependant, grâce aux Mongols, des recettes de poudre à canon ont été publiées en Europe à la fin du 13e siècle. Roger Bacon a été le premier à enregistrer une formule de poudre à canon en Europe.

L'Adaptation Occidentale : Canons et Armes à Feu Portatives

Les Européens ont rapidement adopté la poudre noire à des fins militaires, développant des canons et des armes à feu portatives. Au Moyen-Orient, les Arabes travaillaient déjà d'arrache-pied à la construction du premier fusil à poudre, une arme qui allait révolutionner la guerre à jamais. Au XIVe siècle, les canons européens étaient utilisés sur les champs de bataille.

L'Évolution de la Poudre Noire : Des Variétés et des Améliorations

Au cours de l'histoire, la poudre à canon s'est développée en quatre sous-groupes : la poudre noire (la plus ancienne), la poudre brune, la poudre éclair et la poudre sans fumée. La poudre noire était principalement composée de solides (charbon de bois, salpêtre), la propulsion de la poudre à canon sans fumée était principalement constituée de gaz. La poudre à canon sans fumée, inventée au 19ème siècle, a rendu complètement obsolète l'invention de la poudre noire de la Chine du 9ème siècle.

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Chronologie de l'Évolution des Armes à Feu à Poudre Noire

L'évolution des armes à feu à poudre noire est un processus continu d'innovation et d'adaptation, qui s'étend sur plusieurs siècles.

Les Premiers Pas : Canons et Bombardes

Les premiers canons étaient rudimentaires, constitués de tubes de métal fixés sur des supports en bois. En France, le système d’arme à poudre noire connaîtra son baptême du feu en 1324 avec l’utilisation de la bombarde (prédécesseur du canon). Certes rudimentaire (le tube est monté sur des cales en bois, ce qui complique la visée), ce type d’arme procure un avantage non négligeable, notamment avec son effet psychologique. Ces armes étaient lentes à charger et peu précises, mais leur puissance de feu était dévastatrice pour l'époque.

L'Arquebuse : L'Ancêtre des Armes Portatives

L'arquebuse, apparue au XVe siècle, est considérée comme l'ancêtre des armes à feu portatives. Au fur et à mesure du Moyen-Âge, les bombardes, les canons ont eu des déclinaisons de plus en plus petites jusqu'à devenir des armes portables individuelles. Cette nouvelle ère des armes débute avec l’arquebuse. Malgré son caractère novateur et son impact psychologique, l’arme en elle-même souffre d’un manque de puissance (contrairement aux idées reçues, une balle d’arquebuse ne perçait pas nécessairement une armure). C'est une arme à feu, à fût de bois, véritable ancêtre des carabines, mousquets et fusils, que l’on tient sous l’aisselle ou que l’on commence à épauler. La mise à feu est faite par un « serpentin » en fer fixé sur le côté du fût et tenant une mèche.

La Platine à Rouet et à Silex : Des Avancées Cruciales

L'invention de la platine à rouet au début du XVIe siècle, puis de la platine à silex au XVIIe siècle, a permis d'améliorer considérablement la fiabilité et la facilité d'utilisation des armes à feu. Si initialement, les armes à feu s’enclenchent via une mèche, l’arrivée de la platine à silex enterrera cet ancien système de mise à feu. Ni plus ni moins qu’un système de briquet à silex, les fusils utilisant ce système possède de nombreux avantages : une arme plus légère (car moins d’éléments), un système plus compact et plus résistant à des conditions climatiques plus rudes (notamment les temps humides).

Le Mousquet : Une Arme d'Infanterie Dominante

Le mousquet, une version plus lourde et plus puissante de l'arquebuse, est devenu l'arme d'infanterie standard pendant plusieurs siècles. Le mousquet peut être interprété comme le « lanceur de mouche ). L’expression « prendre la mouche , qui exprime la colère, viendrait du fait de recevoir des mouches (balles) ce qui n’est guère plaisant. Pour des raisons de vitesse et de facilité de rechargement, le canon resta lisse, et la balle inférieure d’un à deux mm environ au calibre de ce dernier. Cette balle était enveloppée d’un « canepin , pièce de tissu graissé au suif, pour la caler dans le canon. Le nom canepin sera déformé en « calepin » à partir du 17è siècle.

Le Pistolet : Une Arme de Poing Polyvalente

Le pistolet, une arme de poing plus courte et plus maniable, a été développé au XVIe siècle. Vers 1520 Apparition d’une forme très réduite de l’arquebuse à rouet, le pistolet. Le pistolet, arme tenue à la main, est rendu possible grâce à la platine à rouet, qui permet de le porter dans des fontes fixées à l’avant de la selle du cheval, et prêt à faire feu.

La Platine à Percussion : Une Révolution au XIXe Siècle

L'invention de la platine à percussion au début du XIXe siècle a marqué une nouvelle étape dans l'évolution des armes à feu. Durant le XIXème siècle, un nouveau système de mise à feu a vu le jour : le système à percussion (marteau frappant l’arrière de la munition). Comblant les lacunes de la platine à silex, le système à percussion va également modifier les standards des armes à feu ; là où le système à silex fonctionnait avec des cartouches en papier, le nouveau mode de mise à feu fonctionne uniquement avec des cartouches en laiton.

L'Âge d'Or des Armes à Poudre Noire : Le Far West et la Guerre de Sécession

Le XIXe siècle a été l'âge d'or des armes à poudre noire, avec le développement de modèles emblématiques tels que le revolver Colt et le fusil Sharps. L’arme ancienne du Far West / Western à poudre noire du 19éme siècle est l’objet qui symbolise le plus la conquête et la construction des Etats-Unis et son esprit aventureux de ces épopées. On trouvera ainsi des modèles de revolvers de collection ou armes longues carabines finement gravées à la main ou avec l’utilisation de matériaux nobles tels que l’ivoire, la nacre, l’argent quand ce n’était pas de l’or.

Le Marché des Répliques : Une Plongée dans le Passé

Le marché des répliques d'armes à poudre noire est florissant, offrant aux amateurs la possibilité de posséder et d'utiliser des reproductions fidèles de modèles historiques. Le monde des armes à poudre noire est un domaine à part au sein du tir sportif. D’abord parce que ces répliques historiques et leurs consommables sont en vente libre, ce qui permet à chacun de s’y intéresser, sans qu’il soit besoin de détenir une licence de tir sportif ou un permis de chasse en cours de validité. Aujourd’hui, de nombreux fabricants d’armes proposent des répliques à poudre noire à leur catalogue.

Le Tir Sportif à la Poudre Noire : Un Défi Technique

Le tir sportif à la poudre noire est une discipline exigeante qui requiert une connaissance approfondie des armes et des techniques de chargement. Choisir une arme à poudre noire, c’est faire un pas vers l’histoire, l’artisanat et une pratique du tir pleine de sens. Le chargement d'une arme à poudre noire est une opération manuelle, précise et rituelle. Lors du tir, l’amorce s’enflamme sous l’impact du chien.

La Législation Française : Un Cadre Spécifique

En France, les armes à poudre noire sont soumises à une législation spécifique, qui les classe généralement en catégorie D. En France, les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions. La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées). En France, la collection d’armes à poudre noire est autorisée sans déclaration pour les modèles en catégorie D.

Un majeur peut donc se procurer un revolver à poudre noire, sur simple présentation d'une pièce d'identité. Sur les sites de différentes armureries, on trouve des exemplaires coûtant entre 200 et 400 euros. Parfois ce sont des packs "prêts à tirer" comprenant le nécessaire pour assembler des munitions, notamment la poudre explosive.

Une personne condamnée par la justice, interdite de détention d'arme, peut en théorie acquérir très facilement un pistolet à poudre noire. "En revanche, le port et le transport d'une arme de catégorie D sont interdits par la loi sans motif légitime", précise le commissaire général Thierry Ourgaud. L'appréciation de la légitimité du motif fourni par le propriétaire de l'arme se fait "au cas par cas" par les forces de l'ordre en cas de contrôle.

En résumé, l’arme reste en vente libre, mais l’acquisition de munitions ne l’est plus. Pour être plus précis, dans ce cas particulier, l’arme a été utilisée avec des cartouches modernes destinées à l’origine à un pistolet semi-automatique.

L’article 1er vise à créer un fichier qui permettra de recenser les détenteurs d’armes à feu à poudre noire de catégorie D sur le sol français, et ainsi de combler la faille juridique qui permet aujourd’hui de pouvoir acheter légalement une arme à feu sans aucune restriction ni suivi.

L’article 2 vise à instaurer un délai entre la conclusion d’une transaction concernant une arme à feu à poudre noire de catégorie D et la remise de cette arme à son acquéreur. Ce délai vise à éviter la commission d’une infraction à la suite d’un achat compulsif. Cet article est emprunté au mode de fonctionnement de la remise des armes aux États-Unis.

L’article 3 prévoit une disposition transitoire pour permettre aux personnes ayant acheté, trouvé ou hérité d’une ou plusieurs armes à poudre noire de catégorie D avant l’entrée en vigueur de la présente loi, de se mettre en conformité avec la nouvelle législation.

Les dispositions de l’article 4 assurent la recevabilité financière de la proposition de loi. En résumé, l’engagement financier que va nécessiter ce projet de loi doit être compensé par de nouveaux revenus à percevoir par l’état. Il est donc prévu que de nouvelles taxes sur le tabac compensent l’investissement gigantesque que nécessiterait l’application de ce projet de loi.

Sécurité et Précautions d'Usage

Il est essentiel de respecter les règles de sécurité lors de la manipulation et du stockage des armes à poudre noire et de leurs munitions. Même si une arme à poudre noire est en vente libre, sa possession implique des responsabilités, surtout en matière de stockage à domicile. La poudre noire est inflammable, elle doit être stockée dans un récipient sécurisé et à l’abri de l’humidité et de la chaleur. Non recommandé de tirer dans son jardin avec une arme à poudre noire. Le tir à domicile est soumis à des règles strictes. Uniquement avec un permis de chasse valable et selon les espèces autorisées, il est possible de chasser avec une arme à poudre noire. Il est possible de fabriquer ses propres munitions en achetant séparément poudre noire, balles et amorces, puis les assembler avec soin.

Collectionner les Armes à Poudre Noire : Un Voyage dans le Temps

Collectionner les armes à poudre noire est une passion enrichissante qui permet de se connecter avec l'histoire et de préserver le patrimoine. Collectionner une arme à poudre noire, c’est posséder une pièce d’histoire. Ces répliques sont souvent fabriquées en Italie avec un haut niveau de finition.

Armes de Collection vs. Répliques : Faire le Bon Choix

Il est important de distinguer les armes de collection authentiques des répliques modernes. Les armes de collections sont de véritables pièces d'Histoire, elles datent toutes pour la plupart du 19ième siècle ainsi que du début du 20ième siècle. Ce sont des armes qui ont été plus ou moins utilisées, plus ou moins bien conservées et qui sont donc en plus ou moins bon état de fonctionnement. Si à cela vous ajoutez des aciers d'époque qui ont des qualités très variables, il est clairement déconseillé d'utiliser une arme de collection de façon intensive sur un pas de tir. Une arme à poudre noire est une reproduction fidèle d’un modèle ancien, utilisé entre les XVIe et XIXe siècles. Chaque modèle évoque une époque différente.

✅ Les collectionneurs qui souhaitent posséder un objet historique et fonctionnel.

✅ Les tireurs sportifs qui recherchent un défi technique.

Ces répliques sont souvent fabriquées en Italie avec un haut niveau de finition.

L'Arme à Poudre Noire du Far West : Un Symbole de la Conquête de l'Ouest

L’arme ancienne du Far West / Western à poudre noire du 19éme siècle est l’objet qui symbolise le plus la conquête et la construction des Etats-Unis et son esprit aventureux de ces épopées. On trouvera ainsi des modèles de revolvers de collection ou armes longues carabines finement gravées à la main ou avec l’utilisation de matériaux nobles tels que l’ivoire, la nacre, l’argent quand ce n’était pas de l’or.

Le Pistolet de Napoléon Ier : Un Objet de Prestige

Le pistolet français double canon 1806 de Denix est une réplique aussi impressionnante qu’élégante. Ce pistolet exceptionnel à deux canons, conçu à Saint-Étienne en 1806 par le célèbre armurier Nicolas-Noël Boutet, est l’un des rares modèles commandés personnellement par l’empereur Napoléon Ier.

Tableau Récapitulatif des Éléments Clés

Aspect Description
Origine de la poudre noire Chine, IXe siècle
Composition de la poudre noire Salpêtre, soufre et charbon de bois
Diffusion en Europe Via la Route de la Soie et les invasions mongoles
Types d'armes à poudre noire Canons, arquebuses, mousquets, pistolets, revolvers
Législation en France Catégorie D (acquisition libre pour les répliques antérieures à 1900)
Utilisations modernes Tir sportif, collection, reconstitution historique

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