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Versailles, ville d'histoire et de gastronomie, abrite des boucheries qui perpétuent un savoir-faire ancestral. Ces établissements proposent une variété de viandes de qualité, avec une attention particulière portée au gibier, reflet d'une tradition culinaire riche et diversifiée.

Les Boucheries Renommées de Versailles

Plusieurs boucheries à Versailles se distinguent par leur excellence et leur engagement envers la qualité. Voici quelques exemples :

  • Boucherie Lombert: Récompensée par le prix de l'Agneau d'Or, elle est réputée pour sa sélection rigoureuse de viandes et ses préparations maison.
  • Boucherie des Carrés: Elle se distingue par son engagement envers le bien-être animal et propose des viandes traçables de haute qualité.
  • Boucherie Royale: Synonyme d'élégance et de tradition, elle offre une sélection de viandes soigneusement choisies et une charcuterie fine.
  • Boucherie Foch: Réputée pour ses viandes d'exception, notamment le bœuf Wagyu, le veau élevé sous la mère et l'agneau de l'Aveyron.
  • Boucherie Gaudin: Une référence pour les amateurs de viandes de haute qualité, sélectionnées avec soin et respectant des critères stricts de traçabilité.
  • Boucherie Bougeard: Alliant tradition et modernité, elle propose une vaste gamme de charcuteries, de produits fins et de services traiteur.
  • Boucherie des Chantiers: Elle se démarque par son concept moderne de boucherie-restaurant halal, proposant une sélection de viandes halal de qualité supérieure et des plats du jour faits maison.
  • Boucherie Économique: Elle offre des viandes de qualité à des prix abordables, sans compromis sur la fraîcheur ni le goût.
  • Matignon - Charcuterie Traiteur: Plus qu'une simple boucherie, ce traiteur propose une variété de plats à emporter, préparés avec des ingrédients de première qualité.
  • Gentelet et Cie: Depuis 1929, la Maison Gentelet perpétue la tradition bouchère avec passion, offrant des viandes fines, une épicerie soigneusement sélectionnée et un service familial chaleureux.
  • Sephaire Claude: La charcuterie Sephaire Claude est réputée pour sa charcuterie fine et ses produits de qualité, avec un savoir-faire transmis de génération en génération.
  • Derache Traiteur: Derache Traiteur allie tradition bouchère et services traiteur, idéal pour vos événements ou simplement pour déguster un plat savoureux à la maison.

Le Gibier à Versailles: Une Tradition Royale

Le gibier occupe une place de choix dans la gastronomie versaillaise. La cour royale, soucieuse de la qualité de son approvisionnement, mettait en place des systèmes complexes pour garantir la présence de gibier frais et varié sur ses tables.

L’importance du don et de l’autoconsommation dans la culture alimentaire ne se dément pas dans le cadre intime avec les soupers de Choisy dont les menus signalent toujours les volailles et les autres viandes apportées par les convives.

La valeur gustative de certaines denrées carnées est désormais préférée au prestige symbolique d’autres viandes - les volailles à la chair fine et grasse davantage que le gibier à plume ou la venaison et, dans cette dernière catégorie, le délicat chevreuil plutôt que le cerf royal.

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Le gibier abattu lors des chasses du roi, dont le contrôleur ordinaire de la Maison-Bouche tient un registre afin d’en rendre compte chaque semaine au Bureau, complète les livraisons quotidiennes des pourvoyeurs.

Par « chasse », il convient d’entendre « tir », bien que l’usage consistant à recueillir les petits des animaux forcés par les équipages royaux, avant de les faire engraisser à la Ménagerie de Versailles ou sur les terrasses des Petits Appartements, garantisse la présence de venaison sur les tables de Louis XV.

Plus généralement, la venaison présentée au roi est issue des toiles de chasse. Occasionnellement, lorsqu’ils tendent les toiles, les veneurs de l’équipage royal gratifient aussi certains courtisans, comme les ducs de Luynes et de Chevreuse, de plusieurs daims ou sangliers.

L’essentiel du gibier à plume et à poil présenté sur la table du souverain provient du Grand Parc de Versailles et des capitaineries où un jour est réservé pour y tirer dans ce but (le samedi, par exemple, dans la varenne des Tuileries).

L'Approvisionnement en Viandes et Poissons de la Cour Royale

Le ravitaillement carné des tables royales suppose de recourir à des pourvoyeurs spécialisés mais mobilise aussi d’autres types de circuits.

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La pourvoirie permet de fixer à l’avance le prix des denrées en contractant un marché devant notaire afin de prévenir l’indélicatesse des serviteurs.

Ce mode de ravitaillement n’est pas propre à Versailles puisque toutes les grandes demeures y recourent. Toutefois, l’approvisionnement carné de la cour confère à ce système une ampleur et une complexité particulières.

Il appartient au personnel administratif de la Maison-Bouche, réuni au sein du Bureau du roi, d’en régler les modalités, en se réunissant deux fois par semaine pour arrêter les rôles des dépenses et, le samedi, pour passer commande auprès du pourvoyeur, après avoir fixé les menus pour la semaine à venir.

Surtout, le Bureau du roi procède tous les six ans aux appels d’offres pour l’adjudication des quatre marchés de la Maison du souverain, dont celui des viandes, volailles et poissons.

De plus petits marchés, établis pour deux à trois ans seulement et dont l’adjudication est confiée au bailli de Versailles, permettent de répondre aux besoins du personnel du château.

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Concernant le principal marché des viandes et poissons, le bénéficiaire doit avancer au roi quelque trois cent trente-six mille livres et en attendre le remboursement cinq à six ans. Un tel fonctionnement exclut le tout-venant des commerçants parisiens et favorise les manieurs d’argent, qui bénéficient de relais auprès de la grande marchandise parisienne et d’alliances auprès des notaires, ces derniers formant le milieu d’origine des trésoriers de la cour.

Après qu’il a reçu la commande du Bureau du roi, il incombe au pourvoyeur de se fournir sur les marchés parisiens.

La recette de la volaille et du gibier se tient à cinq heures du matin en été et à sept heures en hiver. Le contrôleur ordinaire, lui aussi présent à la recette du poisson et de la viande, s’assure à l’Office de la Bouche que toutes les pièces contenues dans le menu sont employées.

La pourvoirie représente évidemment un coût énorme. En 1750, la dépense pour la viande et le poisson de la seule table du roi représente cinq cent mille livres.

Certaines années, les fournitures du pourvoyeur pour la table de Mesdames s’élèvent à presque trois cent trente-cinq livres tournois à chaque service, somme totale pour deux cent vingt livres de viande de boucherie (soit près de cent huit kilos), auxquelles s’ajoutent quarante-neuf volailles diverses et trente-quatre pièces de gibier, sans compter les œufs et le lard.

Le gibier est donc une composante essentielle de l'histoire culinaire de Versailles, témoignant d'un savoir-faire et d'une tradition qui perdurent encore aujourd'hui.

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