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Cet article s'applique aux FASS57, dans leur calibre d'origine, à savoir le 7.5 x 55 Suisse. Si vous avez un autre calibre, cela peut s'appliquer...ou pas...à vous de voir...et de tester.

La question des douilles marquées

La question qui arrive généralement par un tireur débutant au FASS57 (ce qui veut dire qu'il vient d'en acheter un, pas que c'est un gamin ignorant), ou un rechargeur du même style, de préférence sur un ton assez angoissé, ayant peur de s'être fait refiler un "coucou" (ce qui serait amusant pour une arme suisse), ou pensant qu'il va se faire exploser les munitions à la tronche.

La question c'est :

j'ai tiré avec mon FASS57, et les étuis ont une tête bizarre, est-ce que c'est normal

La réponse c'est : OUI, c'est NORMAL.

Lire aussi: Tout savoir sur le Manchon de Verrouillage du Bipied

Alors, vous voulez savoir POURQUOI cela se passe comme cela...Ok, on y va....mais on va prendre ma route pour y arrive...si cela ne vous dérange pas (et si ça vous dérange....sorry et appuyez sur les touches "CTRL" et "W" en même temps pour voire une autre explication qui vous satisfera... )

Rien de tel que quelques images, hein....c'est plus parlant...

Prenons tout d'abord une munition de 7.5x55 Suisse (directement depuis sa boîte, manufacturée en 1984...ça sert à rien de préciser...mais ça fait bien... ) et une de ces choses qui se vident quand on tire un coup....je parle bien entendu de DOUILLES (comme quoi, si une lettre change....bon passons), douille donc qui à été tirée dans un Mousqueton 31 (a.k.a. K31 pour les schtaubirnes...et le reste de la planète....sauf les "welsches" que nous sommes)...et OUI, c'est important.

Histoire de savoir de quoi on parle....et aussi de vous prouver que je ne fabrique pas des pseudo preuves....les douilles (et pour les pédants experts-auto proclamés qui croyent tout savoir mais n'ont d'expérience que dans les livres des autres...donc...oui...les DOUILLES) sont marquées...et avec la date du jour en plus....c'est pour vous dire si ces informations sont "fraîches".

Ah oui...et toujours pour les "pédants experts-auto proclamés que cela pourrait déranger..." je parle de douille...parce que la définition d'une Douille c'est :Douille : Étui contenant la charge de poudre d'une cartouche d'arme à feu.

Lire aussi: Fusils-mitrailleurs : Aperçu historique

Si cette terminologie suisse, sur un forum suisse vous dérange...allez donc chercher les réponses aux questions sur le/les forum où l'on utilise à tout va le terme "étui".. .. et pendant que vous y êtes...si vous voulez y rester...on ne pleurera pas votre départ... Mais je digresse....donc...Regardez comme elles sont belles....et surtout...PAS MARQUEES...

Voila...vous avez bien vu ?

Voila une autre...sous un autre angle....

Donc, pour faire cette expérience...il faut.....un FASS57 (quelle surprise...hein...)

Prendre la cartouche de 7.5, la mettre dans le chargeur, mettre le chargeur dans l'arme, et faire un mouvement de charge...un vrai, un authentique, un viril...ben un mouvement de charge "normal", SANS raccompagner la culasse avec la main...la laisser claquer normalement.....et ensuite....eh bien....ejecter la cartouche...sans la tirer...

Lire aussi: Pistolet à verrouillage : Examen

Et on la met à côté de sa copine la douille ex K31....et on refais une photo...

Et OUI...elle n'a plus la même tête....regardez de près, la partie supérieure de la douille, en dessous du collet...cette "zolie" marque circulaire....par hasard, c'est pas "ÇA" qui vous fait flipper....cette marque ?

Vous la voyez toujours cette trace ?

Bon, sur une douille neuve...c'est pas flagrant...et si on faisait la même manip sur la douille tirée dans le K31, qui est plus oxydée et sale....donc la charger dans le FASS57, et laisser claquer la culasse...un peu plus difficile à faire parce qu'il faut commencer à introduire la douille dans la chambre à la main....mais c'est tout à fait faisable avec un minimum de dextérité...

Et on ejecte la douille....et petite photo....voilà

Et la...la trace, sur la douille tirée dans le K31 puis chambrée dans le FASS57....vous la voyez ?

Bon, voilà..alors, est-ce que cette trace est "normale"....oui...puisqu'il suffit de CHAMBRER une douille dans le FASS57 pour que cette trace apparaisse...et bien entendu...cette trace est PLUS marquée lors du tir....puisque la douille se dilate.

Ah oui, et j'ai fait l'essai avec TOUS mes FASS57 (ben oui, MES....z'imaginez quand même pas que je n'en ai qu'un seul, hein....

Histoire et évolution du Fass 57

Cette arme est due à la collaboration du colonel Rubin pour la munition et du colonel Schmidt pour l’arme. Il s’agit d’un fusil de conception originale avec une culasse coulissante rotative qui permet un tir beaucoup plus rapide qu’une culasse type Mauser à 4 mouvements.

La cartouche conçue pour cette arme, rangée dans un magasin amovible contenant 12 cartouches, est la GP 90 (GP = Gewehr Patrone : cartouche pour fusil) qui est une 7.5x53,5. Elle est dotée d’une balle cylindro-ogivale de 13.8 g, en plomb, calepinée, animée d’une vitesse initiale d’environ 600 m/s dans un canon long de 780 mm à 3 rayures au pas de 270mm.

La fragilité du système de verrouillage de l’IG 89 avec une culasse dotée de 2 tenons localisés tout à l’arrière de celle-ci n’était pas exempte de reproche : au tir l’ensemble vibrait beaucoup, ce qui nuisait à la précision.

Consciente que la balistique de sa munition GP 90 était dépassée par rapport aux évolutions des pays voisins, la commission fédérale met au point une nouvelle cartouche dotée d’un projectile bi-ogival pesant 11.3 g très aérodynamique aux performances balistiques nettement améliorées.

Pour adopter cette nouvelle munition, le fusil 89/96 est profondément modifié : nouveau canon à 4 rayures au pas de 270 mm long de 780 mm, hausse plate adaptée à la nouvelle munition étalonnée jusqu’à 2 000 m.

La culasse du fusil 89/96 est suffisamment robuste pour être conservée sur le 1896/11.

Fabriqué à 130 000 exemplaires environ, ce fusil reprend les différentes caractéristiques du fusil 1896/11. Il est doté d’un canon long de 780 mm à 4 rayures au pas de 270 mm et devient l’arme de dotation de l’armée suisse.

Aussi y avait-il nécessité d’avoir une arme guère plus encombrante que le K11 tout en étant aussi précise que le G11, et étant moins chère à fabriquer.

Développée sous la houlette du colonel Adolf Furet, directeur de la Waffenfabrik, les ingénieurs conçurent une culasse totalement nouvelle, toujours à action linéaire, plus courte que les culasses des modèles précédents et adoptant un verrouillage à 2 tenons en tête avec une cuvette de tir enveloppant le culot de la cartouche.

Le canon d’une longueur intermédiaire (65 cm) est à 4 rayures au pas de 270 mm comme ses prédécesseurs IG11/K11 et le chargeur, d’un nouveau type, contient 6 cartouches.

Si la conception mécanique conserve une certaine filiation avec celle du K 31, 3 ou 4 pièces seulement sont interchangeables avec ce dernier. Le canon est plus long, plus étoffé et muni d’un frein de bouche.

Le Sturmgewehr 57

Dans les années cinquante, l'état-major suisse émit un concours pour une arme moderne pouvant tirer en rafales et qui pourrait remplacer le mousqueton modèle 31, le fusil mitrailleur et la mitraillette.

Ce fut le modèle Fass 57 de la célèbre firme S1G (Schweizerische Industriegeselschaft) de Neuhausen am Rheinfall qui remporta le concours.

La S1G avait réussi à produire une arme dotée d'une grande puissance de feu tout en restant simple et maniable comparée au mousqueton.

En 1960, les premiers exemplaires arrivaient dans les écoles de recrues et l'année suivante le Sturmgewehr 57 entrait en service dans les unités.

Capacités du Fass 57

Le fusil d'assaut 57 est une arme se rechargeant d'elle même par l'effet du recul.

  • Munitions de 7,5 mm pour les distances jusqu'à 600 m
  • Arme antichar tirant des grenades performantes à charge creuse à fusil pour les distances jusqu'à 100 m
  • Mortier tirant des grenades d'acier à fusil et des grenades nébulogènes à fusil jusqu'à 250 m en tir à trajectoire tendue et jusqu'à 400 m en tir à trajectoire courbe
  • Combat à l'arme blanche

Quoique très longue, l'arme à un aspect classique avec une courte crosse caractéristique, un peu du type MG 34, une boite de culasse, un chargeur lisse de 24 coups et un canon démesuré muni d'une bande ventilée.

Un bipied rétractable assure la stabilité de l'arme lors du tir automatique.

A côté de la détente normale, la détente d'hiver est utilisée pour le tir avec moufles et en particulier lors d'engagements des grenades à fusil en trajectoire courbe.

Lorsque la détente d'hiver est abaissée, elle actionne la détente au moyen du tenon de détente d'hiver.

Particularités pour les citoyens soldats

Lorsque l'arrêtoir de tir en rafales est engagé du coté noir, le tir automatique est de nouveau possible.

Le dispositif de visée comprend un dioptre et un guidon qui se rabattent et un dispositif de visée pour tir nocturne adaptable.

Le dispositif de visée permet de tirer de 100 à 640 m environ.

Le chargeur contient 24 cartouches de 7,5 mm, une munition très puissante.

Un chargeur spécial de 6 cartouches propulsives pour grenades à fusil existe. Pour éviter de tragiques méprises, il est peint en blanc et doté d'un système de blocage empêchant le tir en automatique.

Fonctionnement

Lorsque l'arme est prête au tir, la culasse est fermée et verouillée.

Le ressort de fermeture pousse avec sa pointe la came conductrice de la culasse vers l'avant ; la tête de culasse et le coin de la came conductrice sont donc poussés l'un dans l'autre et le coin, avec ses surfaces de guidage, pousse de côté les deux galets de verrouillage dans les contreforts.

Dans cette situation, le chien et le levier de percussion sont tendus.

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