Les troupes françaises en provenance de Belfort ou de la vallée de Masevaux ont échoué face aux lignes allemandes.
De nombreux postes de combat pour mitrailleuse et des abris pour les troupes sont situés sur la ligne de front qui s'y est stabilisé à l'automne 1914.
À l'époque, de nombreux ouvrages ayant servi d'abris pour le personnel se trouvent à quelques kilomètres à l'arrière de la première ligne.
Ces alvéoles voutées dont les entrées sont munies de chicanes étaient probablement armées de mitrailleuses.
Un des bunkers est isolé dans la campagne, et la finition de ce bunker est très soignée.
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La première position d'artillerie rassemble sept abris, des charges propulsives, trois abris pour le personnel et deux positions de tir.
La finition de ce bunker est très soignée.
Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont donnés sans garantie.
L'accès au lieu se fait sous votre seule responsabilité.
Les aménagements prennent plusieurs formes, toutes complémentaires et communicantes.
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Contre ce talus s’appuient des postes de tir adaptés aux mitrailleuses et aux fusils, certains possèdent un parapet en béton, indispensable contre les glissements de terrain.
Les soldats circulent entre les postes de tir à l’aide d’une tranchée à redans (« à baïonnette » ou à créneaux) qui rejoint aussi les deux entrées du bâtiment, au sud, caché sous une butte de terre (l'abri bétonné).
Le bâtiment en béton forme un couloir de plus de 50 m de long, muni d’aérations sur sa façade sud.
Chaque extrémité est munie d’une entrée qui a été rebouchée par mesure de sécurité et de protection, dans l’attente d’un programme de recherche archéologique.
Au sommet, dépassent du talus trois conduits de cheminées servant à l’évacuation des fumées des poêles à bois et/ou des cuisinières.
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C’est dans cet abri que dorment les soldats, probablement sur une plate-forme en bois continue sur la longueur.
Certains abris possèdent aussi des cloisons de séparation pour les gradés.
Quelque fois, une niche dans le mur pouvait être aménagée pour déposer le paquetage individuel.
Aux quatre angles, des bornes en béton, numérotées de I à IV, permettaient de délimiter le bâtiment, probablement pour les manœuvres (la n° IV a disparu).
Un important réseau de fils de fer (certains barbelés) était installé tout autour de ce centre de résistance et sur des portions du terrain alentours à défendre.
Le "Camp retranché de Paris" est le fruit de l’accumulation des dispositifs de défense mis en place depuis le début du XIXe siècle.
Plusieurs lignes de fortifications vont ainsi être ajoutées, s’écartant progressivement du cœur de la ville.
Malgré les échecs de ces lignes de défense, dus en partie aux évolutions de l’artillerie, des traces subsistent dans les espaces peu aménagés de la région.
À l’annonce de la Première Guerre mondiale, cet ensemble est donc à nouveau renforcé par les deux gouverneurs militaires de Paris (le général Michel puis le général Gallieni).
Les forts détachés de 1874-82 constituent alors la première ligne de défense, auxquels sont associés, à l’avant, des tranchées, des batteries de canons et des Centres de résistance comme celui d’Aigremont, tous ravitaillés par des wagonnets sur rail.
Ce plan de défense est installé à 30 km de la capitale.
« On m’avait confié la garde de la ville de Paris et de son camp retranché qui embrassait la vaste et populeuse banlieue de la capitale, dont elle constituait, à vrai dire le prolongement. »
Les forêts françaises, et pas seulement celles situées à l’Est, ont fortement contribué à l’effort de guerre.
En région parisienne, l’exploitation des forêts durant les quatre années a été estimée au volume équivalent à dix ans de coupes habituelles.
Au moment où la guerre s’installe dans sa forme statique en tranchées, des problèmes d’approvisionnement contraignent l’Armée à réorganiser la gestion du bois.
Le Service archéologique des Yvelines (SADY) a mené des campagnes d’inventaire du patrimoine enfoui à l’aide de diverses méthodes.
Cette approche a été utilisée en 2008 lors de prospections, mettant en évidence la conservation de tranchées à redans dans les cultures, bien visibles à Villepreux par exemple.
À l’occasion des commémorations du Centenaire, l’Office National des Forêts a lancé des campagnes d’inventaire de toutes les installations militaires qui ont contribué au « Camp retranché de Paris » et qui pouvaient potentiellement être conservées dans les massifs forestiers de la région.
C’est ainsi qu’un partenariat a pu être noué, en 2013, entre les archéologues de l’ONF et ceux du Service archéologique départemental des Yvelines (SADY), en vue de prospecter les massifs yvelinois de Port-Royal, Versailles, Bois-d’Arcy, St. Germain, l’Hautil, les Flambertins et Marly-le-Roi.
Les zones à fort potentiel ont alors fait l’objet de prospections pédestres durant l’automne.
Malgré un couvert végétal encore très présent, la majorité des structures recherchées ont pu être localisées avec une relative précision.
Grâce à l’expérience des agents de l’ONF dans la reconnaissance des vestiges en forêt, plusieurs types de structures du CRP ont pu être identifiés, relevés au GPS et photographiés : des tranchées, des abris, des batteries d’artillerie, des centres de résistance... globalement dans un bon état de conservation.
Situé aux Tailles d’Herbelay, au bord d'un plateau, cet élément défensif contribuait à la surveillance, dès 1914, de l’avancée ennemie dans le secteur sud de la boucle de Seine (particulièrement la traversée du pont de Poissy).
Il fonctionne en paire avec un autre centre situé 600 m à l’ouest, également en forêt.
Le centre de résistance d'Aigremont est idéalement situé dans une forêt départementale, en bordure d'un chemin et fait, à présent, l'objet d'un entretien régulier des agents en charge des Espaces Naturels Sensibles du Département.
Des panneaux informatifs installés sur le site permettent d’en comprendre l’organisation générale.
Les connaissances en sont toutefois limitées en l'absence d'études poussées.
Il est difficile de se représenter les situations d’observation et de défense du secteur avec le couvert forestier actuel.
Il faut cependant avoir à l’esprit le travail important de déboisement mis en œuvre en 1914.
Les secteurs autour du Centre de résistance au nord, à l’ouest et dans une moindre mesure à l’Est, ont été dégagés sur une cinquantaine de mètres (cf. les surfaces en jaune de la carte de 1915).
Un petit bunker a été découvert, fin février 2025, sur le chantier du futur restaurant universitaire dans le quartier de Paramé, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).
« Ce n’est pas une découverte courante », commente l’historien malouin Eric Peyle.
Conçue pour accueillir un seul soldat, la construction est d’une dimension restreinte.
« Le bunker fait environ quatre mètres de long et deux mètres de large.
Enterré au ras du sol, « il servait de poste d’observation et de tir ».
Rempli de déchets datant de l’après-guerre, bouteilles et boîtes de conserve, « jusqu’au plafond », l’ouvrage a été remblayé et définitivement enterré.
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