L'archéologie funéraire en France révèle des aspects fascinants des sociétés passées, notamment à travers les sculptures de gibiers retrouvées dans les tombes. Ces découvertes offrent un aperçu des pratiques funéraires, des croyances et de l'importance des animaux dans la vie des populations anciennes.
Le champ de l’art avant l’histoire est vaste. L’art pariétal, que l’on retrouve dans les profondeurs des grottes et le plus souvent très très loin de l’entrée, et l’art rupestre qui se trouve quant à lui à l’air libre sur des roches, des abris sous roche, témoignent de la relation étroite entre l'homme et la nature dès la préhistoire.
Avant de rentrer plus en avant dans la jungle des hypothèses, il faut savoir que chaque grotte a ses particularités, ses animaux et son style. Il n’y a pas d’évolution de l’art du plus simple vers le plus compliqué (travaillé). Le préhistorien Michel Lorblanchet indique : « Cette idée de progrès dans l’art voudrait dire que les formes anciennes sont inférieures et que l’art moderne est supérieur.
La très grande majorité des hypothèses et théories pour expliquer l’art préhistorique s’applique à l’art pariétal et dans une moindre mesure à l’art rupestre. Plusieurs théories tentent d'expliquer les raisons de ces représentations animales, notamment le totémisme, la chasse magique et le chamanisme.
Dans les décors des grottes "ornées", on retrouve essentiellement des mammifères qui étaient susceptibles d'être chassés par les hommes auteurs de ces admirables dessins ou gravures. Parmi les animaux les plus représentés, on peut citer :
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Voici quelques exemples de la présence de ces animaux dans l'art pariétal et rupestre :
Au Néolithique, l’animal est central, en particulier l’animal domestiqué, qui a une histoire avec l’être humain et qui peut représenter une certaine richesse. Un troupeau de bovins, comme on le voit toujours chez les peuples pasteurs, c’est un patrimoine qui intervient dans les échanges, les dots de mariage, qui paie le prix d’une vie prise lors d’une guerre.
Les animaux sont capitaux dans tous les aspects de la vie, économique, nourricière, spirituelle. Ils pouvaient être aussi des symboles de clans.
Des découvertes archéologiques révèlent des tombes avec des dépôts d'animaux sacrifiés, témoignant de l'importance des rituels et des croyances liées aux animaux.
À Fleury-sur-Orne (Calvados), où une grande nécropole du Néolithique moyen a été fouillée, on trouve des monuments funéraires où gisent des dizaines de moutons sacrifiés accompagnant les inhumés. Là, il y a un rapport direct entre ce que va devenir le défunt, ou ce qu’il a été dans la vie et l’animal.
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Au Néolithique récent, on connaît des tombes avec des colliers composés de dents ou d’os de carnivores, renards, canidés, loups, ours. Quelque chose se passe, d’abord avec le renard, qui pourrait être lié aux enfants.
| Animal | Signification Possible | Présence Archéologique |
|---|---|---|
| Auroch | Force, puissance | Peintures rupestres, ossements dans les dépôts rituels |
| Mouton | Sacrifice, richesse | Nécropoles, monuments funéraires |
| Renard | Lien avec les enfants, symbolisme funéraire | Tombes avec colliers de dents |
| Cerf | Mythologie, culte de la nature | Peintures pariétales, gravures |
En amont de la construction d’un lotissement à Giberville, une fouille préventive avait été prescrite par la Drac Normandie. Le chantier de fouilles, qui concernait un terrain de près 4,5 hectares, vient de s’achever dans la Plaine de Caen. Parmi les découvertes figure un tumulus princier de l’âge du Bronze ancien (1 800 à 1 400 avant notre ère).
Ces découvertes archéologiques continuent d'enrichir notre compréhension des pratiques funéraires et des croyances des sociétés anciennes en France, en mettant en lumière l'importance des animaux dans leur vie quotidienne et spirituelle.
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