La chasse du grand gibier unit et rassemble, elle passionne et évolue au fil du temps. Cette chasse se décline en différents volets.
Il existe une grande diversité de modes de chasse en fonction des réglementations en vigueur. Parmi les plus populaires, on retrouve :
La battue est le mode de chasse le plus populaire. Postés et rabatteurs se retrouvent au cœur d’une parcelle avec des chiens. L’objectif est de débusquer sangliers, chevreuils, cervidés, poussés par les traqueurs et leurs chiens, afin que la ligne de postés puisse prélever les animaux au plan de chasse. Ce type de chasse représente le mode de chasse le plus répandu. Il est très ancien, il tire ces origines du temps des Gaulois. La tradition est de chasser avec des grands chiens courants. Pour le sanglier, la saison de battue s'étend du 15 août au dernier jour de février.
Le traque-affût est un mode de chasse collective au grand gibier. Elle consiste à positionner les postés à proximité des coulées de fuite des animaux, que ce soit à l’intérieur des enceintes ou à l’écart de celles-ci. Les postés sont souvent très éloignés les uns des autres, et en hauteur. Ceci permet d’autoriser le tir à 360 degrés à très courte distance. Ce mode de chasse est en plein développement.
Enfin, il y a l’approche, ainsi que l’affût. Comme cela l’indique, la première consiste à chercher un animal de la manière la plus discrète possible. Le chasseur doit avoir tous ses sens aux aguets et faire preuve d’une grande concentration. Pour l’affût, il s’agit d’être statique et discret, en attendant le gibier. Le tir à l’approche consiste à rechercher en silence sur un territoire donné, un animal afin de l’approcher et de pouvoir le tirer dans les meilleures conditions. Pour l’affût, le chasseur se dissimule au sol ou dans un mirador, en lieu qu’il sait régulièrement fréquentés par les animaux. Ces chasses se pratiquent du 1er juin pour le tir du chevreuil à l’approche et du sanglier à l’affût jusqu’au 28 février. Le tir du cerf à l’approche et/ou à l’affût est autorisé à compter du 1er septembre. La chasse à l’approche ou l’affût sont des chasses très peu stressantes pour les animaux et la nature. Seuls les chevreuils et les sangliers peuvent être chassés.
Lire aussi: Fabriquer un pistolet LEGO qui tire
Héritage également très ancien, autrefois réservée exclusivement à la noblesse, la vénerie est aujourd’hui pratiquée par tous les initiés, toujours aussi nombreux et passionnés. La vénerie est un mode de chasse typiquement français qui consiste à rembucher, attaquer, poursuivre et forcer un animal en particulier à l’aide d’une meute de chiens créancés sur l’espèce chassée. La vénerie se pratique du 15 septembre au 31 mars.
La chasse au sanglier figure parmi les pratiques les plus populaires pour les chasseurs. Qu’il s’agisse de battue, d’affût ou d’approche, le tir de cet animal demande un minimum d’entrainement.
L'action ne s'arrête pas lorsque la balle est partie. Si vous tirez, même si l'animal continue sa course, considérez qu'il peut être blessé. Une fois le signal de fin de battue donné, marquez précisément votre position et la position de l'animal au moment du tir (ce qu'on appelle l'Anschuss) : rendez-vous sur place pour chercher des indices (sang, poils...). En cas de doute, ne suivez jamais un animal potentiellement blessé seul ; prévenez le chef de battue qui pourra faire appel à un conducteur de chien de sang agréé.
La méthode dispensée par la marque suédoise Aimpoint se décompose en trois points : Contact - Focus - Kill it ! Tirer un sanglier en battue avec un point rouge demande une technique spécifique, résumée ici en trois étapes clés.
En suivant cette méthode qu’on pourrait franciser en « Contact - Focalisation - Feu », le chasseur en battue aidé d’un point rouge dispose d’un cadre simple et efficace pour améliorer ses performances. Que vous soyez novice en tir, chasseur aguerri ou néophyte du point rouge, entraînez-vous à ces trois étapes sur cible mobile : avec de la pratique, elles deviendront un automatisme.
Lire aussi: Tutoriel Coffret à la Française
Lorsque vous tirez un animal à 50 m, la balle met un certain temps à atteindre la cible. Une balle de carabine mettra environ 7/100 ème de seconde pour aller à la rencontre de l’objectif. Pendant ce temps, même très court, l’animal lui a avancé. J’ai remarqué que les tireurs équipés d’une carabine avec une lunette ou un point rouge ont souvent l’habitude ou la tentation de tirer « dans le buffet ». Dans la masse en un mot. C’est une erreur. Dans le feu de l’action, on oublie trop souvent la correction. Il faut bien voir que lorsqu’un sanglier passe au galop (environ 60 km/h) à 30 mètres de votre poste de tir, le temps que vous lâchiez votre balle de carabine, l’animal aura parcouru 0,97 m de plus. De même pour un chevreuil à 40 m. Le temps que la balle de fusil calibre 12 arrive jusqu’à lui, il aura avancé de 1,2 m environ. Tout ça pour rappeler au lecteur que pour le grand gibier comme pour le petit gibier, la conscience et la vision de la valeur de l’avance à mettre devant la cible est primordiale pour effectuer un tir réussi.
Par souci d’éthique tout d’abord. Le but de tout chasseur est de tirer proprement un animal et de ne pas le faire souffrir inutilement. Comme le dit fort justement l’association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG) : « Il identifiera formellement l’animal avant de tirer. Il doublera le même animal s’il est raté plutôt que d’en tirer un autre dans l’éventualité où ce premier ait été atteint. Il ne tirera pas un animal de dos où les risques de blessures non mortelles sont plus importants. Pour commercialiser la venaison ensuite. Si vous tirez un peu trop derrière, vous risquez de mettre une balle de panse. Vous ne pourrez donc plus commercialiser votre venaison.
Connaître et s’adapter à son calibre et à sa balle est un des éléments principaux d’un bon tir de grand gibier. Mais c’est la technique de tir qui compte vraiment.
Une bonne technique de tir consiste en 3 éléments principaux :
Pour ne pas être bloqué dans votre geste, il est important de bien se placer par rapport à la battue et à la venue du gibier. Un chasseur, au même titre qu’un joueur de tennis, doit avoir un bon » jeu de jambes « . Le tir de grand gibier est souvent un tir sur une cible en mouvement. Un chasseur doit être capable d’avoir un mouvement libre et sans contrainte sur un grand arc de cercle, sans être déséquilibré.
Lire aussi: Tutoriel : Pistolet origami
Un mauvais épaulé et un bon swing donnent un mauvais tir. Un bon chasseur avec une arme A peut devenir un mauvais chasseur avec une arme B, malgré une bonne technique. Un bon épaulé ne pourra être obtenu qu’avec une arme » à sa couche « , c’est-à-dire avec une crosse à la bonne longueur et à la bonne hauteur. Si votre oeil ne « tombe » pas correctement sur votre mire, il faudra certainement le remettre à votre couche. C’est encore plus souvent le cas lorsque vous ajoutez un optique (lunette, point rouge) sur votre carabine ; sans surélévation de la crosse, votre oeil « tombera » trop bas et nécessitera un temps d’adaptation pour être aligné avec le réticule ; pendant ce temps d’adaptation, votre cible ne vous attend pas!
Lorsque vous épaulez, la crosse doit dans un premier temps être collée à votre joue avant d’être tirée vers votre épaule. Une des erreurs les plus rencontrées consiste à baisser la joue sur la crosse, au lieu de monter la crosse à la joue. Si vous remontez votre carabine correctement à votre joue, celle-ci devrait être positionnée constamment au même endroit sur votre épaule.
Il faut retenir deux choses pour avoir un bon épaulé :
Le tir de grand gibier est un tir de précision, et non de mouvement. Il est donc important d’avoir son oeil qui « tombe » directement dans la ligne de visée. Pensez à ajouter un busc si vous avez monté une optique.
Le tir de grand gibier est un tir de précision, et non de mouvement contrairement au tir de petit gibier.
Les 3 paramètres suivants sont à prendre en compte :
Pour obtenir une bonne régularité et enregistrer le bon geste, il peut être intéressant de s’entraîner sur la même trajectoire plusieurs fois de suite.
La recherche au sang se développe de plus en plus. La recherche au sang du grand gibier s’effectue à l’aide d’un chien de rouge dressé pour retrouver les animaux blessés ou morts suite à un acte de chasse. Cette pratique cynégétique fait partie intégrante à la finalisation de l’acte de chasse. Elle est complémentaire et indispensable. Cette recherche résulte donc d’une suite logique de l’acte de chasse et donne une certaine éthique dans le respect de l’animal chassé. Aujourd’hui, réunis en association, les personnes spécialisées dans cet exercice interviennent de plus en plus souvent.
Un bon conducteur de chien de sang peut retrouver un animal blessé jusqu’à 24-48 heures après le tir. La distance maximale dépend de nombreux facteurs : votre niveau d’expertise, votre équipement, les conditions météorologiques et la position de l’animal.
Que faire ?
tags: #tir #au #sanglier #et #grand #gibier