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Le lance-flammes est un dispositif mécanique conçu pour projeter un liquide mis à feu. De nos jours, un lance-flammes est un dispositif portatif qui se compose de deux réservoirs cylindriques portés généralement sur le dos. Le premier cylindre contient de l’huile inflammable ; le second un gaz pressurisé dans la section inférieure et dans la section supérieure.

Des modèles existent avec trois réservoirs : l’huile inflammable est simplement répartie sur deux récipients pour une distribution de poids plus symétrique et avoir une taille plus compacte. Il peut également y avoir une petite bouteille de gaz supplémentaire (environ 0,5 l) servant à allumer la flamme d’allumage (appelée aussi veilleuse) si nécessaire. Les gaz comprimés utilisés sont de l’azote, dioxyde de carbone, propane ou gaz naturel.

Histoire et évolution des lance-flammes

Le feu grégeois datant d’environ 670 ayant disparu des arsenaux militaire, le premier lance-flammes, est dans le sens moderne, habituellement crédité aux recherches du scientifique allemand Richard Fiedler. Il a soumis des modèles d’évaluation de son Flammenwerfer à l’armée allemande en 1901. Le modèle le plus significatif pouvait projeter un jet flamboyant et d’énormes nuages de fumée jusqu’à 18 m avec deux minutes de temps de mise à feu. C’était un dispositif de tir unique.

Ce n’est qu’en 1911 que l’armée allemande accepta le dispositif, créant un régiment spécialisé de douze compagnies équipées de Flammenwerferapparate. En dépit de ceci, l’arme a été utilisée lors de la Première Guerre mondiale qu’en février 1916 où elle a été brièvement employée contre les Français à Verdun. Puis, elle ne fut plus utilisée jusqu’à juillet 1916 lorsqu’elle fut employée contre les tranchées britanniques à Hooge, où elle eût un effet limité mais impressionnant. En effet, l’adversaire fut démoralisé par la crainte de brûler vif et, paniqué, il quitta sa position.

Inconvénients initiaux

On a découvert que l’arme a eu certains inconvénients : machine barbare, elle était encombrante et difficile d’utilisation et pouvait seulement être utilisée depuis une tranchée, limitant ainsi son utilisation sûre aux secteurs où les tranchées adverses étaient distantes de 18 m, ce qui n’était pas commun. Les opérateurs de lance-flammes étaient excessivement vulnérables, et n’étaient que rarement faits prisonniers, particulièrement quand leurs cibles survivaient.

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Les britanniques et les français essayèrent leur propres systèmes de lance-flammes mais les abandonnent très vite. Du côté français, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris testa au front des lance-flammes à la butte de Vauquois. Par manque d’expérience, à cause d’un vent contraire et d’une cible plus élevée, une vingtaine d’entre-eux moururent brulés, victimes de leur propre matériel.

Utilisation pendant la Seconde Guerre mondiale

Des lance-flammes ont été utilisés intensivement pendant la Seconde Guerre mondiale. La vulnérabilité des opérateurs à pied couplée à la courte portée de l’arme ont imposées des tests sur des systèmes embarqués par char d’assaut (appelé dans ce cas des Char d’assaut lance-flamme). Les marines américains utilisèrent le lance-flammes M2A1-7 et le trouvèrent particulièrement utiles pour pacifier les tranchées et les souterrains japonais dans la bataille du Pacifique. Là où les Japonais étaient indélogeables car retranchés profondément, les flammes ne pouvaient pas les atteindre mais consommaient l’oxygène, provoquant la suffocation.

Les marines ont par la suite cessé d’employer leur M2-2 avec l’arrivée de la variante M4A3R3 Flamethrower doté du Système Ronson du char d’assaut Sherman M4. Les lance-flammes sont aussi efficaces contre les véhicules blindés. Ils ont été également utilisés pour dégager les bunkers et les blockhaus lors de la Bataille de Normandie (Opération Overlord) : le Débarquement en Normandie de 1944.

Les Allemands ont considérablement utilisé leur lance-flamme (appelée Flammenwerfer 35) pendant l’invasion de l’Europe de l’Ouest mais elle fut bientôt limitée aux opérations de représailles.

Mitrailleuses : Évolution et utilisation

Hiram Maxim fut réellement le père de la mitrailleuse moderne. L'armée impériale, reste la plus célèbre des mitrailleuses Maxim. L'armée allemande lança la conception du MG42 pour pallier le principal défaut de sa mitrailleuse précédente, la MG34. Celle-ci, bien que très efficace et polyvalente, avait un coût de fabrication trop élevé pour une nation en guerre, et exigeait beaucoup de matériaux et de main-d'œuvre spécialisée car elle intégrait un nombre important de pièces requérant un usinage de précision.

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Le principe du court recul du canon, déjà en vigueur sur la MG34, fut conservé avec un accélérateur de recul faisant aussi office de cache-flamme en bout de canon. Dès 1942, 17 915 exemplaires furent construits, 116 725 suivirent en 1943, 211 806 en 1944 et 61 877 en 1945. Une de ses caractéristiques les plus appréciées était sa cadence de tir, de 1 200 à 1 400 coups par minute. Elle rendait les différentes détonations indiscernables pour l'oreille humaine et le bruit de son tir ressemblait à une déchirure dans du tissu (Les Alliés la surnommèrent d'ailleurs "le bourdonnement d'Hitler" en raison du son si caractéristique qu'elle produisait).

Elle était aussi moins sensible à la poussière et plus légère avec 11,6 kg en configuration bipied. Sa cadence de tir provoquait un échauffement rapide du canon dont l'échange était réalisable en 6 à 10 secondes, et deux ou trois canons étaient fournis avec chaque arme, ce qui garantissait une cadence de tir pratique assez élevée.

La MG42 pouvait être montée aussi bien sur les trépieds destinés à la MG34 que sur le nouveau modèle dessiné spécialement pour elle, le Lafette 42, pesant 20,5 kg. Son emploi sur les blindés fut cependant assez limité car la MG34 donnait satisfaction dans ce rôle, son canon plus lourd chauffait moins vite. La MG42, tout à la fois peu onéreuse, facile à produire en série, fonctionnelle et robuste, révolutionna l'univers des mitrailleuses au point que certains exemplaires capturés furent utilisés par les Américains pendant la guerre.

La possibilité de la monter sur bipied, trépied ou sur véhicule, ainsi que son canon démontable, en faisait une arme plus polyvalente et mobile que les mitrailleuses alliées, sa cadence de tir très élevée était également un gage d'efficacité.

Chars lance-flammes

Afin de standardiser au maximum leurs engins, les Soviétiques choisissent la plate-forme du char moyen T-34. En juin-juillet 1941, un ATO-41 est ainsi monté sur un T-34/76 Obr.1942 (modèle 1942) de 26,6 tonnes, à la place de la mitrailleuse DT de 7,62mm de caisse. Cette variante est officiellement désignée OT-34. Les réservoirs de liquide incendiaire et le gaz propulseur ainsi que le lance-flammes, le tout pesant 150kg, sont casés tant bien que mal dans le châssis ; néanmoins, aucun rack de munitions n'est supprimé. Pour affronter les blindés adverses, le char conserve son canon F-34.

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Début des hostilités oblige, cette version est mise de côté au profit des chars classiques, et ce n'est qu'à la mi-42, que la production peut effectivement commencer. Développé par la Zavod 183, un nouveau lance-flammes, le modèle ATO-43, est conçu au printemps 1943. Le doublement des réserves de liquide inflammable (soit 200 litres) porte le poids du char à 30,5 tonnes, mais permet logiquement d'augmenter le nombre de tirs. Cela n'est pas sans effet sur l'agencement intérieur, et le poste de radio utilisé par le chef d'engin, est positionné à l'arrière de la tourelle. L'antenne est alors déplacée à l'arrière de la tourelle du char. Néanmoins, la principale différence avec les anciens systèmes tient dans l'utilisation des gaz d'échappement du moteur diesel comme moyen de propulser le liquide enflammé en lieu et place de l'air comprimé. La production totale d'OT-34, toutes variantes confondues, est estimée à 1170 exemplaires.

Lance-flammes dans les ouvrages fortifiés

Le principe de l'installation de lance-flammes est envisagé par la CORF, dès la conception des ouvrages. Cependant, en 1937, la question de l'installation de lance-flammes dans les ouvrages revient à l'ordre du jour. Vue profil droit. Point faible : le remplissage du réservoir à liquide inflammable n'est pas possible en moins de 20 secondes (il en faut juste un peu plus). Or un tir continu le vidant en 20 secondes ce lance-flammes ne peut pas être utilisé en continu plus de 40s (temps de vidage des 2 réservoirs).

Le 26 avril les essais sont faits sur une prise d'air normale (sans déshuileur ni plaque de protection), ventilation en marche, bien sûr ! Un lance-flammes projette 10 litres de mélange enflammé d'huile et d'essence en plusieurs jets successifs. Les résultats sont catastrophiques ! Les filtres sont immédiatement colmatés et leur débit est divisé par 3 (Il passe de 600m3/h à 200m3/h). Le 27 avril les essais sont repris avec le même protocole, mais cette fois la prise d'air est protégée par une plaque de tôle. Les résultats sont plus satisfaisants que la veille puisque le colmatage des filtres est alors nettement diminué. Mais il n'en demeure pas moins qu'après deux essais successifs le débit d'air de la ventilation passe tout de même de 600m3/h à 500m3/h.

Les essais de lance-flammes sur les prises d'air ont montré que le filtre était assez rapidement colmaté. Quel que soit le mode ou la puissance des lance-flammes ceux-ci agissent par jets successifs. Dans chaque jet ils projettent pendant un laps de temps très court une quantité importante de liquide qui est normalement enflammé à quelques mètres de la sortie de l'ajutage. Le jet de liquide peut également ne pas être enflammé.

La portée des engins allemands n'est pas connue exactement. Les flammes agissent soit par brûlure directe soit par élévation de température (plus de 1000°C) rendant intenable une zone assez étendue aux alentours du jet. Pendant quelques instants un treillage fin à la manière d'une lampe de mineur arrête la flamme mais laisse passer le liquide. Très rapidement le treillage est détruit par suite de l'élévation de température et la flamme qui traverse à nouveau met le feu au liquide qui a filtré à travers le grillage. En revanche, le moindre écran opaque en substance ininflammable coupe le rayonnement de chaleur ou arrête le jet.

Tableau comparatif des mitrailleuses MG34 et MG42

Caractéristique MG34 MG42
Coût de fabrication Élevé Faible
Matériaux et main-d'œuvre Importants et spécialisés Moins importants et moins spécialisés
Cadence de tir Variable 1 200 à 1 400 coups par minute
Poids (avec bipied) Plus lourd 11,6 kg
Polyvalence Très efficace Révolutionnaire

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