Les chasseurs français se sont engagés depuis de nombreuses années vers la pratique d'une chasse durable et ont développé de nombreux partenariats avec d'autres gestionnaires de la nature comme les agriculteurs et les forestiers.
À l’initiative de la FNC, la loi chasse du 24 juillet 2019 a créé un fonds biodiversité abondé par une éco-contribution des chasseurs et de l’État afin de financer des projets portés par les fédérations des chasseurs pour la protection de la biodiversité.
Le dispositif « Eco-contribution » créé par la loi chasse de juillet 2019 est une dotation obligatoire des chasseurs assortie à un soutien de l’État dans le but de financer la mise en œuvre d’actions concrètes, proposées par les Fédérations de chasseurs au service de la biodiversité.
Ce programme finance des actions concrètes en faveur de la biodiversité par l’intermédiaire de projets déposés par les fédérations auprès de l’OFB.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des actions menées par les fédérations de chasseurs sur la carte ci-dessous qui présentent à la fois les projets issus du dispositif éco-contribution mais aussi tous les autres.
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L’application Cyn’action biodiv, lancée en 2016, a fait les preuves de son utilité.
Les chasseurs, parce qu’ils chassent, parce qu’ils sont propriétaires terriens ou gestionnaires d’espaces et passionnés par les territoires sur lesquels ils vivent, s’investissent dans la conservation de la nature et agissent pour la biodiversité. Cette opération participative de nettoyage de la nature portée par la FNC va bien au-delà d'un objectif environnemental.
Connaître la perdrix, savoir observer le chevreuil et prendre conscience de l’importance des haies et des mares, tels sont quelques objectifs du site Internet EKOLIEN en faveur de la protection de la nature et de la biodiversité.
Concept innovant en Europe, la gestion adaptative consiste à ajuster les prélèvements d’une espèce selon l’état de sa population et sa dynamique.
L'essor des centrales photovoltaïques au sol modifie les paysages et soulève des interrogations sur leur impact environnemental et cynégétique. Si elles participent à la transition énergétique, ces infrastructures peuvent perturber la faune sauvage et compliquer la gestion des espèces, en particulier le grand gibier. Jusqu'à présent, ces enjeux sont rarement pris en compte par les porteurs de projets et leurs bureaux d'études.
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Les parcs photovoltaïques peuvent engendrer plusieurs déséquilibres écologiques. La modification d'habitats naturels et agricoles impacte également la biodiversité locale en supprimant des espaces favorables à la reproduction du petit gibier.
En périphérie des installations, la régulation du sanglier devient plus difficile, car les zones non chassables offrent aux animaux des refuges incontrôlables, favorisant l'augmentation des populations et des dégâts agricoles.
Face à ces constats, plusieurs entreprises du secteur de l'énergie ont choisi d'associer la Fédération à leurs projets. Sur la commune de LAMASQUERE, par exemple, un partenariat exemplaire a été établi avec l'entreprise NEOEN. Grâce à cette collaboration, des mesures concrètes seront financées et mises en place pour réduire l'empreinte écologique et cynégétique du projet.
Des couverts végétaux seront maintenus afin de préserver les habitats du gibier, tandis que des bandes mellifères, implantées en bordure du site, favoriseront la présence des insectes et des nichées. Des aménagements spécifiques ont été conçus pour préserver les déplacements de la faune, notamment par l'installation dans la clôture de passages à faune adaptés au petit gibier.
Afin de limiter les risques de collisions aux abords du parc, une signalétique routière sera déployée, sensibilisant les automobilistes à l'éventuelle présence d'animaux sauvages.
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Ce partenariat démontre qu'il est possible d'allier production d'énergie renouvelable raisonnable, préservation de la biodiversité et maintien de l'équilibre agro-sylvo-cynégétique. L'implication de la Fédération et de ses ACCA dans ces projets illustre leur rôle clé dans l'aménagement du territoire et leur capacité à faire dialoguer chasseurs, énergéticiens et gestionnaires d'infrastructures.
Le cerf, le chevreuil et le sanglier sont des animaux qui vivent principalement en forêt. On les regroupe sous le nom d’ongulés sauvages. Ces animaux jouent un rôle clé dans l’écosystème. Ils contribuent à la fois au bon fonctionnement des écosystèmes et au maintien de la biodiversité.
En broutant la végétation du sous-bois, ils peuvent modifier la composition floristique de nos forêts. Par le biais de la modification de la flore, entre autres, ils contribuent également à la circulation d’éléments comme le carbone, l’azote et le phosphore dans l’écosystème.
En transportant des graines dans leur pelage ou via les excréments, les ongulés participent aussi à la dispersion des graines. On parle de zoochorie quand les graines de plantes sont dispersées par les animaux. Les ongulés sauvages sont aussi des proies, par exemple pour des grands prédateurs comme le loup et le lynx.
La présence des ongulés sauvages en milieu naturel n’est pas sans conséquence pour les humains et la société. Les ongulés sauvages représentent un risque pour la santé et les activités humaines : collisions avec les transports routiers et ferroviaires, maladies transmises aux cheptels domestiques et aux humains, dégâts aux cultures agricoles et aux jeunes arbres en forêt. Pourtant, ils participent également au développement économique des territoires ruraux, notamment en lien avec la chasse.
La sylviculture participe à la gestion durable des forêts : une fois les arbres matures exploités, le propriétaire a l’obligation de renouveler la forêt. Lors de la phase de renouvellement de la forêt, les ongulés peuvent engendrer des dommages aux jeunes arbres et rendre la sylviculture moins rentable.
La chasse par contre est un moyen pour gérer les populations d’ongulés sauvages afin de réduire les dégâts sur la forêt.
Les travaux du projet ReForest ont permis d’identifier des points clés qui nuisent à la concertation de la gestion de l’équilibre forêt-cervidés en région Centre-Val de Loire. rendre le partage d'information accessible à tous. Afin d’accompagner ces recommandations, le projet a su développer en collaboration avec les parties prenantes de nouvelles procédures de concertation mises en pratique en phase de test sur un des territoires pilotes en Eure-et-Loir.
Exo.expert, société issue de la cellule innovation de GROUPAMA Rhône-Alpes Auvergne, annonce le lancement d’une application iPad révolutionnaire destinée aux estimateurs agricoles.
L’application développée par exo.expert permet aux fédérations de chasse, experts fonciers et assureurs d’estimer rapidement les dommages causés par le passage de gibier grâce à l’utilisation conjointe d’un drone et d’un iPad. Les fonctionnalités de l’application incluent des outils d’analyse tels que des mesures de surfaces, de distances et des comptages manuels et semi-automatiques.
Une fois l’estimation effectuée, un rapport détaillé peut être généré sur place, favorisant ainsi la transparence et la résolution rapide des litiges. En parallèle, exo.expert présente exo.epis, une application avancée utilisant l’intelligence artificielle pour compter automatiquement les épis de céréales.
L’arrivée massive de la technologie dans le domaine de la chasse soulève un débat animé entre tradition et innovation.
Le samedi 5 avril, la FDCI innove en combinant son assemblée générale avec une série de tables rondes ouvertes à tous, dédiées aux nouvelles technologies appliquées à la faune sauvage.
À partir de 14h, la FDCI invite le grand public à une série de tables rondes sur les nouvelles technologies au service de la faune sauvage. Que vous soyez chasseur, passionné de nature ou simplement curieux des avancées technologiques en matière de suivi de la faune, cet événement est fait pour vous !
Les vêtements de chasse d’aujourd’hui ne ressemblent guère à ceux d’antan. Il fut un temps où une simple veste faisait l’affaire toute l’année, mais désormais, les chasseurs disposent d’une garde-robe complète, adaptée aux différents modes de chasse et aux aléas climatiques. Cet engouement pour le matériel high-tech ne s’arrête pas au textile.
La technologie n’a pas seulement transformé l’attirail du chasseur, elle a également révolutionné l’étude et la gestion du gibier. L’utilisation de radars pour suivre les migrations, les analyses ADN pour tracer les populations animales ou encore le développement de vaccins représentent une avancée sans précédent dans la compréhension des écosystèmes.
Cette fusion entre tradition de chasse et avancées technologiques n’est pas sans poser question. Si certains y voient un moyen d’améliorer l’efficacité et la sécurité des pratiques de chasse, d’autres craignent une perte d’authenticité ou un usage détourné de ces technologies, notamment pour le braconnage.
La question demeure : la technologie est-elle l’avenir de la chasse ou une menace à son essence ? Êtes-vous prêt à embrasser les technologies nouvelles pour une pratique de chasse éthique et durable ?
La chasse moderne intègre des technologies avancées pour optimiser ses pratiques. Entre gestion des populations et sécurité accrue, l’arrivée des nouvelles technologies a profondément transformé la pratique de la chasse.
Caméras thermiques, colliers GPS et drones transforment la surveillance et la sécurité. Elles permettent d’identifier les habitudes et zones de passage du gibier, optimisant l’organisation des battues. Les modèles thermiques ou infrarouges, en particulier la nuit, sont des outils cruciaux pour la sécurité collective et la régulation fine des populations. Pendant longtemps, cet outil a fait débat sur son utilisation.
Chaque année, de nombreux faons meurent sous les lames des faucheuses. Entre le 15 mai et le 15 juin, la femelle du chevreuil met bat. Les faons naissent au milieu des prairies et restent à l’abri des prédateurs, cachés dans les hautes herbes. Cette période correspond également à la fauche du côté des agriculteurs.
Afin de lutter contre la mort de ces animaux, la fédération de chasse du Doubs a fait appel à l’association « Sauvons les faons ».
Le 25 mai, les bénévoles de « Sauvons les faons », se sont rendus dans le secteur d’Osse. Grâce au matériel, des prairies ont été balayées par des petits drones équipés de caméra thermique, permettant ainsi, de voir les animaux dans la végétation par la source de chaleur émise. La méthode a été approuvée durant la fin de matinée. Dans le secteur de Magny-Châtelard, un faon a pu être sauvé.
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