Le Shiba Inu et le Shikoku Ken, magnifiques chiens japonais, fascinent par leurs talents naturels de chasseurs et leurs aptitudes remarquables. Le Shiba Inu représente un héritage vivant des montagnes japonaises, où ses ancêtres excellaient dans la traque du petit gibier. Le Shikoku Ken, surnommé le « chasseur de sangliers », fascine par son tempérament primitif et sa beauté sauvage.
Les Shibas se distinguaient autrefois par leur talent dans la chasse aux petits gibiers, notamment les oiseaux et les lapins. Leur discrétion naturelle et leur endurance exceptionnelle en faisaient des partenaires redoutables dans les reliefs montagneux du Japon. Le Shiba Inu moderne conserve des atouts naturels précieux pour la chasse : un flair développé, une agilité remarquable et une capacité d'adaptation à différents terrains. Son flair développé, son agilité et son endurance font de lui un compagnon de chasse intéressant. La discrétion innée du Shiba et son endurance en font un partenaire idéal pour les zones montagneuses et boisées.
L'entraînement d'un Shiba Inu à la chasse nécessite une approche spécifique, basée sur ses capacités naturelles héritées de ses ancêtres japonais. L'apprentissage commence par la maîtrise des commandes essentielles. Le rappel, la position assise et le suivi en laisse constituent les bases indispensables. Les séances d'entraînement doivent rester courtes et stimulantes. L'utilisation de récompenses alimentaires renforce les comportements positifs. Un harnais ajusté et une longe de 10 à 15 mètres permettent un travail sécurisé. La nature primitive du Shiba Inu demande une approche spécifique. La stimulation des instincts naturels passe par des jeux imitant le gibier. Une éducation positive basée sur la compréhension mutuelle donne les meilleurs résultats. La supervision constante reste primordiale lors des activités en extérieur. Un équipement adapté, incluant un collier GPS, assure la sécurité pendant les entraînements.
Un Shiba Inu requiert un entraînement physique adapté à ses particularités. La mise en place d'exercices quotidiens commence par des sessions courtes de 15 minutes, augmentant graduellement selon la résistance du chien. Les activités incluent des parcours d'agilité, des exercices de pistage et des simulations de chasse avec des jouets interactifs. L'utilisation d'un harnais ajusté et d'une longe de 10 à 15 mètres permet un contrôle optimal durant les séances.
L'alimentation d'un Shiba chasseur demande une attention particulière. Son régime doit soutenir ses efforts physiques intenses. Une nourriture riche en protéines de qualité maintient sa masse musculaire, tandis qu'un apport équilibré en graisses lui fournit l'énergie nécessaire. La surveillance du poids s'avère primordiale, avec des portions adaptées à son gabarit qui oscille entre 6 et 10 kilos. Les repas sont planifiés en fonction des sessions d'entraînement, évitant de nourrir le chien juste avant l'effort.
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L'activité de chasse avec un Shiba Inu demande une préparation minutieuse. Cette race japonaise, dotée d'un instinct naturel pour la traque du petit gibier, nécessite un équipement spécifique pour garantir sa sécurité. La protection de votre Shiba Inu constitue une priorité lors des sessions de chasse. Un harnais ajustable, conçu spécialement pour les races primitives, permet un contrôle optimal sans entraver les mouvements naturels du chien. L'utilisation d'une longe de 10 à 15 mètres offre une liberté surveillée pendant l'apprentissage. La sélection des accessoires doit prendre en compte la nature du terrain. Un sac à friandises fixé à la ceinture facilite le renforcement positif durant l'entraînement. Les jouets imitant le gibier stimulent l'instinct naturel du Shiba tout en maintenant son attention. La discrétion étant une qualité recherchée, privilégiez des équipements aux couleurs neutres.
La relation avec votre Shiba pendant la chasse nécessite une attention particulière. L'utilisation d'un système de suivi GPS s'avère judicieuse pour garder le contact avec votre compagnon. La construction d'une relation basée sur la confiance passe par des récompenses adaptées et une progression graduelle dans l'apprentissage. Les séances d'entraînement doivent rester courtes et stimulantes, respectant le rythme naturel du chien.
Originaire de l’île de Shikoku, ce chien de chasse ancestral a conservé des instincts si développés qu’il peut parfois défier même les maîtres les plus expérimentés. À l’inverse du Shiba Inu spécialisé dans le petit gibier, le Shikoku Ken était dressé pour affronter le sanglier, animal particulièrement dangereux et imprévisible. Les chasseurs japonais appréciaient sa technique de chasse particulière : le Shikoku Ken localise le sanglier, l’encercle et le maintient en place en aboyant jusqu’à l’arrivée du chasseur.
En 1937, le Shikoku Ken est déclaré « monument naturel » par le gouvernement japonais, au même titre que les autres races natives. La préservation du Shikoku Ken reste un défi majeur, même au Japon. La diminution de la chasse traditionnelle et l’urbanisation ont réduit drastiquement les effectifs. Cette rareté extrême explique les prix élevés et les listes d’attente importantes pour acquérir un chiot, même au Japon.
L’adaptation du Shikoku Ken à la vie moderne représente un défi constant. Le meilleur moyen de lui rendre service, c’est de respecter sa nature tout en établissant des règles claires dès le plus jeune âge.
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L’éducation shikoku ken représente probablement l’un des défis les plus complexes du monde canin. Ce n’est pas simple de dresser un chien qui a conservé des instincts de chasseur sauvage si développés ! L’éducation shikoku ken nécessite une approche respectueuse de sa nature primitive. La socialisation du Shikoku Ken doit être exceptionnellement poussée en raison de ses instincts de chasse développés.
Les conditions de vie shikoku ken doivent impérativement respecter sa nature de chasseur montagnard. Les besoin shikoku ken en matière d’exercice sont considérables et spécifiques. Le Shikoku Ken possède un besoin impérieux de stimulation intellectuelle.
La santé shikoku ken bénéficie de la robustesse naturelle des races primitives. Un élevage sérieux de Shikoku Ken effectue systématiquement tous les tests de santé sur les reproducteurs. Sachez également que le Shikoku Ken, grâce à sa robustesse naturelle, récupère généralement plus rapidement que les races modernes des petites blessures et de la fatigue. L’alimentation shikoku ken doit être spécialement adaptée à son métabolisme de chasseur et à ses dépenses énergétiques importantes. En somme, l’alimentation shikoku ken doit être considérée comme un carburant haute performance pour un athlète canin.
L’entretien shikoku ken doit tenir compte de son pelage spécialisé adapté aux conditions de chasse en milieu montagnard. Le toilettage shikoku ken n’est pas qu’une question d’esthétique, c’est un véritable suivi de santé pour ce chasseur infatigable.
La chasse au Japon, comme ailleurs, est une activité qui nécessite un équilibre délicat entre la régulation des populations animales et la protection de la biodiversité. Un article de 1914 mettait déjà en lumière la nécessité de protéger le gibier en Chine, face à la menace d'extermination de certaines espèces en raison de la chasse excessive et de la commercialisation de leurs fourrures et plumages.
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Les préoccupations soulevées à l'époque restent d'actualité, et la gestion durable du gibier est un enjeu majeur pour les sociétés modernes. La régulation de la chasse, la protection des habitats naturels et la sensibilisation du public sont autant de mesures essentielles pour assurer la pérennité des espèces sauvages et préserver l'équilibre des écosystèmes.
De nos jours, au Japon, la chasse est encadrée par des réglementations strictes visant à protéger les espèces menacées et à maintenir des populations animales saines. Cependant, des défis subsistent, tels que le vieillissement des chasseurs et la nécessité de trouver des solutions innovantes pour réguler les populations d'animaux sauvages, comme les ours, qui peuvent causer des dommages aux cultures et représenter une menace pour la sécurité des populations.
En conclusion, la chasse au Japon est une activité complexe qui nécessite une approche responsable et durable, tenant compte à la fois des besoins des populations humaines et de la nécessité de protéger la biodiversité.
La reconstitution de l’économie de subsistance des sociétés qui peuplèrent l’archipel japonais de la fin du Tardiglaciaire à l’implantation de la riziculture - intervalle de près de 10 000 ans désigné du terme de « période Jōmon » - est une problématique centrale de l’archéologie japonaise depuis une bonne trentaine d’années. Cette période doit son nom au décor « cordé » de sa poterie (jōmon signifiant en japonais « décor - en impression - de corde »). À ce jour, elle est définie comme le cadre d’une société de chasseurs-cueilleurs ayant atteint un stade semi-sédentaire à sédentaire, exerçant, des îles principales de l’archipel des Ryūkyū (Okinawa) jusqu’au nord extrême de l’archipel japonais, une prédation contrôlée sur son milieu, doublée de préoccupations soulignant une volonté d’amélioration du potentiel des niches écologiques au sein desquelles elle effectue ses prélèvements.
La « culture Jōmon » est ainsi surtout connue du grand public pour sa poterie et ses amas coquilliers, faisant oublier qu’au visage d’une « économie côtière » des groupes humains sur les rives de l’archipel, correspondait, plus à l’intérieur des terres, un autre visage, bien davantage « forestier ». C’est à ce niveau que se pose un problème, qui touche à la véritable représentativité de l’image que l’on se fait de la période, et qui oblige les modélisations des sociétés de l’archipel à être particulièrement prudentes, ou à préciser qu’elles traitent de cas exceptionnellement bien documentés : le milieu dans lequel les sites du Jōmon sont les plus denses (mais pas forcément les plus complexes socialement parlant), c’est ce milieu de l’arrière-pays forestier.
C’est dans ce contexte que le gisement de Tama prend une grande importance, dans la mesure où il présente, en dehors des habitats connus du Jōmon, des vestiges témoins de l’activité de prédation forestière : des fosses considérées comme des pièges. Les plus de 10 000 fosses recensées à Tama permettent - et c’est la caractéristique unique de ce gisement - de se faire, en outre, une idée de l’organisation de cette activité de prédation, ou du moins de développer une réflexion sur la base d’une documentation étoffée. C’est donc avec l’idée de présenter un des aspects des stratégies de subsistance variées des groupes du Jōmon que nous nous emploierons à synthétiser ce qui peut être dit de ce gisement qui, donc, « ferait système ».
Une typologie de ces dispositifs a été établie. Quatre types de fosses semblent avoir existé tout au long du Jōmon :
Satō Hiroyuki fait une lecture de la distribution des fosses reposant sur leur situation topographique :
| Phases du Jōmon | Datation |
|---|---|
| Jōmon initial | Du XIème à la fin du IXème millénaire |
| Jōmon archaïque | De la fin du VIIIème à la fin du Vème millénaire |
| Jōmon ancien | IVème millénaire |
| Jōmon moyen | IIIème millénaire |
| Jōmon récent | IIème millénaire |
| Jōmon final | Première moitié du Ier millénaire |
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