Envie de participer ?
Bandeau

L’une des plus anciennes activités humaines, c’est la guerre. Les déchets de guerre sont des munitions larguées ou tirées qui n’ont pas explosé à l’impact ou au moment voulu par leur horlogerie interne. Pendant les deux guerres mondiales, il est estimé qu’entre 10 et 20% des bombes et obus n’ont pas fonctionné. Ces UXO (Unexploded Ordnance) ou « Duds » (ratés) ont en temps de guerre épargné des vies. Mais après la guerre, ils tuent encore, ils aggravent insidieusement les pollutions environnementales et provoquent des perturbations sociales.

Il faut noter que les églises, elles aussi, ont occasionnellement fait office d’entrepôts urbains pour cette catégorie d’instruments.

Alors que des travaux sont effectués au sein du groupe scolaire Simone Veil de Buxerolles, dans la Vienne, un important entrepôt allemand de munitions de la Seconde Guerre mondiale a été découvert sur place. Vraisemblablement datant de la Seconde Guerre mondiale, les munitions allemandes étaient entreposées en nombre sous la cour de l'école élémentaire.

À l'occasion des travaux de l'école Simone Veil de Buxerolles, ce n'est pas seulement les bâtiments qui sont rénovés mais également la cour, où devaient être plantés des arbres. "Au milieu de la cour, il y avait un préfabriqué qui abritait la bibliothèque. Il a été retiré et ils ont commencé à creuser.

Parmi celles sorties de terre, une centaine de munitions de mortiers allemands de la Seconde Guerre mondiale d'une taille de 5 cm. Mais également des restes d'obus de 2 cm et 3,7 cm ainsi que des cartouches.

Lire aussi: Obligations légales pour le stockage des armes à feu

Car à l'emplacement de l'école et du terrain de football qui la borde, se trouvait un ancien camp militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale. Quand les Allemands ont quitté ce lieu, ils ont détruit ce lieu par une explosion, pour éviter que les alliés utilisent le matériel et aient des informations".

Afin de détruire les munitions sorties de terre, la commune de Buxerolles, la préfecture de la Vienne, les services de police ainsi que les démineurs se sont coordonnés. La mairie a mis à disposition un terrain loin de toute habitation afin que les démineurs puissent faire exploser les munitions allemandes.

Découverte d'un obus dans le clocher d'une église

C’est une opération peu banale qu’ont menée les démineurs de Colmar ce vendredi matin à Auxelles-Bas : récupérer un obus fiché dans un bloc de pierre du clocher de l’église. Une dizaine de coups de burin ont suffi pour dégager l’obus de son carcan de pierre, où il est resté figé pendant 76 ans.

À 27 mètres de haut, fiché dans un bloc de pierre du clocher de l’église. Un édifice, inauguré en 1876, et en cours de rénovation. Ce qui est impressionnant, c’est que l’obus n’a pas bougé d’un millimètre depuis qu’il a été tiré, probablement il y a 76 ans.

Grâce à l’angle d’entrée de l’obus de la pierre, les démineurs ont pu reconstituer une partie des événements qui se sont joués à Auxelles-Bas, sûrement au moment de la Libération. En suivant l’angle d’entrée de l’obus dans la pierre, on peut deviner le point de tir, légèrement en surplomb à quelques centaines de mètres (N.D.L.R. : la rue des Maisons-du-Bois). L’impact a dû être fort, car il est rentré de 40 cm dans la pierre, mais il n’a pas explosé. Des impacts de balles présents sur la façade à la même hauteur laissent penser que les Allemands avaient repéré un sniper ou un guetteur caché dans le clocher », analyse Eric Schnell.

Lire aussi: Tout savoir sur le stockage des cartouches de calibre 12

Sept décennies plus tard, cette page d’histoire d’Auxelles-Bas va se tourner définitivement.

Les dangers persistants des déchets de guerre

Mais après la guerre, ils tuent encore, ils aggravent insidieusement les pollutions environnementales et provoquent des perturbations sociales. La responsabilité des pollueurs n’est pas engagée. Par contre, elle est à l’agenda de Robin des Bois.

Les Hauts-de-France, le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté et l’Ile-de-France ont été victimes de trois guerres superposées entre 1870 et 1945. Aujourd’hui encore, des projectiles bourrés de poudre noire datant de la guerre franco-prussienne donnent des sueurs froides aux démineurs de la Sécurité Civile en Ile-de-France et ailleurs.

La diversité des munitions conventionnelles et chimiques est telle que les services officiels de déminage se sont dotés au fil du temps d’un manuel d’identification. Il est régulièrement mis à jour.

L’identification préalable à la neutralisation des munitions est d’autant plus difficile qu’elles sont souvent déformées, amputées, rouillées, recouvertes d’une gangue de terre ou de vase ou colonisées par des mousses végétales. Les vestiges de guerre sont des monstres de mimétisme. Ils ont une étonnante capacité à se fondre dans la géologie ou l’hydrologie locale et dans les couleurs de la saison.

Lire aussi: Gestion et Stockage des Munitions : Le Guide Ultime

Il faut, pour les novices et les nouveaux arrivants aller sur le site de la préfecture du Nord pour apprendre que l’Aisne est « particulièrement exposée aux risques induits par les vestiges de guerre.

La victime, M. mettait en émoi la ville de Compiègne. Les causes de cette explosion sont demeurées inconnues. Ce sont les causes qui peuvent en découler.

Exemples de découvertes de munitions

Voici quelques exemples de découvertes de munitions dans le département de l'Aisne :

  • Quessy (02). Au Bois des Moines, sur un site d’extraction de granulats, 2 obus sont mis au jour.
  • Saint-Quentin (02). Des ouvriers creusent une tranchée et mettent au jour un obus.
  • Fargniers (02). Un obus de la Première Guerre mondiale est découvert sur la berge du canal.
  • Bellicourt (02). Un objet suspect est signalé sur le parking de La Poste.
  • Guise (02). Un chasseur découvre un obus dans un champ.
  • Fleury (02). Les démineurs interviennent pour un obus découvert par des ouvriers de la Lyonnaise des Eaux qui creusaient une tranchée. Alors que les spécialistes déplacent la munition, elle se met à fuir sur la chaussée. Il s’agit d’un obus chimique à l’ypérite.
  • Sissonne (02). Une équipe d’intervention Nedex (Neutralisation, Enlèvement, Destruction d’Engins Explosifs) du 3ème RG est venue trier les 450 munitions stockées sur le camp militaire de Sissonne et vérifier qu’elles étaient inertes.
  • Château-Thierry (02). Découverte d’un obus coincé dans une souche d’arbre.
  • Cerizy (02). Un obus encore chargé est repéré en bordure de la départementale 1044 (sur l’axe Saint-Quentin/Laon).
  • Sissone (02). Les neuf démineurs de l’Aisne détruisent en moyenne soixante-dix fois par an des munitions de la Première Guerre mondiale.
  • Blérancourt (02). Ils retournent la terre avant la mise en culture d’un champ. Le motoculteur heurte quelque chose. Il s’agit d’une bombe de la Première Guerre mondiale.
  • Vauxbuin (02).
  • Saint-Quentin (02). Un obus encore chargé est mis au jour sur un chantier de terrassement.

Ces exemples illustrent la fréquence des découvertes de munitions datant des guerres mondiales, soulignant la nécessité d'une vigilance constante et de mesures de sécurité appropriées.

tags: #stockage #des #munitions #dans #les #églises

Post popolari: