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Le DSC-RX100, le plus récent, en est à sa 4e mouture. Il rappelle un peu l'évolution qu'on a pu connaître avec les Lumix TZ ou la série GH, c'est à dire une bonne base technologique, un appareil qui surprend dès le 1er modèle, puis par touches successives, une amélioration du produit de base (Wi-Fi, écran orientable, viseur, 4K...) en ne reniant rien des constantes de départ. La série DSC-RX100 a immédiatement reçu un accueil favorable par les considérations expertes de l'engin, l'absence de compromis sur la qualité et surtout, par le capteur 1 pouce, une taille originale (à l'époque, un peu moins aujourd'hui) pour un capteur de compact.
Le DSC-RX100 IV se démarque de ses prédécesseurs par des capacités vidéo étonnantes à tel point que ceux qui n'exploitent pas les fonctions vidéo pourront déplorer le bien peu de différences par rapport au Mark III, hormis le viseur mieux défini et le nouveau capteur. Mais ceux qui comptent à la fois photographier et filmer (ou filmer seulement) avec cet engin, noteront deux avancées majeures : l'adoption du 4K et les Profils image avec la courbe s-log2 en prime (également présent sur le bridge Sony DSC-RX10 II).
Côté Sony, le DSC-RX100 Mark IV ne change pas la taille de son excellent capteur 1 pouce ni la définition de son capteur (20 Mp) mais troque le capteur en lui-même. Dénommé Exmor RS (pour Stacked), ce nouveau capteur est vraiment destiné à la vidéo 4K puisqu'il accélère la vitesse de traitement des données grâce à une mémoire intégrée. D'après Sony, le gain en vitesse serait de 5 fois. Ainsi optimisé, le DSC-RX100 IV enregistre à la fois en 4K (UHD), mais aussi accepte le format de compression XAVC-S en 60 et 100 Mbps, des débits qu'on retrouve sur certaines caméras de la marque (comme le FDR-AX100, ou PXW-X70). Le XAVC-S vaut pour le 4K comme pour la HD. Le DSC-RX100 sait aussi enregistrer en AVCHD (en Pal) en 50i à 24 ou 17 Mbps, en 50p à 28 Mbits/s, ou en 25p à 17 ou 24 Mbps. Si on passe en NTSC via le Menu, on retrouve les mêmes réglages mais aux fréquences 60i, 60p et 24p. Vous disposez aussi de ce que Sony nomme l'enregistrement de films au "très grand ralenti".
En 2012, Sony révolutionnait l’univers des compacts experts en introduisant, au sein de son RX100 premier du nom, un capteur environ 4 fois plus grand que la plupart des capteurs habituels : le capteur 1″. Fort de ce succès et de la prouesse accomplie, sept modèles font toujours partie du catalogue : Sony RX100, Sony RX100 II, Sony RX100 III, Sony RX100 IV, Sony RX100 VA, Sony RX100 VI et Sony RX100 VII.
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En 2015, arrive l’enregistrement vidéo 4K/UHD via le RX100 IV. Sony met également l’accent sur le viseur qui gagne en définition, l’appareil s’épaississant toujours un peu plus au fil des générations.
Sur ce capteur CMOS nommé Exmor RS, Sony utilise une technologie dite "stacked" pour la superposition des couches dédiées aux photosites et celles des circuits. Ce nouveau capteur propose toujours une définition de 20 millions de pixels. Cette architecture ne semble pas avoir d’impact notable sur la qualité d’image. Il n’en demeure pas moins que la qualité photo du RX100 IV fait honneur à la gamme RX de Sony et s'avère toujours excellente, avec beaucoup de netteté et une gamme tonale correcte. La qualité vidéo s'avère excellente, aussi nette et précise que ce que l’on peut s’attendre d'une définition Ultra HD.
L’un des grands points forts du RX100 IV est son mode rafale : 5,7 images par seconde (ips) en jpeg et 5 ips en raw sur au moins 30 photos avec l’autofocus actif. D'excellentes cadences pour cette catégorie d’appareil.
Le RX100 IV fonctionne avec le même système Wi-Fi que les derniers modèles Sony. Il donne accès à l’écosystème des applications PlayMemories. Il faut obligatoirement télécharger l’application Smart Remote pour disposer de fonctionnalités de contrôle à distance plus élaborées. Entrer le mot de passe Wi-Fi via l’écran non tactile pour télécharger des applications n’est pas une partie de plaisir. Heureusement, on peut brancher l’appareil sur un ordinateur pour réaliser cette opération. Aucun problème en revanche pour connecter l’appareil via NFC à un smartphone Android. A noter cependant qu’en l’absence d’applications dédiées, les possibilités du contrôle à distance se limitent au transfert de fichiers et au déclenchement à distance.
Même boitier, même optique, mais de grands changements en termes de technologie, le Sony RX100 IV apporte son lot de nouveautés par rapport au RX100 III. Equipé d’un capteur CMOS Exmor RS de type 1.0 (taille du capteur : 13.2×8.8mm), le Sony RX100 IV dispose encore une fois d’un capteur d’un pouce de 20,1 millions de pixels, donc pas de changement de ce côté-ci. Là où Sony innove, c’est dans la conception de son capteur. Sony nous propose un capteur empilé avec mémoire intégrée.
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Ce capteur offre de nouvelles fonctionnalités dont le super ralenti et l’obturateur anti-distorsion. Pour les amateurs de vidéo, le RX100 IV est capable de réaliser des ralentis jusqu’à 40x2 en enregistrant en 1136 x 384 jusqu’à 1000 images par seconde. L’accès est très rapide, sur la molette de mode se trouve le mode HFR et ainsi vous réalisez des ralentis. A savoir, il est possible aussi de travailler à 250 ou 500 images par seconde pour créer des ralentis en 10x2 ou 20x2.
Le RX100 IV est capable de filmer au format 4K XAVCS (3840×2160) en 25p. Vous pourrez filmer des séquences de 5 minutes environ au format 4K.
Sony conserve le viseur, l’écran et l’optique du RX100 III. Le RX100 IV dispose d’un viseur OLED XGA Tru-Finder rétractable, dont la définition est de 2359 points. L’écran LCD de 3’’ (7,5cm), d’une définition de 1.228.800 points, reste inclinable à 180°.
Le RX100 IV est équipé d’une connectivité Wi-Fi et NFC. Il est ainsi possible de transférer ses photos sur son smartphone ou sur sa tablette sans passer par l’ordinateur. On peut aussi se servir de son smartphone ou de sa tablette comme télécommande, et ainsi déclencher à distance son appareil photo. Le plus du Wi-Fi chez Sony, vous téléchargez l’application Sony PlayMemories, et votre appareil photo peut s’enrichir avec le temps.
Si vous cherchez un bon appareil compact pour la photo, des modèles moins onéreux comme le RX100 III ou le LX100 sont plus intéressants car ils délivrent une qualité égale, voire supérieure. Le LX100 est certes un peu plus lent, mais il joue dans la même catégorie. En revanche, si vous voulez le plus petit appareil photo possible avec les fonctions vidéos les plus poussées, le Sony RX100 IV l'APN qu'il vous faut.
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L'interface, confuse, apparaît comme une usine à gaz difficile à maîtriser de prime abord. Quant à l'écran, il n'est toujours pas tactile. En revanche, la définition du viseur est grandement améliorée, passe à 2,35 millions de points et, surtout, le boîtier ne s'éteint plus systématiquement lorsqu'on le range.
En fait, le RX100 IV manque selon nous de charme. Il est bourré d'atouts, sait presque tout faire et plutôt bien, mais la prise en main glissante, le viseur étriqué et les menus trop complexes nuisent au plaisir d'utilisation. Et nous ne nous étendrons pas sur l'autonomie, qui permet à peine de dépasser les 250 vues.
Au final, le Cyber-shot RX100 IV est un excellent appareil photo, puisqu'il s'inscrit dans la lignée des RX100 en ajoutant des spécificités techniques vidéographiques qui lui confère encore plus de polyvalence.
Le Sony RX100 VII est un compact expert destiné aux photographes avertis, comme en témoignent son prix élevé et ses nombreuses fonctions avancées. Ce modèle apporte quelques nouveautés intéressantes mais pas révolutionnaires, en reprenant surtout le meilleur des précédents RX100 et de l’Alpha 9. L’autofocus a été amélioré, avec notamment un nouveau mode rafale ultrarapide à 90 img/s. La détection des visages et des yeux est toujours excellente, désormais également disponible pour la vidéo 4K. Malheureusement, l’ergonomie perfectible et l’interface complexe des anciens modèles sont conservées, ce qui dessert l’utilisation. La qualité d’image est globalement très bonne, si ce n’est un léger retrait dans les coins avec l’objectif. La vidéo 4K est de belle facture, avec une stabilisation efficace et la fonction de suivi toujours disponible.
Avec sa quatrième génération, le japonais introduit un nouveau capteur Exmor RS, toujours de type 1" et comptant 20,1 Mpx, mais auquel de la mémoire DRAM a été soudée, pour accélérer l'enregistrement. Le RX100 IV est ainsi capable de vidéo à 1000 i/s et de 4K. Mais tout cela a un prix : une autonomie en chute libre et une chauffe palpable.
Les habitués des Sony RX100 retrouveront rapidement leurs marques sur cette quatrième itération. D'un point de vue pratique, il est bon de constater que la greffe du nouveau capteur et d'un viseur plus défini ne fait pas gonfler le volume, permettant au compact Sony de se glisser dans une poche.
L'écran arrière conserve sa diagonale de 7,5 cm pour 1 196 000 points et peut toujours s'orienter à 45° vers le bas et 180° vers le haut, avec la même sensibilité aux rayures que précédemment. Sony ne croyant toujours pas aux vertus du tactile - bien qu'il ne cesse de nous répéter qu'il considère sérieusement la question -, ne vous attendez donc pas à modifier votre zone de mise au point du bout du doigt. Le viseur OLED de 2,35 millions de points constitue quant à lui une avancée significative pour l'agrément d'utilisation. Suffisamment large, très défini et précis, lumineux, il est un véritable régal à utiliser malgré sa petitesse apparente.
Outre le Wi-Fi et le NFC, la connectique physique reste chiche, avec seulement des prises USB et HDMI, sans prise casque ou micro. Avec des aptitudes vidéo autant mises en avant, c'est un peu léger, d'autant plus qu'en l'absence de griffe porte-accessoire - la place est occupée par le flash en Z - il ne sera pas possible de connecter de tels compléments ni même un flash plus puissant, quoique nous serions prêts à admettre qu'adjoindre un si gros appendice sur un si petit appareil lui ferait perdre de son intérêt. Pour les adeptes de Lego technologique, le Sony RX10 II se prête mieux à l'exercice.
Du côté des menus, Sony continue à ne pas faire dans la simplicité : 25 pages d'options, regroupées en 6 onglets, voilà de quoi occuper les longues soirées où vous ne sauriez pas quoi faire. Et avec tout ça, les ingénieurs n'ont même pas pensé à regrouper tous les réglages vidéo dans un seul et même onglet parce que, bon, à Tokyo, ils doivent trouver cela amusant de transformer la navigation dans le Sony RX100 IV en jeu de piste. Si nous donnons l'impression de rabâcher test après test, c'est bien parce que nous sommes lassés que Sony ne porte pas plus d'attention à son interface utilisateur : tous les photographes ne sont pas des ingénieurs !
Il y a quand même deux intérêts à opter pour le RX100 IV plutôt que le RX100 III : l'obturation électronique. Celle-ci ne rend pas forcément le Mark IV plus silencieux - le Mark III l'était déjà -, mais cela permet surtout d'atteindre des vitesses de 1/32000 s. Fort pratique pour exploiter la pleine ouverture de l'objectif en plein jour. Le second intérêt est la position HFR qui permet de filmer en 250, 500 et 1000 i/s, en 1136 x 384 px réels bien que les vidéos générées soient affichées en 1920 x 1080 px. Malgré la relative faible définition, les images demeurent très lisibles et le HFR ouvre un tout nouveau champ de possibilités photographiques qu'il ne vous reste plus qu'à explorer. Dommage, cependant, qu'il soit nécessaire d'aller dans le Menu > Réglage HFR (premier onglet, deuxième page) pour modifier ses réglages HFR...
En effet, le RX100 IV parvient à démarrer encore plus lentement que le RX100 III, ce qui n'est pas la moitié d'un exploit, bien qu'un exploit négatif ! Pire : le RX100 IV est encore plus pataud que le RX10 II, qui a pourtant bien plus de matière à mobiliser à chaque réveil. Passé ce désagrément, il ne reste plus qu'à profiter de l'AF qui est plus rapide que son prédécesseur... mais seulement en faible luminosité (0,57 s au-lieu de 0,84 s). En effet, dans des conditions lumineuses favorables, le Mark IV se révèle un poil moins alerte que son aîné. Sur le terrain, vous noterez surtout que cet AF manque d'accroche et rate régulièrement sa cible.
En 2014, Sony avait remplacé l'ancien zoom 28-100 mm par un 24-70 mm f/1,8-2,8 à la fois plus large, plus lumineux mais plus court, au bonheur des amateurs de grand-angle et au regret des adeptes du portrait. Heureusement, avec 20,1 Mpx sous le capot, la marge de recadrage est suffisante en cas de nécessité même s'il est vrai que cela ne remplace pas un véritable 100 mm optique. Cette année, c'est donc un nouveau capteur avec DRAM intégrée qui fait son apparition. Pas de chamboulement cependant du côté de la qualité d'image.
Si vous vous contentez de filmer en XAVC-S 50p 50 Mb/s, vous gagnez très légèrement en finesse dans l'image. En XAVC-S 100p 100 Mb/s, vous pouvez désormais filmer en Full HD - le RX100 III se contentait de 720p - tout en exploitant toute la largeur du capteur. C'est en XAVC-S 4K que vous filmerez en 4K (3840 x 2160 px), en 25p 100 Mb/s. Le champ couvert est supérieur à celui du MP4, de l'AVCHD et du XAVCS 50p 50 Mb/s mais moins large qu'en XAVC-S 100p 100 Mb/s. Allez comprendre pourquoi... Le gain qualitatif est prodigieux, même en affichant votre vidéo sur un écran Full HD.
Le Sony RX100 IV est un bon appareil, très complet, fidèle au savoir-faire technologique de Sony ; nul doute sur ces points. Néanmoins, nous ne pouvons pas le conseiller : inutilement trop complexe, son utilisation manque de fluidité.
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