Le Smith & Wesson est une arme de grande diffusion qui permet de faire des performances, pour peu qu'on s'entraine correctement. Le Model 10 se trouve aujourd'hui très facilement, principalement du fait du passage des municipales au 9 para et le M&P british a été produit à des centaines milliers d'exemplaires.
L'idée est de démontrer que ces armes à trois francs six sous sont hyper-compétitives et qu'il n'est pas besoin de mettre une fortune dans des P210, Shadow ou P08 pour faire des podiums.
Avec 352pts, un tireur a fait 15ème en 830 (une précision un peu foirée à 89 et 83 plus 18 gongs). Avec les 363pts de ses départementaux, il se serait retrouvé 8ème et en finale, preuve qu'un revolver en double action, ça marche !
Après un bon 96 au 20", au premier 10" il fait passer une cartouche sans la percuter en marquant un arrêt et un léger relâchement pendant la double action, ce qui lui coûte 10 points et le déstabilise pour la suite. Avec 169pts il plonge au delà de la centième place, mais à l'entrainement il est souvent autour de 190pts, avec son pétard de police municipale à 150€.
Le K38 pré-victory (serial 9XXXXX sans V en préfixe) marche également très bien et malgré un zéro à la dernière série de gongs (12 gongs en tout contre 17 aux régionaux), il ramène l'argent par équipe avec ses compères des Gigis.
Lire aussi: Essai du Smith & Wesson 357 Magnum
Tout ce qui précède n'avait pas seulement le but de se faire mousser, mais d'exprimer toute la confiance que j'ai dans ces deux armes de grande diffusion pour faire des performances. En particulier, la double action a été maîtrisée grâce aux conseils d'un ami commissaire en retraite et c'est particulièrement fructueux.
Mon Model 10 provient de Belgique, arme de surplus qui avait servi dans une police locale, sans que j'en sache plus lors de mon achat chez Dekaise.
Un tireur a amélioré la mécanique de son Smith & Wesson de façon substantielle, le but étant à la fois de passer sans problème les contrôles de pesée, et percuter sans souci toutes les munitions, tout en ayant la ferraille plus conviviale.
Cela peut se faire sans gros problème, mais à plusieurs conditions :
Le plus gros de l'opération se règle d'un coup de tournevis : on dévisse d'un demi tour (mais pas plus) la vis de tension du grand ressort. La double action est aussitôt plus agréable, et le départ très légèrement amélioré.
Lire aussi: 357 Magnum 6 Pouces : Le Choix de Smith & Wesson
On ôte ensuite la plaque de recouvrement du mécanisme, que l'on dépose avec tact et délicatesse. On retire le ressort de rappel de la détente, à l'intérieur de la pièce de section carrée, puis on coupe une spire (et pas plus), en faisant bien attention de reprendre l'endroit de la coupure à l'aide d'une lime très fine, par exemple une petite lime suisse, de façon à ne laisser aucune bavure pouvant induire un gratouillis.
Si on a du temps, avec une bonne Dremel avec disques-feutre et de la pâte à polir les métaux ferreux, on en profite pour passer un coup sur toutes les pièces présentant des traces de frottements, d'autant plus aisément repérables que l'arme a déjà servi.
Après nettoyage au pétrole, l'affaire est réglée ... sans oublier de bien lubrifier la mécanique, ce qui est la règle sur les armes de stand. Moyennant quoi, on obtient une double action qui reste nerveuse, mais bien plus agréable et fluide qu'à l'origine, tout en restant dans les clous réglementaires.
L'auteur l'a fait avec bonheur sur tous les S&W qui lui sont passés entre les mains en cinquante ans et plus, et comme il n'a jamais oublié le conseil "n'en faire jamais trop", tout s'est très bien passé, sans jamais un incident de percussion.
Un détail : même de modèles identiques, il n'y a jamais deux armes exactement pareilles, surtout lorsqu'elles ont vécu. La prudence élémentaire consiste donc à y aller sur la pointe des pieds, et de tout contrôler au fur et à mesure, même si ça prend du temps.
Lire aussi: Smith & Wesson 22lr : Analyse détaillée
Concernant les S&W Victory Model livrés aux anglais, ils étaient d'origine en calibre 38/200, et le diamètre du tube n'est pas exactement identique aux armes récentes en .38 spécial. Ce n'est pas gravissime, sauf qu'en tirant un projectile en 357, on perd un peu de précision, quand le .38 dit "court" est en général en 358 : autant y penser lorsqu'on recharge, car en compét. le moindre point compte.
Concernant le 38SP, l'auteur n'a rien touché à l'arme, il s'est contenté d'en acheter deux et de garder celle qui avait le meilleur départ en DA. Il recharge avec autant de bonheur avec de la balle 148 gn SWC coulée et powder-coatée ou de la 148 gn TC électrocuivrée.
Pour le 38-200, là non-plus il n'a rien touché, à part un peu de Loctite bleu sur les filets de la tige d'éjecteur, qui avait tendance à se dévisser et à bloquer la rotation du barillet. Pour le rechargement de ce calibre un peu particulier, il a tâtonné et il n'a pas encore fini.
Il utilise actuellement des étuis de 38SP recoupés, de la BA10 et des balles coulées et powder-coatées calibrées à .3615. Ces balles sortent à .360 environ d'un moule MP Molds normalement destiné au 9mm avec différentes formes de pointes plates ou creuses et sont à 144gn en pointes plates. La peinture ajoute le petit supplément de calibre permettant une bonne étanchéité, la prise de rayure étant favorisée par l'absence de gorges de graissage.
Le prinicipal problème, c'est qu'il doit contre-viser 10cm au dessus et 7cm à droite. Sur C50, ça va et son record est de 91 à l'entrainement et 86 en match. Mais pour les gongs ça se corse, car il doit viser le bord supérieur et presque tout à droite, ce qui fait qu'il ne voit presque plus le gong. Si il a bien le premier, ça peut s'enchainer très bien. En revanche si il loupe, il est perdu pour les suivants.
Donc, il faut corriger le point d'impact. l'idée, c'est d'avoir un début de trajectoire moins tendue, donc qui monte plus vite. Pour cela, il va tester des balles plus lourdes et poussées moins vite, ce qui est un peu contre-intuitif mais semble une bonne option (actuellement il est au alentour de 225m/s avec ses balles de 144gn).
Il a deux candidates pour ça, avec une balle coulée tirée du moule Lee 38-200 (quitte à le customiser en supprimant les gorges de graissage) et la balles S&B en .366 et 193gn, recalibrées en .362 ou .361.
Il lui faut jongler avec pas mal d'impératifs (en particulier, l'enfoncement ne devrait pas dépasser les 6 ou 7mm, pour laisser du volume dans l'étui), mais c'est jouable. L'avantage du M&P en 38SW, c'est qu'il reste un robuste K38 et qu'on peut monter à des pressions de 38SP, qui seraient dangereuses dans un revolver à brisure. Egalement, son barillet de 40mm de long permet de s'affranchir de la LHT maxi CIP du 38SW lorsqu'on utilise des balles lourdes et longues.
Le S&W Modèle 10 est un excellent choix. C'est un excellent choix. Pourquoi ?
Pour tirer en vitesse, je tire à deux mains, main gauche (je suis droitier) accolée à la droite qui tient l'arme, le pouce gauche, sans bouger la main, réarme le chien dans la foulée. Aucune difficulté, aucune perte de temps, aucun désalignement. Un copain ne jure que par le tir en double action.
Pour le TAR il est évident que (contrairement à ce qui est écrit plus haut) tu ne peux pas tirer des WC coulées en plomb nu. J'utilise des electro cuivrées, comme la quasi totalité des tireurs que je côtoie. J'en suis très satisfait.
Je recharge avec 0,20g de BA 10 ou 0,30g de A1. Aucun gong (touché) ne résiste.
Ma visée avec mon exemplaire est point visé point touché...s'il n'y a pas de coup de doigt. Je pense que beaucoup d'armes "qui ne tirent pas droit" doivent leur tare aux erreurs de visée ou coups de doigt dans les épreuves de vitesse... Pas toutes évidemment.
En conclusion. Le S et W Mle 10 ? Un excellent choix !
Le 38 spécial en wad cutter est effectivement très doux a tirer et facile a recharger. Par contre un canon au minimum de 4 voir 6 pouces serait mieux pour avoir de meilleurs résultats !
Le mieux l'essayer !
Un canon de 6 pouces n'est pas autorisé au TAR, trop long pour un révolver dans cette discipline.
Le Smith & Wesson 629 Classic est une fidèle reproduction de ces revolvers proposés par Umarex. Ils sont proposés en plusieurs tailles de canons et avec la possibilité de tirer soit des billes en acier ou des plombs diabolo. Le modèle présenté aujourd’hui est en version 4,5 mm BBS (billes acier) avec un canon de 5 pouces.
Le revolver en version 5 pouces mesure 265 mm pour un poids de 1240 g. Le corps de l'arme est principalement constitué d'un métal chromé relativement bien usiné.
Des organes de visée ouverts sont présents sur la carcasse. Ils permettent d'ajuster la hauteur et la dérive. La mire arrière se démarque du reste du corps avec une couleur noire qui est différente de la couleur chromée du revolver.
À gauche, vous trouverez le bouton-poussoir permettant d'ouvrir le canon ou de mettre l'arme en sécurité.
Pour que ce revolver fonctionne, il faut d'abord ouvrir la poignée afin d'accéder à l'emplacement de la capsule de 12 grammes de CO2. Il suffira ensuite d'insérer la capsule et de la visser au moyen de l'outil intégré dans la poignée.
La prochaine étape consiste à introduire les billes d'acier dans les douilles factices. L'opération est d'une grande simplicité. Il vous suffit de pousser la bille sur l'arrière de la douille.
L’arrivée d’air brève et brutale permettra au projectile de traverser la douille et le canon pour finir sur la cible. L’appui de la gâchette permettra également la rotation du barillet. Remarquez que le barillet tourne dans le sens antihoraire.
Comme tous les revolvers, vous avez la possibilité de tirer en simple ou en double action.
Nous saluons la remarquable finition de l'arme même si nous ne sommes plus surpris par la qualité du travail d'Umarex. Ce revolver sera plus utile en plinking qu’en tir sur cible. Les groupements ne seront pas parfaits sur des cibles en carton, mais ils seront assez amusants à utiliser sur des canettes ou des gongs.
Je conseille le Smith & Wesson 629 classic et ses variantes aux collectionneurs et aux tireurs soucieux du détail.
Y a un 6 en trop pour l'inspecteur Harry mais c'est une superbe arme quoi que perso, je la prendrais plutôt en 6,5".
Que dire sur le S&W 629 ? Qu'il a fait ses preuves depuis bien longtemps, et le 29 avant lui depuis plus longtemps encore, que la longueur de 5 pouces, si c'est un 629 Classic, est idéale, que ce soit en termes d'équilibre en mains et esthétiquement parlant, que le 44 magnum est un calibre extrêmement intéressant à recharger, du plus doux au plus costaud, qu'il est très précis, et que si tu veux un Dirty Harry, il faudra que ce soit un 29-2 en 6"-1/2 et pas autre chose.
Le 29 Classic, ou 629 Classic dans sa version inox, en 5" est un bon compromis. Le contrepoids sous le canon ne le fait pas piquer du nez avec cette longueur de canon, et promet de belles sensations avec de la vraie .44 Mag. Cependant, pour rester dans l'inox, je conseille plutôt le 629 6", pour des raison esthétiques (rappel du 29 non-classic), et pour des raisons de tir (stabilité, équilibre, précision).
Le 629 5" est précis, le recul pas trop dur! et le canon de 5" a un look plus sympa!
Le 629 5" a un équilibre parfait, comme la précision. Son full lugged lui permet de moins bouger que le 29.2 6 1/2" qui est plus léger de l'avant. Maintenant, 1 1/2" de plus doivent donner 15-20m/s de plus. Quoiqu'il en soit, le 629 5" est un bon choix. Seul bémol : la poignée Hogue, moins confortable finalement que la grosse poignée bois.
La différence principale entre le DW et le S&W est que le DW tire des billes d'acier alors que le S&W tire des plombs.
Tout acier, finition irréprochable, l'arme que l'on garde jusqu'au dernier jour et que l'on transmet à ses descendants ! Démontage simple et rapide pour l'entretien. Crosse ambidextre très confortable. Equilibre parfait (à mon goût !) en 5,5" ...Très précis, on tient le visuel sans problème à 25m.
Bref, un seul défaut : son prix neuf, mais on trouve de très belles occasions !
Le S&W 41 est un superbe pistolet, d'une qualité de fabrication aujourd’hui un peu oubliée. Il faut bien justifier le prix.
tags: #smith #et #wesson #18 #pouces #avis