Le stockage des munitions de chasse obéit à des règles strictes pour votre sécurité et celle de votre entourage. Le stockage des cartouches de chasse n’est pas qu’une contrainte administrative. C’est une question de sécurité et de performance.
En France, le stockage des munitions de chasse est une exigence légale. Rester dans les clous, c’est garantir la sécurité de tous… et éviter les ennuis.
Les armes et munitions sont classées en différentes catégories, chacune ayant ses propres règles de stockage :
Les armes et munitions de catégorie C doivent être stockées séparément. L’arme doit être inutilisable immédiatement, les munitions hors d’accès. Pas de compromis : ni enfants, ni curieux ne doivent y toucher.
Le Code de la Sécurité Intérieure (R314-4 CSI) exige un contenant sécurisé. Coffre-fort, armoire forte ou mallette à cadenas : tous valent si verrouillés. Deux solutions valides : un coffre-fort (munitions dans un compartiment verrouillé) ou un meuble métallique fermé à clé. L’essentiel ? Un accès contrôlé.
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Elles doivent être conservées dans un endroit frais, sec (moins de 60% d’humidité), et à l’abri de la lumière. Une pièce intérieure avec température stable (autour de 21°C) est l’idéal. Évitez l’humidité et les écarts de température pour préserver vos cartouches. Un garage ou une cave bien isolée suffit.
Une cartouche mal conservée, c’est un tir raté, voire un danger. Une cartouche mal conservée peut provoquer un long feu, une gélification ou même une détonation imprévue. Une cartouche humide, c’est bien plus qu’un simple désagrément.
L’humidité, au-delà de 60% d’humidité relative, déclenche une série de dégradations chimiques et physiques. Le cuivre du culot subit une oxydation accélérée, formant ce vert-de-gris qui grippe mécanismes et percussion.
La poudre, composante la plus sensible, voit sa structure cristalline altérée. Les grains s’agglomèrent, modifiant les conditions de combustion. Une chaleur excessive ne pardonne pas. Au-delà de 25°C, la poudre lentokov se dégrade progressivement.
Oui : 1 000 munitions de catégorie C par arme déclarée. Le dépassement expose à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende. Le Système d’Information sur les Armes (SIA) suit vos armes, pas vos munitions.
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La boîte d’origine reste une option pour commencer, mais attention : elle ne protège pas des variations climatiques. Un chasseur confirmé optera pour une caisse en plastique équipée d’un joint torique. Ces modèles, souvent appelés Ammo Can, résistent aux chocs, s’empilent facilement et peuvent se fermer à clé.
Les amateurs de solutions tout-en-un jureront par l’armoire forte. Plus qu’un simple contenant, cette solution combine sécurité maximale et contrôle d’hygrométrie. Vous stockez vos armes et vos munitions au même endroit, dans un environnement stable.
Non, mais leur transport doit respecter des normes strictes. Elles doivent être rangées dans un contenant étanche, séparément de l’arme. En zone humide, un sac étanche ou une mallette résistante aux éléments est indispensable.
Une cartouche bien conservée peut durer plus d’une décennie, voire jusqu’à vingt ans. Mais attention : l’humidité, la chaleur ou les chocs répétés raccourcissent sa durée de vie. Une cartouche non tirée a quand même subi des agressions : humidité, variations de température.
Ces facteurs fragilisent la poudre et l’amorce. La rotation n’est pas un luxe : c’est une question de sécurité. Une cartouche bien conservée double sa durée de vie, selon les experts. Alors avant la prochaine battue, vérifiez vos stocks.
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L’inspection visuelle est non négociable. Culot verdâtre ? Corrosion. Douille en carton gonflée ? Risque d’explosion. Sertissage fendu ? La poudre peut s’échapper. Un chasseur expérimenté ne prend aucun risque. Le moindre doute ? Direction la poubelle.
| Critère | Recommandation |
|---|---|
| Température | 21°C maximum |
| Humidité | 60% maximum |
| Sécurité | Stockage séparé de l'arme, contenant fermé à clé |
| Matériel | Boîtes étanches avec joint torique, sachets anti-humidité |
| Gestion | Utiliser les anciennes en priorité |
La détention d’une arme de catégorie B en France est strictement encadrée par la loi. En effet, la législation impose l’utilisation d’un coffre-fort ou d’une armoire forte homologuée pour conserver une arme de catégorie B à domicile.
La norme EN 14450 est actuellement la référence minimale recommandée pour les coffres destinés aux armes à feu. Si le coffre pèse moins de 500 kg, il doit obligatoirement être scellé au mur ou au sol.
Les munitions de catégorie B doivent être : Soit stockées dans le même coffre, dans un compartiment verrouillé séparé, Soit stockées dans un autre coffre sécurisé indépendant. Il est interdit de laisser les munitions à l’air libre, même si l’arme est neutralisée ou démontée.
Le non-respect des règles de stockage est considéré comme une infraction au Code de la sécurité intérieure. Vous vous exposez à :
Dans un couple où les deux partenaires sont tireurs licenciés et détenteurs d’armes, la meilleure solution reste l’usage de coffres séparés. Chacun doit assumer la conservation de ses armes, en toute autonomie. Et bien entendu, les clefs ne doivent pas êtres accessibles à l’autre conjoint. Le coffre doit être dimensionné en fonction du nombre d’armes, tout en restant personnel.
Un coffre pourrait être partagé à condition de disposer de deux portes, et de clefs/codes d’accès différents. En revanche, si chaque arme est sécurisée à l’aide d’un câble attaché au coffre ou au mur de la pièce forte, et que ces câbles sont fermés par des cadenas distincts dont chacun des conjoints possède sa propre clé, cette configuration pourrait être considérée comme un stockage séparé.
En permettant l’accès à une autre personne - même de confiance - on prend le risque d’être sanctionné, y compris d’une inscription au FINIADA. Lors d’un contrôle à domicile effectué par les gendarmes, un tireur sportif étant absent, sa conjointe a ouvert le coffre contenant ses armes à la demande des forces de l’ordre. Ce geste, en apparence anodin, a suffi à prouver que Madame avait accès à des armes dont elle n’était pas détentrice.
Le décès du détenteur d’une arme ne donne pas automatiquement à l’héritier le droit d’y accéder ou d’en disposer librement. Il ne devrait, en principe, ni connaître le code du coffre ni posséder ses clés. Pour conserver les armes, l’héritier devra impérativement suivre la procédure légale prévue à cet effet.
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