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Cet article présente un aperçu des crimes et criminels en France durant les années 1870 à 1873, une période marquée par des bouleversements sociaux et politiques.

Crimes contre la personne

De nombreux individus ont été condamnés pour des crimes violents contre des personnes. Voici quelques exemples:

  • Duchemin, Louis-Joseph, dit Victor: Condamné à quinze ans de prison pour complicité dans l'étranglement de sa grand-mère.
  • Un marin de Pommerie-le-Vicomte: Condamné à perpétuité le 12 juin 1869 pour avoir étranglé sa mère Marie-Rosalie Charpentier, veuve Duchemin, 80 ans, le 7 novembre 1868 à Berny-Rivière, sous prétexte qu'elle ne servait plus à rien dans la ferme.
  • Un domestique de 27 ans: Assassine dans le rapide Marseille-Paris le 20 mars 1870 l'homme d'affaires Alexandre Lebanski.
  • Un domestique de 23 ans: Le 13 avril 1870, à Labussière, tue sa mère adoptive, la veuve Bavard, 75 ans, à coups de gourdin afin de voler ses économies, qu'il estimait environ à 100 francs.
  • Un sabotier de 32 ans: Tua à Vernoy, ferme des Guérins, dans la nuit du 9 août 1870 le sieur Griffaud à coups de tiers-point et tenta d'assassiner son fils Ernest pour voler une boîte de jetons et de cartes à jouer.
  • Un tisserand de 42 ans: Le 06 avril 1871, à Chahaignes, assassine Jean Boucher, 59 ans, cultivateur.
  • Un sabotier de 32 ans: Abat de deux coups de fusil Marie-Joséphine Choumil, née Pintaparis, 24 ans, sa femme dont il était séparé, le 30 septembre 1871 aux Mathes.
  • Un journalier de 26 ans à Chevigny-sous-Bèze: Etrangla le 18 septembre 1871, la veuve Magnien à Noiron-sous-Bèze (sa mort passe pour une attaque d'apoplexie), le 7 novembre 1871, la veuve Cornot, également à Noiron, dans les deux cas pour les voler.
  • Un cultivateur de 45 ans: Assassina sa femme Marie-Madeleine Marin dans la nuit de Noël 1871 à Orgon en lui fracassant le crâne avec un rouleau de bois puis en lui plantant une fourche dans le visage.
  • Sitbon, 20 ans, commerçant, et Toledano, 21 ans, courtier (Juifs tunisiens): Etranglent, poignardent et découpent à la scie Angelo Grego, commerçant tunisien, pour lui voler 50.000 francs le 16 janvier 1872 chez lui, rue Montgrand à Marseille.
  • Un cultivateur quinquagénaire à Ecoust-Saint-Mein: Tua son épouse Flore dans son lit à coups de hache le 25 avril 1872 et épargna son fils Camille, 13 ans, qui dormait à côté.
  • Un valet de charrue de 22 ans: Tua à coups de marteau le 21 février 1872 à Bayonvilliers ses patrons, les Debros, vieux et impotents, ainsi que leur chien qui avait voulu les défendre.
  • Un aide mécanicien sur bateau de 32 ans: Orphelin très jeune, le 13 janvier 1872 à Rennes, étrangla sa tante et bienfaitrice Angélique Pinel, institutrice, parce qu'elle refusait de lui donner de l'argent, pour lui voler deux obligations de l'Ouest et deux obligations de la Société immobilière.
  • Une femme: Fait assommer à coups de poings, puis étrangler son mari, Courbot, le 13 août 1872 à Lumbres, puis jette le corps dans la rivière, l'Aa. Avait déjà tenté d'empoisonner son époux au phosphore : le crime était prémédité depuis un an et demi. Pourvoi rejeté le 17 janvier 1873.
  • Un vigneron à Cussangy: Tue à coups de hache, dans la nuit du 31 décembre 1872 au 1er janvier 1873 sa femme et met le corps dans sa grange à laquelle il met le feu.
  • Un vigneron de 35 ans: Assassina sa mère, la veuve Louise Guyard, née Sonnette, qu'il déteste, le 7 avril 1871, à coups de bâton ferré.
  • Un journalier de 26 ans à Chirat: Sur la route de Montferrand, abattit de deux coups de fusil son voisin Marien Courson au soir du 10 janvier 1873 pour lui voler sa sacoche contenant 591 francs.
  • Un commensal de 21 ans à Belleville: Le 19 décembre 1872, assassine à coups de canne le tailleur Léonard Vitte, au hameau de Bussy, commune de Saint-Georges-de-Reucins pour le voler.
  • Un ouvrier pâtissier de 20 ans: Tue son collègue mitron Auguste Vernier de trois coups de hachoir à viande, et met le feu à son lit le 22 janvier 1873 à Versailles.
  • Un facteur de 31 ans: Ne supportant plus de vivre sous le même toit que ses beaux-parents, tue à coups de pic le 10 avril 1872 au Barp (Gironde) son beau-père Arnaud Mano, sa belle-mère, sa propre épouse, Jeanne, ainsi que leurs deux filles, Marie, 5 ans, et Maria, onze mois, laissant les petits garçons en vie (Bernardin, 7 ans et ?). Exécution prévue au Barp.
  • Un homme de 29 ans originaire de Nancy: Tue à coups de lime et de pioche, le 17 avril 1873 à Salles, Marie Gladine, épouse Calvet, meunière, alors qu'il la cambriole et dérobe 27 francs.

Crimes contre la propriété

Les crimes contre la propriété étaient également fréquents, souvent liés à des incendies criminels et des vols qualifiés:

  • Un cultivateur de 48 ans et ses cinq fils: Se font une spécialité de voler les maisons avant d'y mettre le feu. Entre septembre 1870 et mai 1871, ils incendient plusieurs propriétés à Boussac et Tronchy, allant jusqu'à étrangler une veuve.
  • Un homme de 26 ans surnommé "Le Troppmann du Nord": En 1864, met le feu à la grange de la ferme d'Onglevert à Audresselles, puis à la ferme Framery. Agresse le 19 septembre 1869 Philippe Pruvost, brasseur, 19 ans, pour le voler et le laisse pour mort. Au cours de la même année 1869, étrangle, vole et viole trois gars de son âge : Adolphe Cugny, 22 ans, Eugène Foucart, 19 ans, retrouvés morts en pleine rue, et Félicien Malfoy, 26 ans, dont il jette le corps dans un puits de la ville.
  • Un couple sans profession et sans domicile: Après l'avoir rencontré dans un cabaret de Reims, conçurent le plan de tuer M.Leroi, messager de Reims à Rethel pour le voler. S'embusquèrent dans la soirée du 23 septembre 1871 au carrefour d'Isles-sur-Suippe et quand Leroy arriva dans sa voiture, Loth lui sauta dessus, le frappa à coups de couteau et traîna le mourant vers le fossé. Sur le conseil de sa femme, lui scie le cou avec son couteau.
  • Chefs de la "bande de la Taille": Tuent le 15 mai 1871 à Mallemort M.Martin, gardien du pont de la Durance. Le 19 août 1871, près de la Bastidonne, poignardent un certain Oscar Loneux pour lui voler une montre, des vêtements, son portefeuille. Dans la nuit du 2 au 3 septembre 1871, massacrent (égorgement à coups de couteau) André Garnier, Véronique Garnier, leur fille Euphrasie, épouse Sube, et leur nièce Rosa Granier à la ferme de l'Eve, à Lurs (Basses-Alpes). Le 25 octobre 1871, entre le château d'Albertas et l'auberge de la Moumine, brisent la tête d'Elzéard Sautel, 44 ans, messager à Apt, pour le dévaliser. Enfin, le 4 novembre 1871, à Meyrargues, assassinent Marie Julien, veuve Lambot, 76 ans. Seulement, l'un de leurs complices, Jacques Ribetto a acheté les biens de la victime en viager et se trouve donc le suspect parfait. Arrêté, dénonce ses complices. Angèle Arèse est condamnée à perpétuité. Francesco Bellora et Pasquale Montegazzo sont condamnés à vingt ans. Giuseppe Trinchieri à dix ans de réclusion.
  • Un contrebandier: Tente de tuer à coups de pied, le 20 mai 1872 dans la forêt du Chanois, de tuer François-Xavier Euvrard, 55 ans, cultivateur à Orsans, pour lui voler son porte-monnaie contenant 50 francs, ainsi que son parapluie, sa casquette, ses chaussures, son couteau, sa pipe et son tabac.
  • Une femme: Déjà condamnée à cinq ans de prison pour faux en 1864, et à sept ans de prison pour vol en 1871.
  • Un domestique de 23 ans à Nubécourt: Incendies volontaires de deux maisons et d'une grange le 29 septembre 1872, de deux maisons et de deux granges le 05 janvier 1873 et d'une grange le 02 février.
  • Rissler, 52 ans, marchand ambulant: Cambriole les époux Poulin, aubergistes à Sancé, dans la nuit du 11 au 12 novembre 1872 pour voler quatre porte-monnaie. Surpris par les époux, les abat à coups de revolver avant d'être maîtrisé, assommé à coups de sabot par les grands fils du couple. Son complice Gurtner parvient à fuir, mais est arrêté dès le lendemain. Au premier jour du procès, Rissler tente de se suicider en se coupant le bras avec un couteau, mais il est désarmé à temps. Rissler déjà condamné à 20 ans de travaux forcés pour vol, Gurtner a déjà connu plusieurs condamnations pour vol en Suisse.

Crimes collectifs et politiques

La période de la Commune de Paris et ses suites a été marquée par des actes de violence collective et des crimes à motivation politique:

  • Des paysans ultra-bonapartistes du village d'Hautefaye: Le 16 août 1870, en état d'ébriété avancée, les paysans ultra-bonapartistes du village d'Hautefaye agressent le châtelain Alain de Moneys, 34 ans, en l'accusant à tort d'être un agent des Prussiens.
  • Des Communards: Incitent la foule à tuer, durant la Commune, rue Cambronne le 09 janvier 1871, les frères Jean-Baptiste et Constant André, anciens sergents de ville.
  • Un contrebandier et déserteur: En compagnie de cinq autres contrebandiers, en franchissant la frontière franco-suisse à Etraches, dans la nuit du 26 au 27 juin 1872, tue à coups de couteau et de bâton le douanier Favre-Merceret et bât comme plâtre quatre autres douaniers.
  • Une femme de 41 ans: Mit le feu à la centrale de Rennes au matin du 16 juillet 1872.

Infanticides et crimes familiaux

Les infanticides et autres crimes commis au sein des familles étaient également présents dans les annales judiciaires:

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  • Eugénie Duchemin (27 ans en 1870): Après le procès de son père, les gendarmes s'intéressent aux ragots du village qui affirment qu'à quatre reprises, en 1863, 1865, 1867 et 1868, la fille Duchemin, Eugénie (27 ans en 1870) est tombée enceinte, et c'est son père qui s'est chargé de l'accoucher et de tuer les bébés en les piétinant !
  • Une femme de 31 ans: Supprima les enfants nés viables de ses deux grossesses naturelles au printemps 1870 et dans la nuit du 2 au 3 janvier 1873 à Fresné-la-Mère.
  • Un cultivateur: Fit assassiner à coups de hache le 21 novembre 1871 son épouse Marie Fallet, enceinte de cinq mois, par un ouvrier agricole Bertin, 34 ans, pour 2.000 francs.
  • Un jeune homme de 19 ans: Sur les conseils de sa mère, tua pour les voler sa tante, la veuve Bourgogne (7 coups de couteau), sa cousine Mme Verrot (23 coups) et l'enfant de celle-ci, Emile, agé de 7 ans (7 coups), le 05 janvier 1872 à Nogent-sur-Aube. Il épargna le père de la veuve Bourgogne, le vieux Jacques Paret, endormi et sourd comme un pot.

Tableau récapitulatif des criminels et de leurs crimes

Nom Âge Crime Lieu Date
Duchemin, Louis-Joseph, dit Victor 18 ans Complicité d'assassinat Berny-Rivière 7 novembre 1868
Inconnu 27 ans Assassinat Marseille-Paris (train) 20 mars 1870
Inconnu 23 ans Parricide Labussière 13 avril 1870
Inconnu 32 ans Assassinat, tentative d'assassinat Vernoy 9 août 1870
Inconnu 42 ans Assassinat Chahaignes 6 avril 1871

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