L'article explore le fonctionnement des lance-roquettes, en mettant en évidence leur puissance de feu, leur autonomie et leur adaptabilité, tout en soulignant les défis et les perspectives liés à leur développement et à leur utilisation.
Les lance-roquettes représentent une composante essentielle de l'artillerie moderne, offrant une puissance de feu considérable et une grande souplesse d'emploi. Cet article examine en détail le fonctionnement de ces systèmes d'armes, en mettant en lumière leurs capacités, leurs munitions, leurs innovations technologiques et leurs implications stratégiques.
Le Lance-Roquette Multiple (LRM) est une arme capable de traiter en une minute des objectifs déployés sur plusieurs dizaines de kilomètres. Servi par trois hommes, chaque lanceur est totalement autonome. Le commandement et les communications sont reliés de manière totalement automatisée à chaque lanceur. Le chargement des 12 roquettes peut être effectué en 10 minutes par l'équipage sans assistance extérieure.
Le calcul des trajectoires et des éléments de tir est assuré par un calculateur central. Le pointage en site et en direction est réalisé automatiquement avant chaque départ de roquette. Grâce à une centrale inertielle, un conservateur de cap et un navigateur terrestre, la localisation et l'orientation sont assurées en permanence. Les 24 LRM d'un régiment d'artillerie constituent une puissance de feu redoutable permettant une grande souplesse d'emploi.
Le Programme Lance-Roquettes Multiple Nouvelle Génération (LRM NG) a pour objet principal le développement d'une nouvelle roquette de précision à portée accrue. La mission de cette roquette est l'attaque dans la profondeur de cibles faiblement durcies, avec un nombre limité de munitions et des effets collatéraux réduits.
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En 1995, deux régiments français de Lance-roquettes multiple (LRM) seront pleinement opérationnels, en mesure, en cas d’engagement, de neutraliser ou de détruire des objectifs situés dans la profondeur. La guerre du Golfe a mis en évidence l’importance des appuis feux. L’opinion publique, chez nous, en a surtout retenu les raids aériens auxquels l’Armée de l’air française a pris une part significative. Par contre, nos moyens étant peu présents sur le « créneau » des feux sol-sol, les médias français ont occulté le rôle essentiel joué par les LRM américains dans ce conflit où fut pourtant appliquée la technique du « combat par les feux » (Fighting with fire). Un lanceur LRM délivre en une minute une salve capable de neutraliser ou de détruire n’importe quel ensemble de cibles réparties sur une surface de 20 hectares, en dispersant une grenade AP/AC tous les 20 mètres carrés, et ce à 30 kilomètres. Le régiment est capable, quant à lui, dans le même délai, de prendre à partie un ensemble de cibles sur une superficie d’environ 300 ha dans l’hypothèse où la totalité des lanceurs tirerait simultanément.
Cette autonomie est globale, car elle concerne aussi bien le lanceur que le système lui-même. En effet, le lanceur est un engin chenille léger (25 tonnes), puissant (500 CV), rapide (70 km/heure) et embarquant un environnement technique de pointe. Il est doté d’un calculateur de bord, d’une centrale inertielle, d’un navigateur terrestre et d’un système automatisé de chargement des munitions. Les structures du régiment LRM renforcent et prolongent cette qualité, car chaque batterie de tir possède ses éléments organiques de commandement et de ravitaillement, ce qui permet à celle-ci d’assurer une mission autonome pour une durée déterminée.
Articulé autour des lanceurs, du système Atlas et ultérieurement du radar de trajectographie Cobra, le système d’arme LRM s’adapte à n’importe quel volume de forces. La souplesse d’emploi caractérise par ailleurs sa manœuvre. Comme les LRM représentent des objectifs privilégiés pour l’artillerie adverse, ils doivent prendre des mesures de sauvegarde basées sur la mobilité. En effet, la signature radar, le bruit et les lueurs des roquettes rendent le repérage des lanceurs aisé.
De surcroît, la stricte standardisation du matériel - y compris les munitions - avec nos partenaires du programme LRM, l’interopérabilité totale de l’ordinateur de bord qui s’exprime en quatre langues constituent des éléments déterminants à prendre en compte, et notamment dans le domaine logistique. En l’occurrence, la puissance de feu du régiment LRM est telle qu’elle fait peser sur l’adversaire un niveau de menace qui n’était jusqu’à présent reconnu qu’à des systèmes nucléaires antiforces. Le LRM a ajouté la portée, la précision, la rapidité de réaction, la saturation et l’efficacité terminale aux anciens systèmes de lance-roquettes qui avaient été considérés jusqu’à présent comme des armes à effet psychologique. Ses effets en font ainsi un système d’arme de nature à restaurer, au niveau conventionnel, la notion de dissuasion. Sa seule puissance potentielle constitue une menace qu’un adversaire est contraint de prendre en compte dans sa propre manœuvre.
L'AT4 sert à traiter les chars sous blindage réactif, les véhicules à roues légèrement blindés et les blockhaus. Destinée au combat à courte distance, l'arme est préchargée et conçue pour un seul tir. L'absence d'effet de recul au départ du coup permet un tir aisé à l'épaule. Le tube de lancement contient une roquette de 84 mm. Le projectile, stabilisé par ailettes sur sa trajectoire, est du type "charge creuse".
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Un lance-roquettes (Rocket Launcher) est un système conçu pour permettre de propulser une roquette, une charge explosive autopropulsée non autoguidée. On peut ainsi dissocier l'arme en deux parties : le lanceur, qui comprend les poignées, le ou les tubes de lancement et les amorces (utilisées pour propulser les roquettes), et le chargeur, qui contient les munitions.
Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, l'entraînement et la préparation des forces armées sont essentiels. Aussi, en janvier 2020, un marché de 290.000 euros [HT] fut notifié par la Direction régionale du service d’infrastructure de la Défense [DRSID] de Lyon à une entreprise iséroise pour construire le premier stand de tir ouvert évolutif [STOE] de l’armée de Terre, précisément à Pont de Claix [Comboire], où il sera géré par le 7e Bataillon de Chasseurs alpins [BCA].
Effectivement, ce nouveau stand permet, en toute sécurité, à un groupe de combat tirer en déplacement, exactement comme il le ferait en opération. Le STOE se décline en trois versions [50, 100 et 150 mètre] avec un gabarit de sécurité réduit et une aire de tir en déplacement sur toute sa longueur, jusqu’à 5 mètres des cibles. Les réceptacles ont été optimisés pour attenuer les ricochets.
MBDA a dévoilé pour la première fois, aux côtés de Safran, un concept de roquette guidée à longue portée, la Thundart. Mais le groupe européen a aussi levé le voile sur un nouveau missile de croisière terrestre et, ce faisant, montré toute l’étendue de sa gamme de solutions de frappe sol-sol à longue portée.
Le premier, dénommé Thundart, était exposé simultanément sur les stands de MBDA et de Safran. Sur le plan opérationnel, Matthieu Krouri, en charge du champ de bataille pour le groupe MBDA, nous explique que « l’engin doit permettre de frapper avec précision des cibles fixes ou déplaçables jusqu’à une distance de 150 km environ. Pour le moment, peu de détails ont été apportés sur la vision de MBDA et de Safran sur la FLP-T, même si l’arme semble de prime abord adopter un calibre 227 mm compatible avec les LRU actuels. A priori, MBDA devrait s’occuper de développer la propulsion ainsi que la charge militaire, tandis que Safran se chargera principalement du système de guidage. Roxel, co-entreprise de Safran et MBDA, devrait aussi jouer un rôle important dans la partie propulsion. Concernant le système de navigation et le guidage INS/GNSS, on nous a confirmé qu’il serait directement dérivé de celui de l’AASM (armement air-sol modulaire), qui équipe déjà le Rafale. Nous avons interrogé MBDA sur la possibilité de voir la Thundart équipée ultérieurement d’autodirecteurs plus avancés, comme ça a pu être le cas sur l’AASM.
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L’autre nouveauté de MBDA France en matière de frappe à longue portée, c’était le Missile de croisière terrestre (MdCT), aussi estampillé Land Cruise Missile (LCM). Pour en faire un MdCT, il convient d’intégrer le missile dans un lanceur mobile, placé sur un camion. Les vues d’artistes de MBDA montrent un lanceur quadruple, mais la configuration pourra être adaptée aux besoins. Contrairement au système MRC de l’US Army, qui repose sur un lanceur vertical Mk41 intégré sur une remorque, les MdCT pourraient être tirés selon un angle plus aigu. Présenté en 2022, le Land Precision Strike a quant à lui été développé pour répondre à un besoin britannique. La British Army cherche en effet une munition de précision capable de frapper de manière autonome des cibles mobiles ou de haute valeur, et qui viendrait s’intégrer aux côtés des roquettes conventionnelles au sein des MLRS achetés aux États-Unis. Le LPS se présente donc sous la forme d’un petit missile tactique d’une portée d’environ 150 km, équipé d’un autodirecteur autonome (infrarouge ou radar millimétrique, le choix ne semble pas encore avoir été fait).
Cette diversité des programmes s’explique avant tout par l’évolution rapide du contexte stratégique européen de ces dernières années, qui a précipité l’acquisition de systèmes sur étagère, tantôt américains, tantôt israéliens, ou au contraire accéléré les velléités d’acquisition de systèmes souverains. Une dispersion des projets qui n’aura pas encore permis le développement d’un programme européen commun, malgré quelques initiatives poussées par le politique, et alors même qu’il y avait une belle convergence des calendriers de remplacement des LRU et des MLRS dans plusieurs pays.
L'acquisition et la détention d'une arme classée en catégorie A sont interdites sauf exceptions.
Le LRAC est un tube inerte et ne présente aucun danger en lui même. Ainsi un tube de lance roquettes LRAC 89 mm, que l’on peut recharger et utiliser à plusieurs reprises, est bien évidemment classé de la même façon que le serait un pistolet mitrailleur sans munition. Toutefois, s’agissant d’un lance-roquette (sans s) consommable (c’est à dire à usage unique), le CGA n’avait pas classé en 2007 un tube lance-roquette marqué « Lauchner - W/Roxk Heat Law 66 mm M72A2 - Octol 2 ». Le LRAC F1, officiellement appelé lance-roquettes antichar de 89 mm modèle F1, est un lance-roquettes réutilisable qui a servi dans l’armée française. Fiche Wikipédia. Ainsi, ce PIAT à chargement par l’avant rentre dans la neutralisation possible. Reste à savoir si les autres Bazooka, Panzerschreck à chargement par l’arrière ou le Panzerfaust à usage unique seront « neutralisables ». Trop tôt pour le dire. Voir une vidéo du fonctionnement d’un Panzerfaust. Le lance-roquette « consommable » n’est plus classé par la règlementation des armes dès que consommé : c’est un déchet de tir ou une épave. Il peut donc être collectionné librement. Par contre, les lance roquettes qui servent autant de fois qu’on y introduit une roquette, resteront des armes de catégorie A 2° §4. On peut par contre une fois de plus s’interroger sur la position du Banc d’épreuve de Saint Etienne qui refuse de neutraliser les lance-roquettes genre LRAC 89 mm aux fins de ...
Dans un contexte de guerre aux portes de l'Europe, l'armée française ne cesse de s'entrainer. Une équipe de TF1 a pu suivre, en exclusivité, une simulation en mer Méditerranée. Un exercice d'attaque et de défense avec des tirs de missiles contre des cibles ennemies. À quelques encablures du Lavandou (Var), l'île du Levant cache en son sein l'un des sites militaires les plus protégés en France. Un no man's land interdit au public, mais qu'une équipe de TF1 a pu exceptionnellement pénétrer afin d'assister à un exercice grandeur nature d'attaque et de défense avec des missiles. Pour ce faire, depuis un an, des armes parmi les plus performantes y sont débarquées. Le scénario est simple : il s'agit de repérer puis de détruire l'armement de l'ennemi.
Tout commence par l'envoi d'un drone, assemblé en dix minutes et dont le décollage à la verticale est une prouesse technologique. Habituellement, il faut l'équivalent d'un terrain de foot pour le lancer grâce à une rampe. Le drone part chercher les cibles ennemies qu'il peut voir dans un rayon de 100 km. Ses coordonnées GPS sont ensuite transmises en temps réel au poste de commandement.
Le lance-roquette est prêt, chargé de vraies munitions. Une première roquette est lancée, suivie d'un deuxième tir. La cible est touchée à 40 km. La 19ᵉ brigade d'artillerie est la seule à voir et frapper aussi loin derrière les lignes ennemies. "Au même titre que nous, on recherche la mobilité et la furtivité, l'ennemi potentiel face auquel on peut être confronté recherche également cette mobilité et cette furtivité. Donc une fois qu'on a fait l'acquisition d'objectifs dans la profondeur, il faut qu'on les traite rapidement", explique le général Marc Galan, commandant de la brigade.
Entre la détection de l'aéronef ennemi et sa destruction, 17 secondes se sont écoulées. Un autre tir de missile est déclenché, il s'agit cette fois de la défense entière aérienne. Car les radars alertent : des drones ennemis tentent de riposter. "On l'a détecté en approche à 12 km quasiment. Et on a pu le suivre tout le long de son approche jusqu'au moment de l'impact", indique l'adjudant Jordan, chef d'équipe radar "Murin". Pour les neutraliser, les militaires utilisent des missiles Mistral. Ils visent le drone grâce à cet outil ultra-technologique. Pour beaucoup, c'est la première fois qu'ils tirent un vrai missile. Il va pourchasser la cible jusqu'à la détruire. "Entre la détection de l'aéronef ennemi et sa destruction, 17 secondes se sont écoulées", se félicite le colonel pierre Bernard, colonel adjoint de la 19ᵉ brigade d'artillerie.
Durant cet exercice, "il n'est pas question de lancer de vraies cibles", commente Charline Hurel, la journaliste de TF1. L'ingénieur en chef Sylvain, chef des essais, montre alors un propulseur qui va les "simuler parfaitement". "On va l'amener là où il faut, à l'instant où il faut. Si c'est un missile, on ira à la vitesse du missile. Si c'est par contre un drone, on ira vraiment à une vitesse beaucoup plus réduite. Le missile, dans son fonctionnement nominal, n'est pas obligé d'atteindre directement la cible. Et pour cela, on va pouvoir récupérer la cible et la réutiliser pour un prochain tir", dit-il. Ce qui permet de limiter les coûts. En une journée, une vingtaine de missiles ont été lancés.
Au début du conflit les États-Unis avaient très peu d’armements antichars. En 1942, l’armée américaine va alors adopter le lance-roquette M1 puis le M1A1 l’année suivante. Avec l’évolution des blindages, les M1A1 vont être moins efficace ce qui va lancer le développement d’un nouveau lance-roquette qui va rapidement être surnommé le « Super Bazooka ». Ce développement va commencer dès 1943 et le principal changement par rapport au M1 et M1A1 va être le diamètre du tube qui est bien plus large et qui utilise une roquette de 89 mm désigné M28A2. Grâce à ce nouveau projectile, l’arme est capable de pénétrer jusqu’à 280 mm de blindage.
Le 16 septembre 1938, sur la place d’Armes de Thoune, des représentants du Département militaire fédéral (DMF suisse) assistent à une expérience organisée par l’ingénieur suisse Berthold Mohaupt de Zürich. Au cours de cette démonstration, une « grenade spéciale » de 75 mm perce des plaques d’acier d’une épaisseur de 70 mm. Malheureusement, Mohaupt refuse de donner les détails de son invention. Edgar Brandt. Mohaupt n’a guère davantage de succès lors de son voyage en France en 1939, auprès de la direction des fabrications d’armement (DEFA), du ministère de la Marine, du ministère de la Guerre et de Manurhin.
Pendant la « drôle de guerre », Mohaupt conclut un contrat d’exclusivité pour la France avec Edgar Brandt (un des fondateurs historiques du groupe Thales). La société de ce dernier dépose à Versailles, le 9 novembre 1939 un brevet (No. La société Brandt adapte cette technologie sur des mines de 100 mm de diamètre, des grenades de mortier de 81 mm et des obus de 75 mm. Des essais ont lieu le 18 février 1940 sur le Polygone de Bourges et les résultats étant concluants, le 11 mai 1940 l’invention de Mohaupt est mise au secret. À Satory le 10 juin 1940, Brandt fait la démonstration devant les représentants de l’état-major français d’une grenade à fusil tirée par le MAS 36 et capable de mettre hors de combat un char d’assaut.
Le brusque déclenchement de l’offensive allemande et la gravité de la situation militaire imposent à cette date la délocalisation et la poursuite des travaux dans les usines Brandt près de Pau. Le brevet de Mohaupt, la première grenade à fusil de Brandt et le colonel Delalande, ingénieur de la société française, arrivent aux USA en août 1940, dans la « valise diplomatique » de l’ambassadeur américain à Vichy, l’amiral Murphy. Ces éléments entrainent le lancement d’un programme de recherche de grande envergure. Mais la grenade est trop légère pour être efficace. Sans propulsion, sa portée ne peut excéder de beaucoup la centaine de mètres. Or le cahier des charges américain demande une arme d’une portée de 100 à 300 mètres, possédant une capacité de pénétration d’au moins 100 mm d’acier ä une incidence de 30 degrés. L’arme nouvelle doit donc tirer un projectile équipé d’une roquette munie d’ailettes pour améliorer la portée et la précision.
L’engin lanceur n’a alors plus grand rapport avec un fusil. Le « bazooka » M1A1 est en effet un simple agrégat : un tube métallique équipé d’organes rudimentaires de visée et de rétention du projectile, d’une poignée de transport, d’une gâchette et d’un système de mise ä feu électrique. L’arme est relativement légère (6 kg) et maniable (1,38 m). Une équipe de 2 hommes seulement - tireur et pourvoyeur - est nécessaire pour la mettre en œuvre.
J’ai créé la chaîne YouTube "MAÎTRE LUGER" en 2017 pour présenter l’évolution de l’armement léger à travers l’histoire et proposer de la documentation en français. En effet, les armes légères souffrent souvent d’un manque d’information en français ce qui est d’autant plus regrettable que la France est le berceau de l’armement moderne (fusil semi-automatique, poudre sans fumée, balle Minié, etc.). Mon objectif est de mettre en avant la riche histoire de ces inventions et l’ingéniosité des hommes qui les ont conçus. Je travaille en collaboration avec différents acteurs dont des musées, collectionneurs privés et entreprises de l’armement qui me permettent d’avoir accès à ces armes pour les étudier et quelques fois les essayer.
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