Le revolver à poudre noire à cartouche métallique de 1873 est une arme emblématique du XIXe siècle, témoin d'une époque d'innovations et de transitions dans le domaine de l'armement. Bien que souvent associée à l'imagerie de l'Old West, son histoire et son utilisation s'étendent bien au-delà des frontières de l'Ouest américain.
L'inconvénient était celui des revolvers à cartouches en Amérique du Nord : La disponibilité des munitions. Peu d'armuriers en importaient ailleurs qu'à New York, Boston et Washington. Après la guerre civile, pendant quelques années, les cartouches à broche ont trouvé leur place aux côtés des cartouches à percussion annulaire. Mais le Brevet Rollin White a entravé la diffusion des des revolvers à cartouches et lorsque le forage des barillets a enfin été libéré, la percussion centrale était devenue la règle des armes modernes et la broche a été abandonnée.
En termes d'avancées techniques : Double voire triple action, utilisation de cartouches métalliques, certes il y avait une question de brevets mais pas encore au moment de l'arrivée du Colt Paterson qui coincide avec l'invention de la cartouche métallique à broche... et à cette époque les US ne reconnaissaient pas les brevets européens !
Bien que peu appréciée des militaires par sa relativement faible puissance, le revolver Lefaucheux en 12 mm et ses nombreuses copies belges de qualité variable ont trouvé des clients dès avant la guerre de Sécession chez les civils américains aisés.
D'une part parce qu'une copie licite, ça n'est pas très loin d'un réplique, et d'autre part parce que le Lefaucheux, comme tu le soulignes, a pris du service dans l'ouest lointain et ancien.
Lire aussi: Tout savoir sur les présentoirs pour revolvers et pistolets
Il ne s'agit pas d'un Lefaucheux de Paris, mais d'un belge fabriqué sous licence par la maison Auguste Francotte, établie à Liège en 1810 et qui a continué à fonctionner jusqu'en 1956. La maison Francotte a produit essentiellement des armes de chasse mais aussi des armes de sport. Elle a construit sous licence des armes de guerre, dont des armes de poing parmi lesquelles des revolvers Lefaucheux du système simple. Le mien est à simple et double action et sa sobriété fait penser à une commande militaire.
Mon prochain travail, maintenant que je l'ai bien disséqué, ce sera de recharger le doigt élévateur de l'index de rochet qui est un peu trop usé pour mon goût. Ceci fait, je m'attaquerai à la fabrication de cartouches, celles qui sont sur le marché étant vraiment trop chères à mon goût : 60 € les 25.
J'ai commandé chez H&C dont Le Molvanien m'a donné le lien dans son post ci-dessus, un jeu d'essai de 5 cartouches en principe rechargeables. Je vais bientôt aller dans ma résidence secondaire de la Bigorre où j'ai des étuis tirés qui m'iront bien. J'ai pensé au 7,92 Mauser (ou 8x57IS) parce que pour un Webley en 455 j’avais déjà utilisé des étuis de 8x57 JRS.
Pour le moment, je suis sur le doigt d'index du rochet de barillet. Le tir sera pour un peu plus tard. Si mon rechargement en métal tient, c'est parfait, sinon je referai la pièce. Les 5 cartouches H&C me serviront pour un premier essai. L'avantage, c'est que cela fait 5 coups complets - sauf la poudre - mais j'en ai pour mes autres armes P.N.
Un autre avantage de faire ses propres douilles, c'est que tu peut les faires un peu plus longues et augmenter légèrement la charge de poudre...
Lire aussi: Pistolet ou Revolver: Avantages et Inconvénients
J'ai rechargé le doigt d'index de rochet de barillet. Maintenant, les chambres sont exactement en face du canon au moment de la percussion. J'ai refait un verrou de portière, mais j'ai détecté une fissure dans le col du chien. Pour le moment cela tient et j'attendrai que ça casse pour faire une réparation en profondeur.
En attendant l'arrivée des cartouches que j'ai commandées, je vais m'attaquer au re-bronzage et à la réfection des plaques de crosse. Mais si je suis peu favorable au "défarbage" et au vieillissement artificiel des armes, je ne suis pas non plus un excité de la remise à neuf. Je réflêchis à ce que je vais faire. Et je vous tiens au courant.
Oui, elle était sûrement bronzée puisqu'il reste des traces de bronzage fort discrètes et du genre bleu sombre. De toute façon, à l'examen du chien, il va falloir que je répare avant la casse. Cela me laisse le temps de réfléchir. Si je rebronze, ce sera en noir de guerre que j'éclaircirai à la paille de fer. C'est surout pour pouvoir tirer sans que ça rouille trop.
Je tire de temps en temps avec et avec un bon nettoyage graissage, stockage sur présentoir sur une étagère de mon bureau il ne bouge pas mais il est moins beau que le tiens...
Mon Lefaucheux est sauvé. Après avoir rattrapé le jeu de barillet en rechargeant le doigt du rochet du barillet, ramenant ainsi les cartouches bien en face du canon au moment du tir, j'ai noté une fissure grave sur le chien. Heureusement, elle ne traversait pas toute l'épaisseur de la pièce. J'ai pris des photos de mon intervention et je vais en faire un tuto parce que ma réparation peut servir à d'autres. Ce soir, l'arme est à nouveau opérationnelle dans toutes ses fonctions.
Lire aussi: Fonctionnement d'un revolver et d'un pistolet : Le guide complet
Je l'ai re-bronzé mais sans chercher le retour à l'aspect du neuf. Cette arme étant destinée au tir, je voulais surtout que la surface de l'acier fût protégée de la pluie et l’humidité.
Je précise re bronzé parce que des emplacements comme sous le pontet de détente montrent que l'arme a été bronzée au début de sa vie. En attendant le tuto, voici deux vues de l'arme en fin de cet après-midi. Le bronzage noir de guerre était celui qu'il y avait mais j'ai vieillicelui que j'ai fait pour donner à l'arme un aspect non neuf.
Cobra, c'est une réussite, son bronzage lui va comme un gant ! Jerry, La cartouche H&C ce charge plus ou moins à 0.50g de PNF2...j'utilise une douille plus longue et je charge plus ou moins 0.70g de PNF2... (comme un 36) l'ogive étant plus lourde, le vieux 12mm broche, a au tir des réactions beaucoup plus... conséquentes ! Bon par contre la précision... je rentre dans la C50 à 18m ! mais en trouvant le bon rechargement, on doit arrivé à faire mieux, en tenant compte qu'il a été créé pour du tir à bout portant...
Pour la précision un Rem 44 bien préparé cela le fait trés bien, pour le temps perdu sur la table de tir a recharger perso, cela permet de me détendre et de me relaxer entre mes deux barillets.
Calibre a retenir 44 - 45 44x40, les cartouches a broche sont plus délicate a recharger La précision est en fonction de l'usure de l'arme et de ton chargement, quand au cap n ball rien a redire sur leur précision si la visée est un poil réglable
pour tirer avec les révolver a broche c'est plus de la passion que du tir de précision . même si ce n'est pas un règlementaire c'est effectivement une arme d'époque et beaucoup de révolvers a broches sont susceptibles d'avoir une histoire ou un vécu . l'histoire du danger des cartouches a broche c'est des légendes Pagnolesques il faut peu de matériel et beaucoup d'imagination et de patience pour recharger de la broche.
L'idéal étant le calibre 9 mm car on peut refaire des étuis avec du 9 para facile a se procurer . c'est un très bon compromis entre précision , puissance et conso de poudre . tu peux débuter avec le matériel HC mais les douilles peuvent se fendre si ton arme a des chambres trop larges (standard de l'époque ) distance idéale de tir : 25 m ,tu arrive a tenir le visuel d'une C 200 en contrevisant ,après si tu es bon tireur tu peux diminuer le diamètre de la cible . si tu ne veux pas te compliquer la vie il y' a aussi notre Mas 1873 national qui est très prisé des tireurs poudre noire ,le reichsrévolver (voir mon avatar ,arme très moche ,très solide et puissante c'est du 44 russian)ceux la sont faciles a trouver mais le prix pour une arme en bon état c'est assez cher comme c'est dit plus haut attention a naturatruc ,ça ne veux pas dire que tu n'y fera pas une affaire mais exiges des bonnes photos et des réponses précise et surtout n'hésites pas a faire baisser le prix .
Je parlais des armes en 22 short personne n'a rien a me dire la dessus? Je me dis, peut être a tort, que les calibre 22 surtout en short étant peu puissant, les armes même vieilles ont moins souffert des tirs et si on en trouve en bon état cosmétique l'intérieur doit être moins fragilisé.
Les petites armes d'époque en 22short étaient des armes de défense rapprochée pas des armes de tir a proprement parler ,certaines étaient même surnommées des ""suicide spécial"" c'est dire la renommée et la qualité . elles sont généralement chères de nos jours et trop souvent pas en état de tir .perso je n'investirai pas dans ce genre d'arme pour faire du tir au carton le jeu n'en vaut pas la chandelle mais bon chacun ses gouts c'est vrai qu'en contre partie la munition est tout faite, facile a se procurer et pas très cher . essayes donc de regarder du coté des pistolets de salon type Flobert 6 mm c'est déjà plus sérieux mais assez rare a trouver . pour le reichsrévolver ,c'est une arme atypique ,on aime ou on aime pas mais on ne reste pas indiffèrent ,le départ est très dur ,faut des mains de bucheron pour bien tirer avec cette arme . mon 1873 est un poil plus doux mais la y'a moyen de régler un peu .
J'ai choisi le MAS 1873 finalement. La cartouche a broche étant difficile a se procurer faire du tir de précision au revolver a broche ne me semble pas être un choix judicieux. Le 1873 est précis mais ils ont chacun leur recette "optimale" et chacun leur caractéristique balistique. Donc les conseils pour dégrossir oui mais la recette miracle du copain ne donnera peut être pas le même résultat dans ton arme. C'est a toi de trouver et comprendre ce qui se passe quand tu tiré avec ton arme. Seule certitude commune: il faut plaquer la poudre contre l'amorce.
Le revolver PN cap'n'ball fait déja "apprendre" énormément de choses sur les dosages, balles, amorces, chaque chambre du barillet n'étant autre qu'une cartouche intégré au barillet, si je n'en maitrise pas toutes les subtilités de dosage au plus fin (et c'est un point sur lequel on progresse toujours), j'ai quand même bien appris les fondamentaux, compris comment fonctionne une cartouche. Le fait de recharger des cartouches métalliques mettrait un peu plus en pratique ces acquis sur une munition maintenant a charger hors barillet, mais toujours a poudre noire, c'est l'intermédiaire entre le cap'n'ball et les cartouches modernes.
Faut trouver la perle rare a bon prix le mien je le voulais en super état et je n'ai pas hésité a le payer 1200 euros en 2011 il a été entièrement restauré dans les règles de l'art par un armurier professionnel. mon Lefaucheux 1854 est dans un état jus mais il fonctionne très bien ,il a l'aspect peau d'orange du a un mauvais stockage pendant pas mal d'années mais il tire bien ,je l'ai payé 400 euro en 2011 ou 2012 . j'ai aussi un beau 12 mm a broche made in st Etienne en super état mais son mécanisme ne tire qu'e...
Voici les renseignements numériques du révolver Réglementaire Français modèle 1873 :
Le Chamelot-Delvigne fut adopté en 1873, après essai en corps de troupe et quelques modifications, pour équiper l’ensemble de l’armée française. Lourd et handicapé par la faiblesse de sa cartouche (à poudre noire) il était néanmoins robuste, fiable, d'un emploi facile et d'un entretien aisé. L'adoption de la cartouche Mle 1873-90 lui redonnera de la puissance mais elle était toujours chargée à la poudre noire avec tout les inconvénients que cela engendre (encrassement, fumée...). Supplanté ensuite par le revolver Mle 1892, le Chamelot-Delvigne Mle 1873 a engendré des descendants en service dans l’armée serbe et l’armée grecque, ainsi qu'aux Pays-bas (adopté en 1873) et en Italie (en 1874).
Adopté au 19° siècle le "73" a repris du service en 14-18 et même en 1940 dans l’artillerie et le train pour pallier le manque d'armement, on le retrouve également en Indochine et en Algérie, restes glorieux d'un passé colonial révolu.
LE REVOLVER REGLEMENTAIRE FRANÇAIS, MODELE 1873 Le révolver réglementaire modèle 1873 n’est pas le premier révolver à cartouche métallique de l’armée française.
Avant lui, le révolver LEFAUCHEUX modèle 1854 a largement été adopté par les officiers français (et parfois étrangers), qui pouvaient (devaient serait un terme plus approprié) s’équiper à leurs frais.
Sa version adoptée officiellement par la « Royale » (la marine de guerre française) le sera sous la dénomination « modèle 1858 ». Les deux modèles avaient déjà largement été utilisés lors de la guerre de 1870.
En 1873, cependant, la « Royale » faisait transformer ses LEFAUCHEUX pour tirer une cartouche métallique, mais cette fois à « percussion centrale ».
L’arme porte de nombreux poinçons et ses pièces sont presque toutes numérotées, entièrement ou partiellement avec la fin du numéro de série. Il s’agit entre autre des poinçons des « contrôleurs », figurant dans un petit cercle sur le coté gauche de la partie octogonale du canon. Sur le pan droit symétrique figue l’année de fabrication. Sur le pan supérieur est gravé le nom du modèle de l’arme en lettres cursives (Mle 1873).
Pour une raison encore difficile à expliquer, le « Comité de l’armée » chargé de l’adoption des matériels militaires a demandé à CHAMELOT & DELVIGNE de redessiner une cartouche moins puissante que celle prévue initialement ! Le calibre de 11 mm ne change pas, mais la cartouche sera plus courte et contiendra de ce fait moins de poudre (noire, bien entendu, vu l’époque…). Un « chanfrein » est même prévu dans la chambre du barillet, déterminant la longueur maximum de la cartouche.
Elle exigera que la cartouche utilisée par ses nouveaux révolvers soit de puissance au moins équivalente à celle qu’elle utilise actuellement dans ses armes ! En conséquence de quoi les barillets des Modèle Réglementaire 1873 de la Royale ne seront pas chanfreiné, et la cartouche utilisée par la Marine sera plus puissante que celle de l’armée de terre…supprimant de ce fait le plus grand reproche fait à cette arme très moderne et magnifiquement fabriquée : une munition plutôt « anémique ».
Pour pouvoir distinguer les armes de la « Royale » ne chambrant pas la même cartouche, les révolvers de la Marine porteront sur le pan supérieur une indication légèrement différente de celles de l’armée de terre, à savoir « Mle 1873 M ». Ce « M » supplémentaire sera longtemps interprété comme voulant dire « Marine » ; on parle maintenant de « Modifié ».
Les armes de la Marine portent en général, en plus, un poinçon en forme d’ancre de marine sous la calotte, mais pas de façon systématique. Certaine arme de fabrication « terre » porte également ce poinçon indiquant possiblement une utilisation par l’infanterie coloniale. Celle-ci est « embarquée » mais dépend en effet de l’armée de terre.
La production du modèle 1873 pour l’armée de terre sera de 325.659 exemplaires (et 2332 exemplaires connus comme « série X » armes non acceptées pour le service, et utilisée pour l’instruction) pendant la période de 1873 à 1885.
La version « marine » sera fabriquée à 13.188 exemplaires entre 1877 et 1886.
En conclusion, le révolver réglementaire français modèle 1873 est une arme très moderne de conception pour son époque. Conçu avec un minimum de pièces, sensées être « interchangeables » par le biais d’une fabrication standardisée, il se démonte pour l’entretien sans aucun tournevis ou autre accessoire. En effet, l’axe de barillet est équipé d’un « méplat » qui fait fonction d’outil. Le mécanisme est facile d’accès, et donc d’entretien, via une plaque de recouvrement. La portière de chargement (de type ABADIE) permet un rechargement aisé.
Ce beau révolver connaitra surtout son « Heure de Gloire » sur des théâtres d’opération extérieurs, durant l’époque de la « colonisation », un peu partout dans le monde, particulièrement en Afrique et en Orient. Il servira encore longtemps, en particulier en « seconde ligne » ou au sein des forces de gendarmerie. Il aura été remplacé entre temps au sein des forces armées par le dernier révolver réglementaire de l’armée française, à savoir le révolver réglementaire modèle 1892…mais ceci est une autre histoire…
Très content de faire revivre l'ancêtre, néanmoins mes résultats sont pour le moins catastrophique! A 25m, je n'ai quasiment pas touché la cible... Sur les conseils de mon voisin, je suis allé me placer entre 10 et 15m de la cible pour voir s'il n'y avait pas un défaut de l'arme. Aucun soucis à 10m, ça file droit et au centre! Sinon mon canon n'est pas un miroir parfait, mais les rayures sont bien présentes et en bon état général. Faudra que je vous fasse une photo.
Il me reste quelques cartouches PN a vendre a celui qui le souhaite. En effet mon voisin qui lui aussi a un 73 me disait que ce n'était pas fait pour du tir de précision... J'ai d'ailleurs lu (je ne sais plus où) que les armes de poings de cette période étaient plus pour maintenir la discipline dans les rangs que pour réellement être efficace au combat... Comme tu le dis, je vais tester différents dosage, car l'arme ne semble pas avoir de problème.
Je tir régulièrement avec des 73 FRANÇAIS "Chamelot-Delvigne" En effet , n'oubliez pas que c 'est une arme de "proche combat' et nullement destinée a faire du point .Il est néanmoins possible de grouper dans un cercle d'un disque 33T a 25m ... MAIS ...Pour cela , plusieurs points sont primordiaux ...
Voici des résultats possibles a la cible ( a 25 mètres ) sans contre visée ,avec une arme mécaniquement parfaite ( photo d'un collectionneur spécialiste de ce theme sur un autre forum ).
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Longueur de l'arme | 242 mm |
| Longueur du canon | 114 mm |
| Longueur de la ligne de mire | 142 mm |
| Hauteur | 170 mm |
| Poids à vide | 1,195 kg |
| Contenance du magasin | 6 cartouches |
| Calibre | 11 mm |
| Munition | 11x 17 R |
| Rayures | 4 à droite au pas de 350 mm |
| Vitesse initiale (Vo) | 130 m/s (avec cartouche mle 1873), 190 m/s (avec cartouche mle 1873-90) |
| Energie initiale (Eo) | 10 kgm (avec cartouche mle 1873), 20 kgm (avec cartouche mle 1873-90) |
| Portée pratique | 25 m |
tags: #revolver #poudre #noire #cartouche #metallique #1873