Le pistolet de cycliste, une arme de petit calibre conçue pour l'autodéfense des cyclistes, suscite un intérêt particulier chez les collectionneurs et les passionnés d'armes anciennes. Cet article explore divers aspects de ces pistolets, en s'appuyant sur des discussions de forum et des informations historiques.
Lorsque les premiers cyclistes sont apparus au 19ème siècle, ils étaient souvent victimes d'attaques de chiens lors de leurs sorties. C'est pour cette raison que les armuriers de l'époque ont mis au point des petits pistolets très simples pouvant tirer une petite cartouche à grenaille destinée à repousser les toutous agressifs. Il existe également des modèles avec un canon long, nettement plus puissants et pouvant provoquer de graves blessures aux chiens…et même la mort. Par la suite, ce sont les propriétaires de chiens qui ont commencé à se plaindre de ces cyclistes "armés".
À la fin du XIXe siècle, les armuriers proposèrent également de petits pistolets à un coup en calibre 6mm Flobert, appelés « pistolets de cyclistes ». L’avantage de ces pistolets à un coup résidait dans leur coût dérisoire, qui résultait tout autant du caractère rudimentaire de leur mécanisme que de leur médiocre facture. A la fin du XIXe siècle et au début du 20ème, à se défendre contre les chiens qui attaquaient les mollets des pédaleurs.
Les forums de discussion en ligne révèlent un vif intérêt pour les pistolets de cycliste, avec des échanges portant sur les fabricants, les modèles et les munitions utilisées. Les participants partagent leurs connaissances et leurs découvertes, contribuant ainsi à enrichir la compréhension de ces armes particulières.
La maison Zaoué, un armurier marseillais, est souvent mentionnée dans les discussions sur les pistolets anciens. Selon certaines sources, la maison Zaoué aurait fermé ses portes en 1870 (1845/1870), tandis que d'autres indiquent que Georges Zaoué aurait cessé d'être "actif" en 1855. Toutefois, d'autres sources indiquent que la Maison Zaoué est encore active en 1875, mais sous la gérance de Mr Allard.
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Les discussions mettent en lumière les différents systèmes de fermeture utilisés sur les pistolets de cycliste, ainsi que les calibres des munitions. Le système Treuil de Beaulieu est cité comme étant d'une grande simplicité. Une réplique Pedersoli à percussion existe en calibre 4.5 (amorce à ailette) et en .36 PN. L'utilisation de ce système de fermeture avec du 36 PN devrait rassurer sur l'efficacité du dit système.
On peut facilement tirer de la 6 mm bosquette dans ce petit pistolet ou de la 22 court sans poudre.
Le pistolet de cycliste apparaît dans un contexte où le cyclisme se développe et où les cyclistes peuvent être confrontés à des agressions. Ces armes, souvent de petit calibre, étaient destinées à assurer une protection minimale. Elles témoignent d'une époque où l'autodéfense était une préoccupation courante.
Il est intéressant de noter que certains collectionneurs conservent des douilles ramassées dans leur enfance, utilisées pour des jeux ou des entraînements militaires. Ces objets, apparemment insignifiants, peuvent révéler des aspects méconnus de l'histoire locale et des pratiques militaires.
Avec les années, il semble que les attaques de cyclistes par des chiens perdirent de leur fréquence.
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Les bulldogs sont libérés depuis 1987 et les revolvers que les collectionneurs ont baptisé de l’appellation générale de « Vélodogs » le sont depuis 2013. Mais nous avons toujours autant de questions à leur sujet.
Il est vrai que la charnière 19/20e siècle a vu se développer d’innombrables petits revolvers. S’ill s’agit de modèles postérieurs à 1900, l’arme n’e sera pas classée en D2. La particularité des armes que nous étudions dans cette page est d’avoir un barillet non basculant dans lequel les cartouches doivent être chargées une à une et les étuis extraits un par un après le tir à l’aide d’une baguette basculante logée dans l’axe du barillet.
Le Webley RIC : ce revolver simple et robuste fut initialement acheté par la Gendarmerie Royale d’Irlande (Royal Irish Constabulary, en abrégé : RIC). Les premiers Bulldogs ont été commercialisés par Webley à partir de 1878. Ce type d’arme est apparu sur le marché en 1878 et son mécanisme relève de brevets de 1868. Le classement en catégorie D§e) du Bulldog et de ses copies ne fait donc aucun doute. Sauf les armes en calibre 6.35 et 7.65 qui, elle, sont surclassées par arrêté. Ce type de chargement évitait également de risquer de blesser les passants.
Après 1900, certains de ces revolvers furent commercialisés en calibres : .320, 6,35mm Browning ou .22 Long. Ces revolvers ne constituent au bout du compte que des versions réduites du Bulldog, dont elles conservent le mécanisme. Leur commercialisation se prolongea elle aussi jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.
Signe de l’évolution de la société : la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Etienne commercialisa le « revol-velo » dont le calibre .320 faisait plus une arme de défense contre les bipèdes malveillants que contre les chiens errants. Attention, il y a une sorte de revolver proche des bulledog qui, en général ont une protubérance à l’arrière de la carcasse et qui sont en calibre 6,35 ou 7,65. Sachez que l’arrêté du 29 août 2018 les surclasse en catégorie B). Si vous détenez une arme classée en catégorie B), pour couler des « jours heureux » vous devez impérativement vous mettre en règle.
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Les revolvers utilisant le mécanisme RIC, relèvent de brevets de 1868. Le classement en catégorie D§e) du Bulldog et de ses copies ne fait donc aucun doute, tant qu’il s’agit d’armes à barillet non basculant. Par contre, lorsque le revolver comporte un barillet basculant (latéralement ou vers l’avant), on s’écarte trop des brevets originaux. Ces revolvers postérieurs à 1900 sont alors classés en catégorie B) même si leur aspect archaïque pourrait faire dire le contraire.
Avec une arme comme un cycliste en 6 mm Flobert (ou Bosquette), on piquait un peu le chien et cela suffisait pour éviter au cycliste de se voir mordiller les guêtres. En fait, cela était souvent insuffisant pour dissuader certains chiens errants, vraies brutes des rues et des campagnes. On a mis au point une munition particulière, le 6 mm Vélodog qui est une munition à percussion centrale ressemblant à du 22 Magnum. Créée aux États-Unis sous le nom de 22 Extra Long, encore souvent au catalogue ds cartouchiers européens dans les années 1970 on la trouve encore chez HC. C'est autour de cette munition que René Galand a mis au point de petits revolvers de poche destiné à la défense sur la voie publique. Nous sommes entre 1870 et 1914 et à cette époque il était fréquent que les messieurs allassent au théâtre ou au concert armés pour assurer la tranquillité de leur ménage en attendant un fiacre pour rentrer chez eux ou aller "souper" dans un endroit à la mode. C'est pourquoi la poche arrière droite d'un pantalon se nomme la "poche-revolver".
Mais ce sont surtout les cyclistes qui étaient visés : comme clientèle bien sûr. En armes de poing, elle semble n'avoir équipé que des revolvers de poche ou des conversions de pistolets cyclistes. Conçue pour la poudre noire mais également chargée à T Bis à partir de 1899 elle était à mon avis, avec cette psf, supérieure aux 22 Stinger et Magnum.
On a par la suite donné l'appellation de "Vélodog" à des revolvers d'autres fabricants que Galand, de la même petite taille forés en 22 mag (rares), 6,35 ou 7,65 (fréquents), voire 8 mm Mle 92 (une hérésie à mon avis).
Mon Le Bossu inventé en 1860 mais fabriqué en 1896, tire du 7,65. Il est classé en D mais la munition est en B. Sauf si je la charge à poudre noire ou si je tire du 320 à bourrelet.
Cette dernière munition ne se fait plus. Elle était chargée à poudre noire, ressemblait à une cartouche à percussion annulaire, à étui en cuivre mais était à percussion centrale. On peut redonner vie à une arme de collection dans ce calibre en partant d'étuis de 32 S&W à bourrelet. J'en ai encore. Mais attention ! Poudre noire seulement ! C'est ce que je fais pour éviter d'inquiéter les gendarmes qui viennent de temps en temps au club : Manifestement, ces cartouches tirent de la poudre noire et ne ressemblent pas à du 7,65.
Du fait de leur taille réduite, les armes de poing sont facilement transportables sur une personne : dans une poche, un holster, un bagage discret. Nous parlions de deux familles distinctes dans les armes de poing. La législation française classe les armes à feu en diverses catégories : A, B, C, D. La plupart des armes de poing contemporaines, comme les pistolets semi-automatiques, par exemple, sont classées en catégorie B (soumises à autorisation). Dans la majorité des cas, il s’agit de modèles “anciens”. Si adulte de plus de 18 ans peut acheter et posséder légalement une arme de poing de catégorie D, sans avoir à demander d’autorisation, ni à déclarer l’arme en question, il est en revanche interdit de porter ou transporter une arme de catégorie D sans motif légitime en dehors de son domicile?. Posez vous bien la question de l’usage que vous comptez en faire avant d’acheter. Notez qu’il faudra aussi prévoir l’achat de consommables (poudre, amorces etc) en même temps.
Pistolets cyclistes à un coup : des armes de piètre qualité qui étaient venduess à des prix très bas. Cette page est extraite du catalogue de la Manufacture d’Armes et Cycle de St Etienne de l’année 1900, présentée sur le site Internet de la Bibliothèque Nationale.
Ouvert tous les dimanches depuis le 9 juillet, le musée du vélo, aménagé dans l’abbaye de Trois-Fontaines, retrace la traversée du temps réalisée depuis de nombreux siècles par la petite reine. Pour cela, dans ses locaux, se côtoient reliques à deux voire trois roues et dernières trouvailles faites par Jean-Michel Althuser, vice-président de l’association des Amis de l’abbaye. Ce dimanche, à la faveur d’un soleil généreux en rayons et de températures estivales, les visiteurs se sont déplacés en nombre à l’abbaye de Trois-Fontaines. Pour les divertir, un marché d’artisans a investi les lieux et une visite botanique et historique est programmée. À l’étage du monument, le musée du vélo est, lui aussi, ouvert ses portes et suscite la curiosité des touristes locaux et étrangers. Pour les accueillir, Jean-Michel Althuser, vice-président de l’association des Amis de l’abbaye, incollable sur l’histoire de leur deux-roues, ne manque pas d’anecdotes à raconter à qui le lui demande.
« Ceci est un pistolet cycliste à une balle. Autrefois, il servait à les protéger face aux jars et aux chiens », explique-t-il à un curieux. Plus de 3 000 pièces de collection Archaïques, en avance sur leur temps, témoins des petites histoires qui ont fait la grande, ou encore innovations qui n’ont pas trouvé leur clientèle, dès les premiers pas dans le musée s’enclenche un voyage dans le temps, direction la naissance du moyen de transport. « Le plus ancien qu’on a est la draisienne du baron Carl Von Drais, datant de 1817 », précise Jean-Michel. Avant de chiffrer : « Nous comptons plus de 200 vélos. » Auxquels s’ajoutent, comme le pistolet cycliste cité plus haut, d’autres objets qui portent à 3 000, le nombre de pièces de collection conservées en ces lieux.
Dans le marché des armes de poing en catégorie D, on peut faire la distinction entre les armes anciennes d’origine et des répliques modernes à poudre noire. Sous la terminologie “armes anciennes”, on retrouve les pistolets et revolvers d’époque, fabriqués avant 1900, que l’on peut collectionner et parfois même utiliser occasionnellement.
- Les revolvers à cartouche de la fin du XIXe siècle. Les reproductions d’armes de poing copient des modèles historiques tout en étant fabriquées avec des technologies actuelles. Le principal attrait de ces armes de poing anciennes résident dans leur valeur historique. Chaque pièce a ses particularités : fabrication artisanale ou industrielle, gravures, patine du bois, etc. La plupart de ses armes de poing sont “dans leur jus”, après plus d’un siècle d’existence et parfois plus ! Ce pourquoi il est difficile d’établir une cote ou des valeurs fixes. En effet, le prix se fait en fonction de l’état de l’objet : le mécanisme de tir est-il toujours fonctionnel?? Y a-t-il eu des travaux de restauration ?
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