Le Luger P08, un pistolet emblématique, est réputé pour sa conception complexe et son mécanisme de détente sophistiqué. Un élément clé de ce mécanisme est le ressort de la barrette de détente.
Un prototype créé en 1936 par la société Walther a été modifié en 1937 pour être présenté aux tests de l’armée allemande. C’est cette seconde version (avec marteau apparent) nommée Heeres Pistole qui sera adoptée en 1938 sous le nom de P38. Ce rappel est utile pour situer la période, le contexte dans lesquels s’insère cette arme.
La queue de détente inclut son ressort de rappel qui est maintenu en place par un axe creux. Le fait d’avoir un ensemble constitué est très agréable car cela facilite le démontage et le remontage. La barrette séparatrice et son ressort sont en acier. Lorsque la culasse n’est pas complètement close, la barrette séparatrice est désolidarisée de la gâchette.
Le marteau ressemble à un chien de revolver qui fonctionne en double action. Évidemment, ce n’est pas anormal car il s’inspire des chiens utilisés sur les revolvers de l’époque et qui ont fait leur preuve dans le temps. Un cran d’armé de simple action est aussi présent sur le chien. Il sert lors du tir en simple action.
La bielle de marteau transmet la force du ressort de percussion au marteau. Elle sert de guide au ressort de percussion. Le ressort de percussion agit sur deux pièces. Sur certaine arme le ressort de percussion a une telle force qu’il faut faire attention à sont démontage.
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En intercalant une cale de 0,35 mm entre le levier de démontage et la plaque de recouvrement le départ semble se faire avant que la queue de détente ne bute sur le pontet... améliorant ainsi la précision !
J'ai acquis un P08 artillerie de 1917....Je recharge et applique la méthode de Robert avec poudre AO... De la graisse sicativée semblait coincer...Demontage d el'axe, nettoyage de la vieille graisse et au remontage, je m'apercois que l'axe n'a pas le même diametre aux 2 extremités! Il était monté pratiquement à force! Je le retourne et remonte le tout: cette fois l"équerre tourne bien sur son axe.
La plaque de recouvrement ne plaque pas sur le canon-glissière. Une fois le truc démonté (avec précautions, on soulève l'arrêtoir et on le tire en arrière !), on peut essayer de tordre le ressort un poil vers le bas pour augmenter sa tension....c'est en général à l'issue d'un démontage que le ressort a été malmené ...souvent, il est nécessaire de le retremper pour lui donner "du nerf"...je sais faire, mais l'expliquer, non.
Le contact gâchette/percuteur, il n'est pas nécessaire d'y toucher, sauf lorsqu'il s'agit d'une arme montée avec des pièces dépareillées....une source importante de gratouillis est le ressort de détente : le fait qu'il soit plus ou moins forcé autour de son têton génère des frictions irrégulières...la logique voudrait qu'on polisse le têton, quitte à ôter un peu de métal : c'est pour le moins une opération malaisée, mais elle est payante ; enrouler une feuille de papier de carrossier huilé autour et faire tourner, çà le fait, mais c'est aussi long que minutieux...pour ne pas dire chiant, parce que je suis poli Bon courage !
L’arrêtoir de chargeur est une feuille d’acier qui est mise en forme. On trouve des articles qui critiquent le fait d’avoir ce type de pièce et non un bouton poussoir sous le pouce. L’argument qui est souvent mis en avant est le fait de devoir déchausser son arme et donc de perdre du temps au rechargement.
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Il est intéressant de remarquer que l’arrêtoir de chargeur sur le P08 est au niveau du pouce du servant. Hors sur le P38, l’arrêtoir de chargeur est sous la poignée pistolet (plus sécure tout en faisant perdre plus de temps au rechargement). C’est pour moi la volonté de ne pas reproduire une erreur passée.
| Composant | Matériau | Fonction |
|---|---|---|
| Queue de détente | Acier | Actionne le mécanisme de tir |
| Ressort de rappel de la queue de détente | Acier | Ramène la queue de détente en position initiale |
| Barrette séparatrice | Acier | Sépare la gâchette du percuteur |
| Ressort de la barrette séparatrice | Acier | Assure la position correcte de la barrette |
L'extracteur, son ressort, son poussoir sont classiques. Il est intéressant de remarquer que l’indicateur de chargement est une pièce à part entière ce qui impose une certaine complexité. En effet sur certains pistolets automatiques, l’extracteur fait office d’indicateur de chargement. Cette solution aurait évité les usinages du dessus de culasse.
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