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Le Sony RX100 V est un appareil photo compact expert doté d’un capteur 1″ BSI-CMOS de 20 megapixels. Il s’inscrit dans la célèbre gamme RX100 de Sony, une série de compacts experts haut de gamme très appréciée qui a fortement contribué à renouveler ce segment avec l’introduction de grands capteurs 1 pouce. Ce boîtier compact et puissant s’adresse aux photographes exigeants recherchant une alternative de poche à leur reflex ou hybride, mais aussi à un public de passionnés souhaitant obtenir une qualité d’image maximale dans un format miniature.

Design et ergonomie

Le Sony RX100 V reprend le design et l’ergonomie des RX100 III et IV sans grands changements. L’absence de grip avant rend la prise en main peu rassurante, surtout en photo d’action ou avec des mains moites. Une dragonne est donc fortement recommandée. Le pouce trouve difficilement sa place à l’arrière sans activer par erreur une commande. La surface est aussi assez glissante.

Sony propose une poignée optionnelle mais elle ajoute du volume. On aurait aimé un revêtement plus “grippant” ou un petit grip intégré. Les boutons et molettes sont vraiment minuscules et peu espacés. Difficile de les actionner précisément. La bague de contrôle autour de l’objectif n’est pas crantée, uniquement en friction continue. C’est pratique pour la mise au point manuelle ou le zoom progressif en vidéo, mais peu agréable pour les réglages “crantés” comme l’ouverture, la vitesse ou la correction d’exposition. On va souvent trop loin et la latence rend le réglage compliqué.

L’écran reste le même que depuis le RX100 premier du nom. Une dalle LCD de 3 pouces de bonne qualité, inclinable à 180° vers le haut pour les selfies et 45° vers le bas pour les prises de vue en contre-plongée. Mais toujours pas tactile en 2016, ce qui aurait été pourtant bien pratique pour la mise au point, la sélection des collimateurs AF ou la navigation dans les menus.

Globalement, l’ergonomie du RX100 V souffre encore du syndrome “appareil de poche hyper-technologique“, comme on l’a dit. Malgré ses immenses capacités, son format ultra-compact impose des compromis en termes de prise en main, de taille des commandes et d’accès aux réglages. En deux mots, c’est la rançon de la compacité !

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Viseur électronique

Le viseur électronique escamotable est le même que sur les RX100 III et IV. Avec ses 2,36 millions de points, il manque de définition par rapport aux standards actuels (le Panasonic LX10 va jusqu’à 4 millions de points !). Et il ne sort pas complètement automatiquement, il faut finir de l’extraire à la main après avoir actionné le commutateur. Dommage aussi qu’il n’y ait pas de détecteur oculaire pour passer automatiquement de l’écran au viseur.

Malgré tout, ce viseur intégré apporte un vrai plus pour cadrer en plein soleil. Cela dit, il faut bien garder en tête que Sony a miniaturisé à l’extrême la bête, et sur un appareil de ce gabarit, l’absence de viseur ne serait pas tout choquant.

Réactivité et performance

Le RX100 V brille par sa réactivité exceptionnelle. La mise sous tension est très rapide, quasi instantanée. Idem pour la mise au point, l’autofocus à détection de phase fait des merveilles. Il accroche les sujets en un éclair, même en basse lumière, là où beaucoup de compacts patinent. L’ajout de la détection des yeux est aussi un vrai plus pour les portraits.

Avec ce genre d’appareil, le suivi des sujets en mouvement, la réalisation de filés, et autres joyeusetés de la photo d’action vous seront grandement facilités. C’est donc au niveau de la vitesse de prise de vue que le RX100 V explose les records. Avec sa mémoire tampon “Front LSI” et son capteur empilé ultra-rapide, il est capable de shooter à 24 images/seconde en JPEG ET en RAW, avec suivi AF et mesure d’exposition continus ! C’est juste hallucinant pour un compact, il faut bien le dire.

Le buffer permet de tenir ce rythme effréné pendant une bonne seconde, de quoi capturer jusqu’à 150 JPEG ou 60 RAW+JPEG avant de faire une pause. L’appareil reste globalement utilisable pendant que la mémoire tampon se vide sur la carte, sauf pour les fonctions les plus gourmandes comme la 4K ou les ralentis. Seul petit bémol, la lenteur d’écriture des fichiers RAW même avec une carte UHS-II.

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L’obturateur électronique autorise un rendement élevé (1/32000s) et un fonctionnement parfaitement silencieux. Pratique pour la discrétion. Mais il génère aussi des effets de rolling shutter (déformation des sujets en mouvement) assez visibles. Ce phénomène est moins marqué avec l’obturateur mécanique (qui monte à 1/2000s), à privilégier tant que la vitesse le permet.

Enfin, la stabilisation optique du zoom a encore été améliorée pour atteindre 5 stops de gain. Une vraie sécurité pour les photos à main levée, surtout en basse lumière ou en position téléobjectif.

Au final, le RX100 V se montre ultra-véloce et réactif dans tous les domaines.

Qualité d'image

Le capteur 1″ Exmor RS empilé de 20 Mpx et le processeur Bionz X n’évoluent pas par rapport au RX100 IV. Mais ils n’en avaient pas forcément besoin vu l’excellent niveau déjà atteint. Le piqué, la dynamique, la colorimétrie et la gestion du bruit sont toujours au top dans cette catégorie.

On retrouve en tout cas le même trio optique Zeiss que sur les deux générations précédentes : un zoom 8,8-25,7mm f/1.8-2.8 équivalent 24-70mm. Une formule lumineuse, compacte et polyvalente qui a fait ses preuves. Le piqué est excellent au centre à toutes les focales, avec une baisse logique de netteté sur les bords à grande ouverture. La distorsion et le vignetage sont bien corrigés. Seul le chromatisme pourrait être mieux traité.

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Évidemment, le capteur 1 pouce atteint ses limites en basse lumière face aux reflex et hybrides APS-C ou 24×36. Mais pour un compact, c’est vraiment très bon. La montée en ISO se passe bien jusqu’à 1600 ISO, puis le bruit devient plus visible mais encore acceptable à 3200 ISO. Il faudra se limiter à 6400 ISO en JPEG, ou passer par le RAW pour gratter un peu plus de détails. Le lissage assez prononcé des JPEG à haut ISO lisse le bruit mais bouche les détails fins.

Au final, le RX100 V offre une qualité d’image remarquable pour un compact, en particulier en basse lumière et en sensibilité élevée grâce à son grand capteur et sa belle optique.

Capacités vidéo

Le RX100 V, c’est un peu le couteau suisse de la vidéo. Il hérite de toutes les fonctions avancées du RX100 IV (4K UHD, ralenti 1000 ips, picture profiles, S-Log2, zebra…) qu’il améliore encore avec une meilleure qualité d’image et un autofocus plus performant.

La grande nouveauté, c’est la vidéo 4K UHD (3840 x 2160 pixels) à 30p en 100 Mbps. Le RX100 V fait mieux que du vrai 4K puisqu’il sur-échantillonne les images en interne à partir d’une définition 5K avant de les compresser en 4K. Cela permet d’obtenir des vidéos ultra-détaillées avec moins de moiré et d’aliasing.

En Full HD, le RX100 V pousse jusqu’à 120 ips en 100 Mbps avec mise au point automatique et manuelle. De quoi réaliser de superbes ralentis 5x fluides et détaillés, sans le crop et les limitations du mode HFR (High Frame Rate). Ce dernier autorise tout de même des ralentis jusqu’à 40x en 1080p en filmant de 250 à 1000 ips.

L’autofocus mérite une mention spéciale pour sa rapidité et sa précision en vidéo. Grâce à ses 315 points à détection de phase, il livre une mise au point quasi instantanée et un suivi des sujets très fiable, même en 4K et en 120 ips.

Les vidéastes experts disposent de nombreuses aides et réglages, notamment le profil d’image S-Log2 qui étend la dynamique à 1300%, les zebras, le focus peaking, le time code et le gamma SMPTE.

Le talon d’Achille vidéo du RX100 V reste surtout l’autonomie. La petite batterie NP-BX1 ne tient qu’environ 30 minutes en 4K et 40 minutes en Full HD avant de lâcher. Il faudra donc prévoir de nombreux accus de rechange et/ou une batterie externe pour tenir sur la longueur.

Au final, le RX100 V s’impose comme un véritable concentré d’options vidéo, unique en son genre. Malgré son format ultra-compact, il offre des performances dignes d’une caméra pro et même supérieures à de nombreux hybrides experts. Seules l’autonomie et l’ergonomie l’empêchent de viser encore plus haut.

Comparaison avec la concurrence

Difficile de trouver des concurrents directs au RX100 V, tant il surclasse les autres compacts experts par ses capacités hors-normes, notamment en rafale, en vidéo et en AF.

  • Le Canon PowerShot G7 X Mark II utilise le même capteur 1” 20 Mpx BSI CMOS mais l’associe à un zoom 24-100mm f/1.8-2.8 plus polyvalent. Il intègre aussi un écran tactile multipoint et orientable à 180°, un AF à détection de phase (seulement 31 points), une rafale à 8 i/s, la vidéo Full HD 60p et une meilleure autonomie (265 vues). Le tout pour 200 € de moins que le Sony.
  • Le Panasonic Lumix LX10 mise lui sur la compacité avec un zoom 24-72 mm f/1.4-2.8 très lumineux. Lui aussi doté d’un capteur 1” 20 Mpx, d’un écran tactile et d’un AF DFD rapide. Il filme en 4K UHD à 30p et ralentit jusqu’à 120 ips en Full HD. Pas de viseur mais une bague d’ouverture et un retardateur créatifs. Le tout pour 300 € de moins que le RX100 V.
  • Pour le même prix que le Sony, le Fujifilm X100F propose une expérience et une qualité d’image différentes. Son capteur APS-C X-Trans III de 24 Mpx lui offre une meilleure montée en ISO et une dynamique supérieure. Son optique fixe 23mm f/2 (équiv. 35mm) et son look rétro séduiront les amateurs de street-photo. Son hybride OVF/EVF est aussi très agréable.

Le Sony RX100 VA

En 2019, Sony a discrètement remplacé le RX100 V par un nouveau modèle appelé RX100 VA. Le changement principal est l’adoption du nouveau processeur d’images BIONZ X du RX100 VI. Le RX100 VA hérite aussi du nouveau système de menus du RX100 VI, avec une organisation plus claire et surtout l’ajout d’un onglet “Mon Menu” personnalisable regroupant vos réglages favoris.

En revanche, le RX100 VA n’a pas l’écran tactile ni le viseur amélioré à déploiement motorisé du RX100 VI. Sony n’a pas communiqué officiellement sur cette mise à jour et a remplacé discrètement le RX100 V par le RX100 VA sur son site, sans changer le prix de vente conseillé.

Si vous cherchez un RX100 V aujourd’hui, vérifiez bien qu’il s’agit de la nouvelle version “VA” incluant le processeur BIONZ X !

Caractéristiques techniques

Caractéristique Détails
Type de capteur Capteur CMOS Exmor RS® (13,2 mm x 8,8 mm) de type 1.0, format d'image 3:2
Nombre de pixels (effectifs) env. 20,1 mégapixels
Objectif Objectif ZEISS® Vario-Sonnar® T*, 10 éléments dans 9 groupes (9 éléments asphériques, dont la lentille AA)
Nombre F (ouverture maximale) F1.8 (grand angle) - 2.8 (téléobjectif)
Zoom optique 2,9x
Type d'écran 7,5 cm (type 3.0) (4:3) / 1 228 800 points / Xtra Fine / écran LCD TFT
Type de viseur Viseur électronique de type 0.39 (OLED), 2 359 296 points
Vidéo XAVC S 4K : 30p 100 mégapixels (3840 x 2160 / 30p)
Connectivité Wi-Fi (IEEE802.11b/g/n (bande 2,4 GHz)), NFC

Conclusion

Au final, le Sony RX100 V cumule les superlatifs : le compact expert le plus rapide, le plus performant en vidéo, le plus polyvalent du marché. La qualité d’image reste au top de sa catégorie. Les fonctions avancées comme la rafale à 24 i/s, l’AF hybride, la 4K ou les super ralentis ouvrent de nouveaux horizons créatifs.

Mais cette course à la performance a un prix, au propre comme au figuré. Avec un tarif de lancement élevé, le RX100 V n’est clairement pas donné. Il faut vraiment avoir besoin de ses spécificités (rafale, 4K…) pour justifier un tel investissement.

Bref, le RX100 V est une petite merveille technologique qui fera le bonheur des photographes et vidéastes créatifs prêts à exploiter toute sa puissance. Mais pour beaucoup d’utilisateurs, un compact expert moins cher et plus simple comme le Canon G7X II ou le Panasonic LX10 fera sans doute l’affaire.

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