La pratique du rechargement vous permet de fabriquer vos propres munitions dans un cadre privé. Pour toutes les catégories d'armes : armes de poing, fusils, carabines, etc. vous pourrez ainsi bénéficier d'une quantité illimitée de munition. Le rechargement est un véritable plaisir pour de nombreux amateurs qui utilisent leurs propres munitions au stand de tir ou à la chasse. La pratique du rechargement est un loisir à part entière et vous occupera des heures entières, elle demande de grandes connaissances, de la rigueur et de la précision. Au-delà de l'aspect plaisir, le rechargement vous permet de sortir des munitions à un coût plus modique, particulièrement sur les gros calibres. Que vous soyez tireur ou chasseur nous avons sélectionné pour vous les meilleurs composants et outils de rechargement disponibles sur le marché.
Vous trouverez également sur notre site l’équipement requis : presse, tapis et table de rechargement, doseuses et balances de précision afin de peser avec soin la poudre nécessaire à chaque rechargement, mais aussi outils de nettoyage et préparation pour étuis : outils raccourcisseur de douilles, lubrifiants à ogives, amorceurs. Et outils pour reformer vos munitions. Le manuel de rechargement Malfatti vous accompagnera pour le démarrage de l’activité.
Le rechargement de munitions représente bien plus qu’une simple économie financière - c’est un art qui combine précision technique, passion balistique et recherche constante de performance. Face à l’augmentation constante du prix des munitions manufacturées et aux pénuries récurrentes, de plus en plus de tireurs sportifs et de chasseurs se tournent vers cette pratique ancestrale modernisée. Le rechargement consiste à réutiliser des douilles déjà tirées pour fabriquer de nouvelles cartouches. Cette pratique, qui remonte aux origines des armes à feu modernes, permet de reconditionner une cartouche en remplaçant l’amorce usagée, en ajoutant une nouvelle charge de poudre et en installant une nouvelle ogive.
Le processus de rechargement transforme des éléments séparés (douille, amorce, poudre, ogive) en munitions performantes adaptées spécifiquement à votre arme. L’aspect économique reste la motivation première pour la majorité des rechargeurs. Les économies réalisées sont considérables : jusqu’à 50% sur le .308 Winchester et 60% sur le .223 Remington. Prenons l’exemple concret du 9mm Parabellum : une boîte de 50 cartouches manufacturées coûte environ 14€ chez un armurier, tandis que le rechargement revient à moins de 7€ pour la même quantité. Au-delà de l’économie pure, le rechargement offre une autonomie précieuse en période de pénurie. Les ruptures de stock récurrentes depuis 2020 ont démontré l’intérêt de maîtriser sa production de munitions.
Maîtriser la terminologie technique est indispensable pour progresser en rechargement :
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La qualité du rechargement dépend directement de la préparation minutieuse des étuis. Cette phase commence par le nettoyage approfondi des douilles tirées.
Il existe plusieurs méthodes de nettoyage :
Après nettoyage et séchage complet, l’inspection visuelle permet d’éliminer les étuis fissurés, déformés ou présentant des signes de fatigue. Le recalibrage complet (Full Length Sizing) redonne à l’étui ses dimensions d’origine. Cette opération, effectuée avec l’outil approprié monté sur la presse, s’accompagne généralement du désamorçage. Pour les armes à verrou, le recalibrage partiel du collet (Neck Sizing) peut suffire et prolonge la durée de vie des étuis. La rectification du puits d’amorce avec un outil spécifique élimine les résidus et garantit l’assise correcte de la nouvelle amorce.
L’installation de la nouvelle amorce demande précision et délicatesse. L’amorce doit affleurer ou être légèrement en retrait du culot, jamais en saillie. Le dosage de la poudre constitue l’étape la plus critique. Respectez impérativement les données des tables de rechargement. Une balance de précision au 1/10e de grain minimum est indispensable. L’évasement du collet facilite l’installation de l’ogive sans la déformer, particulièrement important pour les ogives plomb. Le positionnement de l’ogive détermine la LHT finale. Cette dimension critique influence la pression et la précision. Le sertissage final maintient l’ogive en position. Pour les munitions d’armes automatiques, un sertissage prononcé évite le recul de l’ogive lors du chambrage.
Le choix de la presse détermine votre confort et votre productivité. Les presses mono-station comme la Lee Challenger III (161€ au lieu de 179€) conviennent parfaitement aux débutants. Les presses à tourelle type Lee Turret 4 trous avec index automatique (216,75€) offrent un excellent compromis. Les presses progressives comme la Lee Pro 4000 (449,65€) s’adressent aux tireurs intensifs. Une balance électronique précise au 1/10e de grain (0,0065g) est indispensable. Les modèles d’entrée de gamme à 50-70€ conviennent parfaitement. Le choix de la poudre détermine les performances. Les armuriers comme Armurerie de la Bourse proposent l’ensemble des composants.
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La législation française autorise le rechargement dans un « cadre privé ». Cette notion englobe l’usage personnel et familial, excluant toute activité commerciale. Vérifiez que votre assurance couvre le rechargement. La plupart des contrats de responsabilité civile chasseur incluent cette activité. Comptez 350-500€ pour un équipement de base complet : presse monostation (160€), jeu d’outils (50€), balance (70€), accessoires divers (100€).
Techniquement oui, économiquement non. Les petits calibres (.22LR) ne sont pas rechargeables. Les calibres militaires surplus (.7,62×39) sont rarement rentables. Un étui de qualité en calibre pistolet standard supporte 10-20 rechargements. Pour les calibres puissants (Magnum), comptez 5-10 utilisations.
La Lee Challenger III offre le meilleur rapport qualité/prix pour débuter. Simple, robuste et précise, elle permet d’apprendre sereinement. Utilisez systématiquement une balance électronique. Pour les charges faibles, pratiquez le double pesage. Installez un bon éclairage et travaillez sans précipitation.
Non pour les douilles d’usine, oui pour les douilles en vrac. Triez vos étuis par poids et marque. Utilisez des ogives match grade. Pesez chaque charge individuellement. Respectez une LHT constante. Au contraire ! Des munitions adaptées à votre arme, avec des pressions modérées, préservent la mécanique. Absolument. Le rechargement permet de créer des munitions parfaitement adaptées au gibier visé.
Le bon sens veut que l’on s’abstienne de fumer lorsque l’on manipule de la poudre. Si l’on recharge plusieurs calibres ou tout simplement des balles de masses différentes, pour un même calibre, la nature de la poudre peut varier sensiblement, notamment au niveau de son régulateur de consomption. L’usage de la poudre noire est extrêmement dangereux, notamment en milieu fermé.
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Les sauvaginiers adeptes des lourdes charges et de gros calibres vont bientôt pouvoir ranger leur « goose gun » et autres 10-89. C’est aussi des USA que nous arrive le substitut qui va révolutionner la chasse au gibier d’eau. Il existe déjà d’excellentes cartouches chargées avec des billes de tungstène. Tout est affaire de densité ! Alors que l’acier a une densité de 7,8 g/cm3, le tungstène que l’on vous propose dans les cartouches actuelles (Tungsteel, Sphero Tungstene, Ultimate, Xtended et j'en passe) a une densité comprise selon les marques entre 11,2 et 12,5 g/cm3.
C’est assez simple à comprendre. A masse égale, une bille de TSS est beaucoup plus petite qu’une bille d’acier. Elle est donc freinée beaucoup moins rapidement et conserve sa vitesse plus longtemps. En effet, la bille a beau avoir une énergie terminale importante, si elle ne rentre pas ou peu dans l’oiseau, cela ne fait que le blesser ou au mieux l’assommer. Beaucoup d’exemples vont dans ce sens avec des oiseaux qui prennent bien la gerbe de billes de #4 acier à 45 m et qui repartent comme si de rien n’était. Pour prendre une autre image, avec le même marteau dans la même planche, un clou de 120 va s'enfoncer beaucoup moins profondément qu'une pointe de vitrier. Pour tuer proprement, il faut atteindre un organe vital (cerveau, cœur, foie, colonne vertébrale...) et les billes doivent donc pénétrer profondément dans le corps de l'oiseau. A ce petit jeu de la pénétration, le TSS fait très, très fort.
L’acier #2 (diamètre 3,75 mm) donne une pénétration à 50 m de 38,6 mm soit le minimum nécessaire pour le canard. Si on compare maintenant le nombre de billes, une bonne 12-76 chargée avec 36 g d’acier #2 va envoyer 167 billes. Une 10-89 chargée avec 46 g va en envoyer 214. Ces 167 billes du 12-76 correspondent à 10,5 grammes de TSS #9 1/2 ou 12,6 g de TSS #9. Un calibre 28-65 (voire même un 36) tire aisément ces charges. Vous n’êtes pas convaincu ? Beaucoup d’utilisateurs outre atlantique parlent d’ailleurs avec humour de « dust » (poussière) pour parler du TSS. Ils utilisent du #7 ½ ou #8 pour les oies (Bernaches du Canada ou oies de neige) avec des résultats étonnants. La saison dernière, certains de mes amis ont essayé le TSS. Il a confirmé sur le gibier d’eau de nos contrées ce qu’il a prouvé depuis de nombreuses années sur le terrain aux Etats-Unis. En particulier, un test a été particulièrement révélateur sur quatre oies cendrées tirées à 60-65 m en janvier dernier en baie d’Authie Sud par 4 tireurs différents. La seule qui est restée nette, devinez… celle tirée avec du TSS #7.
Alors bien sûr, à longue distance, la pénétration ne fait pas tout. La première est que le TSS est une sphère parfaite avec un état de surface extrêmement lisse. La deuxième raison est statistique. En effet, une 36 grammes de TSS #9 est chargée avec 478 billes. C’est l’équivalent en nombre de billes de 54 grammes de plomb de #6 par exemple ou 66 gramme d’acier #4. OK, ça c’est par rapport à l’acier. Les résultats sont presque aussi éloquents en comparant le TSS au plomb qui a une densité de 11 g/cm3. Oui, c’est un grand classique. Alors si on analyse une 36 g de plomb de #6, c’est à dire 2,75 mm, la pénétration de 38 mm est obtenue à la distance maximale comprise entre 45 et 50 m. Le TSS #9½ fait déjà mieux. Au niveau nombre de billes, il y a environ 300 billes de #6 dans une 36 grammes. Pour les portées ultimes au plomb et les huttiers ne me contrediront pas, on ne fait pas grand-chose de mieux que la 52 grammes de #4. Effectivement, avec une vitesse initiale de 380 m/s (qui est déjà forte pour une munition magnum de ce type), la pénétration de 38 mm est atteinte à un peu plus de 70 m. Le TSS #9½ est dépassé. Il convient de passer au TSS #8 1/2 qui est très proche voire au #8 qui le surclasse largement. En ce qui concerne le nombre de billes, il y a 263 billes de #4 dans cette charge de 52 grammes.
Je ne vais pas tourner autour du pot, l’inconvénient majeur de ce type de projectile est son coût. Cela coûte 1,2 € les 10 grammes ! Cela revient à dire qu’une munition de 24 grammes va revenir à environ 3 €. Il y a un autre inconvénient mais qui est en même temps un avantage… Je m’explique : les munitions chargées avec des billes de TSS ne pourront jamais être encartouché et vendues en France. Et c’est là l’avantage. Vous êtes un mordu de bécassine au calibre 20. Le dernier inconvénient est les nécessaires précautions qu’il faut prendre pour encartoucher ce type de billes.
Le TSS est donc « LA » solution pour le chasseur de gibier d’eau qui souhaite augmenter la portée actuelle des munitions de substitution, quelles qu’elles soient. Il est aujourd’hui aussi la seule alternative crédible aux possesseurs de petit calibre (inférieur ou égal au calibre 20) pour chasser au marais ou en baie. Et s’ils montent un peu, ils auront même la satisfaction d’avoir, avec leur arme fine et 22 à 24 g de TSS, plus de puissance que les plus gros des calibres magnum, le tout avec un recul et un confort inégalé. Autre avantage, plus la peine de trimbaler plusieurs armes quand on va à la hutte. Fini le canardouze balançant 72 grammes d’acier pour un résultat toujours décevant. Un seul fusil est largement suffisant. Il suffit d’adapter les munitions, les charges de 24 gramme de TSS #9 et #9 ½ étant les plus polyvalentes.
Vous pouvez commander sur la boutique de ce site internet les billes brutes.
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