Le gibier, au sens courant, désigne tout animal sauvage que l’on peut légalement chasser pour sa chair, sa peau ou son trophée. Le terme vient du Moyen Âge, de l’ancien français gibier ou gibert, issu du bas latin giberna, qui désignait une besace, un sac destiné à transporter la nourriture.
Les espèces rangées sous le terme gibier sont nombreuses et très variées, ce qui explique la nécessité de les classer. Ces classifications ont une portée pratique car elles structurent les modes de chasse, fixent les périodes d’ouverture et permettent une gestion plus fine des populations.
Le grand gibier rassemble les espèces plus imposantes, dont le cerf, le chevreuil ou le sanglier sont les plus emblématiques.
Sous l’Ancien Régime, la chasse relevait d’un privilège seigneurial ou royal, sans réelle codification. La Révolution française a bouleversé cet ordre en abolissant ces prérogatives et en faisant de la chasse un droit ouvert à tous les citoyens.
En l'absence de prédateurs comme le lynx, le loup voire l'ours, les populations de sangliers et de grands cervidés se développent fortement dans les forêts françaises. L'équilibre écologique forestier s'est vu profondément modifié sous la pression anthropique liée aux morcellements des forêts et à l'exploitation forestière notamment.
Lire aussi: Explications et conseils : ajuster un plomb
En éliminant en outre les prédateurs naturels jugés dangereux, comme les loups, les ours ou les lynx, l'Homme a favorisé le développement des grands gibiers tels que les sangliers et les grands cervidés. A proximité des axes routiers, la multiplication des grands animaux augmente les risques de collision avec les véhicules automobiles.
En devenant le lieu privilégié d'alimentation des grands gibiers, a fortiori en cette année de disette de glands, les champs, notamment de maïs, jouxtant les bois peuvent faire l'objet de destructions régulières.
Mais au-delà des dégâts potentiels sur les infrastructures humaines, cette surpopulation exerce une vraie pression sur l'écosystème forestier.
Or, c'est le grand paradoxe de notre société que de reconnaître le problème posé par ces animaux alors que l'action humaine a délibérément cassé la chaîne alimentaire (prédateurs-proies) qui équilibrait auparavant les populations. Dès lors, la chasse est présentée comme "incontournable" et totalement justifiée alors qu'une majorité de la population en France n'y adhère pas (54 % des Français interrogés).
Si nous regardons un tout petit peu au delà des nos frontières hexagonales, l'Italie abrite des ours et des loups, l'Espagne accueille une importante population de loups comme le Portugal et la cohabitation entre éleveurs de moutons ou de bovins se passe plutôt bien parce que des moyens efficaces de protection des troupeaux ont été donné aux éleveurs (chiens de garde + enclos entièrement grillagés avec rassemblement des troupeaux la nuit).
Lire aussi: Réglementation carabines à plomb
Chaque fois que l'homme veut s'occuper de la Nature, il fait des ânneries (pardons pour les ânes sympas) réintroduction de telle ou telle espèce qui vivait là il y a 3 milliards d'années !!! à quand le mammouth réintroduit là ou il vivait avant ?!
Avec environ 1 200 000 chasseurs, la France demeure en tête de l’Europe. Le nombre réel de chasseurs est un peu inférieur (certains prenant plusieurs licences à la fois, dans différents départements). Le nombre de chasseurs diminue chaque année.
Depuis des siècles la chasse n'est plus une nécessité alimentaire en France. Depuis un siècle et demi environ, l'Homme a éliminé ou repoussé en quelques lieux très restreints les grands carnivores en France.
Oui, aujourd'hui la pullulation des "grands ongulés" est problématique pour l'Homme (accidents divers, sentiment d'insécurité des habitants des bordures urbaines, pertes économiques agricoles et sylvicoles).
Moi je suis pour cette réintroduction dans certains massifs où la surpopulation de certaines espèces est présente. Mais combien de fois j'ai entendu des personnes qui disent au départ qu'ils sont pour et qui ensuite lors d'une table ronde ou conférence qui lance le projet passe dans l'autre camp.
Lire aussi: Choisir son calibre pour le tir longue distance
L'Homme au fond ne supporte pas être "dominé". Et il l'a prouvé en faisant disparaître le loup ou le lynx de plusieurs régions. Mais si on réfléchit bien, ces espèces étaient là bien avant nous et elles nous bien acceptés à notre arrivée alors pourquoi on en ferait pas autant.
Pour mémoire, les dégâts de maïs sont financés par les chasseurs exclusivement. Une laie est féconde dès 40 kgs. en général, on peut compter sur un petit par tranche de 10 kgs (en moyenne). sa gestation est 3 mois, 3 semaines, 3 jours... avec allaitement pendant +ou - 3/4 mois soit une période de 7 mois ou la femelle n'est pas prenable.
Une réalité confirmée par les scientifiques qui travaillent sur le loup ""Dans la mesure où la plupart des études étaient réalisées en Alaska ou dans des zones très peu peuplées, ces animaux ont été associés à la nature sauvage. On en arrive à un tel point que les territoires où les troupeaux subissent le plus de pertes, dans le Mercantour et dans les Préalpes de Grasse notamment, sont aussi parmi les plus giboyeux de France.
Avant de laisser les moutons en liberté dans les pâturages, assurez-vous que les herbes sont suffisamment hautes et riches en nutriments pour répondre aux besoins des animaux. Évitez le surpâturage et assurez-vous que les clôtures sont en bon état et adaptées aux ovins.
Lorsque les moutons passent de l'alimentation hivernale à l'alimentation à base d’herbe, leur système digestif doit s'adapter. En effet, les moutons passent d’une alimentation sèche à une alimentation riche en herbe. Ce qui signifie que l’apport en lest (cellulose), en magnésium et en sodium sera moins important pour laisser place à une herbe riche en eau, en azote soluble et en potassium.
Il est important de faire cette transition progressivement en offrant aux moutons une petite quantité d'herbe fraîche chaque jour jusqu'à ce qu'ils s'adaptent complètement. Pour cela, donnez l’accès aux pâtures seulement quelques heures par jour au début et ceux pendant environ une semaine. Assurez-vous que les moutons ont accès à de l'eau propre et fraîche en tout temps. Les moutons ont besoin d'environ 3 à 4 litres d'eau par jour, selon leur taille et leur niveau d'activité.
Les moutons peuvent être plus sensibles aux parasites et aux maladies lorsqu'ils sont exposés à un nouvel environnement. Pour lutter contre le risque parasitaire, il est possible de mettre à disposition des blocs à lécher comme le SodiVer’Actif qui contribue à limiter la propagation des parasites grâce à sa composition.
Pour prévenir les diarrhées, il est possible de diluer de l’argile dans les bacs à eaux. Pour compenser la baisse d’apport en magnésium, il est conseillé d’effectuer une cure de magnésium un mois avant et un mois après la mise en pâture. Pour cela, vous pouvez mettre à disposition le bloc à lécher SodiMag, idéal pour la mise à l’herbe grâce à sa source en magnésium et en sodium.
Cette cure permet de réduire le risque de tétanie d’herbage. Cette carence en magnésium peut également être liée aux changements climatiques. Une autre maladie est probable lors de la mise à l’herbe, l’entérotoxémie. La bactérie mise en cause est naturellement présente dans le sol, les animaux adultes développent donc une certaine immunité. Cependant, il est possible de vacciner les animaux pour lutter contre la maladie, notamment pour les agneaux et jeunes animaux qui sont plus sensibles. Cela reste la prévention la plus efficace.
"Lors de changement d’environnement, les moutons et brebis peuvent présenter des signes de stress. Observez les afin de détecter tout comportement agressifs et signes d’agitation."
Une enquête est en cours. C’est au petit matin, le lundi 31 août 2020, que Victoire Faugeron arrive sur les lieux. Alertée dans la nuit par ses voisins qui s’occupaient de ses trois brebis et de son bélier pendant ses congés, elle est rentrée sur le champ. « On a retrouvé la brebis blessée, une autre était dévorée et un bélier mort. Une brebis retrouvée à Mauves-sur-Loire « presque entièrement mangée ».
Mélanie Giraud, technicienne assermentée de la Fédération de chasse de la Loire-Atlantique, s’est rendue chez Victoire Faugeron dès le mercredi matin. À son arrivée, alors que les carcasses avaient été débarrassées, elle n’a constaté aucune trace au sol en raison de la sécheresse. Impossible donc de retracer le chemin des prédateurs, quels qu’ils soient.
Le bélier retrouvé mort présente une balafre sur le flanc « qui pourrait correspondre à une blessure de sanglier ». Le sanglier « est un animal opportuniste, un charognard. Il mange des animaux morts, mais de là à s’attaquer à un animal vivant aussi gros, c’est du jamais vu.
Denis Dabo, directeur de la Fédération de chasse de la Loire-Atlantique, affirme « que ça ne serait pas la première fois non plus.
Une enquête est en cours et Mélanie Giraud envisage de faire intervenir des chasseurs locaux ou un louvetier.
La Haute-Marne vit en 2025 une situation que de nombreux éleveurs qualifient désormais d’insoutenable. Stéphane, éleveur ovin, incarne à lui seul l’ampleur du drame. Depuis le 15 mars, il en est à sa 44ᵉ attaque, avec 227 brebis perdues sur un cheptel de 550. Toutes étaient pleines. Toutes représentaient des naissances à venir, des mois de travail, et une partie de l’avenir de son exploitation.
Dans le même secteur, un autre éleveur a perdu 25 brebis en une seule nuit, malgré une clôture électrique parfaitement fonctionnelle. Sa caméra de surveillance a filmé le loup circulant librement sur la parcelle.
L’État met en avant l’indemnisation et les moyens de protection. Mais sur le terrain, le discours est tout autre. Être indemnisé ne remplace ni les bêtes, ni le temps, ni l’épuisement moral. Comme le résume un éleveur interrogé : « Être indemnisé, ça ne suffit pas.
À partir du 1er janvier 2026, les éleveurs pourront tirer sur un loup en cas d’attaque. Une mesure présentée comme un progrès, mais largement rejetée par la profession. Pourquoi ? Parce qu’elle implique encore plus de surveillance, de présence humaine, de stress et de responsabilités juridiques.
Le problème est aussi géographique, les attaques ont lieu au pied des villages, parfois à quelques centaines de mètres des habitations. Le loup n’est plus cantonné aux zones montagneuses ou isolées. En 2025, environ 1 080 loups sont recensés en France.
Stéphane le dit sans détour : « Encore une année comme ça, et c’est fini.
Effectivement, le problème de surpopulation vient en partie de l'agrainage par les chasseurs en hiver. Mais les chasseurs me paraissent indispensables dans les régions ou l'introduction des espèces prédatrices (loup, lynx, ours..) ne sont pas possibles. Impossible d'introduire un ours ou un lynx dans nord ouest de la France...
Pour le lynx, je ne nie pas l'opération de ré-introduction dans des massifs forestiers qui l'avaient depuis toujours abrité (Jura,Vosges). Simplement pour le loup, il a été démontré que ce sont des individus italiens (en surnombre en Italie) qui ont vagabondé jusqu'à franchir la frontière française.
Il me paraît utile à l'avenir pour clarifier le débat de laisser tomber les anciennes idées " de complots d'écolos contre les chasseurs ou le monde rural" qui réintroduisent en douce des prédateurs non désirés.
Dans les années 70, le monde rural en Midi Pyrénées avait prétendu que les écolos balançaient des vipères depuis des hélicoptères sur les causses du Larzac ???!!!
Il y a toujours eu des chasseurs, et il n'y a jamais eu autant de jours chasse ouverte. Il y a 30 ans encore, on pouvait se balader dans nos belles forêts des Alpes, sans entendre un seul coup de fusil, juste le champ des oiseaux, et le bruit des feuilles sèches sous nos pas.
Il faut mettre un terme à cette escalade des dégats qui sont dus principalement au fait que certains soi-disants chasseurs "" chasses privées "" gagnent de fortes sommes sur le dos des propriétaires terriens qui ne voient qu'une infime partie des actions payées par les actionnaires (( qui ne sont pas données )).
Je suis forestier par choix depuis maintenant 35 ans. Depuis des siècles la chasse n'est plus une nécessité alimentaire en France. Depuis un siècle et demi environ, l'Homme a éliminé ou repoussé en quelques lieux très restreints les grands carnivores en France.
Il faut arrêter de parler de la réintroduction du lynx ou du loup parce que en réalité très peu de personnes sont pour ce projet. Il faut arrêter de se donner bonne conscience.
Sur le croisement sangliers, porc domestique: C'est possible. Cette norme est française et de nombreux contrôle sont effectués dans les parcs, dans les tableaux de chasse. Bien sur, il existe le cas particulier, la corse.
Le loup consomme très peu d'ongulés sauvage, (6% de sangliers). il consomme aussi des carnivores (renard 1%, surtout des chiens 2 %...) oiseaux 5%, petits mammifères 1%, lapins 8%, chevreuils 1%, potcs 4%.
Dans la mesure où la plupart des études étaient réalisées en Alaska ou dans des zones très peu peuplées, ces animaux ont été associés à la nature sauvage. On en arrive à un tel point que les territoires où les troupeaux subissent le plus de pertes, dans le Mercantour et dans les Préalpes de Grasse notamment, sont aussi parmi les plus giboyeux de France.
| Mesure | Objectif | Description |
|---|---|---|
| Préparation des pâturages | Assurer une alimentation adéquate | Herbes hautes et riches, éviter le surpâturage, clôtures en bon état. |
| Transition alimentaire progressive | Adapter le système digestif des ovins | Introduction progressive de l'herbe fraîche, accès limité au début. |
| Surveillance de la santé | Prévenir les maladies et les parasites | Blocs à lécher, argile dans l'eau, cure de magnésium, vaccination. |
| Protection des troupeaux | Réduire les attaques de prédateurs | Chiens de garde, enclos grillagés, surveillance accrue. |
| Gestion des populations de gibier | Équilibrer les écosystèmes | Chasse régulatrice, réintroduction de prédateurs naturels. |
tags: #gibier #près #des #ovins