Dans un précédent article, nous avons dressé un panorama des différents types de données spatiales gérées par QGIS. Ici, nous allons aborder la création d'une couche SIG dans QGIS et la manipulation de cette donnée vectorielle. Ainsi, les fonctionnalités de base du logiciel SIG seront présentées. Ce tutoriel s’adresse plus particulièrement aux personnes qui découvrent QGIS. De manière générale, en informatique, un objet peut être créé, modifié, supprimé. Et on peut aussi lui ajouter certains éléments et certaines fonctionnalités. Pour une donnée spatiale, c’est le même principe : on peut ajouter, modifier ou supprimer le ou les objets géographiques, composés de structure(s) géométrique(s) et d’attribut(s), d’un vecteur ou d’un raster. Le traitement d’un raster étant plus complexe que celui d’un vecteur, on commence à travailler avec ce dernier format de donnée.
Dans un premier temps, on crée les deux vecteurs en leur ajoutant un objet géographique. Ce dernier est défini par une géométrie spatiale que l’on dessine et une valeur attributaire d’un champ. Dans QGIS, plusieurs formats de couche vectorielle peuvent être créés : shapefile, SpatiaLite, GeoPackage, GPS et une couche temporaire. Ici, on créé une couche shapefile qui est le format de donnée le plus couramment utilisé, format de stockage des données vectorielles utilisé par ArcGIS.
Lors de la création, il est important de définir :
On valide, on enregistre la couche que l’on appelle « a » dans un répertoire de l’ordinateur. Le panneau des couches de QGIS liste la donnée SIG. Mais bien entendu aucune géométrie n’a été dessinée. Créons la couche B avec un champ B1 selon le même procédé que pour la couche A.
Pour ajouter un objet géographique dans un vecteur, il faut pouvoir modifier le vecteur, on passe en mode édition dans QGIS. Pour cela, on sélectionne le vecteur dans l’espace des couches puis on clique sur la crayon qui représente le mode édition ou clic droit sur la couche puis basculer en mode édition. Pour ajouter l’objet géographique : Éditer > Ajouter une entité, on peux désormais dessiner la géométrie de l’objet que l’on souhaite représenter dans le vecteur A. Pour être précis en suivant le contour d’un vecteur pré-existant affiché dans QGIS, on peut s’aider du mode accrochage dans Préférences > Options d’accrochage.
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Après la finalisation de la forme par le clic droit, QGIS demande d’attribuer des valeurs aux champs du vecteur pour l’objet géographique dessiné. On saisit par exemple « 1 » pour l' »id » et « test » pour le champ texte A1. Enfin, on enregistre les modifications de la couche et on ouvre la table attributaire liée au vecteur A (sélectionné) en cliquant sur F6 ou Couche > Ouvrir la Table d’Attributs.
Puis, pour supprimer un objet géographique, on sélectionne l’entité géographique. Soit directement sur l’interface cartographique ou par la table attributaire, on passe en mode édition puis Éditer > Supprimer les entités sélectionnés ou cliquer sur l’icône représentant une poubelle rouge.
Des informations sont ajoutées à tous les objets géographiques pour créer une couche SIG dans QGIS. La table attributaire du vecteur sélectionné reçoit un nouveau champ. Pour cela, deux options sont possibles : la plus directe est de cliquer sur l’icône mis à disposition dans l’en-tête de la table attributaire Ajouter un champ ou Ctrl+w. Et l’autre solution est d’ouvrir la calculatrice de champ Ctrl+i (ou en cliquant sur l’icône). Pour ajouter ou modifier des données attributaires dans les champs pour chaque objet géographique, on bascule en mode édition. Puis, si la saisie est rapide, on écrit directement la donnée dans la table attributaire.
Dans cette dernière, on traite soit toues les données liées à un champ ou les données des objets sélectionnés, puis on met à jour les valeurs du champ par une expression ou une fonction. Le choix des composants de l’expression afin de mettre à jour les valeurs attributaires est important. On peut tester cette calculatrice pour mettre à jour un champ, il faut faire attention à ce que le résultat de ton expression corresponde au type de donnée.
Considérons que l’objet géographique a évolué dans l’espace depuis sa création. Par exemple, les zonages du Plan Local d’Urbanisme d’une commune doivent être modifiés après révision. Basculons en mode édition pour le vecteur concerné. Dans le menu Éditer, il existe de nombreuses fonctionnalités pour modifier la géométrie d’un objet ou de plusieurs objets géographiques. Ici, j’utilise Outil de nœud qui permet de mettre en évidence tous les sommets de l’objet géographique.
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Entre nous, on s’accorde à penser que les objets géographiques des vecteurs A et B sont magnifiques… mais il serait préférable que le vecteur A intègre l’objet du vecteur B. A titre d’exemple, une zone humide contient un ensemble de sections cadastrales qui définissent les entités géographiques de la couche. La zone, après étude, s’agrandit. Dans QGIS, on bascule en mode édition pour les deux vecteurs, on sélectionne l’objet à copier puis Éditer > Copier les entités ou Ctrl+c. On sélectionne le vecteur où l’on veut coller l’objet et on colle l’objet avec Éditer > Coller les entités ou Ctrl+v.
Ensuite, il est possible de fusionner la géométrie de plusieurs objets d’un même vecteur en gardant les valeurs attributaires d’un seul objet. On sélectionne les objets à fusionner puis Éditer > fusionner les entités sélectionnées. Enfin, la fusion de plusieurs vecteurs avec la même projection est relativement simple pour créer une couche SIG. On sélectionne : Vecteur > Outil de gestion des données > Fusionner des couches vecteur. On choisit les couches à fusionner puis on les charge et/ou on les enregistre dans un nouveau vecteur.
Il est temps à présent de s’intéresser à la production cartographique. Le travail d’édition des données spatiales se termine. Et il faut donc présenter une cartographie cohérente avec un maximum d’éléments. On n’oublie pas le fameux acronyme TOLE : Titre, Orientation, Légende et Échelle pour agrémenter la carte.
Dans le logiciel SIG, on créé un composeur d’impression : Projet > Nouveau composeur d’impression ou Ctrl+p si le composeur n’est pas créé et on le nomme. Dans la nouvelle fenêtre, tous les éléments à ajouter sont dans le menu de la Mise en page ou correspondent à des icônes.
Pour finaliser, dans le menu Composeur, après avoir défini la mise en page (A4, A5, etc), on peut directement imprimer la cartographie ou l’exporter en différents formats comme le format pdf, jpeg et autres. Pour réutiliser cette mise en page ou concevoir une charte graphique par exemple, on enregistre l’état du composeur avec ses éléments comme modèle (extension *.qpt). Par extension, une automatisation de la production cartographique de plusieurs vecteurs est aussi programmable grâce à la fonctionnalité Atlas.
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Très souvent, les couches de données spatiales ne sont fournies qu'avec des attributs simples, des identifiants. La jointure attributaire va permettre de demander à QGIS de recopier les données d'une table alphanumérique dans la table attributaire d'une couche spatiale, en utilisant une colonne d'identifiants commune aux deux couches de données. Dans les propriétés de la couche (double-clic ou clic droit/propriétés sur la couche en légende), réaliser la jointure avec ce fichier, en utilisant les géocodes : CODE_EPCI = CODE_EPCI, comme sur l'image ci-dessous. Attention : ces nouvelles données attributaires, ajoutées à la table des EPCI, ne le sont qu'en mémoire dans le projet QGIS en cours.
La première solution consiste à enregistrer la feuille de votre tableur au format csv, puis d’ajouter une couche csv. Deuxième solution (que j’utilise) : comme cette couche n’a pas de géométrie, il n’y a pas besoin « d’expliquer » à QGIS qu’il faut lire et afficher des géométries. Alors la solution la plus rapide est d’ajouter cette couche en glisser-déposer. Si vous me suivez toujours, vous aurez remarqué que mon tableur ne contient que 3 lignes. Ces trois lignes correspondent aux espèces que j’ai observé sur le terrain (pour l’exemple hein, Hawaï n’est que dans mes rêves…). Je vous ai dit en introduction qu’il faut absolument un champ en commun pour faire une jointure. Ici, c’est l’attribut nommé cd_nom. Ces deux champs (un dans chaque table) sont de même format, et contiennent des valeurs en commun.
La gestion de la symbologie se fait en ouvrant l’onglet Symbologie de la fenêtre Propriétés d’une couche (clic-droit puis Propriétés ou double clic). Le type Symbole unique est appliqué par défaut à l’ouverture d’une couche vectorielle. Il est possible de superposer plusieurs couches de symboles (de type différent) à l’aide du bouton . L’ordre de superposition des couches de symboles se gère avec les flèches haut et bas . Une transparence peut-être appliquée à toute la couche en faisant glisser le curseur d’Opacité.
Les symboles se modifient en appliquant une Palette de couleur ou, individuellement, en double-cliquant sur le symbole à gauche. De même pour la Valeur et la Légende (ce qui apparaîtra dans la légende). Il est également possible de supprimer des classes en les sélectionnant puis en cliquant sur le bouton Effacer , les entités correspondantes n’apparaîtront alors pas sur la carte.
Le sous-onglet Histogramme permet de visualiser la distribution des valeurs et les classes de couleur qui leur sont attribuées.
Il faut sélectionner tout d’abord Étiquettes simples. Les paramètres de Position permettent de gérer l’emplacement des étiquettes par rapport aux entités. Les paramètres de Rendu permettent de choisir une gamme d’échelles pour lesquelles l’affichage des étiquettes sera actif pour éviter de saturer la carte avec des étiquettes qui se superposeraient. Il est possible de préciser s’il faut Afficher toutes les étiquettes de cette couche, Étiqueter toutes les parties d’une entité multi-parties, limiter l’affichage aux entités les plus grosses, en fonction de valeurs issues de la table d’attributs, etc. (condition à définir via le bouton Montrer l’étiquette).
Lorsque la couche est en mode édition, tous les paramètres d’étiquetage qui dépendent d’un champ peuvent être modifiés interactivement et notamment la position des étiquettes. Il faut donc d’abord activer l’édition de la couche avec le bouton Basculer en mode édition de la barre d’outils Numérisation puis cliquer sur le bouton Modifier l’étiquette de la barre d’outils Étiquettes et enfin sélectionner l’étiquette à modifier.
Lorsqu’une couche est chargée et que QGIS détecte au même endroit un fichier qml portant le même nom, il applique automatiquement le style correspondant. Les styles appliqués à chaque couche vecteur ou raster peuvent être sauvegardés et importés, à l'aide des boutons Style/Enregistrer le style... et Style/Charger le style... Un fichier de style QGIS est un fichier texte (de type XML) qui porte l’extension .qml ou .sld.
Que ce soit pour les couches vecteur ou raster, il est possible de copier-coller le style d’une couche sur une autre de même type (et disposant du ou des mêmes noms de champs éventuellement utilisés dans la symbologie). Le gestionnaire de symboles permet notamment de créer, d’enregistrer et d’éditer les figurés de symboles ponctuels, de lignes, les styles de remplissage des polygones et les palettes de couleur dont la liste est proposée dans l’onglet Symbologie. On y accède par le menu Préférences/Gestionnaire de style....
Pour ajouter la carte, il faut cliquer sur le bouton Ajouter une nouvelle carte puis, sur la mise en page, dessiner un rectangle par un glisser de souris. En relâchant la souris, la carte apparaît et reflète le contenu de la fenêtre principale de QGIS. Pour ajouter la légende sur la mise en page, il faut cliquer sur le bouton Ajouter une nouvelle légende puis cliquer sur la page. Le bouton Ajouter une table d’attributs permet d’insérer une table par un clic sur la mise en page. L’onglet Propriétés de l’objet apparaît alors automatiquement.
Une mise en page est sauvegardée avec le projet QGIS. Il est possible d’en créer plusieurs dans un même projet. Le Gestionnaire de mises en page auquel on accède via le bouton du même nom permet d’en créer de nouvelles, les renommer, les supprimer, etc. Il est possible de sauvegarder un Modèle de mise en page (fichier .qpt) via le menu Mise en page/Enregistrer comme modèle ou le bouton du même nom.
La carte principale, je souhaite utiliser les grilles pour indiquer les coordonnées. Je vous passe les détails des réglages, mais globalement, pour éviter d'être trop présentes, je choisis du gris pointillés ou une grille noire avec un mode de fusion "différence" (cf. article sur mode de fusion). Les coordonnées sont indiquées soit en haut et gauche, soit bas et droite. Pour cela, sur chaque carte, je vais utiliser, dans les propriétés de ma carte, la partie "couches". La carte de situation bénéficie comme vous vous en doutez, d'un aperçu, qui permet de situer la carte principale sur la carte de situation. Cet aperçu permet de centrer mais je ne l'affiche pas forcément, mon symbole étant assez visible et centrer. Je fais la même chose sur la vue aérienne, histoire de synchroniser et de centrer à l'identique les vues. Voilà la partie "image" est fini.
Pour cela, nous allons utiliser la puissance du HTML !! On ajoute donc un cadre. Comment créer un tableau facilement ! Partons sur divtables (mon préféré), il est assez simple de jouer avec les modèles et les paramètres pour avoir le html et le css qui correspondent. Donc jouons avec les paramètres. Une fois les bons réglages trouvés, sélectionner le code HTML (boîte du milieu du site), copier, et coller dans la partie Source des propriétés du cadre. Il faut maintenant mettre les bonnes valeurs à la place des cell1_2... Je m'arrête 2 secondes sur la partie INSEE, vous avez remarquez, le résultat sort le nom de la commune alors que je n'ai que le code INSEE dans mes attributs, mais comment fait-il cela ???? Dans le formulaire de la table des centres SDIS (cs_sdis_29, propriétés --> formulaire), j'ai mis en liste de valeurs, pour le code insee, la liste des communes. Bon voilà, on peut ajouter des colonnes, des lignes, changer totalement le look en changeant le CSS, sans toucher à la partie HTML, etc.
Pour faire un graphique avec les données en colonne, c'est un peu long, espérons que vous n'ayez pas 15 colonnes à faire. Donc, je place mon graphique, puis dans les propriétés, on ajoute un graphique. Dans les propriétés du graphique (en cliquant sur setup selected plot), je choisis bar plot (pour les graphiques en barre), je choisis la bonne couche. On oublie pas de sélectionner que les entités présent dans la carte. Allez juste pour vous montrer que l'élément qui ajoute la tables d'attributs est également très maniable. Je choisis 'entité atlas courante' pour avoir une table dynamique en fonction de l'atlas. le réglages des paramètres permet de choisir les champs, la largeur...
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