La chasse en battue au grand gibier (cerf, chevreuil, sanglier) est interdite sur les territoires dont la surface est inférieure à 100 ha d'un seul tenant en zone de plaine et de montagne pour des raisons de sécurité. Toutefois, ce seuil de surface peut faire l'objet de dérogations ponctuelles après décision du Préfet, prise après avis de la fédération départementale des chasseurs.
Cette interdiction concerne toutes les espèces de gibier, y compris le chevreuil lorsque le tir à la grenaille de plomb est autorisé. En ce qui concerne le gibier sédentaire, le gibier de passage et le grand gibier, la chasse n'est autorisée que de jour.
Nous vous accueillons sur cette chasse pour un ou plusieurs jours de battues (possibilité de prendre un samedi et dimanche par exemple). Nous chassons principalement le sanglier avec environ 120 réalisations par année mais aussi un peu le chevreuil avec environ 30 réalisations annuelles. Une équipe conviviale avec environ 25 personnes de 16 à 82 ans.
Le déroulé type d’une journée est RDV à 7h pour un petit déjeuner, à 8h nous ferons le rond pour donner les consignes et répartir les postes. Nous montrons les postes sur une carte avec un rétroprojecteur ce qui nous permet d’être très visuel et améliorer considérablement la sécurité. La battue commence ensuite entre 8h30 et 9h et nous réalisons une seule traque sur un grand périmètre jusqu’à 14h environ. Le repas est pris en fin de battue en commun.
Le nombre de chasseurs est en baisse constante depuis 15 ans dans les Pyrénées-Orientales. Selon le dernier bilan donné par la Fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Orientales (FDC66), ils étaient 8.322 en 2009, mais ne sont plus que 5.776 à valider leur permis de chasse chaque année. "Il n'y a plus de transmission familiale de la chasse, ce qui est vraiment dommage ! Moi, à 7-8 ans, j'allais chasser avec mon père, alors que maintenant, les jeunes, c'est Internet... La chasse ne les intéresse pas" se désole Hervé Calt, le président d'une association intercommunale de chasse agréée (AICA) dans le Fenouillèdes.
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Cependant, Jean-Pierre Sanson, le président de la FDC66 et également président de la Fédération régionale des chasseurs d'Occitanie, reste confiant : "Nous avons chaque année de nouveaux profils qui passent leur permis de chasser, que ce soit des jeunes qui veulent un retour vers la nature ou des retraités qui s'installent dans le département et trouvent le temps d'aller à la chasse". En 2023, 133 personnes se sont vu délivrer leur premier permis de chasse parmi les 175 candidats qui ont suivi la formation.
Pour rappel, en France, la chasse est une activité de loisirs réglementée. Pour la pratiquer, il faut réussir l'examen qui permet la première délivrance du permis de chasse. Celui-ci doit ensuite être validé chaque année par la Fédération. Pour pouvoir continuer à chasser en 2025, les chasseurs doivent avoir déclaré leurs armes sur la plateforme internet du SIA avant le 31 décembre 2024. Dans les Pyrénées-Orientales, une majorité de chasseurs ne l'a toujours pas fait.
La chambre d’agriculture fait un « constat inquiétant » aux vues des dégâts causés par le grand gibier sur les cultures du département. Lors de la réunion qui s’est tenue en préfecture, il a été décidé de renforcer la charte signée en 2017 entre les services de l’État, les agriculteurs et les chasseurs pour lutter plus efficacement contre la prolifération du grand gibier, et prévenir les dégâts sur les cultures.
Depuis plusieurs années les populations de sangliers sont très importantes malgré les efforts consentis par les chasseurs pour réguler le développement de cette espèce qui tend à coloniser également de nombreux territoires de plaine. Aux dégâts sur prairies, vignes et grandes cultures viennent donc s’en ajouter d’autres sur cultures maraîchères, fruitières ainsi que d’autres productions spécialisées. Dans les hauts cantons le développement du cerf pose localement de grandes difficultés (en particulier sur la Cerdagne) et le chevreuil, également en forte expansion y compris sur la zone de plaine, est de plus en plus souvent à l’origine de dégâts, parfois conséquents, sur vignes et vergers. Renforcer le dialogue entre les agriculteurs et l’association de chasse de leur commune.
Par ailleurs, le plan de chasse va être modifié afin de permettre un prélèvement, essentiellement de sangliers, plus important. Pour rappel, chaque année, les chasseurs prélèvent entre 10.000 est 11.000 sangliers dans le département. La saison 2021-2022 a été correcte, le gibier est présent, il a été tiré 11 300 sangliers.
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Il faut signaler aussi la baisse du montant des indemnisations au monde agricole que les chasseurs ont versées pour compenser les dégâts causés par le grand gibier dans les cultures, les vignes le maraîchage. Ces indemnisations sont montées il y a quelques années jusqu’à 320 000 euros, 205 000 euros il y a deux ans, 170 000 euros l'an passé.
D’après la FDC 66, il y a eu l’an dernier 300.000 € d’indemnisations pures versées dans le département (50 millions d’euros de budget en France). Il faut y ajouter les frais annexes et administratifs. Il y a dix ans, cette somme était dix fois moins importante. « Globalement, notre budget dédié aux dégâts - de toutes les espèces susceptibles d’en faire - est de 600,000 €. Ce budget est croissant d’année en année ».
Afin de favoriser le nombre de lièvres, perdrix et petits gibiers nous devons maîtriser leurs prélèvements, imaginer peut-être des bagues pour le lapin, mais il est aussi nécessaire d'entretenir les habitats de ces animaux. Nous allons proposer aux élus l'aide des chasseurs pour réhabiliter et réaménager les habitats pour la petite faune.
Depuis quelques années la fédération départementale de chasse a conclu un partenariat avec les établissements Guasch qui rachète les carcasses de sangliers et de cervidés déposées par les chasseurs dans les chambres froides installées dans le département près des zones de chasse. Un système gagnant-gagnant, les fédérations récupèrent des recettes, et le consommateur peut toute l'année bénéficier de gibier dans les rayons des bouchers ou en grande surface.
Face à la prolifération des sangliers, le préfet a pris un arrêté autorisant des tirs effectués par des lieutenants de louvèterie, appuyés par des chasseurs locaux, dans près d’une vingtaine de communes du département, au premier rang desquels Perpignan. Sur ces territoires, les louvetiers seront autorisés à tirer en zone péri-urbaine « y compris à moins de 150 mètres des habitations ».
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