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Une arme à feu est définie comme une arme qui tire un projectile par l'action de la combustion d'une charge propulsive ou qui peut être aisément transformée à cette fin.

Pour comprendre son fonctionnement, il suffit de se souvenir de la troisième loi de Newton, qui nous rappelle que pour chaque action, il y a une réaction égale et opposée. Le recul est donc la réaction de la carabine à l'action de la balle qui accélère dans le canon et qui exerce donc une poussée, il se produit par conséquent une force de direction opposée.

Types d'Armes à Feu

  • Arme à canon lisse: Arme dont l'âme du canon est de section circulaire et ne peut donner aucun mouvement de rotation à un projectile unique ou multiple.
  • Arme à canon rayé: Arme dont l'âme du canon n'est pas de section circulaire et présente une ou plusieurs rayures conventionnelles ou polygonales destinées à donner un mouvement de rotation à un projectile unique ou multiple.
  • Arme à répétition manuelle: Arme qui, après chaque coup tiré, est rechargée manuellement par introduction dans le canon d'une munition prélevée dans un système d'alimentation et transportée à l'aide d'un mécanisme.
  • Arme à répétition semi-automatique: Arme qui, après chaque coup tiré, se recharge automatiquement et qui ne peut, par une seule pression sur la détente, lâcher plus d'un seul coup.
  • Arme à un coup: Arme sans système d'alimentation, qui est chargée avant chaque coup par introduction manuelle de la munition dans la chambre ou dans un logement prévu à cet effet à l'entrée du canon.
  • Arme blanche: Toute arme dont l'action perforante, tranchante ou contondante n'est due qu'à la force humaine ou à un mécanisme auquel elle a été transmise, à l'exclusion d'une explosion.
  • Arme camouflée: Toute arme dissimulée sous la forme d'un autre objet, y compris d'un autre type d'arme.
  • Arme d'épaule: Arme que l'on épaule pour tirer. La longueur hors tout d'une arme d'épaule à crosse amovible ou repliable se mesure sans la crosse ou la crosse repliée.
  • Arme de poing: Arme qui se tient par une poignée à l'aide d'une seule main et qui n'est pas destinée à être épaulée.
  • Arme incapacitante agissant par projection ou émission: Arme ayant pour effet de provoquer une incapacité et agissant par projection à distance ou émission du procédé ou moyen incapacitant.
  • Arme incapacitante de contact: Arme de défense ayant pour effet de provoquer une incapacité et agissant à bout touchant.

Éléments Essentiels d'une Arme

  • Élément d'arme: Partie d'une arme essentielle à son fonctionnement : le canon, la carcasse, la boîte de culasse, y compris le cas échéant ses parties supérieures et inférieures, la culasse, y compris le cas échéant son ensemble mobile additionnel, le barillet, les systèmes de fermetures et la conversion.
  • Élément de munition: Partie essentielle d'une munition telle que projectile, amorce, douille, douille amorcée, douille chargée, douille amorcée et chargée.
  • Munition à projectile expansif: Munition dont le projectile est spécialement façonné, de quelque façon que ce soit, pour foisonner, s'épandre ou champignonner à l'impact. Entrent notamment dans cette catégorie les projectiles à pointe creuse.
  • Systèmes d'alimentation des armes: Constitués par les magasins faisant partie intégrante de l'arme, tubulaires ou intégrés dans la boîte de culasse, et les magasins indépendants de l'arme, réservoirs, chargeurs et bandes, fixes ou mobiles pendant le tir.
  • Arme à blanc: Objet ou dispositif ayant ou non l'apparence d'une arme à feu conçu et destiné par la percussion de la munition à provoquer uniquement un effet sonore et dont les caractéristiques excluent le tir ou la conversion sans recourir à un procédé industriel pour le tir de tout projectile (arme de starter).
  • Arme de spectacle: Toute arme à feu transformée spécifiquement pour le tir de munitions à blanc, notamment lors de représentations théâtrales, de séances de photographies, de tournages de films, d'enregistrement télévisuels, de reconstitutions historiques, de parades, d'évènements sportifs ou de séances d'entraînement, dont les caractéristiques excluent le tir ou la conversion pour le tir de tout projectile.
  • Reproduction d'arme: Arme à feu reproduisant à l'identique une arme ayant existé dans sa forme et dans son fonctionnement.
  • Armes qui revêtent une importance historique particulière: Armes dont la fabrication est antérieure au 1er janvier 1946 qui ne sont pas des armes historiques au sens des dispositions des e ou g du IV de l'article R.

Balistique Intérieure

On appelle élément moteur d'une arme ce qui lui apporte l'énergie nécessaire à son fonctionnement. Les agents moteurs capables d'apporter à une arme l'énergie nécessaire à son fonctionnement sont variés :

  • Gaz comprimé : air, azote, hélium ou hydrogène selon les vitesses désirées.
  • Électricité.

C'est la propulsion à l'aide de substances explosives qui est majoritairement utilisée d'où l'appellation armes à feu. Si ce n'est peut-être pas la plus simple, elle est devenue la plus pratique et permet le fonctionnement aussi bien d'armes de forte puissance que d'autres de faible volume et facilement transportables.

La Poudre et sa Combustion

Les substances explosives sont utilisées à des fins de propulsion, selon le régime de la déflagration. La poudre noire, composée de salpêtre (13ème siècle), ou parfois de sodium, de soufre et de charbon de bois, a été utilisée pendant plus de cinq siècles. Il faut garder à l'esprit que la poudre noire est d'un usage relativement délicat.

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Aujourd'hui, on utilise des poudres "sans fumée", comme la nitrocellulose. Elles ont un meilleur rendement énergétique. Pour augmenter la stabilité, on ajoute une troisième base, la nitroguanidine. Les poudres se présentent sous forme de grains de formes variées, dont la surface influence la quantité de gaz se dégageant en un temps donné. L'inflammation de la poudre utilise une amorce placée au culot de l'étui. Cette amorce produit des flammes incandescentes qui vont enflammer la poudre. En réalité, la combustion de la poudre n'est jamais complète.

Forces Agissant sur le Projectile

La combustion de la poudre n'est pas instantanée. L'étanchéité devant être assurée entre le projectile et l'âme du tube, les frottements sont importants. Dans les canons rayés, il existe également des frottements projectiles/rayures.

Revenons à notre projectile et voyons à quelles sollicitations il est soumis. Ce sont des forces. On la vu, on en fait l'addition (vectorielle) afin d'obtenir une résultante que l'on nommera FR pour force de résistance à l'avancement. Elle sera dirigée vers l'arrière et évidemment opposée à la force FG due à l'action, sur le culot, de la pression engendrée par les gaz, qui est dirigée, elle, vers l'avant.

  • FG > FR : FP est positive. Le projectile est accéléré.
  • FG = FG : FP est nulle.

À mesure que le projectile avance FG décroît. À un certain moment, très bref, nous avons l'égalité des forces FR et FG.

Balistique Extérieure

Un certain nombre de facteurs aléatoires inévitables, d’un tir à l’autre (entre tirs), entraînent une variation de la vitesse initiale et affectent le mouvement propre du projectile de manière imprévisible. Le tireur réduira donc au minimum cette variation aléatoire par le choix des munitions qui auront démontré leur régularité et leur groupement au cours des mesures rigoureuses de vitesse. D’où, la nécessité de l’obtention de la stabilité du rechargement. Tous les tireurs avisés le savent.

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Le coefficient balistique d'une balle est la mesure de sa capacité à se déplacer dans l'air avec une résistance minimale. Cette résistance s'appelle la traînée aérodynamique, et son effet le plus significatif est de réduire la vitesse de la balle et d’augmenter de ce fait son temps de vol.

La dispersion balistique dépend principalement de la qualité du fusil et des munitions. Les informations sur les conditions d’environnement doivent être fournies par le tireur ou par son observateur. Les divers éléments de cette information sont plus ou moins importants, selon / en fonction de la distance de la cible et de l'importance relative de l'effet de chaque élément de la trajectoire. La vitesse initiale, le coefficient balistique, la distance, les conditions de vent et la vitesse de la cible (dans le cas d'une cible mobile) ont des effets relativement grands tout au long de la trajectoire depuis l’arme jusqu’à la cible et doivent donc être connus le plus exactement.

L'humidité relative affecte les performances d’une balle parce qu'elle affecte la densité de l'air dans lequel la balle vole. L’humidité relative à un plus grand effet sur la densité d'air à température élevée qu'à basse température, mais même à 32°C, la différence de densité entre l'air complètement sec et l'air complètement saturé est seulement de 0,1%.

Coefficient Balistique (CB)

D'après le Dr Boris Karpov, du laboratoire de recherche de l'armée américaine, 1944, on utilise couramment aujourd'hui le coefficient balistique (BC ou G), qui représente non seulement les caractéristiques de la forme et du poids de la balle mais aussi Tenir compte de la résistance réelle de l'air à une vitesse déterminée. Les modèles de calcul actuels se basent sur des projectiles standardisés qui sont au nombre de 8, de G1 à G8.

Le coefficient balistique est la performance d’une ogive lors du tir, à maintenir sa vitesse, sa trajectoire, sa résistance aux vents latéraux et sa résistance dans l’air. Si l'ogive maintient bien la vitesse initiale, elle ira plus loin puisqu'elle décélérera moins vite. Ainsi sa résistance engendrée par la traînée sera minime.

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En Europe le coefficient est de 0,000 à 1,0. Un coefficient de 0,250 sera moins efficace qu’un coefficient de 0,550. En conclusion plus le coefficient balistique est élevé plus l'ogive ira loin avec une trajectoire plus tendue qu’avec une ogive qui aurait un coefficient balistique plus bas.

Stabilité du Projectile

Au contact de l'air et des forces le contraignant dans son avancée vers la cible lointaine, le projectile dévie de sa trajectoire dans le sens de sa rotation. Il est clair qu'un projectile capable de conserver la stabilité tout au long de son vol ira plus loin et sera plus précis. C'est la capacité d'une ogive d'être le plus stable possible au passage de la vitesse supersonique vers la zone transsonique.

Rechargement et Optimisation de la Vitesse

La charge idéale ou charge de tir est celle qui permet de tirer le meilleur parti d’une arme donnée en tenant compte de la valeur de la chambre où vient se loger l’étui de la cartouche mais aussi de l’état d’usure du canon. Son équilibre et sa précision découlent d’un choix raisonné des composants utilisés.

Comme le rechargement permet de disposer à volonté d’une très large plage de vitesses initiales et d’un vaste choix de composants, il est possible de régler la cartouche pour obtenir une excellente précision.

Puissance Comparée de l'Armement

Diverses mesures ont été proposées pour mesurer la puissance de l’armement d’un avion. Par définition, ces mesures ne peuvent constituer que des approximations, privilégiant telle ou telle caractéristique des projectiles envoyés en direction d’une cible. Cette définition de la puissance présente deux défauts comme mesure de l’effet destructeur d’un armement. D’une part, elle surestime l’impact de la vitesse d’impact sur les dégâts causés à la plupart des structures d’avion ; d’autre part, elle méconnait la contribution spécifique de projectiles incendiaires ou explosifs.

Combinant des effets d’ordre très différents, les mesures proposées par Williams & Gustin et Pilawskii sont à considérer comme des approximations fragiles, qui ne peuvent donner que des ordres de grandeur. Les auteurs relèvent toutefois que leurs résultats sont proches de ceux obtenus par les quelques expériences en vraie grandeur auxquelles ont pu procéder certains belligérants.

Au-delà de ce constat, on peut s’interroger sur la possibilité de caractériser plus précisément la puissance et l’efficacité de l’armement des chasseurs français, par rapport à celui de leurs adversaires ou alliés. Munis des outils de mesure proposés dans la littérature, nous pourrons évoquer le débat sur les possibilités, non exploitées, de compléter nos armements aériens par des mitrailleuses lourdes, dont l’expérience américaine allait montrer l’efficacité.

Les Mitrailleuses Lourdes

En premier lieu, constatant l’inefficacité du tir des mitrailleuses standard, dont les balles traversaient l’enveloppe des Drachens et autres Zeppelins, on eut l’idée d’utiliser des balles du calibre 11 mm, qui avait précédé le 8 mm Lebel, pour organiser des projectiles incendiaires. Les balles Desvignes reprenaient ainsi les caractéristiques balistiques des balles Gras, la perte de tension de la trajectoire ne présentant pas un inconvénient majeur puisqu’il s’agissait d’atteindre un objectif de grande surface et peu mobile.

La seconde raison d’envisager des mitrailleuses de gros calibres devait déboucher sur un véritable défi technique. Alors que les Allemands mettaient en ligne de premiers avions blindés, des bombardiers Gotha, le général Pershing, commandant des forces américaines en Europe, exige que la mitrailleuse lourde en développement par Browning possède une munition aussi puissante: c’est à son insistance que la célèbre mitrailleuse de 12.7 mm -ou 0.5 inch- devra sa redoutable efficacité.

On note toutefois que cette arme ne reçoit qu’un rôle annexe, ou conditionnel : « dans la mesure où l’efficacité de projectiles légers aura été reconnue insuffisante (balles incendiaires, perforation de blindages par exemple) ».

La mitrailleuse Hotchkiss en calibre 13.2 mm, adoptée par la DAT, la cavalerie et la Marine Nationale avait fait l’objet d’une adaptation à cadence accélérée proposée à l’Armée de l’Air.

En l’absence donc d’une solution nationale, la mitrailleuse Browning qui devait équiper massivement l’US Air Corps était proposée à l’Armée de l’Air par la Fabrique Nationale d’Herstall, filiale de Colt dans la banlieue de Liège. Produisant déjà la Browning en calibre 12.7 (et de 12.65 pour la Belgique), cette société l’avait aussi adaptée à la munition française de 13.2.

Freins de Bouche

Les Freins de bouche réduisent ce recul en détournant une partie de ces gaz sur le côté ou verticalement afin qu'ils n'ajoutent pas du recul vers l'arrière. Il s'agit donc d'un dispositif, placé à l'extrémité du canon, qui prélève une partie des gaz pour les dévier voire, les rejeter en arrière. Il en existe plusieurs géométries et sont en général constitués d'une série de fentes ou d'orifices placés perpendiculairement à l'axe du canon ou orientés vers l'arrière.

Un frein de bouche bien conçu peut réduire considérablement le recul. Bien que son efficacité est parfois subjective (en principe, de 10 à 50 %). L'efficacité réelle dépend dans une certaine mesure de la cartouche pour laquelle le fusil est chambré.

Il y a aussi un autre type de frein de bouche. Celui-ci est « incrusté » dans le canon lui-même (forage de trous ou des évents anguleux dans le canon lui-même). Ces freins évitent de prolonger le canon d’une longueur supplémentaire. Ils ont l’avantage de ne jamais se desserrer avec l’utilisation. En revanche, ils réduisent légèrement la vitesse de la balle et ont une tendance à l'encrassement ce qui rend le canon plus difficile à nettoyer et ne peuvent évidemment pas être supprimés ou démontés.

Mais si l'avantage des freins de bouche est de réduire le désavantage du recul, il en augmente la détonation ! L'augmentation de la détonation avec ces dispositifs peut être littéralement assourdissante, même pour les tireurs portant des protections auditives qui peuvent s’avérer insuffisantes.

Un frein de bouche sur votre fusil sera utile pour les gros calibres qui occasionnent un sacré recul ou pour les balles à haute vitesse ou qui consomment beaucoup de poudre mais sera totalement inutile pour tous les petits calibres tel que le .22, par exemple.

La réduction du recul diminue aussi le risque de contact indésirable entre l’arme et notre crâne et celle-ci ou d'autres dispositifs situés près de l’œil. Qui n’a pas pris un coup de lunette en étant surpris par le recul d’une arme ? Un autre avantage est la réduction de la fatigue due au recul qui diminue la précision des tirs successifs.

Réglementation

La vente d’armes factices est néanmoins réglementée par le décret n°99-240 du 24 mars 1999 relatif aux conditions de commercialisation de certains objets ayant l’apparence d’une arme à feu, lorsque leur puissance est supérieure à 0,08 joule, en raison des accidents qu’ils peuvent provoquer. C’est ainsi que leur cession à des mineurs, à titre gratuit ou onéreux et sous quelque forme que ce soit : offre, vente, distribution, prêt, est interdite.

Les armes sont classées par catégorie en fonction de leur taille, type (fusil, carabine, pistolet, revolver...), mode de répétition (automatique, semi-automatique, manuelle, coup par coup) et dangerosité.

Sont considérées comme armes et munitions ce qui est cité dans les lignes ci-dessus.

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