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Le Bear Legit MAXX est la nouvelle génération de l'arc à poulie le plus vendu de tous les temps, succédant à son prédécesseur avec brio. Il propose une plage de poids de traction polyvalente allant de 10 à 70 livres et une longueur d'armement ajustable de 14 à 30 pouces, répondant ainsi aux besoins des archers de tous niveaux et préférences.

Conçu pour une stabilité maximale, le Legit MAXX dispose d'un écart axe à axe de 30 pouces et d'une hauteur de band généreuse de 6,25 pouces, offrant une plateforme solide pour une précision supérieure. Avec un let-off de 75%, cet arc offre une expérience de tir fluide et sans effort.

Les emplacements de montage pour repose-flèche IMS® et viseur Picatinny permettent une personnalisation sans précédent pour des performances et une précision optimales. Le système de double came amélioré assure un cycle de traction parfait, garantissant une cohérence à chaque tir.

Cet arc est équipé de l'ensemble ultime prêt-à-chasser de Trophy Ridge, comprenant un repose-flèche IMS® V-Biscuit, un viseur à 4 broches monté sur Picatinny, un carquois pour 5 flèches, un stabilisateur, un viseur de peep radical et une dragonne.

Alors la première technique à apprendre pour bien chasser, c’est savoir regarder, apprendre à regarder votre environnement. C’est réellement le plus important, plus que le fusil qui « tue de la mort » ou les palmes carbones à 500€. Il vous faut donc une bonne vue, et si vous êtes comme moi bigleux, n’hésitez pas à mettre des lentilles de contact, jetables (ce n’est vraiment pas cher maintenant et en vente sur le net), ou des verres correcteurs pour la vitre du masque, mais c’est assez restreint pour le champ de vision.

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Et dans la foulée, prenez un masque à grand champ de vision, même si le volume interne est plus volumineux, tant que vous n’agachonnerez pas à 20m et plus, ce n’est pas important. C’est là qu’il faut apprendre à regarder.

Premier règle : toujours regarder à la limite du champ de vision, pas ce qui est à portée de tir, c’est trop tard. On suppose qu’il y a 10m de visibilité, vous regardez partout dans cette limite, en tournant doucement la tête et si quelque chose bouge, vous le remarquerez de suite, ça va vous sauter aux yeux. Si vous chassez des poissons plats ou des seiches, là on scrute attentivement plus près, mais toujours à la limite maxi de ce qui est parfaitement visible, pas la limite de votre fusil.

S’il y a trente mètre de visibilité, on regarde donc à trente mètres. Ensuite votre environnement, va beaucoup vous apprendre sur la densité halieutique. Il y a plein de mange (petits poissons, sardines, lançons…) c’est propice aux prédateurs. Les roches qui vous entourent sont couvertes de moules, de petits crustacés, puces de mer , algues et oursins ? C’est parfait pour les sparidés, les bars ou les vieilles.

Si au contraire il n’y a rien, pas de vie, roches nues du haut en bas, ou juste couvertes d’algues et rien d’autre, alors changez de secteur, inutile d’insister vous allez perdre votre temps. Certains préconisent d’écouter et de chasser avec ce sens. C’est un plus qui peut vous servir à la condition d’avoir une bonne ouïe, ce que vous perdrez irrémédiablement avec le temps.

Je ne connais aucun chasseur âgé qui ne soit pas devenu malentendant, surtout avec la profondeur, ça ne les empêche pas de faire du poisson. Le poisson n’est pas non plus toujours à la même place, le meilleur des spots peut être vide pour diverses raisons : mauvais courant, turbidité, température, marée etc. Difficile de savoir pourquoi exactement. Il faudra y revenir plus tard.

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J’avais un superbe spot à pélagiques mais ils n’y étaient présents que 3 ou 4 fois dans l’année, le reste du temps : vide ! Pourquoi ? Pour chasser sous l’eau, il faut commencer par y aller, et donc c’est le canard. Cela consiste à se plier en deux et à lever les jambes bien à la verticale, dont la gravité vous fera descendre.

Une fois le canard amorcé, il faut ouvrir la bouche légèrement pour laisser sortir l’air du tuba sinon il va « glouglouter » tout le long de la descente et ça fait peur aux poissons. Là, deux techniques s’opposent : les partisans de garder le tuba en bouche et ceux de le laisser libre. Rien ne m’agace plus que de sentir ce tuba se balader lors de la descente.

En cas de syncope au retour à la surface à la première inspiration, avec le tuba en bouche vous ne boirez pas tout l’océan. La chasse à la coulée est peu utilisée en France métropolitaine car le poisson ayant bien appris ce qu’était un chasseur, il se laisse fort peu approcher ainsi, sauf la liche toute nouvelle et toute neuve, puis les thons et les espadons, qui ne sont pas l’apanage des français vu les restrictions/quotas/bagues et le matériel dévolu, particulier et onéreux.

Les mérous étant aussi, protégés ne sont donc plus concernés par cette technique sauf chez nos voisins. Par contre c’est très utilisé sous les tropiques aussi bien pour le pélagique que pour le poisson de récif. Cela ne se fait pas n’importe comment. Le bar dans les laminaires peut se faire à la coulée si vous l’avez repéré depuis la surface.

Rien de plus facile, un tir sur cible presque pas mouvante. Quelques rares poissons indolents aussi, comme les rougets, les poissons plats, rascasses er baudroies peuvent aussi se prendre à la coulée. Toutefois ça reste relativement rare comme technique en France métropolitaine. On a tendance à l’utiliser à ses tout premiers débuts, ça semble naturel.

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Titou appelle ça courir derrière le poisson. Donc à éviter. Je l’ai peu pratiquée en fin de compte, sauf dans quelques endroits précis comme l’ile de Ré, à cause du profil du fond. Vous avez fait un superbe canard (on n’insistera jamais assez sur le fait de bien réussir son canard), donc vous avez palmé doucement pour descendre jusqu’au fond et même arrêté de palmer quelques mètres avant le fond pour arriver avec une grande douceur.

Là il est impératif d’être négatif en poids, vous ne devez pas flotter ni l’inverse vous écraser au fond. Si vous flottez, vous ne tiendrez pas, et si vous êtes trop lourd, vous allez frotter la ceinture au fond ce qui va faire du bruit et tout effrayer. Donc à ce moment, vous palmez doucement pour avancer, très doucement, suivre les contours de la roche et progresser afin de surprendre un poisson pour le tirer.

Il est impératif d'être le plus silencieux possible . Vous devez vous couler comme un indien dans les Westerns pour approcher son ennemi. Les poissons vous ayant détecté depuis la surface, je ne suis partisan de cette méthode que dans de rares conditions. D’un, je la pratique seulement sur quelques mètres pour me trouver un post d’agachon. Ensuite, si au bout de 30 à 40 secondes rien n’est venu à mon agachon, là je la pratique afin de découvrir une pierre ou un bar endormi qui n’aurait pas été intrigué par mon agachon (s’il me reste de l’air).

Les poissons connaissant maintenant les chasseurs, l’indienne est de moins en moins efficace dans l’eau claire. Perso je ne palme pas et j’avance en me hissant par la main gauche en m’accrochant sur la roche, ainsi les palmes sont déjà allongées derrière vous et ne risquent pas d’effrayer le poisson et vous faites ainsi le moins de mouvements possibles, toujours pour ne pas faire peur aux poissons de toutes sortes.

Quel fusil pour cette pratique ? Les avis vont diverger, mais il est impératif de pouvoir être réactif, donc un fusil le plus maniable possible et plus un fusil est court plus il est maniable. A l’indienne vous allez être plus proche du poisson puisque vous allez le surprendre, c’est le but, donc pas besoin d’un fusil qui tire à 4m (de la pointe). Il faut pouvoir mettre de suite sur le poisson et appuyer sur la détente en bien moins de 2 secondes car le poisson risque de gicler puisque surpris.

On parle de poissons « nobles », pas de vieilles ou de congres ou même de mulets. Certains poissons ne se feront pas à l’indienne, tous les pélagiques. Les maigres ont horreur d’être surpris par exemple, pourtant c’est un poisson assez couillon qui vient très bien à 1m, même dans de l’eau très claire, j’ai tout de même réussi à en faire un à l’indienne sous un surplomb, on s’est croisé lui le long de la paroi et moi en sens inverse, je l’ai tiré une fois dépassé par derrière le temps de retourner mon fusil à deux mains.

En fin de compte, c’est pour le bar et le sar que ça fonctionne le mieux. La chasse dans la mousse, en falaise, s’apparente à l’indienne mais en surface ou presque. Il faut être assez plombé, avancer doucement le long de la falaise dans le champagne afin de ne pas être vu et surprendre les sars et même les bars à marée haute. On avance juste sous la surface entre 1 et 2 m sous l’eau.

Dès que vous en avez tiré un, il faut faire un demi-tour et reculer de quelques mètres, toujours sous l’eau. Technique restée secrète à ses débuts (il y a 50/60 ans), utilisée par les champions de l’époque. Cette technique est valable dans le monde entier. Allez, on y va. On commence par un canard impeccable (en général les poissons savent déjà que vous descendez et s’écartent, entrent à trou).

La descente doit se faire en douceur, pas de forts coups de palmes, évitez aussi le coup de bras pour vous aider à descendre, ça envoi une onde forte. Comme pour l’indienne on arrête de palmer quelques mètres avant le fond, puis il faut trouver le bon poste souvent en pratiquant une petite indienne. Ce n’est pas si évident que çà de trouver le bon poste.

Il ne faut surtout pas être en avant sur un tombant, mais au contraire en retrait, ne pas voir ce qui se passe en bas est frustrant mais crucial pour que le poisson méfiant approche, et il l'est de plus en plus de nos jours. Idem dans les roches, ne pas se mettre sur le haut d’une roche pour tout dominer, sauf si vous visez les pélagiques.

On peut le pratiquer de bien des manières mais le principe de base, c’est de s’aplatir le plus possible, épouser la forme du rocher/fond, le fusil pointé vers là où vous supposez qu’un poisson va arriver. Si rien n’est venu au bout de trente secondes, il y peu de chance pour que çela vienne ensuite, dans 95% des cas, le poisson viendra dans les 15 secondes.

Si c’est un bon poste, mais il faut parfois 3 agachons pour faire venir les poissons à portée de votre fusil. Si donc on veut insister, il faut faire demi-tour au fond, sur quelques mètres avant de remonter à la surface. Il m’est arrivé de faire 5 agachons avant de parvenir à faire venir des carpes rouges hyper méfiantes que je voyais 20m devant.

Vous trouvez une pierre pleine de poissons, pas de précipitation. Un agachon devant les entrées à 2/3mètres selon la turbidité et vous ne tirez que les poissons dehors ou ensuite qui viennent musarder à l’entrée. Vous continuez tant que vous les voyez ou que votre quota, de nos jours le permet.

Pour la suite, j’en parlerai dans la pêche à trou. Le choix du poste d’agachon est très important à déceler. J’en ai parlé dans le chapitre sur la Vendée avec l’anecdote au large de l’ile d’Yeu. Ensuite, je ne suis pas partisan des bruits divers et variés, je n'y crois pas plus qu'à la poudre de perlimpinpin. Je laisse chacun à ses croyances et certitudes.

Avec des carangues c’est possible, car elles grognent quelquefois, surtout lorsqu’elles sont tirées, donc le bruit de gorge correspond à ce son qu’elles émettent. Alors, le fusil d’agachon, vaste débat. Déjà il est bien évident que dans 2m de visi, un 90 sera un handicap, vous verrez à peine la pointe.

Plus la visibilité est faible et plus le fusil doit être maniable, donc court. Il faut tirer rapidement et si possible dans la tête. Comme pour l’indienne je recommande de choisir le fusil le plus maniable possible car le poisson qui vient vous voir, une fois qu’il aura jaugé le danger, il va démarrer tel un boulet de canon.

Idem avec de la houle réduisez la longueur du fusil, comme pour la chasse terrestre : un 76 de canon pour la hutte, un 71 pour la plaine et un 68 pour le sous bois. L’idéal c’est vrai, un pneumatique, faut seulement être capable de faire mouche avec, surtout rapidement. La rapidité est primordiale à mon avis, mais pas la précipitation.

Si l'agachon est l'une des méthodes de chasse les plus efficaces, ce n'est pas non plus à utiliser à toutes les sauces. Lorsque je me suis installé à Madagascar il y maintenant un peu plus de dix ans, je ne pratiquais que l'agachon et un peu la chasse au baron. Puis il y cinq ans, j'ai changé de place et suis arrivé à Tamatave et j'ai commencé à chasser avec Nono, que je connaissais mais peu sorti avec lui auparavant.

Dans les eaux claires de l'océan indien je l'ai bien observé car il sortait régulièrement plus de mérous que moi qui ne pratiquais que l'agachon. Sa technique donc consiste à survoler la zone à 10/15m au dessus du fond pour repérer les mérous qui ne bougent guère, surtout le cabot à oeil d'or (mérou malabar).

Une fois repéré soit on coule sur lui, soit on trouve alors un post d'agachon au fond. Tout simplement par ce que les mérous bougent peu de leur repère et ne viennent à l'agachon que si vous en êtes à moins de 10m. Depuis, grâce à Nono, j'ai sérieusement augmenté mes prises sur cette espèce. Il fait savoir s'adapter, Titou me disait qu'il lui fallait quinze jours pour comprendre le comportement des poissons dans un nouveau coin du monde.

Le défaut le plus usuel ce sont les palmes en l'air, décollées du fond. C'est vraiment important de les avoir collées au sol. Sinon vous êtes tout le temps en train de les agiter même doucement sans s'en rendre compte et c'est le meilleur moyen de faire fuir le poisson.

la tête relevée, c'est moins grave que les palmes mais c'est aussi une preuve de votre sens d'affut, prédateur en éveil, ce que le poisson détecte même de loin. Il faut se rencogner, abaisser la tête à frôler le fond, juste assez relevée pour voir ce qui va arriver, on finit par avoir mal au cou. Il est inutile, voire néfaste de se positionner de façon de voir le poisson de loin, dans l'eau claire bien sur.

Je suis sur que la majorité des chasseurs débutants se posent la question de savoir comment faire pour capturer tel ou tel poisson. Vous capturerez le type de poisson que vous allez cherchez. Je m'explique. Vous partez du bord de la plage pour chasser, oui mais chasser quoi? Du plat sur le sable? Du sar? Du bar? Du maigre ou de la liche?

Je reprends mon exemple de chasse du bord de la plage. Vous partez sur le sable en vous disant je pars chasser du bar sur roches au large mais en attendant si je croise une sole je lui fais la fête. On fait le poisson que l'on recherche à 90% du temps. Je suis sorti récemment avec de bons chasseurs de benthiques, même très bons.

Nous étions à 20m l'un de l'autre mais en recherche de pélagiques sur des fonds de 15 à 40m avec un baron chacun. Ce n'est pas la valeur du chasseur qui est en cause mais sa façon de chasser et donc de regarder, car oui la CSM c'est surtout apprendre à regarder et savoir quoi regarder.

Je reviens sur les pélagiques, devenu ma cible depuis 2 à 3 ans maintenant. Je regarde partout à la limite de la visibilité et celle ci doit être la plus grande possible, inutile de chasser le thon ou l'espadon avec 10m de visibilité, c'est perdu d'avance, il faut 15m strict minimum et 20m c'est bien, 30m c'est mieux.

Il faut sans arrêt regarder donc en limite de visibilité, en tournant régulièrement la tête à en avoir des torticolis, car l'anticipation c'est la clef de la réussite pour l'approche et le tir. Si vous repérez le poisson à 10m c'est trop tard dans la majorité des cas, et aussi, il est évident que le fusil doit être adapté à l'espèce recherchée.

On ne chasse pas le thon avec un 110 ni le sar ou la mostelle à trou avec un 110 non plus. On ne tue pas un moustique avec un canon. Apprendre à regarder, c'est la première chose que m'a enseigné Titou. En France pour le bar, selon le biotope, il peut se retrouver à peu près partout.

Anecdote avec Nono : Nous sommes en chasse de pélagiques mais sur une zone peu profonde, 20m. Nono est pas loin de moi et je le vois remonter une belle babonne du fond, il me dit qu’il en a vu une autre. Au lieu de regarder devant et autour de moi dans ...

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