Envie de participer ?
Bandeau

L'AKM (Avtomat Kalachnikova Modernizirovannyi), introduit au service de l’armée soviétique en 1959, est la variante la plus répandue de toute la série d’armes à feu AK. Il a été largement utilisé par la plupart des états membres de l’ancien Pacte de Varsovie et de ses alliés africains et asiatiques, et a été largement exporté et produit dans de nombreux autres pays.

La production de ces fusils a été réalisée à la fois à Tula et à Izhmash.

Baïonnette 6×3 (AKM1)

La baïonnette 6×3 a été adoptée avec le fusil d’assaut AKM modernisé. Elle a été conçue sur la base du couteau «de mer» du lieutenant-colonel Todorov. Sa production en série a commencé en 1960 en URSS dans deux usines : Izhmash et Tula. A partir de 1963, elle équipa les fusils d’assaut AKMS (version para) et SVD Dragunov.

Dans l’armée soviétique, des tireurs d’élites armés de fusils SVD faisaient partie de pelotons de fusiliers motorisés, qui prédéterminaient leur participation à des batailles d’armes combinées, y compris au corps à corps.

La baïonnette 6×3 n’est pas interchangeable avec la baïonnette 6×2 et ne peut être installée que sur l’AKM.

Lire aussi: Le Rechargement

Caractéristiques de la baïonnette 6×3

  • La poignée du modèle 6×3 assez massive est composée de deux parties en matière thermoplastique AG-4V (résistant à des températures de -196 à +200 °) fixées à la soie par deux boulons et écrous fendus.
  • Les trous utilisés pour la mise en place des boulons et écrous sont ensuite recouverts de bouchons collés (isolateurs du courant électrique).
  • Le pommeau est de forme arrondie pour les modèles de première génération.
  • Le crochet de fixation de la lanière de maintien situé sur la croisière peut être de forme arrondie ou droite.
  • Dans ce cas les marquages d’atelier se situent sur la lame près de la douille, fabrication TULA (étoile) ou ISHEVSK (triangle avec une flèche à l’intérieur).
  • Le pommeau est de forme droite pour les seconds modèles.
  • Le crochet de fixation de la lanière de maintien situé sur la croisière est de forme droite.
  • La lame en acier inoxydable très résistant, de type Bowie, a pour particularité d’être usinée bilatéralement.
  • Le côté opposé à la bague comporte 35 ou 36 dents de scie usinées sur le bord par rainurage sur environ 60 mm, son tranchant est soigneusement affûté sur toute sa longueur.

Fourreau et isolation

Le fourreau russe utilisé dans la majorité des cas est en acier, la cuvette est emboutie à l’intérieur du corps. Il est isolé du courant électrique grâce à une protection en caoutchouc de couleur noire. Il existe des baïonnettes dites « transitoires » équipées de fourreaux avec corps en polymère moulé de type 6×4. Il a été conçu pour pouvoir détacher rapidement le fourreau du ceinturon en cas d’utilisation avec la baïonnette comme coupe-fil.

Variantes et Fabrications

La poignée de conception identique au modèle soviétique, a changé durant ses années de production trois fois de couleur, noire avec taches rouges, ensuite marron, et enfin orange. Un n° de série à cinq chiffres, lorsqu’il est présent est inscrit sur le côté gauche de la croisière ou à droite lorsqu’il est re-frappé.

Le fourreau en acier est muni d’un isolateur de fabrication polonaise ou est-allemande, dans ce cas il porte le n° 5998 sur le devant.

Variante Roumaine

La variante roumaine a été produite de 1963 à 1986. Pour les modèles destinés à l’exportation, la lanière en cuir peut être hongroise ou polonaise. Le fourreau utilisé en acier est muni d’un isolateur en caoutchouc de couleur grise ou noire.

Le pontet de fixation pour le porte-fourreau avec agrafe, inutilisé par l’armée roumaine durant la Guerre froide, restera longtemps présent du mode de fabrication.

Lire aussi: Porte de la Chapelle : un stand de tir à travers l'histoire

Les porte-fourreaux mixtes en cuir et en toile ont été conçu pour les fourreaux en acier de type AKM1 des baïonnettes utilisées en Roumanie.

Allemagne de l'Est

Le fourreau de couleur noire est spécifique à l’Allemagne de l’est, il comporte le n° du moule (1946) toujours suivi d’un chiffre (de 1 à 5).

Suisse

La poignée des premiers modèles fabriqués était de couleur rouge marbrée, les versions suivantes de couleur brune de différentes nuances.

Ce poignard-baïonnette tubulaire a été conçu et fabriqué en Suisse, mais aussi produit de 1978 à 1988 sous licence, par la Manufacture de machines du Haut-Rhin (MANURHIN), en France.

Il fut brièvement utilisé par certaines troupes françaises de la FINUL dans les années 1980, avec les séries de fusils d’assaut SIG M-530 à M-542, par manque de fusils d’assaut français avant l’adoption du FAMAS.

Lire aussi: Dimensions et sécurité des armoires à fusils

La poignée tubulaire lors de la mise en place de la baïonnette intègre l’extrémité du canon de l’arme. Contrairement au modèle belge FAL (type C), elle est recouverte d’un manchon en plastique de couleur verte.

Afin d’en améliorer sa préhension, lors d’une éventuelle utilisation comme poignard de combat, neuf rainures et une garde sont réalisées lors de la mise en place par moulage du manchon sur la poignée.

L’ensemble poignée et lame sont forgées d’une seule pièce.

Le fourreau qu’il soit de fabrication suisse ou française est muni d’un corps en plastique moulé vert, avec un trou à l’extrémité permettant à l’eau de s’évacuer.

Le ressort à lame de maintien de la baïonnette est fixé au corps par un rivet creux.

Pour le fourreau de fabrication française, les deux rivets plats qui maintiennent correctement la boucle sont identiques aux deux autres.

Baïonnette Premier Modèle de l'AK (Avtomat Kalachnikova)

La baïonnette premier modèle pour AK a été utilisée sur les premières versions du fusil d’assaut Avtomat Kalachnikova. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’a pas été prévu dès l'origine de baïonnette pour l’AK, elle serait apparue en 1951.

Caractéristiques

  • Longueur : 314 mm.
  • Poignée avec plaquettes en matière plastique rouge, maintenues par 2 vis. La poignée est évidée afin de permettre de loger la baguette de nettoyage placée sous le canon de l'AK.
  • Lame avec gouttière sur chaque face. Longueur de la lame : 203 mm.
  • Fourreau en acier embouti, avec son porte fourreau tout en cuir brun. Un trou pour l’écoulement de l’eau a été percé à la pointe du fourreau, côté intérieur.
  • Longueur du fourreau : 215 mm.

Marquages

Un seul marquage est visible sur l’exemplaire en ma possession : un numéro de série inscrit à l’arrière du pommeau. Pas de marquage sur le fourreau pour le modèle que je possède.

Il existe un porte-fourreau spécifique à la Lituanie, dont il existe une multitude de variantes, enveloppe le corps du fourreau, lui assurant ainsi un maintien plus stable.

Baïonnette Bulgare

Voilà ce qui me permet de l'identifier comme bulgare:

  • Les baïonnettes bulgares n'ont pas de marquage d'arsenal.
  • Le fourreau possède un trou de drainage sur sa face arrière.
  • Le fourreau est poli dans 2 sens (quand il est bronzé).
  • La numérotation horizontale est typique des modèles bulgares.
  • Le fil du tranchant (partie noire) commence un peu plus loin que celui des baïonnettes russes par exemple.

L'attache du porte fourreau est tenue par 2 rivets.

Tableau Récapitulatif des Baïonnettes AK-47 et de leurs Fourreaux

Modèle de Baïonnette Pays d'Origine Caractéristiques du Fourreau Matériaux du Fourreau Particularités
6x3 (AKM1) URSS Isolé électriquement, cuvette emboutie Acier, caoutchouc Peut être détaché rapidement pour couper des fils.
6x3 (AKM1) Pologne, Allemagne de l'Est Avec isolateur, N° 5998 Acier, caoutchouc Isolateur de fabrication spécifique.
6x3 (AKM1) Roumanie Isolateur en caoutchouc Acier, caoutchouc Porte-fourreau mixte en cuir et toile.
Tubulaire Suisse, France (MANURHIN) Corps moulé avec trou d'évacuation Plastique vert Poignée tubulaire recouverte de plastique.

tags: #porte #fourreau #cuir #baionnette #ak #47

Post popolari: