Envie de participer ?
Bandeau

Le dépôt de munitions de Miramas, situé dans les Bouches-du-Rhône, est appelé à devenir l’une des principales et l’une des plus modernes installations de stockage de munitions de l’armée de terre.

Incident de Vol et Réactions

Un vol d'un important stock de munitions sur le site militaire de Miramas a été révélé. Le vol, commis dans la nuit de dimanche à lundi, porterait sur 200 détonateurs, des grenades et des pains de plastic.

Suite à cet incident, Nicolas Dhuicq, député Les Républicains de l'Aube, a réagi en soulignant les effets pervers des déflations d'effectifs et le manque d'investissement de l'État dans les moyens matériels de protection. Il met en cause les baisses d'effectifs dans l'armée ainsi que leur forte mobilisation dans le cadre de l'opération Sentinelle.

De son côté, le ministère de la Défense a confirmé une intrusion par effraction sur le site de Miramas, sans confirmer de vols de munitions, et a annoncé qu'il diligenterait "sous quinzaine" une évaluation interne sur "la protection de l'ensemble des sites militaires de stockage de munitions".

Failles de Sécurité et Enquête

Dans leurs toutes premières constatations, les enquêteurs décrivent des failles importantes dans la surveillance du camps de Miramas. Le groupement munition, l'endroit où s'est produit le vol contrôlé par un service spécialisé, aurait dû être inviolable.

Lire aussi: Tout sur les carabines à plomb

L'enquête des gendarmes est en partie classée secret défense mais ils n'excluent pas des complicités au sein des 150 civils et militaires de Miramas.

Il faut dire que le site, malgré son caractère sensible et le plan Cuirasse déclenché après les attentats de janvier, était mal protégé.

Mesures de Sécurité Renforcées

Ainsi, des dispositions « immédiates » ont déjà été réalisées ou sont en passe de l’être. Les mesures qualifiées « d’urgentes » consisteront à « doter les sites les plus vulnérables de systèmes de vidéo-surveillance ».

Ensuite, soixante millions d’euros seront prévus pour, dés 2016, renforcer les capacités de détection des sites et reconstruire des magasins de stockage des munitions dont beaucoup, à l’image de celui de Miramas, sont vétustes.

Enfin, la DPID est désormais en charge d’évaluer la protection de l’ensemble des installations du Ministère de la défense, au travers d’une enquête dont les résultats sont attendus pour septembre prochain.

Lire aussi: Tout savoir sur le Plan de Tir à Ciel Ouvert

Tout d’abord, le renforcement de la protection physique des sites. En tout, ce sont des centaines de kilomètres de barrières, de clôture et de barbelés qui ont été acquis et sont actuellement en cours d’installation. Il est également question de doter « dans les meilleurs délais » les sites sensibles de nouveaux systèmes de vidéosurveillance.

À plus long terme, les mesures dites « pérennes » prévoient la « reconstruction des magasins de stockages de munitions et le renforcement des capacités de détection des sites ».

Au vu du contexte sécuritaire actuel, une nouvelle mission a été confiée à la DPID. Cette dernière aura ainsi à évaluer l’ensemble des installations du ministère de la Défense.

L’incident de Miramas sera-t-il donc perçu comme un signal d’alarme au sein du ministère, comme l’évoquent des sources au sein des arcanes du ministère : « Face aux nouvelles menaces, par exemple des drones survolant des sites sensibles, nos changeons de braquet. Miramas a été une alerte en quelque sorte très opportune pour nous adapter » ?

Lire aussi: Plan de Campagne Paintball

tags: #plan #dépôt #de #munitions #Miramas

Post popolari: