L'histoire des pistolets-mitrailleurs est intimement liée à la recherche d'armes légères, maniables et à forte puissance de feu. Dès les premières décennies du XXe siècle, les besoins militaires ont stimulé le développement de ces armes automatiques, capables de délivrer une grande quantité de projectiles à courte portée. Durant la Seconde Guerre mondiale, les forces armées japonaises ont employé divers modèles de pistolets et de fusils, chacun ayant ses propres particularités et contribuant à l'effort de guerre.
Le fusil type 38 adopté en 1905 par l’armée impériale japonaise était un amalgame de deux fusils sélectionnés antérieurement par une commission conduite par un certain colonel Arisaka qui donna son nom à toute une famille de fusils de guerre japonais. Outre cette particularité, le fusil type 38 avait une longueur importante qui le rendait d’un maniement difficile. En revanche, utilisé avec sa baïonnette comme il l’était en général en opération, il conférait au soldat japonais le net avantage d’une meilleure allonge dans le combat au corps à corps.
Le fusil type 38 était aussi bien utilisé par l’ensemble des forces armées japonaises qu’exporté vers des pays tels que la Thaïlande. Il servait aussi à plusieurs factions armées qui guerroyaient alors en Chine. La longueur du fusil type Arisaka, en particulier lorsqu’il est muni de sa baïonnette, apparaît évidente. Une version plus courte, la carabine type 38 fut largement répandue et il en existait un modèle à crosse repliable destiné aux troupes aéroportées.
Au cours des années trente, les Japonais adoptèrent progressivement une nouvelle cartouche de guerre de 7,7 mm. Ils transformèrent à cet effet le type 38 en fusil type 99 qui comprenait plusieurs nouveaux dispositifs dont un appareil de pointage prévu pour le tir antiaérien et une béquille pour améliorer sa précision. Le fusil type 99 équipé de la béquille du type 38 tirait la nouvelle cartouche de 7,7 mm.
Après le déclenchement de la guerre du Pacifique en 1942, la qualité des fusils et carabines japonais se détériora rapidement. Les accessoires jugés non indispensables furent supprimés et toutes les solutions tendant à implifier la fabrication furent retenues. Cette dégradation atteignit un tel degré que les derniers exemplaires sortis des chaînes de montage devenaient dangereux pour les utilisateurs eux-mêmes. Nombre de ces armes étaient fabriquées à partir de matières premières, bois ou métal, de mauvaise qualité, en raison des difficultés d’approvisionnement provoquées par le blocus et les attaques aériennes alliées.
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Au cours des années trente, les forces armées japonaises possédaient un modèle de pistolet automatique solide, connu par les Occidentaux sous le nom de Nambu (pistolet Type14 de 8mm). Mais à la suite de la poussée japonaise en Chine, la demande de pistolets pour l’armée nipponne en pleine croissance ne put être satisfaite. Mais qui n’avait eu qu’un faible succès, en raison sans doute de l’apparence inélégante de l’arme. Les forces armées acquirent les stocks existants et reprirent la production à leur compte. Ces armes de poing furent tout d’abord distribuées au personnel des unités de chars et d’aviation. (Quand plus de 70 000 exemplaires avait été fabriqué).
Le pistolet Shiki Kenju, un des plus mauvais pistolets jamais conçus. A tout les points de vue, ce pistolet, désigné 94 Shiki Kenju (ou pistolet Type 94) était l’un des plus mauvais jamais produit. Tout d’abord, sa carcasse de base était fragile; il était laid d’aspect et se maniait malaisement. Pour couronner le tout, il était peu sûr. Si on le poussait par mégarde quand une cartouche se trouvait dans la chambre, le pistolet tirait.
Une autre caractéristique négative était le dispositif qui réglait le tir au coup par coup à chaque pression sur la détente. Ce dispositif était engencé de manière à ce qu’une cartouche puisse être mise à feu avant qu’elle ne soit entièrement dans la chambre. Ces défauts aggravaient une mauvaise fabrication et à partir de matériaux de base de médiocre qualité ; le résultat était une arme dangereuse. Les Japonais ont dû employer cette arme simplement parce que leur industrie ne pouvait rien produire de mieux à l’époque. Des exemplaires du Type 94 ont été retrouvés qui portaient des traces d’usinage sur leur surface extérieure.
Les défaillances des mécanismes permettent de cpnclure que les pistolets Type 94 ne sont pas des armes à porter ou à utiliser. En 1923, Kijiro Nambu qui va incessamment sous peu se lancer dans le business pour son compte, conçoit qu’il faut améliorer et surtout simplifier ses Nambu trop coûteux s’il veut enfin un contrat militaire pour ses pistolets. Un nouveau prototype est réalisé en 1924 et la production commence en 1925. C’est le fameux pistolet semi-automatique Nambu Type 14. Il sera officiellement adopté en 1926 par l’Armée Japonaise et en 1927 par la Marine. Pourquoi « Type 14 » ? L’arme sera produite de 1925 à 1945 à …. exemplaires.
On ne sait plus en fait. Car toutes les archives ont été détruites lors des bombardements massifs du Japon. Les estimations vont de 70.000 à 400.000. C’est très peu de toutes façons pour une arme militaire d’une des grandes armées de la seconde guerre mondiale et produite sur… 20 ans en plus. Beaucoup, de plus, ont été détruits pendant la guerre. On en voit au USA (où elle commence à coter aussi furieusement) car les G.I en ont ramené un paquet dans leur paquetage.
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Il avait été simplifié aussi pour être attribué aux sous-officiers et obtenir un plus vaste marché. Le type 14 se distingue essentiellement de ses autres aînés Nambu par la disparition de la pédale de sécurité, de la hausse réglable, par la mise en place d’une sécurité de chargeur, d’un système de maintien de ce dernier amélioré et par un démontage simplifié. Le pontet a encore été élargi pour pouvoir l’actionner avec de gros gants d’hiver. C’est une bonne arme de combat fiable et efficace en dépit de son calibre 8mm.
| Modèle | Calibre | Nombre d'exemplaires | Caractéristiques |
|---|---|---|---|
| Type A ("Grandpa Nambu") | 8 x 22 R | 2.600 | Première arme de poing semi-automatique japonaise |
| Type A Modifié ("Papa Nambu") | 8 x 22 R | 4.600 | Chargeur à fond bois |
| Type B ("Baby Nambu") | 7 x 20 Nambu | 500 | Plus petit et plus léger que le Type A |
| Type 14 | 8mm | 70.000 à 400.000 (estimé) | Adopté par l'Armée et la Marine, production de 1925 à 1945 |
Le Fusil mitrailleur type 96 fut employé par l’Armée impériale japonaise à partir de 1936. Il fut en service durant la Seconde Guerre mondiale. La Chine l’utilisa après 1945. Il peut recevoir une baïonnette et une lunette de visée. Dans son fonctionnement général, le Type 96 était une combinaison de l’ancienne Hotchkiss et de certains éléments du ZB vz.26 tchèque, que les Japonais avaient eu l’occasion d’observer en Chine. Ils empruntèrent en particulier au ZB vz.26 son système de magasin, qui remplaça la trémie du Type 11, mais conservèrent le système de lubrification, et donc le risque d’encrassement.
Par contre, le Type 96 possédait un système de changement du canon très rapide et plusieurs viseurs télescopiques. Les viseurs furent rapidement abandonnés, mais le système de magasin maintenu. Le Type 96 possédait enfin un accessoire unique au monde sur ce type d’arme, un porte-baïonnette fixé au bout du canon.
Au Japon, les mitrailleuses lourdes utilisées entre 1941 et 1945 furent des dérivés de la Hotchkiss française, avec quelques modifications de détail. Les Japonais fabriquèrent leurs propres F.M., mais en s’inspirant toujours du principe de fonctionnement de la Hotchkiss. Leur premier F.M. fut le Type 11, calibre 6,5 mm, mis en service en 1922 et utilisé jusqu’en 1945. Ses ressemblances avec la Hotchkiss étaient manifestes, surtout en ce qui concernait le canon à grosses nervures, mais un peu moins marquées dans le mécanisme intérieur.
Les armes japonaises de la Seconde Guerre mondiale, bien que parfois de qualité variable en raison des contraintes de production, ont joué un rôle crucial dans le conflit. Le fusil Arisaka, le pistolet Nambu et la mitrailleuse Type 96 sont des exemples emblématiques de l'ingénierie et des défis rencontrés par l'industrie militaire japonaise pendant cette période tumultueuse. Ces armes continuent de susciter l'intérêt des collectionneurs et des historiens, témoignant de leur importance dans l'histoire militaire mondiale.
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