La Seconde Guerre Mondiale (1939-1945) fut un conflit planétaire extrêmement meurtrier qui a impliqué de nombreux pays et a eu un impact notoire sur le cours de l'histoire.
Le souvenir de la terrible efficacité de cette arme en combat rapproché resta bien présent dans l’esprit des rédacteurs du programme de 1921, qui définissait le futur armement français. Aussi les caractéristiques du futur PM de l’armée française furent elles fortement inspirées par celles du Bergmann MP18/I.
Ce document plein de pragmatisme, en date du 11 mai 1921, a été rédigé par des militaires encore proches des réalités du combat !
Les exigences principales étaient :
Le choix de la munition de 7,65 mm Long a souvent été critiqué dans les publications contemporaines. « Ce choix était justifié par des performances à peu près identiques à la 9 mm Parabellum sur le plan de la précision et de la perforation jusqu’à 600 mètres pour un poids plus faible de la 7,65 mm Long (9,3 g contre 12,2 g pour la cartouche de 9 mm Parabellum).
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En 1927, ce cahier de caractéristiques militaires fut modifié au profit d’un pistolet plus léger et moins encombrant. La réduction de calibre, permettant d’utiliser une cartouche plus légère était cohérente avec cette tendance.
Une évolution analogue se dessina pour le PM. En 1933, les critères de choix contenus dans le programme d’armement de 1921 furent complétés par deux nouvelles exigences : les PM devraient désormais être dotés d’une crosse repliable et d’un chargeur rabattable.
Au sein de l’Établissement Technique de Versailles (ETVS) fonctionnait une commission d’expériences (CEV) qui en vint également à mettre au point son propre PM, qui ne fut pas retenu au cours des essais réalisés en 1936, à cause de sa cadence de tir trop élevée, et qui compromettait la stabilité de l’arme lors de tirs prolongés et que l’amortisseur pneumatique intégré à l’arme s’avérait impuissant à réduire.
Ce CEV 36 est remanié par l'ETVS qui met rapidement au point un nouveau PM doté d’une crosse et d’un chargeur repliables. Deux prototypes de cette arme furent construits au sein de l’établissement. Ils furent testés en 1937 le premier par l’ETVS lui-même, le second par la Commission d’Études de l’Infanterie (CEI) en compagnie du PM Petter et du PM MAS modèle 1935 SE.
Toutefois, faute d’être doté d’une crosse et d’un chargeur repliable , le MAS SE-1935, qui ne répondait pas aux critères du cahier des charges de 1933, ne participa aux essais qu’à titre d’arme de comparaison.
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Long de 67 cm une fois la crosse dépliée et de 42 cm crosse repliée, le PM ETVS était doté d’une culasse ingénieuse, à l’intérieur de laquelle était intégré un ralentisseur de recul actionné par un volant à inertie. Cette conception permit de créer une arme courte et légère.
Grâce à la faible puissance de la munition de 7,65mm Long et à l’efficacité du ralentisseur de recul qui maintenait la cadence de tir autour de 600 coups par minute, les concepteurs de l’ETVS avaient pu se dispenser de doter l’arme d’une culasse lourde et volumineuse et limiter la course de cette culasse pendant son recul. En revenant en position de fermeture, la culasse actionnait un levier de percussion, qui déclenchait la percussion de la cartouche présente dans la chambre.
Avec son levier de percussion commandé par la fermeture de la culasse et sa partie avant cylindrique, la culasse de l’ETVS n’est pas dépourvue d’analogies avec celle du PM Thompson, dont l’établissement technique de Versailles (ETVS) avait testé plusieurs exemplaires entre 1921 et 1927. sur le culasse de l’ETVS, le retard à l’ouverture est assuré par un ralentisseur actionné par un ressort à spirales et non par un verrou oblique de type Blish, comme sur le PM Thompson.
La Manufacture Nationale d’Armes de Châtellerault (MAC), se vit confier par l’ETVS, la charge d’en réaliser dix exemplaires de présérie du PM ETVS. Les canons, ainsi que les chargeurs, qui étaient du type MAS 35, légèrement modifiés, furent fournis par la Manufacture Nationale d’Armes de Saint Étienne (MAS).
Devant le résultat prometteur des essais, le 14 Mars 1937, la Direction des Études et Fabrications d’Armement (DEFA) ordonna à la MAC de fabriquer quarante PM ETVS supplémentaires. Cette commande ne fut finalement achevée qu’en 1939.
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Outre les essais effectués par l’ETVS et la CEI, il avait été prévu de faire essayer certaines armes de la présérie de dix exemplaires fabriqués par l’ETVS par les «formations du ministère de l’air» : autrement dit les premières unités de parachutistes, alors en cours de constitution en France.
Par décision ministérielle du 30 juin 1938, la MAS fut chargée de réaliser 600 chargeurs et 58 canons de PM ETVS. Ces chargeurs furent réalisés avec l’outillage employé par la MAS pour fabriquer les chargeurs de PM MAS SE-35.
L’adoption du PM Petter en 1939 et le choix de mettre en fabrication en urgence une version améliorée du PM modèle 1935 (qui donna naissance au PM MAS 38) de la MAS mettront fin à la carrière de l’ETVS, qui était pourtant une arme fort intéressante et bien conçue. On notera que bien qu’adoptée officiellement, le PM Petter, arme ingénieuse, ne fut jamais produit en série à cause de la déclaration de guerre.
Étrangement, l’une des fiches d’identification des matériels étrangers (Kennblätter Fremdengeräts) éditées par la Wehrmacht, présente le PM ETVS sous la désignation de «Maschinenpistole 721(f)». Compte tenu du faible nombre de PM ETVS fabriqués, du nombre réduit de chargeurs disponibles et de la spécificité de sa munition, il est fort peu probable que l’armée allemande ait remis l’ETVS en service. Sans doute, les exemplaires saisis après la défaite de mai 1940 ont-ils simplement rejoint une collection technique du Waffenamt pour étude éventuelle.
Le MAS 38 a été le premier pistolet mitrailleur français officiel à s’engager dans la Seconde Guerre mondiale. Il est dérivé du modèle SE MAS 35 (similaire) qui lui, découle de plusieurs prototypes. La munition utilisée est la 7,65X19,7 plus connue sous le nom de 7,65mm Long utilisée aussi dans les pistolets de l’époque.
Sa munition était son point faible car elle n’avait pas un grand pouvoir d’arrêt. Ce petit PM a la particularité d’avoir l’axe du canon désorienté par rapport à l’axe de travail de la culasse, ce qui donne la sensation d’être « tordu ».
Certains le trouvent moche mais c’est ce qui fait son charme ! La production de ce PM commença au moment de l’invasion par l’Allemagne et était destiné en priorité aux unités de front et d’élite (comme les Corps Franc par exemple).
Malheureusement en 1940 il n’a pas été beaucoup distribué et sa fabrication s’arrêta avec la défaite de la France. Cependant la production du MAS38 recommença sous l’occupation allemande pour ses soldats sous l’appellation de MP722(f) qui lui apposa les fameux Waffenam (très très rare à trouver) et surtout pour équiper l’armée d’armistice et la Milice (dont proviennent surement les miens).
Après la guerre il fût utilisé en Indochine et sa production arrêta en 1949. Il servit ensuite dans la gendarmerie et céda sa place à la MAT49. Le MAS 38 était encore en service au sein de la police française jusqu'au milieu des années 60.
Outre le FM 24/29, d'autres armes françaises étaient en service en 1940 :
Il est important de noter que l'armement utilisé par la Résistance française était très hétérogène, composé d'armes d'origines, de conceptions et de dates diverses. La Résistance ne disposait pas d'armement lourd, ni d'artillerie légère.
Parmi les armes utilisées par la Résistance, on trouvait :
| Arme | Calibre | Poids | Portée |
|---|---|---|---|
| Revolver modèle 1892 | 8,92 mm | 0,840 kg | - |
| Mitrailleuse Hotchkiss modèle 14 | 8 mm | 25 kg (avec affût) | 2 400 m |
| Fusil MAS 36 | 7,5 mm | 3,75 kg | 1 200 m |
| Mousqueton modèle 1892-1916 | 8 mm | 3,25 kg | 2 000 m |
La Seconde Guerre mondiale (1939-1945) fut un conflit planétaire extrêmement meurtrier. Du tout puissant pistolet-mitrailleur allemand MP40 à l'emblématique fusil américain M1 Garand, les armes employées lors de la Seconde Guerre Mondiale étaient disparates et novatrices, caractérisant la pointe de la technologie militaire de l'époque.
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