Beretta, fondée par Bartolomeo Beretta en 1526, est l'une des marques d'armes à feu les plus anciennes et respectées au monde. Leurs armes à feu sont utilisées dans le monde pour les civils, en application de la loi, et à des fins militaires. Beretta est également connu pour la fabrication de vêtements et accessoires de tir. La marque Beretta est détenue par la même famille depuis cinq cents ans. La société Beretta a été créée en 1526, lorsque l'armurier Maestro Bartolomeo Beretta de Gardone Val Trompia a été payé 296 ducats pour 185 barils "d'arquebuse" par l'Arsenal de Venise.
En adoptant en 1915 la mitrailleuse jumelée ultra-légère Villar Perosa, l’Italie avait fait un premier pas vers l’adoption d’un pistolet-mitrailleur. Le Villar Perosa, tirant une version légèrement sous-chargée de la 9 mm Parabellum - le 9 mm Glisenti - ne possédait guère d’efficacité tant dans le rôle d’arme d’appui que dans celui de mitrailleuse d’aviation qu’on aurait souhaité lui faire tenir.
De tentatives furent réalisées pour rendre le Villar Perosa transportable et utilisable par un combattant en déplacement. Ces recherches aboutirent très vite à la dissociation du jumelage et au montage de chacun des ensembles canons/ boîtier de culasse sur une crosse équipée d’un mécanisme de détente du type carabine.
En 1918, le modèle Beretta 1918 était la deuxième mitraillette que l'armée italienne a utilisé. Le pistolet-mitrailleur Beretta 1918 est une évolution directe - et un recyclage - de la mitrailleuse légère Villar-Perosa de la Première Guerre mondiale. Il utilise le système Revelli à culasse retardée par mouvement hélicoïdal, avec un chargeur monté par le dessus, garantissant une alimentation fiable.
En 1936, l’Italie a expédié une cargaison de pistolets-mitrailleurs Beretta Mod. 1918 en direction de l’Érythrée. Cette cargaison a été interceptée par les forces abyssiniennes. Durant tout le conflit italo-éthiopien, les Éthiopiens vont continuer à saisir des armes italiennes, notamment des pistolets-mitrailleurs Beretta Mod. 1918 et, plus tard, le Beretta Mod.
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Le Beretta Mod. 1918 est une évolution directe (et un recyclage) de la mitrailleuse légère Villar-Perosa utilisée pendant la Première Guerre mondiale. Il utilise le système Revelli, à culasse retardée par mouvement hélicoïdal, avec un chargeur monté par le dessus, garantissant une alimentation fiable.
Dans les années trente, l’Italie souhaite adopter un pistolet-mitrailleur pour son armée et on confie la tâche à Beretta et plus particulièrement à l’ingénieur Tullio Marengoni qui avait conçu de nombreux prototypes de pistolets-mitrailleurs depuis les années 20. L’incertitude qui persistait au sein des états-majors sur l’emploi tactique du pistolet-mitrailleur conduisit Tullio Marengoni à proposer un nouveau type d’arme : le mousqueton automatique ou « Moschetto automatico » en italien.
Marengoni va s’inspirer de la carabine Modèle 1918/30 développée par Beretta. Fonctionnant à culasse non calée, il tirait à culasse ouverte une nouvelle munition très proche de la 9 mm Parabellum, mais à charge renforcée : la 9 mm M.38. Cette munition vint augmenter la puissance de la 9 mm Glisenti alors employée par l’Italie dans ses armes de poings (Glisenti modèle 1910, Brixia modèle 1912 et Beretta modèle 1915) ainsi que de la Villar Perosa et ses dérivés. L’emploi de la 9 mm M.38 est d’ailleurs à proscrire dans ces pistolets, encore partiellement en service dans l’armée italienne pendant la seconde guerre mondiale. Afin d’éviter toute confusion, l’étui de cartouches M.38 est identifié par une cannelure imprimée à sa partie médiane.
L’armée italienne l’adopta en 1938 sous l’appellation de « Moschetto Automatico Beretta Modelo 38 » (en abrégé MAB Mod.38).
L’arme est équipée d’une culasse dont le ressort récupérateur de faible diamètre est logé dans un tube télescopique, selon le principe mis en vigueur quelques années plus tôt par l’Allemand Heinrich Vollmer. Le ressort ainsi captif, cette disposition permettait un démontage très facile, dans lequel culasse et ressort récupérateur sont retirés de l’arme en un seul mouvement. Cette disposition évite également l’action de corps étrangers sur le ressort et prévenait les torsions de ce dernier, fréquentes avec les ressorts de faible diamètre non maintenu par une tige-guide (comme sur les MP 18/1 et les PM français STA).
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La culasse est munie d’un percuteur mobile actionné par un levier positionné sur la face inférieure de la culasse. Ce levier fait saillir le percuteur lorsque la culasse, en fin de mouvement avant, heurte le support de l’éjecteur.
L’introduction du chargeur se fait droite dans l’arme. À l’origine, trois types de chargeurs étaient disponibles : 10, 20 et 40 coups. Les cartouches y sont stockées sur deux colonnes imbriquées et se présentent alternativement sur la lèvre droite puis sur la lèvre gauche. Ce principe de fonctionnement les rend faciles à garnir à la main (au contraire des chargeurs de type « Schmeisser », dont les cartouches se représentent en position centrale). Il existait toutefois un petit guide destiné à permettre de les garnir avec des lames-chargeurs de 10 cartouches.
À une époque indéterminée furent également mis en service des chargeurs de 30 cartouches qui étaient extérieurement identiques à ceux de 40, mais dont la plaque de fond comportait une cale limitant l’enfoncement de la planchette élévatrice et la capacité à 30 cartouches. Il existe également des chargeurs de 30 cartouches d’une taille intermédiaire entre les chargeurs de 20 et de 40 coups, mais il semble qu’il s’agisse de fabrications postérieures à la Seconde Guerre mondiale.
Le chargeur du PM Beretta modèle 38 se révélera tellement réussi, qu’il sera adopté sur l’ensemble des PM italiens : de la seconde guerre mondiale (TZ-45, FNAB-43), mais aussi sur des armes d’après-guerre comme le Franchi LF-57 et le Beretta modèle 12 S en service dans de nombreuses forces de police.
En 1938, l’armée italienne adopte le nouveau pistolet-mitrailleur mais elle va rapidement souhaiter simplifier sa production. Ainsi vont naître les modèles 38/42, 38/43 puis 38/44 qui sont des versions simplifiées du pistolet-mitrailleur modèle 1938A.
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Peu à peu, le superbe noyer utilisé pour réaliser les crosses cessa de recevoir le poli d’antan pour prendre un aspect mat et mal fini puis il laissa la place à des bois plus simples d’aspect plus clair, exigeant moins de temps de séchage. le manchon de protection du canon, initialement usiné dans la masse fut remplacé par des manchons réalisés à partir de tubes étirés puis à partir d’ébauches rectangulaires enroulées et soudées sur sa partie inférieure, au lieu d’être usiné dans la masse, le boîtier fut réalisé par enroulement et soudure d’une ébauche rectangulaire, le poussoir de blocage du tir automatique, totalement inutile sur une arme de guerre fut supprimé, le levier d’armement fut lui aussi simplifié et son volet usiné coulissant dans un rail, fut remplacé par une simple pièce de tôle emboutie couvrant la rainure d’armement, le dispositif pour la fixation d’une baïonnette repliable fut supprimé.
La satisfaction de cette demande est confiée une fois de plus à Tullio Marengoni, qui créa le « Modèle 1» : une arme qui conservait le mécanisme de base du MAB 38 mais était dotée d’une crosse repliable inspirée de celle de la MP 38 allemande, d’une poignée-pistolet en aluminium et dont le fût s’arrêtait à hauteur du logement de chargeur. Ce dernier était profilé en forme de poignée.
Le canon du Modèle 1 était dépourvu de manchon de protection, en revanche il était épais, afin de retarder son échauffement et rainuré de cannelures longitudinales destinées à augmenter sa surface de contact avec le milieu ambiant afin d’améliorer son refroidissement. Deux fentes usinées à hauteur de la bouche, perpendiculairement à l’axe du canon faisaient office de compensateur. L’arme était dotée d’une culasse à percuteur fixe, légèrement plus courte que celle du modèle 38. Cette version est parfois désignée par certains auteurs sous l’appellation de « Modèle 38/43 ».
À cette époque, l’effort de guerre allemand commence à s’enliser en Russie : 1942 est l’année de Stalingrad et la campagne d’Afrique commence à prendre des airs de défaite. Fin 1942, le ministre de l’armement, Albert Speer, incorpore purement et simplement l’industrie d’armement italienne aux sources d’approvisionnement normal de l‘armée allemande.
Le troisième Reich ayant décidé fin 1943 d’abandonner la fabrication des MP 40 au profit de celle des MP 43 et 44, décide que les besoins en pistolets-mitrailleurs des troupes du Reich seront désormais satisfaits par des PM Beretta, qui prennent dans la nomenclature allemande l’appellation de « MP 739 (i) ».
En 1942, Tullio Marengoni, propose à l’armée italienne une arme plus compacte qui reprend le mécanisme du Modèle 1 avec une monture en bois à crosse fixe. Lors de l’invasion de l’Albanie par l’Italie en 1939, ces armes sont utilisées par les deux camps.
Beretta fabrique des fusils et des pistolets pour l'armée italienne jusqu'à l'Armistice de 1943 entre l'Italie et les forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec le contrôle de la Wehrmacht du nord de l'Italie, les Allemands s'emparent de Beretta et ont continué la production jusqu'en 1945 à la capitulation de l'armée allemande en Italie. A ce moment, la qualité de la finition extérieure des armes avait diminué et était de beaucoup inférieure à la qualité connue avanr la guerre mais leur fonctionnement était demeuré excellent.
Au cours des deux guerres mondiales, les soldats italiens furent souvent équipés d’armes bien fabriquées mais certaines étaient cependant peu pratiques et parfois peu fiables. À ce titre, il représente sans doute l’une des armes le plus réussies de l’arsenal italien jusqu’en 1945.
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