L'univers des pistolets à bille, souvent associés à l'airsoft et aux jeux de loisir, est encadré par une législation spécifique en France. Cet article vise à démystifier le fonctionnement des pistolets à bille Glock, tout en clarifiant le cadre légal qui régit leur utilisation et leur acquisition. Nous aborderons les différentes catégories de ces répliques, les restrictions d'âge, les lieux d'utilisation autorisés, ainsi que les bonnes pratiques pour une utilisation sécurisée.
Le marché propose une variété de pistolets à bille Glock, allant des répliques airsoft aux modèles à plomb ou à billes d'acier. Parmi les modèles disponibles, on retrouve :
Umarex, sous licence GLOCK, propose des reproductions fidèles du GLOCK 17 Gen 5 en version airgun billes acier 4,5 mm. Ces modèles, souvent ambidextres et réalistes, fonctionnent au CO2 et sont équipés d'un chargeur pouvant contenir jusqu'à 18 billes d'acier. Ils sont conçus aussi bien pour les tireurs sportifs cherchant une réplique fidèle pour l'entraînement que pour les débutants souhaitant s'initier au tir de loisir.
Le fonctionnement d'un pistolet à bille Glock dépend du type de modèle. Les répliques airsoft fonctionnent généralement avec un système à ressort, à gaz (CO2 ou gaz vert) ou électrique (AEG). Les pistolets à plomb utilisent soit un système à air comprimé (canon basculant), soit une sparclette de CO2.
Les modèles à CO2, comme le GLOCK 17 Gen 5 d'Umarex, utilisent des cartouches de CO2 de 12g logées dans le chargeur. Le CO2 propulse les billes d'acier à travers le canon.
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La législation française distingue les répliques d'armes en fonction de leur puissance et de leur destination.
Les répliques d'armes utilisées dans l'airsoft ne sont pas considérées comme des armes au sens strict du décret de 1995. Elles sont soumises au décret n° 99-240 du 24 mars 1999, qui réglemente la commercialisation des répliques d'armes à feu développant une énergie en sortie de bouche supérieure à 0,08 joule et inférieure à 2 joules. L'utilisation d'une réplique d'une puissance supérieure ou égale à 0,08 joule par un mineur est interdite, même avec une autorisation parentale.
L'accès aux terrains de jeu d'airsoft doit être refusé aux mineurs.
Selon la loi française, un lanceur de projectiles dont l'énergie développée en sortie de canon est égale ou supérieure à 2 joules est considéré comme une arme de 7e catégorie conformément au décret 95-589 du 6 mai 1995.
Depuis le 30 juillet 2013, le décret n° 2013-700 règlemente l’usage des armes, les répertoriant selon 4 catégories : A, B, C et D. Le pistolet à plomb appartient à la catégorie D (paragraphe h) qui regroupe les objets dont la puissance est inférieure à 20 joules. Ils sont en vente libre à partir de 18 ans et ne nécessitent aucun enregistrement en préfecture.
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En France, la nécessité de déclarer un pistolet à balles caoutchouc dépend de sa classification, qui peut être en rapport avec la catégorie à laquelle il appartient. Voici un aperçu des obligations de déclaration selon les catégories :
Les pistolets à balles caoutchouc qui sont classés dans la catégorie D (modèles dont la puissance est inférieure à 20 joules) n'ont pas besoin d'être déclarés aux autorités. Ils peuvent être achetés librement par des personnes majeures (18 ans et plus) dans des armureries ou des boutiques en ligne spécialisées. Bien que la déclaration ne soit pas nécessaire, un vendeur peut demander une pièce d'identité pour vérifier l'âge de l'acheteur. Dans cette gamme de produit, nous retrouvons tous les pistolets à balles caoutchouc propulsés avec du gaz co2, tels les pistolets T4E (TR50, TR68, HDX68...), les pistolets LTL (Alfa, Bravo et Charlie), le pistolet Vesta Defense PDW50...
Si le pistolet à balles caoutchouc est classé dans la catégorie C, il nécessite une obligation de déclaration auprès de la préfecture, une inscription obligatoire dans le Système d’Information sur les Armes (SIA). De plus vous devez fournir un certificat médical datant de moins de 15 jours ou un permis de chasse valide, ou une licence de tir en cours de validité. Dans cette gamme de produits, on retrouve tous les pistolets d'alarme de calibre 8 et 9 mm (Ekol, Bruni, Kimar, Glock...), les pistolets gomme cogne SAPL (GC54, GC27...), le lanceur de balles de défense Flash-Ball...
En résumé, si vous possédez un pistolet à balles caoutchouc classé dans la catégorie D, d'une puissance qui n'exède pas 20 joules, vous n'avez pas à le déclarer. En revanche, pour ceux de catégorie C, dont la puissance en joules est plus importante, une déclaration est requise.
Les gel blasters, également appelés « soft gels », sont des répliques d’armes à feu qui utilisent des projectiles en gel biodégradables. Leur utilisation est soumise à des restrictions d’âge (18 ans minimum) et est autorisée uniquement dans des espaces dédiés et agréés. Il est strictement interdit de les utiliser dans des lieux publics ou sur la voie publique. Le transport doit être discret et sécurisé.
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La légalité des répliques d'airsoft varie selon les pays européens.
Voici quelques exemples de réglementations dans différents pays européens :
| Pays | Restrictions principales |
|---|---|
| Pologne | Energie de bouche inférieure à 17J |
| République Tchèque | Achat, stockage et transport autorisés aux plus de 18 ans, énergie de bouche < 1,3J |
| Pays-Bas | Inscription à une organisation certifiée obligatoire |
| Allemagne | Marquage spécial requis, pas de mode de tir automatique, énergie de bouche entre 0,5 et 7,5J |
| Italie | Pas de restrictions, mais vente recommandée aux plus de 18 ans ou aux mineurs accompagnés |
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