Cet article explore en détail les petites armes de poing, en mettant l'accent sur les revolvers et les pistolets, leurs caractéristiques, fonctionnement, avantages et inconvénients. De plus, il abordera les récentes modifications réglementaires concernant ces armes.
L’élément caractéristique du revolver est le barillet. Il s’agit d’un cylindre séparé du canon par lequel on chambre les cartouches (entre 5 et 10 selon les calibres). Le nombre de chambres est plus petit pour les gros calibres (par exemple 5 pour le calibre .357 Magnum ou .44 Magnum) et plus important pour les petits calibres (par exemple 10 chambres à cartouches .22LR pour le Smith&Wesson modèle 617-2).
Les dernières générations de revolvers offrent des capacités plus importantes (par exemple le Smith&Wesson modèle 627 ou le Taurus modèle 608CP possèdent un barillet avec 8 chambres à cartouches pour un calibre de .357 Magnum). La longueur du canon peut varier pour des revolvers de même marque et de même modèle. La longueur est exprimée généralement en pouces (par exemple : 2, 2,5, 23/4, 3, 4, 6, 8, 10 pouces). Les longueurs les plus répandues sont les 2 et 4 pouces.
La longueur du canon a une influence sur le recul d’une arme à feu. Cette réaction consécutive au tir se traduit par un mouvement en arrière de l’arme, à moins que l’énergie soit totalement absorbée soit par le bras du tireur, soit par l’affût de l’arme.
Enfin, la longueur du canon d’une arme peut avoir une grande influence sur la dispersion des résidus de tirs, ainsi que sur la précision et la vitesse du projectile. Plus un canon est court, plus la vitesse du projectile s’en retrouve diminuée. De la même façon, lorsque le projectile n’a pas le temps d’acquérir une bonne stabilité gyroscopique à cause d’un canon trop court, la précision du tir se trouve grandement affectée.
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Le barillet tourne autour de son axe afin de présenter une nouvelle chambre à cartouche face au canon lorsque le chien s’arme. Une fois celui-ci armé, la position du barillet se verrouille. Le barillet peut alors tourner dans le sens des aiguilles d’une montre (ex. Colt) ou dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (ex.
Par une portière de chargement située derrière le barillet. L’extraction des douilles vides se fait par une tige d’extraction mise au point en 1871 par Colt. Par un barillet basculant parallèlement à l’axe longitudinal du canon sur un des côtés de l’arme (très souvent à gauche). Par un barillet pivotant suivant un axe perpendiculaire à l’axe longitudinal du canon et située en dessous de celui-ci (on parle de revolver à brisure)
Pour les deux derniers types de revolvers, on a en règle générale un extracteur de douilles vides en étoile incorporé au barillet. L’extracteur pousse les douilles vides vers l’arrière lorsqu’une pression est exercée sur la tige.
Pour mettre en sécurité un revolver sur une scène de crime, il suffit de ramener le chien en arrière, presser la détente tout en accompagnant lentement le chien jusqu’à sa position de repos.
D’un point de vue historique le pistolet est apparu avant le revolver. Celui-ci était cependant à un seul coup et se chargeait par la bouche du canon. Le terme pistolet englobe l’ensemble des armes de poing dépourvues de barillet et tirant à un seul ou plusieurs coups.
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En remplacement du barillet, les pistolets possèdent un chargeur (appelé également magasin) placé à l’intérieur de la crosse (exception faite par le pistolet Mauser C96 où le chargeur est rectiligne et les cartouches les unes sur les autres). Les cartouches sont toujours disposées en quinconce dans des chargeurs de capacités variables (pouvant aller jusqu’à 20 (Glock®).
Il arrive dans de rares cas (compétions sportives) que le magasin puisse dépasser de la crosse de l’arme. En effet, le Glock18 (pouvant tirer des rafales de 3 coups) peut avoir un chargeur spécial à 33 coups ou un chargeur de 22 coups pour le Sphinx suisse.
Dans un premier temps, les cartouches sont introduites dans le magasin de l’arme, puis celui-ci est inséré dans la crosse. Pour chambrer une cartouche il suffit de tirer la glissière (culasse) vers l’arrière et de la relâcher. Ce mouvement entraine mécaniquement la première cartouche du chargeur à l’intérieur de la chambre à cartouche.
Une fois la cartouche chambrée, une simple pression sur la détente va libérer le marteau qui va frapper le percuteur. Ce dernier va taper l’amorce de la cartouche et va mettre le feu à la poudre. La pression est si forte à l’intérieur du canon (environ 4000 bars) que le projectile est poussé vers l’extérieur.
Une fois le projectile en dehors du canon, la pression diminue et la culasse s’ouvre. Une griffe latérale solidaire de la glissière (l’extracteur) saisit la douille au niveau de la gorge et la tire en arrière. Au cours de son mouvement, la douille va heurter une butée fixe solidaire de la carcasse (l’éjecteur). Ce mécanisme permet d’éjecter la douille en dehors de l’arme par la fenêtre d’éjection.
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Lorsque la glissière recule, elle arme mécaniquement le dispositif de percussion. Enfin, la glissière est rappelée à sa position initiale par un ressort récupérateur ; ce mécanisme permet de chambrer une nouvelle cartouche.
La sécurité consiste en un mécanisme passif visant à bloquer le départ d’un tir accidentel (par un choc au sol par exemple). La sûreté est un mécanisme mis en place volontairement par l’utilisateur pour neutraliser une arme chargée et neutraliser le tir.
Lorsque l’on parle d’armes automatiques, il s’agit d’armes capables de tirer en rafale tant que la queue de détente reste pressée. Le rechargement de l’arme se fait de façon automatique grâce à un mécanisme interne utilisant une partie de l’énergie de la charge propulsive de la munition ou dans certains cas un moteur.
Les armes semi-automatiques ne tire qu’une seule munition à la fois. Afin d’effectuer un deuxième coup, il faut relâcher la queue de détente et presser à nouveau. L’énergie produite par le départ d’un coup de feu, entraine la prise en compte d’une nouvelle munition dans la chambre à cartouche.
Il s’agit de revolver à plusieurs canons dont le percuteur est sélectif. Il s’agit d’une variante du pistolet à un coup avec plusieurs canons (généralement deux), dont chaque canon peut recevoir une cartouche.
Pour le tireur sportif, l’entrée dans le monde de la catégorie B sera bien souvent motivée par l’achat d’un pistolet semi-automatique. Au premier chapitre on trouvera du pistolet de catégorie B optimisé pour le TSV (Tir Sportif de Vitesse, dit aussi IPSC à l’international) ou la précision en tir statique.
Bien que généralement issues de modèles martiaux, ces plateformes s’autorisent des finitions sportives et des aménagements pratiques les rendant immédiatement reconnaissables. Au second chapitre (les pistolets de combat), on trouvera du pistolet de catégorie B plus robuste, plus économique, en simple action/double action ou à percuteur lancé.
Suivant la demande des professionnels armés, ces références martiales tendent à se faire plus légères (via des carcasses en polymère), avec de plus grandes capacités de chargeur. L’accent sera mis sur la sécurité au port et la fiabilité plutôt que sur la précision pure.
Ainsi un pistolet modèle 1911, quel qu’il soit restera naturellement associé au calibre .45 ACP, de même qu’un pistolet de poche sera mieux optimisé autour du .380 ACP. Les .40 S&W et .357 Sig séduiront ceux qui font passer la balistique avant le coût, tandis que les 7.65 mm et 6.35 mm emporteront les nostalgiques. Le légendaire Desert Eagle fermera la marche, sa mécanique à empreint de gaz ne pouvant se satisfaire que d’un .357 Mag, d’un .44 Mag ou d’un .50 AE pour fonctionner sans faillir.
Le plus petit pistolet au monde est le Kolibri dans son étui porte monnaie, fabrication très limitée par F. Grabner en 1913 numéroté 10, capacité 7 coups en calibre 2,7mm. Finition de luxe nickelé, fines taches localisée suite à la perte de nickelage par frottement sans aucune oxydation.
Mécanisme complet et fonctionnel avec toutes pièces d’origine au même numéro 10 ainsi que le chargeur. Canon long de 3.4cm. Plaquettes en ébonite noire non accidentées. Arme à découvrir en superbe état séduira un collectionneur averti et exigeant. Longueur totale de l'arme 7cm.
En 1945, la législation mise en place avant-guerre est toujours en vigueur. Mais cette législation, créée dans l’urgence, a une faille. Une faille que Marcel Cadet découvre et met à profit en 1946 en créant une arme de poche qui échappe à la réglementation en vigueur.
Construit en aluminium, le Minima dispose d’un bloc de quatre canons lisses. Le pistolet est dépourvu de tout système de sécurité. Le bloc de canons doit être désolidarisé de la carcasse pour être approvisionné par l’arrière avant d’être repositionné et bloqué par la broche dans son berceau.
La modification du décret que les collectionneurs appellent « le décret de dangerosité avérée » est primordiale. C’est aussi celui qui libère des armes. Les tableaux A et B de l’arrêté du 24 août 2018 viennent d’être modifiés par le nouvel arrêté du 29 août 2023. Dans les listes que nous publions, nous avons mis un commentaire entre parenthèses pour plus de compréhension, notamment sur ce qui est modifié.
Il s’agit d’armes d’époque dont le modèle est postérieur à 1900 mais qui sont reclassées dans la catégorie des Armes Historiques et de Collection « compte tenu de leur intérêt culturel, historique ou scientifique ».
En plus de la mise à jour de l’arrêté, les experts du SCAE ont eu la sagesse de supprimer du texte règlementaire les armes qui n’avaient pas lieu de s’y trouver.
Revolver italien Bodeo 1889 (Ni leurs caractéristiques (proches de celles des 1873/74 français), ni leur production ne justifient leur surclassement)
Les Winchester 1873 et 1886 (Il a été reconnu que ces armes sont rares en France et d’un prix élevé)
La carabine Browning 1892
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