Le métier d’armurier est très réglementé en France. Un armurier est un professionnel spécialisé dans la fabrication, la réparation et la vente d'armes à feu. L’armurier connait les armes à feu sur le bout des doigts, qu’il s’agisse d’armes militaires, de chasse ou de tir. L’armurier est un artisan. Il maîtrise des techniques et un savoir-faire traditionnel. Le terme regroupe plusieurs métiers.
Avant tout artisan passionné, l’armurier possède un attrait particulier pour les armes à feu et pour les techniques de fabrication de ces dernières. Il est par exemple primordial d’avoir une dextérité manuelle pour la manipulation précise des outils et des matériaux, d’avoir un esprit créatif pour concevoir et créer des armes et de posséder un excellent sens de la sécurité. De bonnes compétences en résolution de problèmes sont demandées, afin de pouvoir diagnostiquer et réparer une arme à feu. Enfin, des connaissances précises sur la discipline sont à maîtriser : connaissances des matériaux et techniques de fabrication, des lois et règlementations ou encore des techniques de tir.
Parmi les compétences de l'armurier, on retrouve :
Pour devenir armurier, il est nécessaire de bénéficier d'une solide formation. Il existe très peu de formations professionnelles préparant au métier d’armurier.
Le CAP armurerie est une formation professionnelle d'une durée d'un an. Elle permet de travailler en tant qu'armurier polyvalent, mécanicien ou artisan armurier. Durant son cursus, l'étudiant apprend à diagnostiquer, réparer et monter des armes à feu. L’objectif du CAP est de former les apprenants à devenir de véritables spécialistes de l’armurerie. Le programme, qui s’étend sur un an, prévoit des enseignements théoriques mis en pratique via des ateliers. Les étudiants bénéficient ainsi d’un cadre parfait pour apprendre le métier d’armurier et développer des compétences dans un domaine très spécialisé.
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Le BMA armurerie offre une formation plus complète et délivre un niveau d'études bac +2. Comme le CAP, il permet de travailler dans les secteurs de la réparation, de la fabrication, mais aussi de la vente. L'étudiant suit un enseignement professionnel (formation technique, étude et conception, gravure) et général (français, histoire-géographie, mathématiques).
En France, un seul établissement situé à Saint-Etienne (lycée Fourneyron-Monnet) dispense un enseignement et délivre deux diplômes relatifs à l’armurerie :
Le Lycée Benoît Fourneyron, à l’instar de l’école de Liège, constitue une institution clé pour garantir un niveau de compétence élevé dans le domaine. Ces établissements jouent un rôle fondamental dans la préservation et la transmission d’un savoir-faire unique, essentiel à la pérennité et à l’évolution de la profession.
La FEPAM (Fédération Professionnelle des Métiers de l'Arme et de la Munition) propose, quant à elle, une formation complémentaire au CAP et au BMA. L’élève peut également passer un CQP Commerce Armes et Munitions auprès de la FEPAM en vue de solliciter un agrément d’armurier.
Conseils pour l'orientation :
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Le métier d’armurier peut être multiforme (armurier artisan, vendeur ou technicien en armurerie, gestionnaire d’une armurerie de détail, …). Un armurier dispose de compétences et de connaissances recherchées par différents types d'employeurs. Il peut s'orienter vers le travail industriel, dans une usine d'armes à feu, ou auprès d'un artisan, dans une plus petite structure.
L'armurier peut exercer son métier dans des environnements variés. S'il travaille dans l'industrie, il est amené à exercer dans un atelier de fabrication. Il ne fabrique par l'arme dans son ensemble, mais se focalise généralement sur une partie précise : le canon, le dispositif central, ou encore la crosse en bois… Il collabore avec des professionnels spécialisés comme le graveur sur métal, le monteur à bois, le marcheur, le canonnier, ou le garnisseur.
La fonction publique recrute, elle aussi, des professionnels de l'armurerie. L'armurier peut exercer sa profession dans la police (nationale ou municipale), dans la gendarmerie ou dans l'armée. L’administration : Le Ministère de la Défense ou le Ministère de l’Intérieur recrutent des armuriers.
Expert dans la conception, la fabrication ou la réparation, l'armurier peut choisir de se spécialiser dans un type d'arme en particulier. Il peut aussi s'installer en tant que restaurateur d'armes anciennes. Certains armuriers se font restaurateurs d’armes plus ou moins anciennes et détériorées. D’autres, dans les régions où la chasse est une activité populaire, se contentent d’être vendeurs au détail.
L'armurier a également l'opportunité de s'orienter vers un poste d'expert judiciaire. Après quelques années d'expérience, il peut faire une demande d'inscription sur une liste d'experts, auprès du procureur de la République.
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En début de carrière, son salaire s'élève à environ 1 500 euros bruts chaque mois. En fin de carrière, sa rémunération peut atteindre 5 000 euros par mois.
En tant que technicien, un armurier bénéficie d'un salaire minimum de 1 867 euros bruts chaque mois. Dans l'importation et la vente en gros, sa rémunération évolue selon son expérience. Dans la vente, le salaire minimal garanti pour un débutant s'élève à 1 688 euros pour un débutant.
Dans la police ou la gendarmerie, le salaire d'un armurier dépend de la grille indiciaire de la fonction publique. Elle comprend treize échelons. En début de carrière, la rémunération se situe aux alentours de 1 830 euros bruts mensuels. Cela correspond à un salaire net d'environ 1 400 euros. Au fil de sa carrière, l'agent technique évolue au sein de cette grille.
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