Le correcteur dioptrique est un réglage un peu caché et peu connu par les débutants. Pourtant, il est essentiel pour une netteté optimale en photographie. Si vous avez des problèmes de vue et souffrez de maux de tête ou de fatigue oculaire après une séance photo, un mauvais réglage de la dioptrie pourrait en être la cause.
La dioptrie permet de calculer le degré de correction à appliquer sur les verres pour que les personnes souffrant de myopie ou d’hypermétropie voient net. Plus la dioptrie est élevée, plus la correction doit être importante. En photographie, la dioptrie est également utilisée pour le viseur de l’appareil photo, et il est important de la régler si vous avez des problèmes de vue.
Un mauvais réglage du correcteur dioptrique peut entraîner une vision floue des collimateurs et une image qui n'est jamais parfaitement nette dans le viseur. Il est crucial de noter que la dioptrie n'a aucune incidence sur la netteté de la photo finale. Si la mise au point automatique est effectuée correctement, le point précis sera net sur la photo, indépendamment de la clarté perçue dans le viseur.
Avoir une dioptrie mal réglée, c’est donc un peu comme regarder à travers des lunettes sales ou troubles : vous voyez mamie Josianne un peu floue, pourtant elle ne l’est pas.
Bien que la dioptrie n'affecte pas la netteté de la photo, il est fortement conseillé de toujours la régler, même avec une bonne vue, pour deux raisons principales :
Lire aussi: Optimiser votre visée à la carabine
Un réglage incorrect, même minime, peut provoquer une fatigue oculaire importante et des maux de tête si vous photographiez pendant plusieurs heures, car votre œil doit constamment forcer.
La photographie en mise au point manuelle illustre parfaitement l'importance d'un réglage correct du correcteur dioptrique. L'exemple suivant démontre l'utilité de bien régler le correcteur dioptrique :
Imaginez deux photos du même objet, prises à main levée, avec l'objectif de réaliser une mise au point parfaite sur un point précis. Si le réglage est adapté à votre vue, l'image obtenue sera parfaitement nette. En revanche, avec un réglage non adapté, la mise au point peut être légèrement décalée, même si cela ne semble pas évident lors de la visée.
La différence est flagrante, pourtant, je pensais l’avoir bien réalisée lorsque je regardais dans l’œilleton. CQFD !
Régler la dioptrie est simple et ne nécessite pas de consultation chez un ophtalmologue. Il suffit de tourner la petite molette située près du viseur, marquée des signes "+" et "-".
Lire aussi: Tout savoir sur l'œilleton de visée
Voici la démarche à suivre :
Pour ceux ayant une bonne vue, la molette nécessitera peu ou pas de rotation. Pour d'autres, un ajustement plus important sera nécessaire, selon leur vue.
Si vous portez des lunettes, les verres corrigent déjà votre vue, rendant inutile le réglage de la dioptrie. Si vous préférez retirer vos lunettes pour plus de confort, il faudra ajuster la dioptrie pour compenser la perte de correction.
La principale différence entre un reflex et un appareil photo hybride est sous-entendue implicitement dans leurs noms : un reflex (appareil photo reflex numérique à objectif unique) tient son nom de son miroir reflex. Celui-ci reflète la lumière passant par l'objectif dans un viseur optique (OVF) via un pentaprisme ou un pentamiroir qui vous permet de voir correctement la scène via l'oculaire de l'appareil photo. Avec un viseur OVF, vous voyez donc ce que l'objectif voit, de manière réfléchie mais non traitée.
Sur un appareil photo hybride, un viseur électronique (EVF) utilise les informations du capteur d'image pour afficher une image sur un petit écran LCD ou OLED. Un viseur EVF affiche donc l'image que le capteur détecte, ce qui peut parfois être légèrement ou considérablement différent de ce que vous voyez dans l'objectif.
Lire aussi: Guide du réglage de l'œilleton viseur
Tandis que certains photographes aiment la vue naturelle proposée par un viseur optique, un viseur électronique offre l'avantage de voir l'effet de l'application des paramètres d'exposition, de balance des blancs et de style d'image. Ainsi, vous pouvez utiliser l'image affichée dans un viseur EVF pour évaluer si vos paramètres sont adaptés à la scène et pour vous assurer d'obtenir le résultat escompté avant d'appuyer sur le déclencheur.
Ainsi, un viseur EVF est surtout utile pour les photographes relativement inexpérimentés, car il permet de voir les effets des paramètres de l'appareil photo au moment de la prise de vue, et non pas juste de les évaluer après celle-ci. Pour de nombreux photographes, cela rend la photographie plus intuitive.
Un viseur EVF présente un autre avantage. Il peut compenser les niveaux de lumière faibles pour toujours avoir une vue claire du sujet. À l'inverse, avec un viseur optique, vous voyez la scène avec le niveau de luminosité ambiante. Dans des conditions sombres, il peut donc s'avérer difficile de composer une prise de vue et d'effectuer la mise au point.
En revanche, étant donné que l'image que vous voyez dans un viseur EVF doit être traitée avant de s'afficher, tous les viseurs EVF présentent un certain temps de latence. Étant donné que les technologies continuent d'évoluer, il est probable que le temps de latence soit de plus en plus court. Cependant, un viseur OVF fonctionne à la vitesse de la lumière, c'est-à-dire sans aucun temps de latence du tout. Pour cette raison, de nombreux photographes spécialisés dans le sport, la vie sauvage ou tout autre sujet impliquant des actions rapides préfèrent tout de même utiliser un reflex.
L'émancipation des reflex sur le marché de la vidéo a provoqué un regain d'intérêt pour le viseur-loupe ces dernières années. Le HDSLR (ou reflex-caméra) offre une magnifique profondeur de champ grâce à son grand capteur (24x36 ou APS-C), mais cela requiert du coup une mise au point très précise pour éviter les images floues.
Il existe grosso modo deux types de viseurs : la simple loupe qui se colle directement sur l'écran de votre reflex pour grossir l'image, et le viseur électronique qui est un moniteur-loupe séparé qui se branche sur votre reflex par câble HDMI.
Le viseur-loupe est le moins cher, car il est constitué d'une simple lentille de grossissement avec un correcteur dioptrique sachant que tous n'en possèdent pas. Le viseur électronique, lui, est constitué d'un moniteur qui peut s'utiliser sur une autre caméra surtout si l'écran de votre appareil n'est pas très bon.
Les viseurs sont vendus avec différents systèmes d'installation. La fixation magnétique utilise un cadre en métal adhésif qui se colle sur l'écran LCD du reflex pour aimanter le viseur. Elle a l'avantage d'être rapide et de permettre de retirer le viseur plusieurs fois. La fixation autocollante est un cadre qui se colle sur le boîtier reflex et reçoit la loupe par encliquetage. La fixation par équerre se visse sous le boîtier et d'autres viseurs utilisent du velcro ou des fixations par clapets. Enfin, certains viseurs se fixent directement sur des rails.
Sachez aussi qu'une loupe peut endommager votre écran si le soleil brille directement à travers la lentille. Ce n'est pas un défaut, mais une propriété physique. Il faut donc être prudent et éviter qu'une lumière directe passe à l'intérieur.
Exemples de loupes et viseurs électroniques :
Il existe essentiellement deux grands types de viseurs : la visée optique utilisée depuis de nombreuses années dans les appareils photo reflex et la visée électronique, plus récente, qui équipe les appareils dit « hybrides ».
Dans le cas d’un viseur électronique, la scène à photographiée est affichée par l’intermédiaire d’un mini-écran placé derrière l’œilleton. Avec cette technologie de viseur, il n’y a pas de souci de luminosité : le manque de lumière due à une scène peu éclairée et/ou à un objectif peu lumineux pourra aisément être compensé électroniquement (au moins dans certaines limites) par ajustement automatique de la luminosité de l’écran. Cet automatisme fait que ce que l’on voit dans le viseur ressemble constamment à la photo finale que l’on pourrait obtenir après déclenchement. Bien souvent, le problème de ce type de viseur se situe plutôt dans le manque de naturel et les contrastes excessifs de l’image affichée.
Étrangement, la définition des écrans des viseurs est donnée en nombre de points (et non en nombre de pixels) . Les constructeurs ont en fait gardé la méthode de décompte anciennement utilisée pour les écrans cathodiques couleurs qui utilisaient un tube par couleur rouge, vert et bleu. A taille égale, plus l’écran sera défini (en millions de points ou de pixels), plus la résolution sera élevée et donc plus l’image affichée sera fine et détaillée.
Il s’agit de la diagonale de l’écran du viseur exprimée en pouces (pour rappel, 1 pouce = 2,54 cm). Cette information est très intéressante puisqu’elle donne la taille physique de l’écran. Un grand viseur permettra de mieux distinguer des détails dans l’image et facilitera une mise au point manuelle.
Parmi les caractéristiques importantes pour essayer d’évaluer le confort de visée d’un viseur électronique, il est intéressant de tenir compte du taux de rafraichissement. Si ce taux est trop faible, lors d’un mouvement de balayage d’une scène ou bien en observant des sujets bougeant rapidement, l’image risque de présenter des flous et/ou des saccades désagréables. A l’heure actuelle, il semble que le taux de rafraîchissement le plus fréquent tourne autour des 60 images / seconde.
Cette caractéristique d’un viseur indique si l’image visible dans le viseur correspond parfaitement à l’image finale après prise de vue. Autrement dit, cela permet de savoir si le viseur vous donne bien le cadrage total (100 %) ou bien s’il manque une partie des bords de votre photo finale (moins de 100%).
Par convention, le facteur de grossissement du viseur de l’appareil photo est égal au rapport entre les dimensions du sujet vu dans le viseur avec un objectif de 50mm de focale, mise au point réglée sur l’infini et un réglage dioptrique sur -1 dioptrie et les dimensions de ce même sujet vu à l’œil nu. Cette méthode de mesure est valable quelle que soit la taille du capteur de l’appareil photo. Un grossissement de 1x indique que l’image d’un objet visible dans le viseur a une taille identique à celle de l’objet vu directement à l’œil nu.
Les viseurs se caractérisent aussi par leur dégagement oculaire, qui correspond à la distance entre la pupille de l’œil et le centre de l’oculaire de visée avec un réglage dioptrique de -1 dioptrie. Mais même avec un dégagement oculaire assez important, il faut savoir que le confort de visée avec des lunettes est moindre car les lunettes empêchent d’avoir l’œil collé à l’œilleton.
Dans la très grande majorité des cas, le viseur d’un appareil photo dispose d’une molette sur le côté du viseur (ou d’un système de glissière comme sur certains appareils photo Pentax) autorisant le réglage dioptrique. Cette commande manuelle, en faisant coulisser la lentille de l’oculaire, fait varier la vergence du système optique (par exemple de -4 à + 3 dioptries) et adapte ainsi la visée à votre vue. Vous opterez pour une valeur dioptrique négative si vous êtes myopes ou pour une valeur positive si vous êtes hypermétropes. Autrement dit, vous pourrez voir parfaitement nette l’image affichée dans le viseur sans avoir à porter vos lunettes.
L’œilleton, la partie directement en contact avec l’œil ou le verre des lunettes pour ceux qui prennent des photos avec, pourra être plus ou moins confortable et accueillant. S’il est étriqué et mal dessiné, l’expérience sera beaucoup moins immersive qu’avec un œilleton large et bien profilé (cet inconvénient sera encore aggravé si vous portez des lunettes).
tags: #oeilleton #loupe #viseur #fonctionnement