Cet article explore en profondeur le concept de "Nuit Noire" en relation avec le lancement de roquettes, en fournissant une définition claire, en discutant des tactiques associées et en analysant les implications potentielles.
Définition de Nuit Noire
Le terme "Nuit Noire" dans le contexte du lancement de roquettes fait généralement référence à une opération ou une série d'actions menées sous le couvert de l'obscurité totale. L'objectif principal est de maximiser la furtivité et de minimiser la visibilité des activités de lancement. Cela peut impliquer l'utilisation de technologies avancées pour la navigation et le ciblage dans des conditions de faible luminosité, ainsi que des mesures strictes pour supprimer le bruit et la signature thermique des roquettes.
Tactiques associées aux lancements de roquettes Nuit Noire
Plusieurs tactiques sont couramment utilisées lors des lancements de roquettes Nuit Noire :
- Dissimulation et camouflage : Utilisation de filets de camouflage, de peinture spéciale et d'autres techniques pour masquer les lanceurs de roquettes et le personnel.
- Silence opérationnel : Minimisation des communications radio et autres signaux électroniques pour éviter la détection.
- Navigation et ciblage de précision : Emploi de systèmes de navigation inertielle (INS), de GPS et d'autres technologies pour assurer un ciblage précis dans des conditions de faible visibilité.
- Suppression du bruit et de la signature thermique : Utilisation de dispositifs d'atténuation du bruit et de refroidissement pour réduire la signature acoustique et thermique des roquettes.
- Coordination avec d'autres unités : Intégration des opérations de lancement de roquettes avec d'autres unités militaires, telles que les forces spéciales ou l'aviation, pour assurer une couverture et un soutien adéquats.
Exemple d'opération : Opération Tacaud au Tchad
Les troupes françaises sont intervenues aux côtés de l'armée tchadienne dans le cadre de l'opération Tacaud lancée en 1978 pour contrer les forces antigouvernementales du Frolinat (Front de libération nationale du Tchad) soutenues par la Libye. En mars 1980 éclate la deuxième bataille de N'Djamena (la première avait eu lieu en février 1979) entre les forces armées du nord (FAN) d'Hissène Habré alors ministre de la Défense et les forces armées tchadiennes (FAT) de Goukouni Oueddeï alors président au sein du gouvernement d'union nationale du Tchad (GUNT).
Les thèmes abordés dans ce reportage sont :
Lire aussi: Tout savoir sur le tir de nuit thermique
- Le contrôle des munitions par un soldat du 2e Régiment d'infanterie de marine (RIMa)
- Les exercices de tir avec fusil de marque Sig puis pistolet Mac 50 par des soldats du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) et par le photographe de ce reportage
- Les tireurs d'élite du 3e RPIMa en exercice avec un fusil d'infanterie FR-F1, un fusil mitrailleur AA-52
- Le largage de plongeurs du 17e régiment du génie parachutiste (RGP) dans le fleuve Chari à partir d'un hélicoptère Puma
- Une réunion de coordination des éléments des forces françaises au Tchad est dirigée par le lieutenant-colonel Roussel
- Un exercice de désobusage est effectué par des soldats de la 3e section de la première compagnie du 17e RGP
- Un exercice de franchissement du fleuve Chari sur une portière du 17e RGP portant successivement divers véhicules (des EBR Ferret, des camions, des jeep, un canon de 105 mm)
- Un exercice de mise en batterie de mortiers de 180 mm est effectué par le 11e régiment d'artillerie de marine (RAMa) suivi de la mise en batterie de plusieurs canons de 105 mm sur lesquels figurent des noms de villes ou régions tchadiennes
- Un hélicoptère Puma armé d'un canon de 20 mm puis des hélicoptères de combat Alouette III équipés de missiles sol-sol 11 (SS-11) sont au stationnement puis survolent la région de N'Djamena et effectuent des vols tactiques
- À l'intérieur de l'hélicoptère Puma un mitrailleur est à son poste derrière un canon de 20 mm
- Un avion Cessna permet de guider les déplacements en jeep de la 1re section de la 2e compagnie du 17e RGP
- La 1re section de la 1re compagnie du 17e RGP s'arrête dans un village et le lieutenant Espaze demande son chemin à un villageois qui lui fait faire un tour du village. Il est rejoint par le lieutenant Gros qui goûte le miel offert par un villageois
- Héliportage de soldats (vues extérieures et intérieures d'un hélicoptère Puma) dont le lieutenant Cambournac (au sol), le lieutenant Espaze et ses hommes
- Transmission d'un message en morse depuis une jeep
- Changement de la roue d'une jeep suite à une crevaison
- Le maître Marc-André Desanges photographe de ce reportage pose avec ses appareils photo devant la jeep
- Un groupe de combat du 17e RGP sort armé et en courant d'un hélicoptère Puma
- Un exercice d'assaut est mené par la 2e section de la première compagnie du 17e RGP
- Un cliché montre un gros plan de fusil d'infanterie FR-F1
- Un chef de char s'équipe de son casque
- Le lieutenant Capois, chef du 3e peloton du 1er escadron du 1er RHP donne des ordres par radio depuis son véhicule
- Un soldat porte un fusil d'assaut Sig de calibre 5,56 mm
- Un véhicule léger de type automitrailleuse effectue un exercice (plusieurs clichés flous)
- Une antenne de transmission est montée sur un camion
- Des mécaniciens montent des rails de franchissement, effectuent des réparations sur un moteur, sur une jeep
- Un soldat fait une vacation radio au cours d'un bivouac
- Le bivouac est l'occasion pour dispenser des soins et pour la toilette des soldats
- Un groupe de la 2e section de la 1re compagnie du 17e RGP appelé groupe Espaze effectue un exercice de nettoyage d'un village. Les clichés les montrent en pleine action
- De nombreux clichés montrent les rencontres entre les soldats et la population locale au cours des divers exercices effectués
Activités du Génie
- Des relevés topographiques pour la reconnaissance de terrain de poser d'assaut par les soldats du 17e RGP (dont le lieutenant Gros), avec l'implantation de l'axe du terrain, le contrôle de portance à l'aide d'un pénétromètre
- L'aménagement par le 17e RGP d'un talus autour d'une cuve souple de kérosène près du parking des Transall
- Les travaux de réfection de rues de N'Djamena par le 17e RGP à l'aide d'engins mécaniques (chargeuse pelleteuse, tracteur-niveleur)
Vie quotidienne et activités sur les bases françaises de N'Djamena (Camp Dubut, base Adji Kossei, base aérienne)
- Le colonel Lardry passe en revue la 2e compagnie du 2e régiment d'infanterie de marine (RIMa) qui repart vers la France
- Il passe en revue un détachement de l'Aviation légère de l'armée de terre (ALAT) et fait reconnaître le lieutenant colonel Prigent au détachement de l'ALAT
- Entrée de la base Adji Kossei où se trouve l'Etat-major des forces déployées pour l'opération "Tacaud "
- Dépôt des armes à l'entrée de la base
- Des scènes de détente des soldats (repos, douche,lecture, etc.)
- L'homélie de l'aumonier de l'état-major (Père Wolff) de la 11e Division parachutiste (DP)
- Le tailleur du 17e RGP travaillant à sa machine à coudre
- Les mascottes : une gazelle (L126-l127 et L129) pour le groupement Phénix stationné au camp Dubut (caressée par le lieutenant Rocand), une chèvre pour la 1re section de la 1re compagnie du 17e RGP
- Des sentinelles du camp Dubut, le dépôt de munition
- La levée du corps de l'adjudant Michaud (Alat coopération) en présence des officiers et la bénédiction du cercueil par un prêtre
- Des techniciens effectuent une opération de maintenance sur des missiles sol-sol (SS-11)
- Atelier de réparation d'un groupe de la prévôté tchadienne
- Mécaniciens dans l'atelier de réparation du 1er échelon du groupement Phénix
- Dans la salle de transmission radio vues sur les matériels (station radio TRCT1) et les opérateurs de chiffrement (messages, émetteurs, déchiffrement)
- Dans un hangar de l'ALAT où sont stationnés les hélicoptères et à l'extérieur, des mécaniciens travaillent à l'entretien des pales sur un Puma et du moteur d'un Transall
- Sur la base aérienne : surveillance aux jumelles depuis un mirador, activité des hommes en charge du service des essences, en bout de piste un canon de 20 mm du 11e RAMa est positionné ainsi qu'un radar Spartiate, un soldat équipé de jumelles au poste de surveillance en bout de piste, un autre canon de 20 mm est en position devant le parking de l'ALAT, de nuit le poste de surveillance est équipé d'un radar anti-personnel Olifan (Olifant) et d'une lunette de visée nocturne
- Opérations de chirurgie à l'hôpital de N'Djamena
La ville de N'Djamena en dehors des bases françaises
- Après les combats certaines rues et quartiers de la ville sont abandonnés et vides, des véhicules sont en feu
- Des maisons du quartier européen sont vides, criblées de balles, incendiées, tout comme un immeuble de l'Organisation des nations unies (ONU)
- Des policiers de N'Djamena posent avec des gendarmes de la prévôté française
- Des gendarmes de la prévôté française rendent visite au commissaire de police
- Des prévôts et des policiers tchadiens posent avec les prévôts français puis seuls
- Portrait d'une femme policier tchadienne
- Des prévôts contrôlent des véhicules de l'armée française
- Portraits d'enfants au bord du fleuve Chari et dans les rues de la capitale
- Des pêcheurs sont en activité sur le fleuve Chari
- Des militaires français se promènent et font des achats au marché près de la grande mosquée
- Une sentinelle monte la garde autour de l'ambassade de France
- Une autre monte la garde devant une villa qui sert de poste de surveillance en ville
- Des parachutistes sont en position de surveillance dans les jardins de la résidence de l'ambassadeur de France au bord du fleuve Chari
- Le bac civil qui relie N'Djamena au Cameroun est équipé d'une guérite aux armes du 17e RGP chargé de son entretien
Aux alentours de N'Djamena
- Une équipe médicale de l'armée française effectue des soins à des adultes, des enfants et des bébés dans un village
- Série de portraits de femmes, d'enfants, de femmes portant leur enfant dans le dos
- Des militaires regardent les bijoux que vend une marchande
- Des soldats du 17e RGP sont au contact de la population
Armes et munitions prises à diverses occasions
- Un jeune garçon pose sur des caisses en bois à l'insigne du croissant rouge qui contiennent des obus d'origine libyenne
- Plusieurs clichés montrent un alignement de munitions récupérées lors du désobusage de N'Djamena par le 17e RGP suite aux combats ayant eu lieu en 1979 (de gauche à droite: des obus d'origine française de 20 mm, de 30 mm, une grenade à fusil de 50 mm fumigène, une grenade à main offensive, une grenade défensive, une mine éclairante modèle 50, une grenade offensive 59 au phosphore, une grenade 59 lacrymogène, une fusée et un obus de mortier français, un obus de mortier de 60 et sa fusée, une grenade à fusil anti-char de 65 mm, une roquette anti-personnelle et anti-char de 73 mm, un pot fumigène Lacroix, un obus de mortier d'instruction de 81 mm, et en dessous une bande de ballplast de 12,7 mm
- Sur un autre cliché, de gauche à droite : un obus de mortier de 2 pouces, une grenade mine allemande, une fusée de mortier américaine, un obus anti-char américain de 37 mm, un autre de 57 mm, un obus de mortier de 81 mm
- Un autre cliché montre: une grenade offensive d'origine inconnue, une roquette DG2 chinoise
- Un autre cliché montre des munitions d'origine soviétique: une grenade F1, une cartouche de mitrailleuse de 14,5 mm, un obus de mortier de 120 mm et sa fusée, un obus de 76 mm, un obus de 76 mm et sa fusée, un obus de 76 mm et une tête d'obus dévissée, un obus de mortier de 82 mm, un obus anti-char de 82 mm
Implications des lancements de roquettes Nuit Noire
Les lancements de roquettes Nuit Noire peuvent avoir des implications significatives sur le plan stratégique et tactique. Ils peuvent être utilisés pour :
- Attaquer des cibles de haute valeur : Les roquettes peuvent être utilisées pour frapper des infrastructures critiques, des centres de commandement ou d'autres cibles de haute valeur avec une précision accrue.
- Créer un effet de surprise : La furtivité des lancements de nuit peut permettre de surprendre l'ennemi et de perturber ses opérations.
- Soutenir les opérations terrestres : Les roquettes peuvent fournir un appui-feu aux forces terrestres, en supprimant les défenses ennemies et en ouvrant des voies d'avance.
- Mener des opérations clandestines : Les lancements de roquettes Nuit Noire peuvent être utilisés pour mener des opérations clandestines, telles que des assassinats ciblés ou des sabotages.
Le missile antichar FGM-148 Javelin
Le FGM-148 Javelin est un missile antichar américain portable de type « tire et oublie » avec un verrouillage de la cible avant la mise à feu, et d'un autoguidage infrarouge.
- Un mode d'attaque par le dessus, contre les véhicules blindés ; une fois le missile lancé il monte à 150 m, et retombe sur la cible à la verticale, permettant une meilleure pénétration contre les blindés.
- Un mode d'attaque directe à l'horizontale, contre les fortifications ou les bâtiments ; le missile s'élève jusqu'à 50 m pendant le vol.
L'ogive du missile est constituée de deux charges explosives placées en tandem. Le missile est éjecté à une distance minimum de sécurité du lanceur (entre cinq et dix mètres) avant que le système de propulsion du missile ne s'active. L'utilisation du lance-missile Javelin s'effectue en général par deux personnes : un porteur et un tireur.
Les tests du FGM-148 JAVELIN sont très concluants. Les effets sont extrêmement dévastateurs. Il tire des roquettes qui transpercent n'importe quel blindage. Mais il reste toujours très lourd et imposant en points de vue.
En 1983, l'armée des États-Unis annonça son besoin pour un système AAWS-M (Advanced Anti-Tank Weapon System - Medium). En 1985, le développent du AAWS-M fut approuvé. En juillet 1986, la phase de test de capacité fut mené pour départager trois prototypes. En avril 1991, le test en vol du missile Javelin fut un succès, et en mars 1993 ce fut celui la de mise à feu depuis le lanceur.
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Tableau des caractéristiques du missile FGM-148 Javelin
| Caractéristique | Valeur |
|---|
| Fonction | Missile antichar |
| Constructeur | Raytheon et Lockheed Martin |
| Coût à l'unité | 80 000 USD |
| Masse au lancement | 11,8 kg |
| Longueur missile | 1,1 m |
| Diamètre missile | 127 mm |
| Vitesse | 143 m/s |
| Portée | 75 à 2500 m |
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