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Les mines et pièges sont des armes aussi vieilles que l'invention de la poudre. Elles consistent à faire exploser une charge au moment du passage de l'adversaire. L'apparition d'explosifs malléables appelés couramment « plastic » et d'allumeurs dont la diversité défie l'entendement permet au combattant de réaliser des pièges dont la variété n'a pour limite que celles de son imagination.

Il existe néanmoins un certain nombre de pièges types, appelés mines, fabriqués en série à partir de matériaux si possible amagnétiques pour compliquer leur détection lorsqu'ils sont enterrés. Les mines antipersonnel les plus efficaces sont du type « bondissant ». Elles se composent d'un pot cylindrique dont le fond plat est garni d'une charge, dite de dépotage.

Le corps de mine, de forme cylindrique, est logé dans ce pot et comprend un détonateur à traction, relié au fond du pot par un câble lové de 1,50 m de long environ, et une charge d'explosif entourée de projectiles, billes d'acier par exemple. L'allumeur de départ met le feu à la charge de dépotage, qui projette le corps de mine à la verticale. Ce dernier éclate quand le fil de liaison est tendu, provoquant la projection à l'horizontale de tous les éléments qu'il contient, ce qui le rend très meurtrier.

Les mines de ce type de la Seconde Guerre mondiale avaient un rayon d'action mortel voisin de 100 m pour tout homme debout à découvert. Beaucoup plus pernicieuses sont les mines qui peuvent être répandues par avion lent ou hélicoptère et condamner ainsi de grandes étendues à tout déplacement à pied. Ces objets (car ils peuvent ne ressembler à rien de bien précis) ont un effet antipersonnel certain, même si leur aire d'efficacité sur zone est quasi nulle.

Mais, là aussi, l'électronique a pénétré et il existe des systèmes, largables par avion, activables à volonté par radio et qui sont capables soit de renseigner de tout mouvement qui s'effectue dans leur zone de détection (très efficace pour suivre et éventuellement anéantir les colonnes qui se déplacent de nuit), soit de provoquer la mise à feu de tout l'ensemble de pièges qu'on y aura associé.

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Évolution des Armes à Travers l'Histoire

Depuis l’invention du char égyptien, il y a cinq mille ans, la science des armes a toujours disposé de gros moyens. En Europe, la première grande révolution ne s’est pourtant produite qu’à la Renaissance, avec les armes à feu.

Le «progrès» (si l’on peut dire) s’accélère au XIXe siècle avec l’apparition des mitrailleuses et des canons automatiques, qui tueront neuf millions de soldats entre 1914 et 1918. Puis le tank, l’avion de combat et la bombe atomique modifieront la stratégie militaire.

En Europe, le canon arrive en 1313, trois siècles après la découverte de la poudre. Les Chinois, inventeurs de l’explosif, disposaient déjà de bombardes rudimentaires. Mais le canon proprement dit est inventé par Berthold Schwarz, un moine allemand. Décisif à la bataille de Crécy en 1346, il assoit la suprématie anglaise, militaire et économique, lors de la guerre de Cent Ans.

Appelées couleuvrines ou mousquets, les premières armes à feu portatives voient le jour vers 1550, grâce à la mise au point d’un système mécanique : du silex frappé sur un métal produit une étincelle mettant feu à la poudre, qui explose.

En France, le mot «fusil» est employé à partir de 1650. En 1830, le silex est remplacé par une capsule de fulminate. En 1848, le chargement par l’arrière (et non plus par la gueule) permet d’augmenter la cadence de feu et de tirer en position couchée. Suivront les inventions de la cartouche métallique (fusil Chassepot, 1866) et de la culasse mobile, inaugurant le tir à répétition (fusil Gras, 1874).

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A la fin du XIXe siècle règnent les fusils à rechargement manuel du genre Winchester, avant que n’apparaisse, durant la Première Guerre mondiale, le fusil-mitrailleur. Lourd et encombrant, il devient à son tour obsolète dans les années 1950.

L'Invention et l'Impact de la Mitrailleuse

En 1861, Richard Gatling, fils d’un fermier de Caroline du Nord et inventeur autodidacte, a déjà mis au point un système de propulsion à hélice et plusieurs engins agricoles originaux. Cette année-là, il présente une machine d’un tout autre genre : la première mitrailleuse automatique, capable de tirer plus de 500 coups à la minute.

L’engin est imposant : une structure de dix ensembles identiques comportant chacun une chambre, un mécanisme de percussion et un canon. Ils sont montés autour d’un axe central qu’on fait tourner avec une manivelle. Quatre opérateurs sont nécessaires pour faire fonctionner cette machine infernale, qui apparaît sur les champs de bataille durant la guerre de Sécession.

Vingt ans plus tard, un autre inventeur de profession, Hiram Maxim (on lui doit le piège à souris, le manège avec nacelles volantes et l’inhalateur), a l’idée d’utiliser l’énergie produite par les gaz de chaque tir de balle pour activer le chargement de la suivante. Dès lors, nul besoin de dix canons et de quatre hommes pour actionner une mitrailleuse.

La «machine gun» de Maxim, dont les munitions sont présentées en bande, va transformer la stratégie militaire, notamment au cours du conflit de 1914-1918. Les assauts de l’infanterie se heurtant aux mitrailleuses ennemies, les armées vont s’enterrer en attendant d’avancer.

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La MG 08 et l'Émergence des Mitrailleuses Universelles

On doit les MG 08 à l’inventeur Hiram Stevens Maxim qui était un homme d’affaires qui n’était pas initialement spécialisé dans l’armement. Ses inventions et brevets recouvraient des secteurs variés du piège à souris au fer à friser. Mais lorsqu’il va utiliser pour la première fois une arme à feu en tirant avec un ancien mousquet de la Guerre de Sécession, il va réaliser qu’il y a quelque chose à faire avec toute l’énergie inutilisée qui participe au recul de l’arme.

Il va alors se lancer dans le développement des armes à feu à une période assez importante car la poudre sans fumée vient d’être inventée et va permettre des munitions plus puissantes et surtout plus propices à l’utilisation dans un mécanisme automatique car elles encrassent beaucoup moins les armes que la poudre noire. Maxim va développer différents prototypes et ces armes vont évidemment attirer l’attention des armées européennes.

Au début, l’Allemagne n’est pas vraiment intéressée par sa mitrailleuse. Mais quand l’Empereur Guillaume va participer à une démonstration de l’arme, ce dernier va être conquis. Maxim va alors pouvoir travailler avec le grand groupe Lowe puis de la filiale DWM pour Deutsch Waffen und Munitionsfabriken. En 1908, on va améliorer la mitrailleuse allemande et c’est ce qui va donner la célèbre MG 08 qui est peut-être la mitrailleuse la plus emblématique de la guerre et que l’on a qualifié de « pinceau du diable » tellement elle a eu un impact fort sur les soldats qui l’utilisaient ou qui en faisaient les frais.

La MG 08 était d’une efficacité redoutable mais elle avait un gros défaut, son poids. Et en rencontrant le fusil-mitrailleur Lewis qu’utilisaient les Britanniques, l’armée allemande va se rendre compte de la nécessité d’avoir une arme automatique plus mobile et capable d’évoluer avec l’infanterie. D’ailleurs l’Allemagne va utiliser des fusils-mitrailleurs Lewis capturés et elle en convertira pour sa cartouche de 8 mm Mauser.

On va donc chercher à développer une mitrailleuse plus légère et mobile, capable d’accompagner l’infanterie et on va créer le concept de mitrailleuse universelle ou « Einheitsmachinengewher » qui va décrire un nouveau type de mitrailleuse capable d’être utilisé de manière défensive ou offensive, sur affut ou bipied ou même monté sur des véhicules. L’armée allemande va alors essayer diverses armes comme le Bergmann LMG 15 mais on va préférer garder la base de la MG08 et de son mécanisme qui a fait désormais ces preuves pour en faire une version plus légère et portable, la MG 08/15 qui sera produite à partir de l’année 1916.

Les MG 08 et MG 08/15 sont peut-être les mitrailleuses Maxim les plus connues et elles ont un immense impact dans le développement des armes automatiques. Est-ce que la MG 08/15 était la première mitrailleuse universelle ou était-ce la MG 34 qui a véritablement réussi ce concept ? On peut en débattre mais ce qui est certain c’est que la MG 08/15 a défriché cette idée de mitrailleuse universelle en étant une arme polyvalente.

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