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La machine à vapeur, véritable âme de l'industrie moderne, a révolutionné le monde en s'installant à bord des navires et en servant à la navigation sur les fleuves et sur les mers. De nouveaux perfectionnements ont permis de l'appliquer aux transports rapides des voyageurs et des marchandises sur les chemins de fer.

Cet article retrace l'histoire de l'invention des bateaux à vapeur et des chemins de fer, en présentant la biographie des deux grands créateurs des voyages par la vapeur sur terre et sur mer, Robert Fulton et George Stephenson.

L'exemple de Robert Fulton et de George Stephenson, distingués par leur génie, leur caractère, la droiture de leurs principes et leur persévérance, est une source d'inspiration. Le feu et l'eau rivalisent pour le développement le plus heureux de la civilisation, pour la prospérité des peuples et pour leur fraternisation.

Denis Papin : Un Précurseur de la Vapeur

En abordant le sujet des bateaux à vapeur, il est important de mentionner les premiers inventeurs de l'emploi de la vapeur comme force motrice. C'est à Denis Papin, né à Blois en 1647, qu'appartient l'honneur d'avoir le premier vu une force motrice dans la seule action de l'eau bouillante ou de la force expansive de la vapeur.

Comme l'atteste le Mémoire publié au mois d'août 1690 dans les Actes de Leipsick sous le titre de : Nova methodus ad validissimas vires levi pretio comparandas (Nouvelle manière de produire à peu de frais des forces extrêmement grandes), Papin propose pour la première fois l'emploi d'une machine ayant pour principe la force élastique de la vapeur.

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Déjà en 1672, réfléchissant sur les agents qu'il serait possible d'employer pour remplacer la poudre à canon comme moyen imaginé par Huyghens de faire le vide, notre jeune médecin et physicien avait eu l'idée hardie et profondément nouvelle d'employer la vapeur d'eau à cet usage.

Papin publia son premier ouvrage à Paris en 1674 sous le titre de : Nouvelles expériences du vuide, avec description des machines qui servent à le faire. Vers la fin de l'année 1675, Papin quitta subitement la France pour passer en Angleterre.

Là, il eut l'heureuse inspiration de se présenter à R. Boyle, l'illustre fondateur de la Société royale de Londres, lequel résolut de l'associer à ses travaux. L'amitié de l'illustre savant et le mérite de ses travaux ouvrirent à Papin les portes de la Société royale de Londres.

C'est peu de temps après, en 1681, qu'il fit paraître dans un ouvrage écrit en anglais, sous le titre de New Digesler, l'appareil qui a reçu en France le nom vulgaire de marmite de Papin, et dont à cause de sa haute importance dans l'histoire de la vapeur, il nous semble convenable de donner ici la description.

La Marmite de Papin : Un Pas Décisif

La marmite de Papin est un vase cylindrique de bronze fort épais ; lorsqu'il est rempli d'eau, on le recouvre d'une feuille de carton imprégnée d'huile sur laquelle on presse fortement le couvercle, à l'aide d'une vis mobile dans un écrou de fer lié inwiablement à l'appareil : par cette disposition, les joints se trouvent hermétiquement fermés; une petite ouverture pratiquée dans la partie supérieure de l'appareil est bouchée par une soupape, qu'un levier chargé de poids convenables presse contre cette ouverture.

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La charge de la soupape étant arbitraire, on en dispose pour limiter la tension finale de la vapeur , et par suite la température maxima de l'appareil; on peut ainsi éviter sa rupture, et c'est par cette raison qu'on donne au mécanisme dont il s'agit le nom de soupape de sûreté.

Le Digesteur de Papin, avec sa soupape de sûreté qui constitue l'un des organes les plus importants des machines à vapeur modernes, contenait en germe le principe de découvertes excessivement importantes.

Malheureusement ses pérégrinations avaient refroidi le zèle de ses amis, et tout ce qu'il put obtenir, ce fut d'entrer en qualité de pensionnaire à la Société Royale, comme chargé d'exécuter les expériences ordonnées par l'Académie, et de copier sa correspondance ; il recevait pour toute rétribution la somme de 62 fr. par mois.

C'est pendant ce second séjour en Angleterre que Papin conçut et exécuta sa première machine qui devait le mettre sur la trace de sa découverte des applications de la vapeur. Cette machine pneumatique ou atmosphérique « destinée à transporter au loin la force des rivières» qu'il présenta en 1687 à la Société Royale, et qui est le principe des chemins de fer atmosphériques, ne répondit point à tout ce qu'il en espérait, et la rétribution qu'il recevait de la Société Royale étant insuffisante pour ses besoins, il reporta ses pensées vers la France.

Arrivé dans celte ville, Papin y commença, non sans quelques difficultés, ses leçons publiques de mathématiques, tout en reprenant bientôt la suite de ses travaux accoutumés.

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